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COMMUNIQUE DES ORGANISATIONS SYNDICALES de l’Inserm, le 16 juin 2004

Sur le projet « d’évolution » pour l’INSERM de C BRECHOT

Signataires : SNCS-FSU, SNTRS-CGT, SGEN -CFDT-Inserm, CFTC, SNIRS-CGC

Par KISTER, le 23 juin 2004

Le Directeur Général de l’Inserm a présenté, fin mai, un texte de propositions de réforme de l’Inserm et de l’organisation générale de la Recherche biomédicale et en santé. Les organisations syndicales signalent que ce texte ne représente pas l’avis de la communauté Inserm contrairement à ce que sa présentation peut laisser croire : il n’a été discuté, préalablement à sa diffusion, ni avec les Instances ou Conseils de l’organisme, ni avec les personnels ou leurs représentants. Au contraire, il s’inscrit en opposition complète avec la mobilisation exceptionnelle des personnels de la Recherche de début 2004.

Nous tenons à noter également que cette proposition de Christian Bréchot, qui envisage une restructuration globale de la Recherche en sciences de la vie et en santé, engage l’avenir de l’Inserm ainsi que, de façon unilatérale, des secteurs Sciences De la Vie du CNRS, d’autres organismes, ainsi que d’autres acteurs comme les hôpitaux et les universités.

Cette réflexion du Directeur général de l’Inserm, qui aboutit in fine à la disparition de l’Inserm en tant que tel et du statut de ses chercheurs, est choquant de la part d’un responsable qui a la charge de le diriger. Comment dans un contexte budgétaire difficile peut-il à la fois programmer la disparition de l’Inserm et négocier les demandes de financement et de recrutement, qui ont besoin d’être fortement augmentés pour pouvoir maintenir les recherches à un niveau international compétitif ?

La proposition du Directeur général aboutirait, si elle était suivie, à la transformation de l’Inserm, et des autres EPST, en agences de programmes et de moyens. Cela nous amène à réaffirmer notre attachement à la notion d’EPST, structure qui a les moyens d’assurer une politique de Recherche, grâce à la maîtrise de la gestion de ses laboratoires et de ses personnels. C’est ce type d’organisation en EPST qui permet de garantir une politique nationale et une évaluation de qualité (nationale et comparative) des projets de recherche et des personnels.

La proposition de recruter les chercheurs sur des postes de titulaires, sur un statut de chercheurs-enseignants, donc par les Universités, très tardivement après des années de contrats précaires, suscite de notre part les plus extrêmes réserves. Nous affirmons avec force qu’il est essentiel pour la Recherche de recruter de jeunes chercheurs temps plein sur un statut de titulaire.

Parallèlement, nous réaffirmons la nécessité de revaloriser fortement les carrières de tous les personnels. Les primes, les compléments de salaires sur contrats, ne doivent pas se substituer à des salaires et des carrières décents, correspondant effectivement aux qualifications des personnels de la Recherche et aux responsabilités diverses qu’ils assurent. C’est à ce prix que les meilleurs éléments seront de nouveau attirés vers nos laboratoires.

Aussi, les organisations syndicales contestent ces propositions car elles n’apportent pas de réponse adéquate aux besoins de réforme du système de Recherche en sciences de la vie et en santé.