L’Association "Sauvons la Recherche" Groupes de travail Comités loc. et transv. Université de printemps 2011 EUROPE
Accès thématique Emploi et précarité Communiqués de SLR Actualités communiqués partenaires
Médiathèque Les archives Documentation revue de presse Tribunes et Contributions
accueil contact plan du site admin
caractères +caractères -
article
réactions (0)
Accueil / Actualités / l’hôpital s’exprime

l’hôpital s’exprime

Par la rédaction, le 26 avril 2020

Interviewé par Laurent Mucchielli, le professeur en rhumatologie Jean Roudier considère :

Depuis une trentaine d’années, l’industrie pharmaceutique a infiltré le milieu des médecins universitaires en leur faisant réaliser des essais de médicaments.

Les essais de médicaments, conçus et structurés par l’industrie, ont pour but de démontrer l’efficacité d’un médicament dans le traitement d’une maladie, pour obtenir ensuite sa mise sur le marché. Ces essais sont nécessaires, mais ne représentent qu’une toute petite partie de la recherche médicale. La méthodologie de ces essais comporte la définition de paramètres quantitatifs, « représentatifs » de l’état du malade et que l’on pourra traiter par des méthodes statistiques pour démonter l’efficacité d’un traitement.

La conception des essais comprend la définition de groupes de patients qui reçoivent des traitements différents, parfois sans que le médecin sache quel patient reçoit quel traitement. A la fin, une analyse statistique garantit que les résultats obtenus sont « significatifs ». Sous réserve que le paramètre analysé signifie quelque chose...

Les médecins qui participent aux essais sont des exécutants rémunérés. Ils suivent un protocole rigide, conçu par l’industriel qui finance l’essai et qui paye (habituellement dans un créneau de 1 000 à 3 000 euros par patient inclus) le médecin qui inclut des patients dans l’essai. Dans cet accord, le laboratoire pharmaceutique et le médecin investigateur sont bénéficiaires, le premier de la démonstration de l’efficacité du médicament, le second d’une somme d’argent conséquente et du soutien du laboratoire pour sa carrière.

Le patient est le dindon de la farce, car son inclusion dans un protocole standardisé d’essai médicamenteux le prive d’un suivi personnalisé.

Malgré tout, de nombreux Professeurs de médecine ne réalisent que des essais de médicaments et se considèrent comme de grands chercheurs. Ces « essayistes » profitent de la grande efficacité de l’industrie pharmaceutique à promouvoir ses hommes.

retrouver l’interview

témoignage : J’étais infirmier

Je m’appelle Etienne Grangier et j’étais infirmier jusqu’à vendredi dernier. Je dis j’étais, car j’ai décidé d’abandonner.

Je n’ai plus envie de prodiguer le soin. L’alcool et le chocolat soulagent chaque soir mes tensions et mes interrogations sur le fait de savoir si j’aurais le matériel pour travailler correctement sans contaminer d’autres malades...

La contamination, elle vient de là, des médecins, des infirmières et des aides soignantes non équipées pour agir correctement...

Mercredi, en arrivant à mon travail, le matériel avait encore diminué, 2 blouses jetables pour la journée, la blouse nous "protégeant" nous soignant mais allant de patient en patient...

La suite est ici

si vous avez des images sur ce thèmes, informez-nous.