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Accueil / Actualités / L’Institut Européen de Technologie : il est encore temps d’éviter un scandale.

réactions à l'article «L’Institut Européen de Technologie : il est encore temps d’éviter un scandale.»

  • L’Institut Européen de Technologie en difficulté

    24 mars 2006, par Alain Trautmann

    Voir les articles, parus dans la Tribune du 23 mars 2006 http://recherche-en-danger.apinc.or....

    Où l’on voit que plusieurs pays importants (Royaume-Uni, Pays-Bas, Allemagne, Suède) ne sont pas favorables du tout à ce projet. D’autant plus qu’il risque d’être très gourmand en moyens financiers, et donc de réduire d’autant les autres maigres budgets prévus pour la recherche.

    Par ailleurs, le projet "d’IET français" ajoute à la confusion.

    On y lit que Pierre Lasbordes, député UMP de l’Essone, regrette que ce projet ait été concocté dans un coin, sans concerntation avec les acteurs locaux. "Comme les universités locales, Orsay-Paris Sud et Versailles Saint-Quentin, n’ont pas été associées, le projet n’a pas de chances d’aboutir", a déclaré Pierre Lasbordes.

    Ce que l’article ne dit pas, c’est que l’Université Paris V, dont le soutien est revendiqué par le promoteur du projet franco-français d’Institut Européen de Technologie, Philippe Pouletty, a fait machine arrière. En effet, lors du Conseil Scientifique de Paris V qui s’est tenu le 17 janvier 2006, le Conseil a répondu à la question suivante de son Président : "Compte tenu des informations dont vous disposez à l’heure actuelle, êtes vous favorable ou défavorable au retrait de l’URD du projet IET ?". Par 13 voix contre 2 et 5 abstentions, le Conseil s’est déclaré favorable au retrait de l’Université René Descates du projet IET.

  • L’Institut Européen de Technologie : il est encore temps d’éviter un scandale.

    28 février 2006, par Frédéric Sgard

    Sans commenter ici le projet français, il convient déjà de préciser que le projet européen d’institut des technologies a besoin d’une réflexion de fond avant toute mise en oeuvre. En dehors de toute polémique sur son financement, les problèmes que vous avez soulevés, c’est à dire ceux liés au fait qu’un tel institut ne se décrète pas mais ne peut venir que d’une demande et d’une coopération entre les différents acteurs concernés (universités, centres de recherche, entreprises, fonds d’investissements, autorités régionales...).
    C’est la raison pour laquelle l’association Euroscience a décidé de mener une consultation approfondie sur ce sujet afin de soumettre ses conclusions à la Commission Européenne. Plus encore que dans le domaine de la recherche de base, l’innovation ne se décrète pas mais provient de la convergence et la complémentarité entre les différents acteurs. A priori, il semble bien plus sage de soutenir financièrement ce type d’institut par appel d’offre sur des critères de qualité plutôt que de décider ex nihilo de leur apparition...

  • L’Institut Européen de Technologie : il est encore temps d’éviter un scandale.

    24 février 2006, par info

    L’Institut européen de technologie devrait être implanté dans un établissement universitaire déjà reconnu
    ...

    Jeudi 23 février 2006 : Il semble plus concevable pour la Commission européenne que l’organe central du futur IET s’implante au sein d’un établissement ou campus "ayant déjà pignon sur rue", indique à L’AEF l’entourage du commissaire européen Jan Figel’, en marge du Conseil des ministres de l’Éducation à Bruxelles. Par conséquent, les projets nationaux d’IET, qu’ils soient français, polonais ou autres ne devraient pas être choisis pour abriter le coeur du futur IET.

  • L’Institut Européen de Technologie de Paris : une chance pour la France et l’Europe

    13 janvier 2006, par Philippe Pouletty, président du CSI

    Le "mea culpa" de Monsieur Trautmann est encourageant !

    Que Monsieur Trautmann reconnaisse deux graves erreurs fondant son argumentation est remarquable et démontre le manque de rigueur de son approche.

    Qu’il justifie ses autres erreurs par des sources non validées inquiète sur les pratiques méthodologiques du chercheur qu’il est.

    Qu’il maintienne ses conclusions au vu de ses erreurs factuelles démontre ses objectifs polémiques.

    • Un peu de transparence, s’il vous plaît !

      16 janvier 2006, par François Theillet

      Un thésard aux "stratèges" (lisez jusqu’au bout, je fais l’hypothèse de votre bonne volonté, je ne fais ici ni polémique, ni politique) :

      Il semble que les renseignements concernant le CSI ou son projet d’IET soient excessivement difficiles à obtenir (cherchez CIS ou IET, même en toutes lettres, sur google ne vous donnera que peu de renseignements). Pourquoi tant de mystères autour d’associations ou de projets qui se veulent d’utilité publique ? Pourquoi Monsieur Pouletty répond-il à ce qui l’arrange, et ne rend-il jamais son action claire aux yeux du public ?
      A moins d’adopter certains préceptes machiavéliques douteux, on n’ose pas en général prévoir le bien de ses concitoyens en leur cachant de bout en bout son programme. Doit-on y voir quelques lacunes ou vices cachés, que l’on peut constater avec le précédent projet, estampillé CIS, de l’ANR ?
      Il y aurait là, pour le citoyen que je suis, des raisons de se questionner sur leur bienveillance..

      D’autre part, comment comprendre la volonté d’attribuer les crédits des nouvelles institutions (ANR ou AII) au projet IET, ces crédits ayant, selon leurs promotteurs, l’ambition d’améliorer la recherche dans les structures préexistantes : on n’améliore pas celles-ci en donnant à celui-là !!
      Là encore, le citoyen pourrait douter de l’honnêteté, le thésard angoisse tout simplement.

      Ainsi, on croirait voir le pompier pyromane se précipiter au secours de la vocation se consumant tous les jours un peu plus. Comme beaucoup d’autres, je suis un simple thésard qui aimerait savoir ce que pourrait être la recherche française dans l’avenir, et peut-être même participer à un débat clair. Mais les manières actuelles de certains de ses acteurs rendent le climat délétère, et les métiers de la recherche toujours moins attractifs.

      Je ne veux prendre partie ici ni pour M. Trautmann, ni pour M. Pouletty. Les "referees" de ce dernier ne sauraient qui cherche à les berner. Mais je veux lui rappeler qu’en démocratie, le débat et la consultation sont nécessaires, et on attend lors du débat honnêteté et intelligiblité des "stratèges", sans quoi la décision n’engendre que la méfiance, qui ne génère pas la vocation.

      Ce que les étudiants attendent, ce serait par exemple que M. Pouletty, M. Trautmann, les universitaires et les industriels se réunissent avec le gouvernement, et que les hypothèses et conclusions soient énoncées clairement, sans que personne ne s’accapare la clairvoyance et les effets d’annonce.
      Le bien de la recherche française et européenne passe par le chemin de la démocratie, en évitant les autoroutes du dogmatisme.

    • A quand le votre de Mea-Culpa

      16 janvier 2006, par Olivier Dezellus

      Alain Trautmann en bon chercheur ne prétend pas tout savoir sur tout, il a l’honnêtée de reconnaître ses erreurs ce qui est une qualité dans notre métier. Qualité qui malheureusement a de plus en plus tendance à faire défaut et l’on constate effectivement que la faculté à faire mousser le plus insignifiant des résultats et à crier le plus fort possible qu’on est "CHAMPION DU MONDE" suffit à donner des gages d’excellence à des gouvernants peu clairvoyants...

      Par ailleurs, en tant que scientifique, vous devez savoir que de grands noms de la science ont reconnus des erreurs dans leur parcours : les doutes d’Einstein sur la constant cosmologique et sur sa participation au programme nucléaire Américain représentent-ils à vos yeux des arguments suffisants pour rejeter la théorie de la relativité ? Mr Pouletty, le procédé que vous employez, de mise en exergue d’une erreur que l’on peut qualifier de mineure dans l’objectif de discréditer votre contradicteur non seulement sur sa compétence à propos de l’IET mais aussi sur sa compétence professionnelle est tout simplement odieux. Par ailleurs, cela vous permet par une pirouette à gros sabots plutôt pitoyable de vous soustraire à la véritable discussion de fond.

      Alain T. a donc fait son mea culpa sur deux points qui sont loin d’être au centre de son argumentation. Que ne répondez vous pas sur le fond de celle-ci ? Exemple : la création d’un établissement ex-nihilo a-t-elle fait l’objet d’une réelle étude comparative avec la mise en place de coopération entre universités et établissements européens ? Pourquoi cette absence totale de transparence ? A priori quand on est le meilleur, qu’on représente les meilleurs, qu’on est incontournable, on ne craint rien, on est sûr de sa force et de ses qualités, inutile de se cacher ! Pourquoi tant de mystères ? Pourquoi ce manque de transparence ?
      On peut reprocher beaucoup de choses à SLR, mais en ce qui concerne la transparence le CSI et la "nébuleuse" Pouletty ne peuvent soutenir la comparaison(cf cette analyse du SNCS : http://www.sncs.cnrs-bellevue.fr/pouletty.pdf)

      Allez, Mr Pouletty, un effort, gardez vos rodomontades pour les cabinets ministériels et présentez nous enfin des arguments qui soient sérieux.

    • Qui est le plus menteur de tous ?

      18 janvier 2006, par Dr. Julien Brossard.

      C’EST TOUT ?

      Monsieur Pouletty, c’est tout ce que vous pouvez répondre aux critiques de quatre membres de SLR ? Une attaque personnelle envers Alain Trautmann ! (au passage : c’est lui faire trop d’honneur, et oublier trop facilement ces 3 brillants co-auteurs). Vous vous êtes sûrement fait plaisir, mais aux regards des questions posées par mes 4 collègues, votre réponse est déprimante et trahi votre réelle action : agir dans l’ombre.

      Certes, le CSI a diffusé quelques documents (notamment celui annoncant un budget de fonctionnement annuel d’environ 800 millions d’euros... [Source : France biotech : www.france-biotech.org/load....]... chiffres que vous dénoncez, alors qu’ils proviennent du site de l’association dont vous êtes le président !!), mais vous avouerez qu’en 2005, lorsque des individus s’organisent au travers d’une structure nommée "Conseil Stratégique de l’Innovation" et qu’aucun site web ne lui est dédié ... cela ressemble à un poisson avril !!!

      Le collectif SLR, lui, a un site web depuis plus de 2 ans .... et l’intégralité des positions prises par ce collectif y est diffusée, critiquée et argumentée (c’est d’ailleurs ainsi que vous avez pu répondre au texte de mes collègues). Le CSI devrait peut-être s’inspirer de ce fonctionnement.... Mais j’en doute fort ! De toute évidence, les oreilles du ministère vous sont toutes grandes ouvertes, et vous n’avez point besoin de l’avis des internautes français pour guider vos actions !! Bel exemple de démocratie et de transparence.

      Nous attendons donc toujours la diffusion des analyses et études du CSI ... (Si elles existent ?).

      Cordialement,
      Dr. Julien Brossard.

      P.S : A oui, avant de nous quitter, vous ne m’en voudrez pas d’avoir omis de parlez des chiffres que vous ne diffusez pas .... Je préfère éviter les pièges !

    • L’ECVA, membre fondateur de l’IET ???

      27 janvier 2006, par Pierre

      Il est intéressant d’aller regarder le site web de l’European Venture Capital Association (ECVA), qui est censée être partie prenante du projet. On peut y lire (http://www.evca.com/images/attachme..., p. 5) les priorités stratégiques de l’association. N’apparaît nulle part le soutien à l’éducation et à la recherche. Au mieux l’association se fixe pour but de "fournir des occasions aux membres de se rencontrer, de partager de l’information ou de discuter des idées ou préoccupations qui peuvent amener à des actions concrètes pour aider à développer et renforcer le capital-risque en Europe" (ma traduction).
      Edifiant !

  • Le bluff de Philippe Pouletty

    13 janvier 2006, par Alain Trautmann, Georges Debrégeas, Martin Andler, et Francis-André Wollman

    Le 11 janvier 2006, Mr Pouletty a répondu sur le site de SLR à notre article sur l’IET. Cette réponse appelle les commentaires suivants. Nous reconnaissons deux erreurs factuelles : 1) la direction de Supelec a effectivement co-signé la lettre au Premier Ministre du 15 décembre. 2) European Venture Capital Association n’est pas une société de capital-risque mais une association de sociétés de capital-risque. Puis une imprécision : la conclusion "l’IET est peut-etre une bonne idée", se rapportait pour nous, bien entendu, à un projet européen de European Institute of Technology, pas au projet du CSI. Voilà qui est précisé.

    En dehors de cela, et ce n’est pas vraiment une surprise, la réponse de Mr Pouletty relève plus du bluff que d’une argumentation sérieuse.

    Ainsi, il bluffe en disant que la construction de l’IET se fait en concertation ouverte avec les instances européennes. Nous ne connaissons aucun document de travail de la commission sur le European Institute of Technology qui fasse référence de façon positive à l’IET. Tout au contraire, pour qui sait lire, l’extrait que nous avons publié dans notre article est une critique à peine voilée de l’initiative IET par le CSI (création ex nihilo..., l’excellence ne se décrète pas, etc..). Mieux que cela : à peine Mr Pouletty avait-il fait mention publiquement de cette concertation, que l’entourage du commissaire européen Jan Figel déclarait à L’AEF, lundi 9 janvier 2006 : "La Commission européenne ne prend pas position sur les différents projets en cours dans les États membres relatifs à la création d’un IET (Institut européen de technologie) (...). La Commission "se garde bien de se prononcer sur ces initiatives, jugeant qu’il est de toute façon prématuré de tirer des conclusions sur le sujet".

    Mr Pouletty se vante du soutien de 4 présidents d’universités. Nous avons dénoncé la façon dont ces signatures ont été obtenues, en mélangeant urgence, secret et bluff. En résumé, ce pourrait être : "Il faut que, sans en débattre devant votre conseil d’administration, vous signiez très vite ce texte qui doit rester secret, vous vous y engagerez, afin que votre université ne soit pas la seule université parisienne à ne pas pouvoir bénéficier de la manne de l’IET". Nous ne souhaitons pas accabler les Présidents d’université qui ont signé un tel document, mais nous disons clairement qu’ils ont fait une erreur, ne serait-ce que d’accepter cette procédure de secret, de mise à l’écart de leurs conseils. Cette erreur peut être corrigée, d’autant plus qu’un de ces présidents nous a écrit, précisant pourquoi, ce faisant, il pensait agir dans l’intérêt de son université, tout en émettant des sérieuses réserves sur ce projet, en particulier " la construction d’un bâtiment sur le plateau de Saclay ne me parait pas s’imposer, (...) l’enseignement indissociable de la recherche est, dans le projet, embryonnaire et ne peut en aucun cas être négligé, (...) le schéma financier de l’ensemble et le business plan ne sont pas crédibles et doivent clairement être retravaillés."

    Sur le MIT, dire que nos références sont déformées et inexactes sans préciser lesquelles relève du bluff, pas de l’argumentation.

    Sur le financement, Mr Pouletty affirme que le chiffre de 800 millions de budget annuel est faux, et il en avance d’autres. Ce qui est ennuyeux est que le chiffre de 800 millions a été rendu public, sur la base de déclarations du CSI, et notre article donne même la source de cette référence. Le fait que les documents secrets du CSI contiennent d’autres chiffres n’est pas de notre responsabilité.

    Sur l’étude des sites, les quelques indications rendues publiques montrent qu’elles ont été effectuées très vite, en juin 2005 si l’on a bien compris. Cette rapidité, et l’absence d’aucune analyse du résultat de ces études, même synthétique, nous fait craindre qu’elles n’aient été bâclées. La seule réponse argumentée que pourrait faire Mr Pouletty serait de rendre publiques les conclusions détaillées de ces études. Il a préféré une réponse au bluff.

    Nous avons conclu notre article en demandant la publication des documents relatifs au projet IET/CSI. Cette publication constituerait la seule réponse sérieuse possible à nos questions. Mr Pouletty s’est contenté de rendre publique la lettre au Premier Ministre que nous avions déjà rendue publique. Il plaisante.

  • L’Institut Européen de Technologie de Paris (IET) : une chance pour la France et l’Europe !

    11 janvier 2006, par Dr Philippe Pouletty, Président du Conseil Stratégique de l’Innovation.

    L’Institut Européen de Technologie de Paris (IET) : une chance pour la France et l’Europe ! Réponse au pamphlet mal informé d’Alain Trautmann et al.

    Dr Philippe Pouletty, Président du Conseil Stratégique de l’Innovation.

    8 janvier 2006.

    Si l’article du lobbyiste/chercheur Alain Trautmann avait été soumis à des « referees » avant publication, les commentaires à l’Editeur auraient pu être : "nombreuses affirmations non étayées par les faits, données fausses ou déformées, manque de références sérieuses, confusion entre présentation des faits et discussion... Peut-être les co-auteurs auront-il à cœur de rétracter ou de corriger leur manuscrit ?

    Il est donc important d’apporter des précisions et des rectifications aux nombreuses approximations et inexactitudes qui truffent les propos de Monsieur Trautmann.

    L’Institut Européen de Technologie de Paris (IET) est un projet de « grand campus » dans la région parisienne qui s’inscrit dans la nouvelle loi de Programmation de la Recherche et dans la perspective européenne d’Instituts Européens de Technologie. Le campus abritera une recherche pluridisciplinaire académique de haut niveau, soutenue par une politique de recrutement, de rémunération, d’évaluation et de financement moderne, des PME à fort potentiel international essaimées par les laboratoires de l’IET et quelques centres de recherche de grands groupes attirés par l’excellence et le dynamisme. Ses co-fondateurs, actuellement 4 universités, 7 grandes Ecoles, l’Inserm seront étroitement associés à la gouvernance de la Fondation IET de Paris et notamment aux critères et aux modalités de recrutement des « Lead Scientists » et de leurs équipes, aux orientations scientifiques et de transfert de technologie et à l’accueil des étudiants et post-doctorants dans les laboratoires de l’IET. L’IET de Paris permettra d’attirer en France un plus grand nombre de chercheurs de haut niveau et de post-doctorants de l’étranger (principalement d’Europe mais aussi du reste du monde), d’augmenter la part, actuellement modeste, des crédits européens qui revient financer la recherche française, d’essaimer et de financer de nombreuses PME françaises de hautes technologies. Sa gouvernance de fondation de coopération scientifique permettra à l’IET de Paris d’être compétitif vis à vis des meilleures universités étrangères pour les recrutements de chercheurs, permettra aux grandes écoles et aux universités « co-fondateurs » de collaborer et d’offrir à leurs étudiants et post-doctorants français et européens des laboratoires d’accueil et des cursus performants. L’IET de Paris permettra à la France d’être en excellente position pour abriter l’un des European Institutes of Technology auxquels la Commission Européenne réfléchit et pour lesquels d’autres pays sont en train de prendre des initiatives fortes.

    Quelques rectifications point par point aux affirmations erronées de Monsieur Trautmann :

    Les porteurs du projet IET...participation de Supélec et Polytechnique

    Les faits

    Les co-fondateurs prévus de l’IET sont notamment quatre universités, sept grandes Ecoles et l’Inserm (universités Paris IV, Paris V, Paris VI, Paris VII, l’Ecole Centrale Paris, l’Ecole Nationale des Mines, l’Ecole Nationale des Ponts, l’ENSAM, l’ESPCI, HEC, Supélec et - sous réserve de l’accord du Ministère de la Défense - Polytechnique). Leurs présidents ou directeurs (sauf de Polytechnique pour la raison ci-dessus) sont signataires de la lettre d’intention de convention et du courrier récent au Premier ministre (joint).

    Les commentaires

    Il est remarquable de noter que l’IET est un projet fédérateur entre universités, grandes écoles et instituts de recherche. En démocratie, les présidents et directeurs d’institutions de la République peuvent encore heureusement prendre des initiatives et signer des lettres d’intention sans autorisation de Monsieur Trautmann. Monsieur Trautmann considère-t-il ces personnes comme des lobbyistes irresponsables et incompétents en matière de recherche et d’éducation ?

    Dire que Supélec et Polytechnique ne font pas ou ne feront pas partie des fondateurs de l’IET est une première inexactitude.

    Sur le caractère « non européen » et sa philosophie « opposée » à celle de la Commission Européenne

    Les faits

    La construction de l’ IET se fait en concertation ouverte avec les instances européennes (discussions avec les Commissaires Européens) comme en témoigne le courrier reçu du Commissaire européen Jan Figel à l’Education et la Culture, suite aux premières discussions avec le Commissaire à la Recherche : « Je vous remercie pour ces documents, que j’ai lus avec intérêt et transmis pour information à mes services qui s’occupent actuellement de l’étude de faisabilité du projet d’un European Institute of Technology (EIT)... Je constate que plusieurs pays lancent des initiatives dans ce domaine, ce qui confirme l’opportunité de la réflexion lancée par la Commission sur ce sujet. Mes services se mettront en contact le plus rapidement possible afin d’organiser avec vous un échange de vues ».

    L’objectif du projet IET d’avoir une majorité de chercheurs européens au sein de l’IET, d’associer pour ses programmes d’échange de doctorants et post-doctorants plusieurs universités ou instituts européens, d’assurer une majorité des dépenses de fonctionnement à partir des crédits de recherche européens sont une affirmation forte du caractère européen du projet IET de Paris.

    Les commentaires

    Seuls les pays prenant des initiatives comme la France avec l’IET de Paris ont des chances sérieuses de recevoir le soutien européen. Il y aura probablement, compte tenu des initiatives en cours dans d’autres pays, un petit nombre d’IET en Europe. Monsieur Trautmann préfère-t-il que l’argent européen (dont celui de la France) soit capté et utilisé pour favoriser une implantation en Allemagne, dans les pays de l’Est, en Scandinavie ou en Espagne ? Les promoteurs de l’IET préfèrent que ce soit en France.

    Dire que « l’ IET n’a rien d‘européen et tourne le dos aux recommandations européennes » est une deuxième inexactitude.

    Sur la « dimension pharaonique » du projet

    Les faits

    L’Institut Européen de Technologie de Paris pourrait avoir en 2012, selon les hypothèses basses ou hautes actuelles entre 1500 et 3000 personnes - étudiants doctorants venant des universités et écoles co-fondateurs ou affiliées et post-doctorants compris - dont au moins 50% d’Européens non français (Rappelons que le CNRS comprend 26,000 personnes, soit 9 à 17 fois plus...). La taille prévue à terme pour l’IET est adéquate pour disposer d’une taille critique à l’échelle mondiale, assurer une réelle multidisciplinarité et une capacité à attirer chercheurs, étudiants, projets, financements et constituer un essaimage significatif de PME.

    Les commentaires

    Les références au MIT sont des références déformées et inexactes, ce que nous pouvons affirmer car nombre de membres du CSI sont des anciens du MIT compétents en recherche et technologie et connaissant parfaitement cet institut et nous avons récemment reçu au CSI la visite du chairman et de la vice-présidente du MIT. Entre « pharaonique » et « lilliputien », il y a effectivement la place en Europe pour quelques Instituts Européens de Technologie ayant une masse critique internationale.

    Les chiffres cités par Monsieur Trautmann sont une troisième inexactitude.

    Sur le financement

    Les faits

    Selon le projet actuel, la partie académique pourrait avoir des dépenses annuelles entre 210 et 400 millions d’Euros en 2012 (et non 800 millions), la majorité d’origine européenne, et varier selon la capacité de ses laboratoires et de ses chercheurs à attirer des financements des agences de moyens et crédits européens (7e PCRD notamment), des financements (sur projets après évaluation par des pairs) de l’ANR, des contrats industriels et des dons privés, donc des dépenses directement liées au degré d’excellence. La partie privée du campus (PME technologiques essaimées par l’IET, centres de recherche de grandes entreprises), pourrait atteindre 300 à 400 millions d’Euros de dépenses par an vers 2012, financés essentiellement pour les PME par le capital risque européen et fonction de la capacité de l’IET à essaimer de bons projets industriels.

    Les commentaires

    Il est mensonger de dire que l’IET vise à capter la totalité (ni même la majorité) des 300 millions d’Euros annoncés pour les grands campus ou PRES. Le budget de fonctionnement de la partie académique devrait en majorité être assuré par les agences de moyens dès les cinq premières années. Le financement sur projets, après évaluation par des agences de moyens, a toujours déplu à Alain Trautmann, mais est une norme internationale désormais incontournable par rapport à « l’arrosage automatique » dilapidant souvent l’argent public indépendamment de la qualité des projets et des laboratoires. L’IET est résolument conçu sur le concept : recruter de très bons chercheurs et assurer le financement de leurs projets en les responsabilisant.

    Dire que les cofondateurs revendiquent donc la totalité des 300 millions prévus dans le projet de loi est une quatrième inexactitude.

    Sur les études de site pour l’implantation de l’IET

    Les faits

    Deux études parallèles et indépendantes ont été conduites sous la responsabilité du CSI à la demande du gouvernement sur plusieurs mois, avec l’aide des collectivités locales et de la direction générale d’un grand groupe du BTP comparant cinq sites d’île de France en matière d’environnement scientifique, éducatif et social, de la proximité de Paris, de paramètres fonciers, du potentiel d’expansion à moyen et long terme... Un site du plateau de Saclay est arrivé en tête des deux études.

    Les commentaires

    Il est peu « scientifique » d’affirmer que les études étaient bâclées tout en reconnaissant ne jamais avoir eu en mains ces études... C’est une preuve d’amateurisme.

    Dire que les études sur l’implantation ont été effectuées en 15 jours est une cinquième inexactitude.

    Sur la participation de la European Venture Capital Association (tiens, une association européenne pour un projet « non »européen !)

    Les faits

    Il s’agit non pas d’une « société » de capital risque mais de la grande association européenne qui représente plusieurs centaines de sociétés de capital risque qui investissent dans les PME de hautes technologies plusieurs milliards d’Euros chaque année.

    Les commentaires

    Le rôle des membres de la European Venture Capital Association est crucial pour le transfert de technologie et le financement des entreprises qui seront essaimées par l’IET et pour espérer atteindre les objectifs français et européens de dépenses de recherche privées en 2010. C’est le capital risque qui a permis aux Genentech, Amgen, Google et autres PME d’être essaimées à partir de la recherche académique, de contribuer au progrès économique et social et aux universités à l’origine de la technologie initiale de percevoir des retombées financières importantes leur permettant de financer de nouveaux projets. Le financement de la recherche privée des PME en Europe et dans le monde repose sur le capital risque (venture capital).

    Dire que la European Venture Capital Association est une société de capital risque est une sixième inexactitude et affirmer leur incompétence en matière de recherche démontre une méconnaissance grave et une vision archaïque de la recherche et de la technologie mondiale.

    Les promoteurs de l’IET considèrent que le nombre d’inexactitudes, de contre vérités et d’attaques personnelles (qui ne dégradent que leurs auteurs) contenues dans le pamphlet de M. Trautmann rendent son argumentation peu crédible et par trop « politicienne ». Sur un sujet aussi sérieux et important que l’avenir de la recherche en France et en Europe, il nous faut savoir dépasser la simple polémique et travailler avec rigueur et vision pour imaginer l’avenir à l’échelle Européenne et s’y préparer.

    Pour mémoire, en 2003 / 2004, Monsieur Trautmann s’opposait avec vigueur à la proposition du CSI de créer une agence de moyens, devenue depuis l’Agence Nationale de la Recherche et plébiscitée aujourd’hui par les milliers de chercheurs qui y ont déposé des projets dont de nombreux (les meilleurs selon les critères de l’ANR) ont été financés. L’opposition de Monsieur Trautmann nous semble donc de bon augure pour le succès de l’IET. Nous sommes d’ailleurs fort encouragés par la conclusion de son pamphlet : "l’IET est peut-être une bonne idée".

    Ci-joint, courrier au Premier ministre des co-fondateurs de l’IET de Paris du 15 décembre 2005

    Meilleurs vœux à tous ainsi qu’à la recherche française et européenne pour 2006.

    • Responsabilité, déontologie, transparence voilà de quoi il est (ou il devrait) être question ici

      17 janvier 2006, par Olivier Cappé

      Quel est donc ce mystérieux "CSI" derrière lequel s’abrite Mr Pouletty ? Il s’agit tout simplement d’un groupe de Lobbying en faveur des biotechnologies (surprise, Mr Pouletty est lui même président de France Biotech !), créé en juillet 2002 (coïncidence toujours !), qui réunit diverses personnes dont le moins que l’on puisse dire est qu’elles ne font pas mystère de leurs sympathie pour les gouvernements qui se sont succédés depuis 2002. On trouvera d’ailleurs sans trop de mal le nom de Mr Pouletty parmis les "conseillers scientifiques" du Think Tank de l’UMP http://www.fondapol.org/. Il y a d’ailleurs organisé le 3 juin 2004 une journée thématique dans laquelle, sous le titre "Construire l’excellence européenne en sciences de la vie", il préfigurait le projet de l’IET. Ayant, par égarement, assisté à cette journée j’y avait noté principalement le point suivant (outre un incident assez instructif avec Philippe Kourilsky qui avait éreinté un étude bibliométrique lamentable commandité par la fondation et présenté lors de la journée) : "quand il [Mr Pouletty] parle de recherche, comprendre innovation en sciences de la vie".

      La dénomination même de "CSI" a été choisie pour entretenir une savante confusion avec un véritable organisme gouvernemental, le CSTI "Conseil Stratégiques des Technologies de l’Information" http://www.csti.pm.gouv.fr/ (voir également http://www.sncs.cnrs-bellevue.fr/pouletty.pdf déja signalé ci-dessus).

      Mr Pouletty, alias "CSI", se féllicite d’ailleurs benoitement http://www.france-biotech.org/load.asp?ID_DOC=1919 d’être l’inspirateur d’une bonne partie des mesures récentes du gouvernement dans le domaine de la recherche et de l’innovation (statut de Jeune Entreprise Innovante, création de l’ANR, etc.) Cette affaire de l’IET n’est donc que la dernière d’une longue série qui montre que malheureusement en France la politique de la recherche se fait plus de cette façon là (par lobbying auprès de l’appareil d’Etat) que de toute autre. Constatation il est vrai assez déprimante.

      • J’ai failli y croire !

        16 février 2006

        Le pauvre Mr Pouletty semblait si malheureux et sincère... Merci pour ces précisions !

        Un doctorant (pas en biotechnologies)