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Accueil / Actualités / Communiqué de presse du 11 janvier 06

réactions à l'article «Communiqué de presse du 11 janvier 06»

  • Communiqué de presse du 11 janvier 06

    17 janvier 2006, par Philippe Potin

    Les chercheurs , enseignants-chercheurs, doctorants, techniciens et administratifs du site de Roscoff, déjà inquiets de l’affaiblissement du CNRS dans le contexte de la future loi de programmation, qui fait peu de cas des propositions faites par l’ensemble des acteurs de la recherche, considèrent que les décisions récentes du gouvernement ne font que ternir son image et perturber son fonctionnement. La démission du Président de l’établissement et le limogeage sans ménagement du Directeur Général révèlent une profonde hostilité du gouvernement vis-à-vis de l’institution, l’entraînant dans une crise grave et profonde.

    Les personnels de la Station Biologique de Roscoff appellent l’ensemble de la communauté scientifique et au delà, tous les citoyens, à se mobiliser pour défendre le CNRS et les recherches qui y sont effectuées, dont la qualité est reconnue à travers le monde. Ils demandent à l’ensemble des élus, aux medias et aux citoyens de se joindre au rassemblement symbolique devant la Station biologique le vendredi 20 janvier à 13h 00 pour les soutenir dans leur action.

  • Communiqué de presse du 11 janvier 06

    14 janvier 2006

    Il y en a assez. Mauvaise loi, débat tronqué au parlement, crise au CNRS, gestion politique digne d’une bureaucratie soviétique.... Il est temps de se mobiliser. Que fait-on ?

  • Communiqué de presse du 11 janvier 06

    14 janvier 2006, par Aupert Pierre, DR

    Je ne puis qu’approuver les termes de ce communiqué

  • Larrouturou est un nuisible, bon vent !

    13 janvier 2006, par Euzenot Gérard

    Larrouturou était un nuisible ! il a été nuisible chez Bull, à l’INRIA au CNRS, nul doute qu’il continue sa carrière de nuisible. Quand à la pérénité du CNRS n’a-t’il pas déclaré dans un article au Monde que la question de l’utilité de l’existence du CNRS se poserait dans une dizaines d’années c’est à dire quand sa réforme aura mis en place les moyens de le tuer !

  • Communiqué de presse du 11 janvier 06

    12 janvier 2006, par Michel Weinfeld

    Je suis tout à fait d’accord avec le communiqué. Ce que celui-ci ne dit pas, c’est que B.Meunier est un bon ami de A.Devaquet, dont la permanence comme conseiller "recherche" dr Chirac a fort souvent été néfaste au CNRS. Personne ne peut croire que Meunier a été nommé en raison de son adéquation au poste de président du CNRS, ni en raison de l’étendue de ses compétences scientifiques, alors qu’en fait il a été placé au coeur du CNRS "en embuscade". Sa démission, qui prétend être conséquence de désaccords (bien connus et depuis longtemps) avec B.Larrouturou, est le signal du déclenchement de cette sorte de "coup d’état" que le gouvernement a décidé pour déstabiliser le CNRS. Et pas à n’importe quel moment : juste quand la fameuse réforme (que je n’apprécie guère par ailleurs) doit démarrer de façon opérationnelle, ce qui est la meilleur opportunité pour que le désordre soit maximal. Quand un avion décolle, il y a une vitesse maximale au-delà de laquelle il ne peut que décoller, quels que soient les difficultés qui apparaissent, sinon il s’écrase en bout de piste : Devaquet et Cie ont attendu que le CNRS soit justement dans cet état critique, en espérant peut-être que de toutes façons les dommages seront importants, peut-être même irréparables.

    Car que feront les responsables scientifiques ? Les cadres de la direction du CNRS ont publié un communiqué très vif, qui implique en principe la démission de la plupart, sinon la totalité d’entre eux. Que feront les scientifiques en général pour sauver l’établissement, sachant qu’une partie non négligeable d’entre eux étaient gênés pour soutenir la réforme ? Que fera Catherine Bréchignac, dont on avait apprécié la fermeté face au désastreux ministre Allègre, pour obtenir aujourd’hui le soutien de la communauté du CNRS, alors qu’elle passe pour celle qui serait la cause première du limogeage de B.Larrouturou, prétendant ne pas vouloir le garder comme directeur général ? Peut-on croire à son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique qui vient de la nommer dans ces conditions scandaleuses ?

    Les mois qui viennent sont extrêmement dangereux pour le CNRS, qui subit une attaque machiavélique de la part d’une droite revancharde et vindicative, qui n’a jusqu’à maintenant pas réussi à le détruire, mais qui le met dans la situation la plus critique qu’il ait connu depuis sa création. En même temps, la loi sur la recherche va être adoptée au mépris de tout ce que la communauté scientifique a investi depuis quelques années pour faire des propositions visant à améliorer le fonctionnement du système de recherche français.

    Nous risquons bientôt de marcher sur un champ de décombres.

  • Communiqué de presse du 11 janvier 06

    12 janvier 2006

    Vivement 2007 qu’on les vire !

  • Communiqué de presse du 11 janvier 06

    12 janvier 2006, par Christophe Blondel

    Votre pensée serait plus claire si vous pouviez donner un titre à votre communiqué (les deux termes de cette suggestion peuvent d’ailleurs être inversés)...

    Bien cordialement

    Christophe Blondel
    directeur de recherche au CNRS

  • Communiqué de presse du 11 janvier 06

    11 janvier 2006, par KISTER Jean

    La crise au CNRS : Communiqué du SNTRS-CGT

    Le CNRS traverse une crise grave.

    La démission, sans doute contrainte, du directeur de l’établissement
    succède à celle du président du Conseil d’Administration. Elle est l’aboutissement attendu d’un long conflit qui
    a opposé, au-delà des oppositions de personnes, des conceptions divergentes des missions, de l’organisation
    et du fonctionnement de l’organisme. Le SNTRS-CGT a toujours considéré qu’il n’avait pas à choisir entre une
    réforme avant tout managériale et hiérarchique portée par une conception réductrice et utilitariste de la
    science d’un côté et un point de vue élitiste et mandarinal de l’autre. Les personnels ont été écartés. Le CNRS
    est affaibli au moment où le gouvernement réforme en profondeur le système de recherche et met en place
    des institutions qui, de fait, le marginalisent : Agence nationale de la recherche, pôles de compétitivité,
    campus, fondations, etc. Les décisions se prennent désormais hors de l’organisme et celui-ci n’a plus les
    moyens de maîtriser ses orientations et ses programmes. L’accent est porté sur les initiatives locales, voire
    privées, autour des entreprises, limitées dans le temps, et non plus sur des projets scientifiques collectifs de
    moyen ou long terme portées par les laboratoires, ou des programmes fédérateurs sur des thématiques
    interdisciplinaires.
    Le gouvernement porte une lourde responsabilité dans cette situation. Il maintient une réforme dont les
    insuffisances et les dangers ont été dénoncés par les instances représentatives de la communauté
    scientifique.
    Il faut sortir de la crise. Pour mener à bien leur programme de recherche, les personnels scientifiques
    ont besoin de stabilité et de vision de long terme. Il faut donner au CNRS les moyens de son autonomie.
    Présent dans les principaux champs de la connaissance, associé par ses laboratoires aux principales
    institutions d’enseignement supérieur, disposant de personnels fonctionnaires, hautement qualifiés, il peut et
    doit pouvoir définir une politique scientifique de long terme et la mener à bien, il peut et doit être un partenaire
    écouté et respecté, enfin il doit jouer son rôle de service public à l’écoute des besoins de la société. On ne fait
    pas une politique de recherche avec une réforme technocratique, on ne dynamise pas un organisme de
    recherche en obligeant les équipes à « aller à la soupe », on n’attire pas les jeunes vers les emplois
    scientifiques sans leur offrir des perspectives tant en terme d’emplois, que de salaires et de carrières, on
    n’ouvre pas de nouvelles voies de recherche en bridant la parole des personnels ou en ne la limitant qu’à
    quelques uns, si brillants soient-ils.

    Le SNTRS-CGT sera attentif à ces principes et les défendra.

    Villejuif, le 11 janvier 2006