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L’ethique dans tout cela

Ethique, la derniere chance

le moyen économique d’etre compétitif

le 16 juillet 2003

De nos jours, la recherche fondamentale va mal ; elle souffre de manque de crédits de fonctionnement, de manque de compétitité. Elle innove peut et suit largement les autres dans ses résultats : un remède utile et indispensable, l’Ethique

La recherche scientifique n’a pas besoin de plus d’argent, elle a surtout besoin d’éthique et d’intégrité. Une réflexion à la base toute réforme devrait etre basée sur le comment du désastre actuel. Comment sommes nous arrivés à avoir des filieres scientifiques dénigrées voire mal vues ? Comment arrivons nous à perdre toute confiance vis à vis de la société civile ? Un bilan des scandales générés directement ou non par la science s’impose. Certes il faut d’abord remercier l’ensemble de la corporation pour se serrer les coudes afin d’éviter hypochritement les critiques. Une liste donc : proces du sang contaminé (HIV et HCV), scandale de l’hormone de croissance ou des scientifiques n’ont pas su servir de maillon d’allerte, scandale de la vaccination pour l’hépatite B (ou on a massivement vaccinée alors que le ciblage des individus à risque suffisait), scandales des futurs OGM, scandales du clonage reproductif ou presque thérapeutique. Ce déluge de petites atrocités de la science biomédicale laisse à reflechir sur les capacités éthiques de nos corporations à trouver des responsabilité fuyantes à géométrie variable. Je me souviens qu’un hopital récemment mis en service avait bien du mal à justifier ou non une épidémie de bactéries légionnaires à gout éthiquement incorrect. A chaque fois, le cocktail du copinage et de la déviance corruptive a fonctionné pour faire oublier la notion de devoir et de principe de précaution. Finissons en avec cet aspect qui grippe déjà une machine de recherche qui se trouve bien sclérosée. L’aspect affreux de notre système est le gaspillage d’énergie et de potentiel pour des luttes internes de pouvoirs. Ainsi pour mettre en place un poulain bien obéissant voire docile à souhait on lui mettra deux esclaves à ses botes pour arriver à pouvoir postuler à un grade rapidement. Ainsi la sélection est mal faite et met en place des gens parfois peu capable mais ayant un bon sens politique et diplomatique. L’affreux dans tout cela est que la plupart du temps on gaspille des talents qui pourraient etre mis à profit dans une recherche digne de ce nom. Ainsi une premiere conclusion est qu’il faudrait plus d’ethique pour eviter des gaspillages financiers et une selection d’elements "pas finis". Ainsi les enjeux de la recherche sont plus des moyens de réguler des querelles de clocher entre mandarins mieleux et d’autre par de sélectionner les gens en regardant la profondeurs de chaque parcours. Je parle en tant que scientifique ayant deja refusé des position en or pour respecter l’ethique.