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réactions à l'article «Le 28 février, dans la rue nous dirons : ce n’est pas la loi sur la recherche dont notre pays a besoin !»

  • Le 28 février, dans la rue nous dirons : ce n’est pas la loi sur la recherche dont notre pays a besoin !

    28 février 2006

    Mon fils est en master de biologie, écotoxicologie marine. Il veut être chercheur. C’est un étudiant brillant qui affirme qu’il ne restera pas en France après son doctorat, peut-être même après son master. De fait, il a déjà trouvé des laboratoires au Canada et à Taiwan pour faire ses stages, et il prospecte déjà pour l’avenir. Il nous a encore dit il y a peu : "En France, il n’y a pas d’avenir pour la recherche, les universités n’ont pas de moyens. J’irai à l’étranger sans aucun état d’âme."
    Bravo messieurs les politiques.

  • Le 28 février, les étudiants seront dans la rue avec les chercheurs

    28 février 2006, par Olivier Sandre

    A ce jour, une quinzaine d’universités sont en grève pour protester contre les mesures du gouvernement.
    Suite au passage en force de Monsieur de Villepin, la contestation étudiante prend de l’ampleur et s’organise nationalement.
    A Jussieu, après une opération de filtrage, organisée le jeudi 23/02 contre les CPE, CNE, une assemblée générale rassemblant 600 personnes s’est réunie le jour même. Elle a voté, à la quasi unanimité, la grève avec blocage pour le lundi 27/02.
    Le but de cette opération était de rassembler un maximum d’étudiants, lors d’une assemblée générale pour informer, débattre et réagir aux CPE, CNE.
    En effet, le blocage était notre seul recours pour empêcher le fonctionnement de l’université et ainsi permettre à tous de participer sans être pénalisé (contrôle continu, présence obligatoire, examens...) .
    Seuls les chercheurs et les membres de la maintenance ont été autorisés à accéder au campus.
    Les assemblées générales qui ont suivies ont réuni au minimum 1000 étudiants en amphi et 500 devant l’université.
    Après un débat sur les CPE, CNE et sur nos actions, nous, étudiants de Jussieu, avons légitimé le blocage en décidant, à une écrasante majorité, de sa reconduction pour le mardi 28/02.
    Une nouvelle assemblée générale sera organisée le 28/02 à 10h pour décider des suites de la mobilisation. Nous participerons également à la manifestation appelée par les coordinations nationales de Rennes et de Toulouse.

    Nous exigeons : Le rétablissement des postes aux concours de l’enseignement.
    Le retrait de la loi sur l’égalité des chances.
    Et particulièrement le retrait des contrats première et nouvelle embauche.

    Le comité de grève de Jussieu.

  • Les méchants industriels...

    27 février 2006, par Michel

    Une chose qui m’interpelle à la lecture de ces pages est l’opposition fondamentale et diabolisée entre la recherche « publique » et « privée ». Car c’est bien ces termes qui sont employés : on ne parle pas de recherche fondamentale et appliquée, ni amont et aval... mais toujours du grand Satan industriel à qui le gouvernement à fait la part belle en le favorisant de manière éhontée, notamment dans les projet « orientés » de l’ANR.

    Le jour ou les « chercheurs » (les vrais, ceux du public, car dans le privé ce ne sont que des ersatz c’est connu) auront compris qu’il n’y a pas d’opposition intrinsèque entre le secteur académique et industriel, que les deux sont nécessaires et doivent travailler ensemble, le débat pourra peut être avancer un peu plus.

    D’ici là, camarades , le pavé attend...

    Michel

    PS : une dernière chose, je suis un pur universitaire, travaillant à l’université... précision pour ne pas me faire taxer de capitaliste libéral du privé

    • Les méchants industriels...

      28 février 2006, par Mehdi Khamassi

      Vous avez raison de souligner qu’il y a, en France, une réticence des chercheurs universitaires vis-à-vis des industriels, aussi bien que du monde industriel vis-à-vis de la recherche universitaire (c’est important de souligner que c’est dans les deux sens). Toutefois, il est dommage je pense de voir comme exacerbé le discours "les méchants industriels" dans le mouvement sauvons la recherche, et ce pour les raisons suivantes :
      - ce mouvement a, lors des Etats Généraux de la Recherche en 2004, regroupé aussi bien des chercheurs universitaires que du monde de l’entreprise (certes moins nombreux), et a tout fait pour avoir un débat mixte sur la recherche.
      - le mouvement a certes jugé que sa connaissance de la recherche privée était trop peu experte pour pouvoir faire des propositions centrales pour ce secteur (d’où peut-être votre impression que la recherche privée est mise de côté voire méprisée). Mais, il y a dans le texte des chapitres qui parlent de soutien publique à la recherche privée, et proposent des améliorations et évolutions de ce soutien.
      - toutefois, le constat était unanime : c’est la recherche publique qui est particulièrement en danger à cette heure. Et si l’on regarde par exemple aux Etats-Unis, à côté du soutien à la recherche privée, l’Etat investi énormément dans la recherche publique et le monde industriel contribue fortement à la recherche universitaire. En France, l’investissement du secteur privé dans la recherche publique est quasi nul, et le gouvernement propose actuellement un projet de loi qui ne répond absolument pas aux dangers que rencontre la recherche publique.

      Voilà pourquoi il est très important aujourd’hui de sauver la recherche publique, tout en continuant à inciter à la recherche privée et en ouvrant encore davantage les possibilités d’échange entre les deux secteurs.

      Enfin, c’est bien la dichotomie recherche publique / recherche privée qui est employée, car il existe de la recherche fondamentale dans le secteur privé, et des recherches appliquées dans le monde universitaire, même si ces teneurs ne sont pas majoritaires. Donc c’est une dichotomie qui a été définie, non dans le but d’opposer les deux versants, mais plutôt afin de délimiter le secteur sur lequel la communauté a pu faire un constat de précarité et tirer la sonnette d’alarme.

      Mehdi Khamassi, doctorant à l’Université Pierre et Marie Curie

  • Le 28 février, dans la rue nous dirons : ce n’est pas la loi sur la recherche dont notre pays a besoin !

    25 février 2006, par L de Longuerue

    Je suis avec vous le plus vigoureusement possible !L de Longuerue.

  • Le 28 février, dans la rue nous dirons : ce n’est pas la loi sur la recherche dont notre pays a besoin !

    24 février 2006, par André Virasolvy

    Les multiples actions des chercheurs, pour donner à la recherche la place qu’elle doit avoir dans notre société, resteront inefficaces aussi longtemps qu’ils négligeront de rechercher la cause des mauvais traitements qu’ils subissent. Notre monde est dominé par l’inégalité des droits, et les droits inégaux s’exercent plus spécialement sur l’argent, moyen pour donner une valeur et échanger toute chose. Le raisonnement des dirigeants est totalement conditionné par la rentabilité immédiate, dans le but d’obtenir de l’argent. Cette forme de rentabilité n’appartient pas au monde de la recherche, dévoué à des activités longues et laborieuses. Il est clair que cette réalité peut entraîner un certain mépris des dirigeants envers les chercheurs. Pour dépasser les comportements conditionnés par l’inégalité des droits pour des question d’argent, l’efficacité se résume à deux actions :

    1 - Développer la recherche sur les inégalités, ce qui conduit à démontrer que notre société est sous l’emprise de droits inégaux institués.

    2 - Affirmer que les rapports socio-économiques ne peuvent être fondés que sur des droits inégaux ou égaux. Jusqu’alors les droits inégaux ont dominé le monde et cela nous a conduit à la société actuelle. Elle est soumise à la progression infernale des déséquilibres socio-économiques, ce qui prélude à son autodestruction.

    En développant et en affirmant ces deux actions, le bon sens élémentaire de toute personne sensée finira par lui faire admettre qu’elle doit agir.
    Toute personne lucide et consciente des réalités doit demander, revendiquer, négocier et obtenir l’égalité des droits économiques sur les résultats de son travail dans son entreprise. C’est le seul moyen pour arrêter la progression des déséquilibres et d’avancer vers la construction d’une nouvelle société.
    Pour en savoir plus, voir le site : www.egalitedesdroits.info
    André Virasolvy andre.virasolvy@wanadoo.fr

  • Le 28 février, dans la rue nous dirons : ce n’est pas la loi sur la recherche dont notre pays a besoin !

    22 février 2006, par Eric HENRY

    Pourquoi tant de bétise, pourquoi cette surdité aux enjeux d’avenir du pays ? De la communauté scientifique ? Est ce l’effet d’un loobing industriel ? L’effet d’une croyance de nos dirigeants en des politiques à court terme ? A la méconnaissance de ce qui fait la recherche et l’importance des liens entre recherche fondamentale et recherche développement ?

    J’aimerai que les collègues et camarades de SLR fournissent une analyse publique pertinente des forces en présence et des jeux internes au cercles du pouvoir, de la grande industrie et de l’universite qui permette d’y voir plus clair et de savoir vraiment contre qui lutter ??
    J’applaudis des 2 mains votre appel et je bas le sol de mes 2 pieds qui iront manifester.

    Très cordialement

  • Sauvons la recherche, sauvons l’enseignement public

    22 février 2006, par Elia

    Je suis Docteur en Sciences de l’Education et chargée de cours dans de nombreux sites universitaires en Languedoc Roussillon, j’ai un statut si précaire que j’envisage d’accepter un poste PAST rémunéré moins de 600 euros par mois. C’est incroyable que les enseignants chercheurs qui, de surcroît, assurent des services complets ou presque d’enseignement dans le supérieur en soient réduits à mendier. j’attire votre attention, chers amis, sur le rôle, de plus en plus hégémonique, tenu dans le supérieur par des organismes de formation privés : centre de formation par apprentissage ou en alternance. Les étudiants pauvres se tournent vers ces formations car elles permettent souvent d’obtenir une rémunération puisqu’elles sont financées par les entreprises partenaires. Sauf que les dits partenaires deviennent très envahissants, ils dicteront bientôt les programmes et les critères d’évaluation. Nous n’en sommes pas loin dans les IUT. C’est l’idée même d’un service public d’éducation qui disparaît par le haut. Si l’on veut savoir ce qui va se passer dans quelques années dans le secondaire, il suffit de s’intéresser à la situation actuelle de l’enseignement supérieur et de la recherche. Si c’était aujourd’hui, Airbus ne pourrait pas voir le jour, et que dire des sciences humaines et sociales qui ont fait la gloire de la France jusqu’aux Etats-Unis en fournissant des philosophes, des psychologues, des historiens et des géographes incontournables. Des docteurs en sciences humaines sont caissiers ou chef de rayon dans la grande distribution quand ils ne pointent pas à l’ANPE (la situation la plus classique).
    Ja manifesterai le 28 février mais je crois qu’il faut surtout prévoir dans le programme de la gauche si elle revient au pouvoir, avec de vraies intentions, de revitaliser tous les services publics et singulièrement celui de l’éducation. Première mesure phrare : offrir aux vacataires permanent du supérieur un vrai statut d’enseignant. Courage camarade, le nouveau monde est devant toi. Elia

  • Le 28 février, dans la rue nous dirons : ce n’est pas la loi sur la recherche dont notre pays a besoin !

    22 février 2006, par Docteur Mike

    Bonjour,
    je continue à soutenir votre mouvement !

  • Le 28 février, dans la rue nous dirons : ce n’est pas la loi sur la recherche dont notre pays a besoin !

    22 février 2006, par FOURAGE Josiane (une petite employée securité sociale)

    je suis pres de marseille et j ’aurais aimé en tant que simple citoyenne aller vous soutenir pour la manif ,mais je ne vois rien sur Marseille.
    Il est vrai que pour cette region à part l’OM il n’y a pas grand chose qui fait déplacer les foules

  • Le 28 février, dans la rue nous dirons : ce n’est pas la loi sur la recherche dont notre pays a besoin !

    22 février 2006, par christian boulard

    le programme hospitalier de recherche clinique (PHCR) reste amputé des 30% de diminution de l’année précédente et les CHU ont retrouvé leurs veilles tendances , un instant abandonnées : faire ce que les parisiens leur font : garder 99% des crédits. Les sciences humaines et les hôpitaux périphériques, l’essentiel des lits de psychiatrie par exemple,restent interdits de recherche...
    Dr Christian Boulard
    PH à Pierrefeu du var
    0679922005 mais vite, le directeur me retire mon portable : il n’y a pas de petites économies !