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réactions à l'article «Communiqué sur le projet de Loi d’Orientation et de Programmation pour la Recherche.»

  • > Communiqué sur le projet de Loi d’Orientation et de Programmation pour la Recherche.

    21 juin 2005, par Clotide Gimond

    Voici pourquoi je ne signerai pas l’appel pour un audit de l’ANR :
    -  l’ANR dispose de fonds beaucoup trop importants, dès à présent. Le texte de l’appel dit lui-même que les autorisations de programmes de 2005 sont déjà environ trois fois les crédits de paiement d’un organisme comme le CNRS. Comme le précise également ce texte, il serait effectivement absurde de programmer une forte augmentation de l’agence dans le cadre de cette loi de programme, avant même d’avoir les années de recul pour juger de son fonctionnement, alors que l’on mesure certes les avantages possibles, mais aussi les dangers potentiels de cette structure. Nous connaissons déjà les dangers de cette structure, qui découlent le plus simplement du monde de son organisation en comités d’évaluation à plusieurs niveaux, les comités stratégiques, qui comprennent de nombreux "non-scientifiques" et qui fonctionnent en relation avec les différents ministères) étant en position de supériorité par rapport aux comité scientifiques, qui jugent de la valeur scientifique des projets. Comment peut-on être assez naïf pour croire que ce comité stratégique fera de la recherche fondamentale, non rentable à très court terme, sa priorité ? Par conséquent, ce n’est sûrement pas une stagnation des crédits de l’ANR que nous devons exiger pour l’année prochaine, c’est leur diminution drastique, en accord avec les conclusions des Etats Généraux et au bénéfice des EPST.

    -  J’ai été par ailleurs extrêmement choquée de voir que SLR demandait que l’évaluation de l’ANR (l’audit ?) soit faite sous la responsabilité du Haut Conseil de la Science, qui selon le projet de loi, devrait comporter 50 % de membres extérieurs à la recherche (représentants du secteur socio-économique). Comment, encore une fois, peut-on être aussi naïf et tendre son cou au bourreau de cette façon ? Pense-t-on que modifier le nom de ce Haut Conseil (appelé dans le projet de loi Haut Conseil de la Recherche et de l’Innovation) suffira à en modifier également la teneur et l’autorité ? Pourquoi ce Haut Conseil, si telle est sa composition, irait dénoncer les dangers de l’ANR puisque cette agence est justement faite pour satisfaire les représentants du secteur socio-économique ?

    -  Dans ces conditions, demander que le chiffrage de la programmation des moyens accordés à l’ANR et au soutien de base des laboratoires soit inclu dans la LOPR est suicidaire.

    -  Enfin, combien de fois faudra-t-il rappeler que l’ANR est pour l’instant un GIP (groupement d’intérêt public), une structure quasiment soluble dans l’eau ? Ce n’est en aucun cas une structure définitive. Si nous agissons comme si elle l’était, c’est peut-être parce que ça nous arrange. Dans ce cas, il faut avoir l’honnêteté de le dire, sans chercher d’excuse.

    Pour finir, je voudrais rappeler que la loi de réforme de l’éducation a été remise à …. plus tard par le nouveau Ministre en exercice, alors même que sa mise en application était censé se faire à la rentrée prochaine, que le corps enseignant en soit content ou pas.

    Disparu la réforme du bac ; Disparu l’idée du socle commun de « compétences », à la vision purement utilitariste ; Disparu le Haut Conseil de l’Education, qui devait être en charge de la définition des programmes et de leur évaluation, alors qu’il ne comprenait que des membres indépendants du monde de l’éducation, et donc pas d’enseignants de l’Education Nationale ( !!!!!).

    Bien sûr, les moyens manquent encore pour l’éducation, mais les enseignants et les élèves ont remporté ces victoires, même si ce n’est que temporaire.

    Nous, chercheurs, nous avons décidé que tout était fichu et que nous ne pouvions plus arrêter cette marche forcée vers une recherche tournée vers le profit immédiat, et non vers la connaissance. C’est une très grosse erreur, et l’année prochaine, on nous dira : « Mais voyons, vous n’étiez pas contre l’ANR, vous avez juste demandé un audit pour cette agence ! »
    Je ne signerai décidément pas cet appel.

    Clotilde Gimond, SLR-06, CR1 CNRS, Nice.

  • > Communiqué sur le projet de Loi d’Orientation et de Programmation pour la Recherche.

    16 juin 2005, par anonyme

    J’ai bien du mal à comprendre l’engouement en faveur des appels à financement ANR.

    Vu le nombre de programmes ...

    Programme National de Recherche sur le génie civil et urbain
    Programme Microbiologie - Immunologie
    Programme Cardiovasculaire, obésité et diabète
    Programme Neurosciences, neurologie et psychiatrie
    Programme Capture et stockage du CO2
    Programme National de Recherches en Alimentation et Nutrition Humaine (PNRA) - 2ème phase
    Programme national de recherches sur les OGM
    Programme « non thématique » et « jeunes chercheuses, jeunes chercheurs »
    Programme Solaire Photovoltaïque
    Programme ECOtechnologies et Développement Durable (PRECODD) (etc .. etc ... relevé en page 1 du GIP-ANR)

    Vu le nombre de demandes par programmes ... (une petite centaine ?)

    Vu le nombre de personnes impliquées dans chaque projet (2 ou 3 ?)

    Vu le nombre d’experts demandés pour évaluer et rapporter chaque projet dans chaque spécialité (2 ?)

    Nous allons bientôt arriver à ce que la moitié des chercheurs rédigent des projets pendant que l’autre moitié les évalue...

    De la responsabilité des chercheurs :

    Le message semble bien passé :

    - Hors de l’ANR vous risquez de perdre votre financement.

    - Donc nous déposons plein des projets

    - Face à ce succès, le financement correspondant sera proposé

    - Il faudra bien trouver les M€ nécessaires

    - C’est pas compliqué ! il suffit de prélever sur les subventions des établissements.

    - On vous expliquera ensuite qu’il a bien fallu répondre au succès des appels à projets, issu des chercheurs eux mêmes, et qu’il faut bien suivre la volonté du peuple !

    Je me demande si je dois envoyer un projet à l’ANR ?

  • > Communiqué sur le projet de Loi d’Orientation et de Programmation pour la Recherche.

    16 juin 2005, par Bernard Malgrange

    D’accord avec votre message.

  • > Communiqué sur le projet de Loi d’Orientation et de Programmation pour la Recherche.

    14 juin 2005, par Sabine Santucci

    Alors que les autorisations de programmes de l’ANR pour l’année 2005 atteignent déjà près de 3 fois les crédits de paiement du CNRS, que lit-on dans ce communiqué ? Que les crédits ANR de 2006 ne devraient pas dépasser ceux de 2005 !!!!

    Il me semble que la moindre des choses à réclamer haut et fort est que les crédits de l’ANR soient très fortement diminués et que l’impact de cette agence soit ciblé sur quelques actions incitatives comme proposé dans le texte des EG.

    Je fais partie du collectif SLR-06 et je tiens à exprimer ici mon désaccord et ma déception concernant la position de SLR vis à vis de l’ANR, du moins telle qu’elle apparaît dans ce communiqué.

    • > Communiqué sur le projet de Loi d’Orientation et de Programmation pour la Recherche.

      19 juin 2005, par Précaire anonyme

      Le corporatisme disciplinaire, les divergence d’intérêt suivants les groupes de personnes ne
      peuvent pas être niés pour pouvoir construire une recherche fonctionnant sur des principes
      de gauche. Il ne faut pas être naïf. La recherche n’est peut être ni de gauche ni de droite . Cependant, la façon dont les ressources humaines s’organisent montre des tendances politiques. Et je pense que ce sont les idées de droite qui se sont les plus développées ces dernières années. En effet, le développement de la précarité dans la recherche publique. C’est sûr que la flexibilité de l’emploi dans le secteur de la recherche publique doit faire rêver de nombreux libéraux. Il est impossible de ne pas constater que l’intérêt perso. de certaines personnes passent avant une vision de groupe. Certaines personnes utilisent le groupe uniquement pour leurs intérêts perso. Il y a des dérives qui posent de sérieux problèmes. De nombreuses questions se posent concernant le fonctionnement démocratique des institutions.

  • > Communiqué sur le projet de Loi d’Orientation et de Programmation pour la Recherche.

    12 juin 2005

    Je réponds juste à la partie du texte "D’autre part le financement direct d’équipes, s’il était le seul moyen retenu pour le financement de la recherche, s’opposerait directement à l’existence de laboratoires qui, lorsqu’ils fonctionnent convenablement, offrent un cadre idéal à la recherche. "

    Que fait-on, justement, pour les laboratoires qui ne fonctionnent pas à cause des mandarins, souvent au détriment des jeunes chercheurs ? Ces mandarins entravent très souvent la recherche au sein d’un laboratoire à leur profit (lorsqu’ils en font encore) et découragent de nombreux jeunes chercheurs. Ces jeunes chercheurs doivent de toutes façon se taire face à tous ces manadrins qui sont plus anciens dans le système ou ont un grade plus élevé (comme celui de professeur). L’évaluation des laboratoires est souvent très opaque et il n’y a aucune remise en question directe des mandarins qui présentent la situation à leur avantage. L’évaluation globale des laboratoires pénalise ceux qui font réellement de la recherche. Une évaluation de chaque chercheur serait sans doute plus honnête. Malheureusement, lorsque l’on voit comment est faîte la qualification par le CNU de certains et la non qualification d’autres, on en vient aussi à se demander comment on peut faire confiance à ces évaluations individuelles de chercheurs.

    Mettre tout le pouvoir dans les mains d’un laboratoire (ou plutôt d’un directeur de laboratoire) ne semble pas la meilleure idée. Par exemple, seul le directeur décide d’un profil de poste au final et les recrutements se font très souvent de façon détournée. Dans certaines universités, on recrute de prime abord tous les locaux et ensuite des extérieurs s’il n’y a pas de locaux. On décourage aussi parfois les candidats extérieurs ainsi on évite d’avoir de meilleurs candidats extérieurs. En France, les mandarins de la recherche font ce qu’ils veulent de la recherche et aujourd’hui attribue la crise de la recherche au manque de financements et de recrutements, moi je l’attriburait au manque d’efficacité et au fait qu’on favorise trop les enseignants-chercheurs qui ne font pas de recherche ou qui la paralyse par leur actions mandarinales.

    En conclusion, même si la recherche en France manque de ressources et de financements, cela ne justifie pas toute son inefficacité et la crise actuelle. Il faudrait commencer pas faire le ménage au sein du système.

  • > Communiqué sur le projet de Loi d’Orientation et de Programmation pour la Recherche.

    10 juin 2005, par Loïc Pottier, CR INRIA

    Ce texte est contradictoire. Il critique avec raison l’ANR et sa dotation pour 2005 d’un côté, et soutient la reconduction à l’identique de cette dotation pour 2006 ! Cette position est intenable, pourquoi saborder le reste d’écho qu’avait le mouvement SLR de la sorte ?

  • > Communiqué sur le projet de Loi d’Orientation et de Programmation pour la Recherche.

    10 juin 2005, par Clotilde Gimond

    Faites très, très attention au vocabulaire employé. Dans une lettre d’appel à la signature du texte ci-dessus et destinée au collectif SLR locaux, vous indiquez que SLR a demandé qu’en 2006 le budget de l’ANR soit maintenu au niveau de 2005. C’est une formulation extrêmement maladroite, qui laisse entendre pour le journaliste et le citoyen profane, et même pour le politicien de mauvaise foi, qui pourraient la reprendre, que nous ne voulons surtout pas que le budget de l’ANR baisse ces prochaines années. En d’autres termes, que nous soutenons l’ANR. La position de SLR est un peu plus explicite dans le texte ci-dessus, qui montre bien que nous nous préoccupons du sort des EPST. Cela dit, je trouve que ce texte n’est pas dut out assez ferme à ce propos. Je crois qu’on aurait pu demander un très net rééquilibrage en faveur des EPST, et une diminution du budget ANR pour 2006 plutôt qu’une reconduction ! Mais je suppose que c’est parce qu’on ne se fait plus aucune illusion et que la loi de finance approche ?