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Accueil / Actualités / SLR soutient l’appel à la manifestation du 7 mars contre le CPE.

réactions à l'article «SLR soutient l’appel à la manifestation du 7 mars contre le CPE.»

  • ne faut il pas arreter cette attitude ridicule qu’est la manifestation face a une action faite pour notre bien ?

    18 mars 2006

    je suis étudiant français en belgique et je suis totalement étonné de voir qu’autant de monde manifeste pour ce projet de loi qui a mes yeux n’est pas mauvais du tt !
    de plus je suis certains que la moitié des gens qui manifestent ne savent pourquoi ils manifestent. je dis donc au gouvernement de laisser le projet comme il est car je pense qu’il peut apporter beaucoup de bien a l’emploi dans notre pays.
    apres analyse du projet et le discour de monsieur le premier ministre je suis tout a fait daccor avec cette loi !
    ne pas ceder au chantage. tout le monde peuy etre violent et montrer de la haine mais sans comprendre pourquoi exactement je trouve ca ridicule.
    avant d’aller dans la rue liser vous meme ce projet au lieu de vous faire convaincre par un "ami" qui n’a pas forcement raison et qui ne vous explique peut etre pas bien ce CPE !
    j’ai 20 ans et je suis pour le CPE !!!!!!!!!!!

    • ne faut il pas arreter cette attitude ridicule qu’est la manifestation face a une action faite pour notre bien ?

      19 mars 2006

      Il y a une sacré différence entre les textes et la réalité. Plusieurs tests effectués par des journalistes ont montré qu’un titulaire d’un CNE n’obtenait jamais de prêts bancaires faute de garanties ou sauf si il mettait en hypothèque ses biens ce qui est bien sûr suicidaire. De même pour obtenir un logement, même avec ce fameux dispositif "loca passe" qui existe depuis 6 ans faut-il le rappeler, aucun propriétaire ou agence n’a voulu prendre le risque de se retrouver avec un futur locataire non solvable. Il ne faut pas se leurrer, les jeunes en CPE seront confrontés aux mêmes refus, ils n’auront pas ou très difficilement accès aux prêts bancaires et au logement et donc n’auront aucune possibilité de construire une vraie vie. Les discours de messieurs les ministres qui disent le contraire ne sont pas crédibles !

      De plus, depuis bien longtemps déjà avec le CDI et autres contrats, les abus de certains employeurs existent, avec le licenciement sans motif, ce sera la porte ouverte à tout et à n’importe quoi. On ne peut pas croire une minute que ce genre de chose soit un progrès ou qu’il y ait un équilibre entre l’employeur et l’employé. La fléxibilité est une demande économique. Le CPE, c’est la fléxibilité absolue sans aucune sécurité ! Il existe des alternatives au CPE et CNE proposées par les organisations syndicales depuis bien longtemps et qui permettent à la fois la fléxibilité et la sécurité des parcours professionnels. Permettre aux employeurs de licencier plus facilement avec un vrai motif (comme le licenciement économique) avec à côté une vrai politique d’accompagnement des employés licenciés pour leur éviter d’être sur le carreau pendant des années. Ceci nécéssite de faire diminuer le chomage ! Comment ? avec la croissance, c’est à dire faire travailler le maximum de personne et augmenter le pouvoir d’achat. Plus facile à dire qu’à faire c’est vrai. Beaucoup de pays y sont arrivés, pourquoi pas nous ? Mais les politiciens nous ont montré à maintes reprises, notamment pour ce qui concerne la recherche, qu’ils avaient une conception de l’écoute et de la compréhension des autres qui nous dépassent. Ils vivent dans un autre monde et se fichent complétement de ce que disent les autres.

      Enfin, et c’est la chose la plus importante, c’est que le CPE créera peut-être des emplois au départ et tant mieux pour les jeunes à qui on donnera une chance, mais il ne faut pas rêver, ce n’est pas un type de contrat qui crée l’emploi, c’est la croissance. Le chômage de masse continuera d’être une réalité en France et comme le chômage des jeunes suit celui des autres, il restera toujours élevé.

  • Arretons la demagogie !

    16 mars 2006, par Un francais a l etranger

    Je ne comprends plus vraiment SLR

    Au debut je vous est soutenu. J ai signe votre petition, mais je dois avouer que maintenant j ai tendance a penser que SLR s est transformer en un autre (enieme) groupement visant a perturber la politique du gouvernement, quoi qu il fasse. En quoi le CPE concerne t il la recherche ? S il s agit de s opposer a des CDD sans avenir, vous avez raison, mais est ce bien le cas ? Honnetement, pouvez vous dire oui en considerant le nombre de malheureux chercheurs deja dans cette situation ! Je parle de chercheurs car c est bien la cas : je sais que vous preferez parler de stagiaires ou post docs....

    Au lieu de reclamer de l argent qui n existe pas, et n existera jamais (la France s enfonce dans les deficits, desole pour cela), il vaudrait mieux etre un peu pragmatique et reflechir comment s en sortir avec ce qui est deja disponible et n est peut etre pas si mal...
    Un suggestion : faire ce que tous les pays font : instaurer un quota a l entree de l
    universite. C est contre l esprit 1968, mais a part certains de cette epoque, tout le monde s en moque, surtout les etudiants motives qui arrivent a l universite et ne sont pas capables de recevoir un enseignement de qualite du fait d un trop grand nombre de collegues qui seront rejetes apres 2-3 ans car ils n ont pas le niveau... J avoue que je ne comprends plus cette ideologie apres maintenant 6 ans passes dans un systeme certes elitiste mais finalement plus respectueux de tous car ils ne pousse pas tout le monde a faire ce qu ils ne peuvent pas !
    Arretons de faire perdre leur temps et leur energie a tant de monde (et aussi l argent qui pourrait etre utilise aux fins preconisees par SLR...).

    Un francais expatrie maintenant depuis 6 ans et qui ne souhaite plus du tout revenir travailler en France meme s il adore son pays.

  • SLR soutient l’appel à la manifestation du 7 mars contre le CPE.

    16 mars 2006, par Jean Couillaud

    Autant j’ai soutenu (à mon niveau) et apprécié l’action de SLR jusqu’à maintenant, autant j’ai un peu peur de l’amalgame qui apparait dans les causes défendues dans ce nouveau communiqué.
    Autant je comprends les demandes de fond, qui n’évoluent heureusement pas , autant j’ai énormément de mal à comprendre l’implication de SLR dans un débat qui dépasse, et de très loin me semble-t-il, les problèmes des filières de recherche et d’enseignement supérieur.
    En quoi cette condamnation du CPE dans un contexte global peut-il apporter quelque chose dans le débat entretenu par SLR ? N’y a-t-il pas un risque de confusion, de délitement de l’argumentaire dans des causes qui ne sont pas celles de SLR ?
    Que l’on ne souhaite pas l’application du CPE dans le domaine de la recherche me semble tout à fait justifiable : Les bonnes raisons d’utilisation d’un contrat comme le CPE n’existent pas dans le domaine de la recherche universitaire francaise, mais que SLR condamne le CPE dans son ensemble me parait une erreur d’orientation, une erreur dans la cible, une erreur dans le choix du combat.

  • SLR soutient l’appel à la manifestation du 7 mars contre le CPE.

    16 mars 2006, par jgiovan

    Je trouve que vous mélangez tout.

    La recherche est une chose. La politique sociale du gouvernement en est une autre.
    Vous desservez la cause que vous prétendez défendre en la mêlant à d’autres problèmes d’une nature très différente !

    Je m’associe à une démarche de promotion de la recherche fondamentale et appliquée et d’amélioration de l’enseignement supérieur mais je me dissocie totalement de l’approche idéolgique qui consiste à combattre de manière systématique la politique du gouvernement.

    La recherche n’est pas de gauche ou de droite. Les gouvernements de gauche successifs n’ont pas fait mieux que le gouvernement de droite actuel en faveur de la recherche et de l’enseignement supérieur.

    Enfin, je ne pense pas que vous gagnerez votre combat en opposant les étudiants les uns aux autres. Pourquoi stygmatiser les "élèves de bonne famille" qui ont suivi le cursus des grandes écoles ? Vous n’améliorez pas l’enseignement dans les universités en démantelant le systèmes des grandes écoles si couteuses et si décriées.

    Je connais pour ma part les grandes écoles et l’université pour y avoir passé quelques années et je crois qu’il serait temps de s’inspirer de l’enseignement dispensé dans les grandes écoles. Elles sont certes couteuses mais efficaces, notamment parce qu’elles accueillent des étudiants motivés et brillants. L’université, si elle veut se redresser, ne fera pas l’économie d’une sélection des étudiants à la sortie du bac comme le font déjà les classes préparatoires. Trop d’étudiants fréquentent les facs francaises en touristes, détournant des moyens qui pourraient être beaucoup mieux employés.

    Cordialement.

  • NON au soutient l’appel à la manifestation du 7 mars contre le CPE.

    16 mars 2006, par chimiste en herbe

    oh stop ca suffit !!!

    Moi je suis pour le CPE si ca me permet de decrocher mon premier emploi !!!
    arreter l’hypocrisie ! meme la recherche public refuse d’embaucher des jeunes diplomes !!! et oui je suis diplomée d’une des meilleurs ecole de chimie de france, j’ai fait des stages variés et tres enrichissant.
    mais j’ai pas de boulot !!
    Ah bon me direz-vous ??? pourtant je postule.. tiens une équipe du cnrs recrute qqun pour faire de la synthèse organique en gd quantité avec un peu de recherche a faire en parallele. le salaire est pas terrible mais pas grave ca me permet d’acquerir une premiere veritable exp profesionnelle !!
    mais non je suis pas retenue !! pas par rapport à ma personnalité mais ils ont préféré un docteur en orga là ou un ingénieur etait suffisant.........

    Vous voulez empecher la precarité des jeunes ??? embaucher_les pour leur premiere expérience.
    tout le monde est d’accord qu’il faut bien que l’on commence quelque part et tout le monde est d’accord pour que cela de ne fasse pas chez eux.... combien d’entretiens ai-je entendu oh vous avez un profil intéressant, bonne école, bon stage... revenez dans 2 ans quand vous aurez de l’expérience.....
    Au fait au cours du CNRS, de l’INSERM les jeunes diplomés non aucune chance car pas de travaux de recherche ni publi.. Il est pas là aussi le pb ???

    Alors je dis stop et vive le CPE s’il me permet de ne plus etre considere comme une jeune diplomée. Je m’en fous de ne passer que un an au pres de cette entreprise si ensuite elle n’a plus besoin de moi. j’aurai une expérience profssionnelle , je ne ferai plus peur au recruteur !! de plus, dans le privé rare sont les personnes qui font leur cariere dans une mm entreprise....

    et puis soyons réaliste, le cpe n’est valable que jusqu’a 26 ans !!! apres non...

    Alors ca suffit...

  • SLR soutient l’appel à la manifestation du 7 mars contre le CPE.

    16 mars 2006

    je me permet de transmettre une reponse sans equivoque d’un economiste interrogé par le journal Le Monde et qui pour moi resume tout le problème du chomage des jeunes :

    Emploi des jeunes : le CPE est-il la bonne solution ?
    LEMONDE.FR | 06.02.06 | 09h49 • Mis à jour le 07.02.06 | 14h17

    L’intégralité du débat avec François Gaudu, professeur de droit à Paris-I, mardi 07 février 2006
    (Page 2 sur 4)

    A quoi est dû le chômage des jeunes en France, selon vous ?

    François Gaudu : Je dirais qu’il y a trois raisons différentes. Il y a une première raison qui n’a rien à voir avec le droit du travail, c’est la situation économique. Ce qui renvoie au débat sur l’euro, le protectionnisme, la préférence européenne, la politique de recherche, etc.

    Deux raisons me paraissent pouvoir faire l’objet de réformes : 1) On gère très mal le passage de l’école à la vie professionnelle, et on le gère de la pire façon qui soit, notamment pour ceux qui sont en échec scolaire, puisqu’on les fait "glandouiller" dans une cour d’école pendant trois ans sans qu’ils fassent des études. Ceux que les profs sont contents de voir partir, les entreprises n’ont pas envie de les voir arriver. On entend de plus en plus souvent certains milieux patronaux demander pour cette raison-là une réouverture de l’immigration. A mon avis, c’est donc plus un rejet des comportements de la banlieue que d’un rejet racial. D’après ce que je vois, les entreprises se fichent de la couleur des gens qu’elles emploient. Moi, je suis au fond plutôt favorable à l’idée de l’apprentissage à 14 ans, à condition qu’il y ait plus d’inspecteurs du travail, d’inspecteurs de l’apprentissage, etc. D’autant plus que cela met les jeunes en contact avec des hommes qui n’ont pas fait d’études non plus mais qui ont réussi ensuite et dont une partie est issue de l’immigration. Car finalement, les chefs d’entreprise issus de l’immigration, c’est plutôt dans l’artisanat et les petites entreprises qu’on va les trouver que dans les grandes multinationales.

    2) Une partie des jeunes qui font des études supérieures s’inscrivent dans des filières qui n’ont aucune utilité prévisible, sauf d’apporter de la culture générale. Donc forcément, à la fin de leurs études, ils vont être déclassés. Et finalement, une partie du chômage des jeunes s’explique par ces études qui ne mènent à rien, le déclassement et le temps qu’il faut pour s’y résigner. On voit bien d’ailleurs que suivant les filières, le type d’établissement où on est, les statistiques d’insertion ne sont pas du tout les mêmes. Là aussi, il faut professionnaliser. On ne peut pas faire faire à une partie entière de la jeunesse des études de psychologie ou de sociologie, par exemple, qui ne servent à rien. Les pays du nord de l’Europe qui s’en sortent mieux que nous n’inscrivent pas en masse les bacheliers n’importe où, comme nous le faisons.

    Cela dit, je vois maintenant des jeunes très qualifiés qui se traînent de stage en stage uniquement parce que les entreprises profitent de la situation. Donc là, il y a quand même un vrai problème, car dans les statistiques ils doivent être chômeurs, alors qu’en fait ils sont en train de faire un travail productif. Mais sous-payé. Le rapport du Conseil économique et social qui parlait des stages donnait une estimation à 800 000 stagiaires. Le chiffre n’est pas sûr, mais il est vraisemblable qu’il y a 100, 200 ou 300 000 jeunes qui sont en train de travailler sans être payés.

    • SLR soutient l’appel à la manifestation du 7 mars contre le CPE.

      17 mars 2006

      N’oublions pas qu’il y a aussi des dizaines de miliers de jeunes qui sont en stages ou en doctorat et qui travaillent gratuitement dans les laboratoires publiques. Ces même jeunes qu’on jette comme des vieilles chaussettes à la fin de leurs efforts en leur disant : "Y’a rien pour toi ici mon gars" Des jeunes qui doivent sans cesse faire des efforts, montrer leurs potentiels, multiplier les expériences, avoir pile poil la formation et les compétences qu’il faut, toujours bien répondre aux questions, sans droit à l’erreur ni à l’échec, pas être trop vieux ni trop jeune etc... Pendant qu’ils crèvent dans leurs galères, vous avez les directeurs de thèses qui passent directeurs de labos, des MCF qui obtiennent des HDR ou qui passent prof grâce aux travaux des jeunes qu’ils ont exploité et ont viré comme des moins que rien.

      La jeunesse est mal traitée dans ce pays. Vous êtes responsables de cette situation et vous avez oublié que vous aviez une obligation envers eux. Pendant trop longtemps, vous avez été laxiste et avez profité du système en exploitant des jeunes au nom de la formation par la recherche laissant se dégrader leurs situations jusqu’au pourrissement. Aujourd’hui, la situation est explosive. Le CPE n’est qu’une insulte supplémentaire faîtes à la jeunesse parce que i) le licenciement sans motif existe à présent uniquement en France et dans aucun autre pays du monde et ii) sans vraie politique d’accompagnement des jeunes vers l’emploi et sans politique économique favorisant l’emploi, le CPE ne réduira pas le chômage et particulièrement celui des jeunes.

      Alors aujourd’hui, je trouve que c’est normal que des chercheurs et des enseignants-chercheurs se battent pour leurs jeunes parce que la recherche c’est l’avenir et parce que la jeunesse c’est aussi l’avenir et que vous en avez la responsabilité.

      Docteur en chimie au RMI.

  • SLR soutient l’appel à la manifestation du 7 mars contre le CPE.

    11 mars 2006

    "La formation et en particulier l enseignement superieur est la meilleure facon d eviter le chomage" : est ce une plaisanterie ? Ou un voeu pieu qui compte tenu du nombre actuel d etudiants effectuant des etudes superieures couterait une fortune.
    Je crois que le probleme francais reside certes dans un investissement insuffisant dans la recherche/enseignement superieur de la part de l Etat mais surtout des entreprises privees. Pour leur decharge, elles n y sont pas franchement incitees a y investir aussi compte tenu de leur image aupres des chercheurs publics.
    Un autre probleme est a mon avis le refus obstine et stupide de mettre des criteres severes d entree a l universite qui permettraient de limiter le nombre des etudiants qui de toute facon se trouveront sur le carreau 2-3 ans apres avec comme perspective le chomage. Cela autoriserait des condiitons correctes de travail pour tout le monde (enseignants et etudiants). Mais cela necessite de cesser de faire de la demagogie... pas gagne.

    • SLR soutient l’appel à la manifestation du 7 mars contre le CPE.

      16 mars 2006

      Je ne comprends plus très bien le lien entre SLR et le CPE ? Il me semblait que SLR était une force de proposition et de pression apolitique et acorporatiste qui du constat de la difficulté de la recherche française voulait contribuer à sa refonte. Bref, des objectifs très loin de cet appel à manifester....

  • SLR soutient l’appel à la manifestation du 7 mars contre le CPE.

    6 mars 2006

    Question bête ? L’argent vous le prenez où et à qui ?
    Avec le record mondial de prélèvements divers, de taxes et autres impôts, vous estimez peut-être que les entreprises ne paient pas assez ?
    Vous voulez que l’état intervienne dans tous les domaines, résultat : il ne peut être performant dans l’éducation et la recherche.
    A quand la privatisation des entreprises publics ?

    • SLR soutient l’appel à la manifestation du 7 mars contre le CPE.

      17 mars 2006

      Avec un petit peu d’imagination et de bon sens, je suis sûr que cela est possible. De toute manière, si rien n’est fait, ce sera la faillite...