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réactions à l'article «Recrutement CR2 : lettre ouverte aux commissions de recrutement.»

  • Recrutement CR2 : lettre ouverte aux commissions de recrutement.

    6 octobre 2005

    cela vous surprendra peut-être mais je suis convaincu que le retrait de la limite d’âge ne désespère pas les doctorants qui comme moi ont du travailler pendant leur thèse et voyaient d’un mauvais oeil leur candidature refusée sous prétexte qu’ils n’avaient pas d’enfant, qu’ils n’étaient pas une femme, qu’ils n’avaient pas fait de service national....
    encore une fois il semble que SLR a une vision de la recherche centrée sur les sciences physiques, mathématiques et de la vie et ne se préoccupe que très peut du sort réservé au sciences humaines et sociales dont la situation est pourtant me semble-t-il plus plus grave...

    • Recrutement CR2 : lettre ouverte aux commissions de recrutement.

      6 octobre 2005

      J’ai 36 ans, voilà 7 ans que j’ai commencé ma thèse, et, enfin, grâce à la suppression de cette fichue limite d’âge, je me dis que je ne serais pas "obligée" de cacher mon compagnon aux yeux du CNRS (ce qui signifiait mariage interdit, dommage, ça nous ferait économiser des impôts...) et de faire un enfant pour pouvoir postuler à ces fameux postes de cr2. Pourquoi suis-je encore en thèse 7 ans après avoir commencé ? 1. parce que les 2 premières années ont été passées à travailler afin d’économiser de l’argent pour pouvoir payer mon séjour dans un pays du sud, terrain de ma thèse, vu que je nai pas eu d’allocation. 2. Parce que j’ai passé 4 ans dans ce pays, dont seulement 2 avec une bourse de 6000 frs/mois (somme royale pour le pays qui m’a permis de financer les 2 autres années) ; 4 ans ça peut paraître long, mais quand on fait des shs et qu’on débarque dans un pays inconnu, on met du temps à prendre ses marques. Tout le monde ne saisis pas l’essentiel en 1 an, et d’autre part je vivais mieux avec 6000frs/mois dans ce pays que je n’aurais vecu avec le même revenu en France... ce qui n’incite pas à revenir ! 3. Le retour en France a été plutôt douloureux : pas de revenu, pas de bourse, un logement à trouver, un réseau professionnel à construire, des candidatures à des postes d’ATER présentées 4 années de suite sans succès (j’ai pourtant écrit à TOUTES les facs), bref : retour à la case départ, on cherche du travail et on prend du Prozac pour oublier qu’on a dépassé la fameuse limite d’âge (mon médecin me dit que les étudiants sont énormément consommateurs d’anti-depresseurs ... Pourquoi ??) et que donc si on arrive à terminer cette thèse, c’est uniquement pour l’honneur. 4. Après 2 années de secrétariat à mi-temps mon contrat se termine et n’est pas reconduit : je m’inscris à l’ANPE où là, cerise sur le gâteau, on me dit que je dois choisir entre le statut d’étudiant et celui de chômeur, la thèse n’étant pas considérée comme une formation dans le cadre du "Plan d’Action Personnalisé" de retour à l’emploi... On me prend un cv, on me colle un statut d’ingénieur, on marque comme spécificités "traitement de texte" et "tableur" (je sais faire beaucoup plus que ça sur un ordinateur mais apparemment l’employé de l’ANPE ne sait pas ce que c’est qu’un SIG), et on me demande de faire les petites annonces concernant les ingénieurs en SHS. La situation est tellement ubuesque qu’il y aurait de quoi mourir de rire... Je vais bientôt la finir, cette thèse, mais sans aucune joie et sans plus aucune illusion sur le monde universitaire (je ne dirai rien sur un encadrement tellement absent que je n’avais aucune réponse de mon directeur lorsque je soumettais mon plan). Ce qui me désespère, c’est qu’autour de moi beaucoup, et non des moindre, ont abandonné en cours de route. Quel gâchis ! Alors oui, la supperssion de la limite d’âge est une bonne chose, même si je crois qu’elle ne me profitera pas beaucoup…

      • Recrutement CR2 : lettre ouverte aux commissions de recrutement.

        7 octobre 2009, par Mbinina

        Votre message me donne beaucoup de courage.
        On est vraiment dans la même situation. Bon courage, On vas aboutir à notre idéale tôt ou tard . Ce n’est pas tout le monde qui peut faire une thèse. c’est un parcours de combattant.
        Bien à vous

  • Recrutement CR2 : lettre ouverte aux commissions de recrutement.

    29 septembre 2005, par Patrick

    Encore une proposition de regle rigide bien a la francaise... Et pourquoi ce serait un probleme de pouvoir recruter quelqu’un qui a 35 ans et fait 4-5 ans de post-docs ? Ou quelqu’un parti apres sa these dans l’industrie et qui au bout de 5 ans veut se consacrer au fondamental ? Avec cette regle, tant pis pour eux... Et ne me parlez pas de recrutements en CR1, les postes se comptent sur les doigts de la main.
    Dans la commission 14 dont je depend, actuellement il ne faut pas compter entrer sans avoir au minimum 1 voire plutot 2 ans de post-doc. Et je trouve que c’est normal !! Mais 3 ans ce serait trop ? Sachant qu’un sujet pour demarrer et produire vraiment a besoin plutot de 18-24 mois que de 6 mois ? Donc on ne considere le post-doc que comme des vacances a l’etranger permettant de preparer tranquillement ses dossiers MC ou CR...
    J’ai soutenu SLR, mais sur ce sujet je crois qu’il y a de l’eau dans le gaz. Et je ne comprends pas qui a pu avoir l’idee saugrenue de proposer et surtout de soutenir cette limite de 6 ans. Pourquoi ne pas revenir au systeme des doctorats d’Etat deja qu’on y est ???
    La suppression de la limite d’age sur le concours CR2 aura a mon avis plutot un effet benefique sur la qualite des candidats postulant sur les postes, car on va dorenavant pecher sur toute l’Europe, en Allemagne, Italie, Espagne, Grande-Bretagne, ou des gens meme brillants peuvent se retrouver sans poste apres avoir galere des annees sur des postes temporaires (j’en connais, en Italie, et combien de gens passent l’habilitation en Allemagne et se retrouvent le bec dans l’eau a la fin ?). La France je pense va devenir au contraire plutot attractive, car ces gens-la auront enfin une porte de sortie au lieu de devoir passer dans le prive ou de partir aux USA.
    Par contre dommage pour les commissions, je pense que ca va pas etre du gateau pour eux maintenant pour juger les candidats...

  • Recrutement CR2 : lettre ouverte aux commissions de recrutement.

    28 septembre 2005

    Ce qui ne sont pas tombés du premier coup sur le bon patron n’ont qu’à dégager !

  • Recrutement CR2 : lettre ouverte aux commissions de recrutement.

    28 septembre 2005

    Juste une petite remarque : votre regle des 6 ans est très interessante mais vous oubliez un peu vite,
    les gens qui comme moi galèrent depuis 3 ans (j’ai soutenu ma thèse en 2002) pour obtenir un poste.

    Quand j’ai passé mon premier concours de MCF (en 2003) , j’ai ete classé 2eme parce qu’on me disait trop jeune et que je pouvais attendre.Lorsque j’ai candidaté sur les poste de CR2 (en 2004) , meme discours...

    Maintenant on risque de me dire que je suis trop vieille ??? Autant dire bien sur que par contre , je serais trop jeune et pas assez expérimentée pour postuler sur les postes de CR1 !!
    Si dans les conditions actuelles ou beaucoup de gens comme moi restent sur le carreau faute de poste , cette regle est appliquée telle quel, elle risque de sacrifier une génération entière de chercheurs (ceux qui ont soutenu leur thèse au cours des 5 dernières années et qui ont encore un petit espoir de faire de la recherche leur métier !!)

    Cette règle est louable mais pensez à gérer au mieux la phase transitoire !!

    R.T

    • Recrutement CR2 : lettre ouverte aux commissions de recrutement.

      28 septembre 2005

      bonjour,

      bonne remarque ! je suis aussi du cru 2002 et je ne suis pas optimiste.

      Je ne crois pas qu’il y aura de "gestion de phase transitoire" qui permette aux docteurs comme toi et moi de ne pas subir de plein fouet les risques lies soit a l’inertie des mentalites et habitudes, soit au changement de pratiques aussi bonnes soient-elles.

      Les debats au sein des commissions peuvent etre houleux, ou au moins tendus. Je ne vois vraiment pas comment on peut suggerer de meilleures pratiques pour le recrutement et s’assurer de l’harmonisation des criteres de selection au niveau de toutes les commissions.

      Pour revenir au sujet de l’age de recrutement : j’ai postule a un poste de CR2 cette annee alors que j’ai plus de 30 ans (j’ai eu une derogation grace au service militaire et a ma situation familiale). De tres nombreux candidats avaient aussi beneficie de derogations. Quand par curiosite j’ai regarde les dates de naissance des recus, ils avaient tous 28 ou 29 ans !

      N’allez pas croire que tous les plus jeunes avaient des dossiers plus etoffes que les anciens et ont fait de meilleures performances a l’audition. J’ai compare certains profils au mien et quand on lit les criteres soit-disant importants comme la mobilite geographique, la mobilite thematique, et que l’on ne favorise pas le recrutement dans un labo ou l’on a fait sa these, et bien je me dis que c’est du flan tout ca.

      Postulez autant que vous voulez, cela n’engage personne a rien.

      • Recrutement CR2 : lettre ouverte aux commissions de recrutement.

        29 septembre 2005, par christian berthier

        il faut absolument mettre ce genre de société ( et ALTRAN, CECI...) dans le champ de notre action : à cause d’elles, la France est en tete de la casse des statuts et CDI de chercheurs et d’ingénieurs : elles vendent du contrat de projet et des périodes d’essai illimitées, en premier lieu aux majors du secteur public et ex-nationalisées. Elles ne font ni recherche, ni developpement : tout leur personnel est soit commercial, soit "presté" - il n’y a aucune accumulation de savoir faire interne, aucun labo, aucune recheche de masse critique. En théorie, celle-ci devrait se faire chez leurs clients, mais chez ceux-ci, les effectifs propres permanents sont trop réduits ou trop instables pour assoir une véritable accumulation de recherche, hors ingénierie de projet et de démonstrateurs - c’est pour cette raison, et non par manque quantitatif de bac+5 et 7 que le france reccule constamment depuis 10 ans dans le savoir faire et savoir vendre de procédés et de brevets, notamment par rapport à l’allemagne...et, en plus, elles assèchent votre recrutement et inculquent aux jeunes une pensée à très court terme et individualiste qui les rendent moins adaptables par la suite. Je suis pret à animr un groupe de travail sur ce theme.
        - l’article de AOL :

        28 septembre, 20h56 : Alten, optimiste pour l’avenir, a du mal à recruter

        PARIS (Reuters) - Alten annonce une progression de 45,0% de son bénéfice net au premier semestre et confirme sa prévision d’une progression de sa croissance organique supérieure à 15% pour l’ensemble de 2005.
        Pour les années suivantes, la société de conseil et d’ingénierie en technologies avancées a dit avoir "une bonne visibilité", tout en prévoyant le maintien d’une croissance organique à deux chiffres en 2006 ainsi qu’une marge opérationnelle comprise entre 13,5% et 14%, contre une marge opérationnelle courante de 14,4% au premier semestre 2005.
        Qualifiant ce ratio "d’exceptionnellement élevé" en raison du nombre de jours ouvrés plus important que d’habitude sur la période, Simon Azoulay, P-DG d’Alten, a insisté sur les difficultés éprouvées par le groupe à recruter.
        "Les ingénieurs, quand ils sortent des écoles, sont de moins en moins attirés par la technique, ce qui fait qu’on se retrouve quasiment en situation de pénurie aujourd’hui", a-t-il expliqué, soulignant que 80% du budget marketing du groupe était consacré aux efforts de recrutement.
        Simon Azoulay a ajouté que le groupe atteindrait son objectif de compter 6.000 salariés avec un d’avance, notant qu’Alten avait recruté 1.000 personnes depuis le début de l’année et que le compteur, à fin juin 2005, était à 5.700 personnes.
        "Les effectifs ont crû mais pas autant qu’on l’aurait souhaité (...) si nous pouvions recruter rapidement 300 à 400 ingénieurs de plus d’ici la fin de l’année, nous le ferions", a-t-il poursuivi.
        PRIVILEGIER L’INTERNATIONAL
        A l’horizon 2008-2009, l’objectif du groupe est d’avoir des effectifs compris entre 8.000 et 8.500 personnes, avec un chiffre d’affaires réalisé à hauteur de 40% - contre 27,7% sur les six premiers mois de l’année - à l’international.
        L’international - qui pour Alten est composé essentiellement des pays du Benelux, de l’Allemagne et de l’Espagne - dégage des marges plus élevées qu’en France et c’est principalement pour cette raison qu’Alten compte y faire l’essentiel de ces opérations de croissance externe.
        "Le taux d’externalisation en recherche et développement est beaucoup plus faible en Europe qu’en France, il faut y aller et prendre des positions, c’est un vecteur de croissance. La stratégie de croissance externe est donc prioritairement axée sur l’international, mais nous ne nous interdisons pas de saisir des opportunités en France", a dit Simon Azoulay.
        Alten vient aussi de racheter Quaternove, et ce surtout parce que cette société a apporté Safran comme client.
        Simon Azoulay a précisé que le groupe discutait avec une "trentaine de cibles", tout en notant que, vu la bonne santé du marché, les offres d’Alten, qui propose habituellement 6 à 8 fois le résultat net, n’étaient pas assez attractive.
        "Tout est de savoir si on monte les prix. J’ai autorisé à ce qu’on remonte la barre à 8 à 9 fois le résultat net", a-t-il déclaré.