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  • > La Recherche refuse l’euthanasie

    23 mars 2005, par Daniel Corcos

    Il est intéressant de constater que pour la première fois dans le discours de SLR, il est question d’une pénurie de scientifiques qui serait non plus seulement française, mais européenne voire occidentale. La reconnaissance d’un problème plus général que la crise française suggère la prise en compte des arguments que j’ai développés (Articles sur r-e-d :La crise de la recherche fondamentale biomédicale en France ; Une mise au point) et une évolution par rapport au discours antérieur de SLR qui mettait en jeu seulement le problème de la compétitivité.

    Mais se pose alors le problème de définir à quel niveau la pénurie se caractériserait. L’idée qu’une pénurie de scientifiques se profile à l’horizon serait en fait une bonne nouvelle pour tous les scientifiques qui ont été formés, et qui sont à la recherche d’un emploi. Si l’on se place du point de vue des Etats occidentaux, ils n’ont rien à rien à craindre d’une pénurie de scientifiques car ils ont en réserve une quantité impressionnante de scientifiques déjà formés et prêts à répondre à la demande. Par conséquent la notion de pénurie (si pénurie il y a) ne concernera que les laboratoires de recherche. On peut se donc se demander si ce point de vue est légitime, à partir du moment où, à terme, la prolifération exponentielle du nombre de scientifiques n’est pas tenable (Article : La crise de la recherche fondamentale biomédicale en France) , et l’on doit proposer plutôt de remettre en question le mode d’organisation du travail dans les laboratoires.

    La possibilité d’utiliser les nouveaux arrivants comme main-d’œuvre a montré ses limites, qui ont déjà été constatées dans les autres pays, et des propositions y ont été faites (Articles sur r-e-d : Une mise au point ; Rapport des parlementaires britanniques sur l’organisation de la recherche au Royaume-Uni).
    Par conséquent, si SLR se refuse à envisager de remettre en question le mode d’organisation du travail dans les laboratoires, on peut considérer qu’il mène un combat d’arrière-garde pour le maintien d’un statu-quo fatal à court terme.