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réactions à l'article «Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre»

  • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

    11 septembre 2007, par Joel

    Bonjour,

    Je suis tout d’abord assez surpris de répondre à un message aussi ancien (6 juillet 2007). Aucun message n’est paru depuis.Je souhaiterais donc savoir ou en est le mouvement SLR ? Est-il encore actif ?
    Pour répondre au précédent message. Nous avons vu maintenant les desseins du Président et du nouveau gouvernement.

    En effet, un certain nombre de textes de loi ont été votés rapidement en urgence cet été, concernant "l’autonomie des Universités" et je suis assez étonné de ne pas constater de réaction à ces textes.
    En effet, si l’on observe bien la nouvelle loi : le Président devient un dictateur tout puissant de son Université élu par un bureau restreint dont la majorité des membres sont extérieurs à l’Université (industriels, élus ...) d’ailleurs par forcément qualifiés scientifiquement mais certainement qualifiés sur le plan politique et/ou économique pour faire de nos Université non plus un temple du savoir, de la connaissance, de la recherche et de l’innovation mais celui de l’efficience, du technologique et de l’efficacité maximale sur le marché de l’emploi. La gouvernance étant laissée aux imbéciles sortis d’une école qui forme à savoir tout sur rien et rien sur tout (ils se reconnaîtront et ils sont responsables). Bref, pour ces gens, il s’agit de transformer nos Universités. C’est sans doute nécessaire mais pas pour détruire des traditions séculaires. En effet, Nos Universités ont formés des millions d’étudiants et produit bon nombre de prix Nobel. comme aux USA par exemple (qui ne peuvent pourtant revendiquer autant d’histoire, autant d’expérience), nos Universités devraient demeurer des temples de l’Art et de la Science. Ces Universités là, il est aujourd’hui question de les transformer en pourvoyeur de techniciens ? Est-ce là le dessein de ce gouvernement que de transformer notre Université issue de Descartes, de Condorcet, d’Auguste Comte, de Lavoisier, de Pierre et Marie Curie... en une unité d’enseignement de techninicien au seul profit de la conjoncture industrielle et managérielle actuelle ?
    Il me semble toutefois nécessaire que nos étudiants, qui entrent à l’Université, sachent au moins lire, écrire et compter, c’est à dire moins de quinze erreurs d’orthographe par page et savoir faire une règle de trois. Environ 40% des étudiants ne maîtrisent pas ces connaissances élémentaires. Pourtant, ils ont obtenu leur Bac ? Soit il faut supprimer le Bac et établir des concours d’entrée à l’Université, soit il est nécessaire de rendre au Bac sa réelle valeur permettant de vérifier que les connaissances élémentaires sont bien acquises. J’avais oublié qu’aujourd’hui le langage SMS remplace le Français.
    De plus, on constate que les commissions de spécialistes (qui été élues et permanentes) n’existent plus et que des commissions ad’hoc (seront nommées et éphémères et non disciplinaires et en majorité constituées de membres extérieurs) par le président poste par poste ce qui est un privilège de plus et permettra de construire des dynasties de professeurs ou MC selon le bon plaisir du Président et de son CA, ce qui lui permettra d’organiser sa dictature et sa pérennité.
    J’espère que ce n’est pas vrai et j’espère que nous allons réagir car il me semble indispensable et obligatoire pour être admis à l’Université en tant que maître de conférence, d’être titualire d’une thèse d’Université ou bien d’obtenir une équivalence en raison d’une compétence scientifique qui puisse être évaluée par le Conseil National des Universités. Ainsi je réfute complétement l’arreté du 27 juin 2007 et notamment son alinéa 2° qui stipule qu’il suffit de 3 ans d’ancienneté pour être qualifié MC et de 5ans pour être qualifié PU sans autre précision sur l’évaluation de la qualité scientifique du candidat.

    Joel

    Professeur
    CNU 27

  • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

    6 juillet 2007, par annick danjou

    On croit rêver en lisant certaines contributions. Ce site est-il donc réservé uniquement aux anti- sarko que toutes les réactions positives envers les propositions de réforme du gouvernement doivent être combattues ?
    Sommes nous en train de débattre de l’avenir de l’Université et de la Recherche ou voulons nous tout simplement nous conforter dans l’idée que tout ce qui vient de la droite est pourri, que seule la gauche pouvait sauver la France et l’Université en particulier.

    Qu’a donc fait cette gauche lorsqu’elle était au pouvoir ? Le délabrement et la médiocrité de certaines universités ne se sont pas faits en un jour, les problèmes posés, de plus en plus dévoilés ne sont pas récents.
    Depuis quelques semaines le site se réveille et des textes fleurissent qui semblent vouloir apporter les bonnes solutions. Pourquoi ne les a t ’on pas trouvées ou proposées plus tôt ?

    J’ai le souvenir d’un ministre qui a voulu réformer l’Université et l’éducation en général, il était de gauche et connaissait parfaitement la situation étant lui même enseignant et chercheur. Pour un mot malheureux, on l’a mis à la porte sous la pression de la rue. Personne ne s’est alors préoccupé, après son départ, de trouver les remèdes aux maux de l’Université et de la recherche. Il a été remplacé par un démagogue, beau parleur, qui n’a rien fait au grand soulagement de ceux qui préfèrent les maux aux remèdes.

    Le mal est bien ancré, les mauvaises habitudes bien prises. A ceux qui dénoncent les vices cachés d’un système pernicieux on répond que tout le monde nous envie... je peux vous dire que c’est faux... si on nous a enviés autrefois, on a vite compris à quel point notre système est malade. D’ailleurs il n’y a pas foule sur les rangs des candidats étrangers à vouloir profiter de notre système soit disant idyllique.

    On parle beaucoup actuellement de transparence, nous naviguions donc en eaux troubles ?
    On dit aussi évaluation par les pairs, j’oserais la question : pairs ou compères ?
    On met l’accent sur des conseils scientifiques dont les membres doivent se comporter en rapporteurs intègres et juger les dossiers sur leur réelle valeur. Qu’étaient-ils donc jusqu’alors ?

    Trop de choses ont été dévoilées pour que rien ne se fasse. Et ce n’est pas en s’accrochant aux branches que nous sauverons les meubles.
    Il faut du courage, de la clairvoyance et beaucoup de remise en question de la part de ceux qui pensent que tout est beau au royaume de l’Université et de la recherche françaises.

  • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

    27 juin 2007, par ghislaine bouvier

    Bonjour à tous,
    en tant qu’enseignant-chercheur nouvellement recrutée, j’ai un avis très partagé sur la question des réformes. D’un côté, il y a les réformes nécessaires, car notre système souffre de graves dysfonctionnements, qui ont été très bien décrits par les contributeurs précédents. Je fais partie de ceux qui souhaitent un seul statut pour tous, car nous avons tous la meme formation, et la division actuelle enseignant-chercheur et chercheur temps plein est profondément injuste. Par contre les charges d’enseignement devraient être négociables, voire réévaluées au fil des évolutions de carriere, en fonction des aspirations de chacun.
    En ce qui concerne les financements sur projets, c’est déjà la réalité, non ? en tout cas dans ma discipline, les sciences de la vie.
    En revanche, ne soyons pas naîfs face à ce qui se fait à l’étranger, notamment aux Etats-Unis, ou le système est ultra-compétitif. Est-ce cela que nous voulons vraiment ? Cela veut dire en général une vie privée inexistante, faire des enfants et les élever n’en parlons meme pas, les vacances on tire un trait dessus. Appelons un chat un chat, et n’ayons pas peur de passer pour des fainéants, il faut aussi parler de ça. Les post-docs qui veulent rentrer en France aspirent aussi à retrouver cette qualité de vie que bien des pays nous envient, les précaires qui nous entourent également. La description de la situation italienne par C.Prat est très juste, une collègue en thèse à Milan pourrait le confirmer.
    Maintenant, je serai très critique envers le comportement des enseignants-chercheurs déjà en poste, qui traitent effectivement les candidats comme des étudiants, qui ne font montre d’aucune volonté de changer les choses une fois qu’ils ont leur poste et profitent tant qu’ils peuvent du système qu’ils critiquent. Pour avoir vu le fonctionnement et les élections d’une commission de spécialistes de l’intérieur, je suis pour que ce mode de recrutement soit réformé ! et le système le plus intelligent me semble effecitvement de passer par des commissions de spécialistes régionales. De toute façon, nous avons trop d’universités, il faut les regrouper, et oui je pense que le double système EPST / fac est à refonder completement.
    En bref, je pense qu’il y a beaucoup à faire, à réfléchir, à proposer, et que faire passer une réforme en pleine période estivale, pour profiter de l’"état de grâce", n’est pas admissible, compte-tenu des enjeux et de la gravité de la situation. Rien que ce motif suffit à etre critique vis-à-vis du gouvernement, et meme les plus pro-sarko pourraient le reconnaitre, non ?

  • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

    25 juin 2007, par Christian Prat - Chercheur à l’IRD -

    et ben ! manifestement, de nombreux chercheurs ont voté Sarko et sont très contents de la réforme de l’ens. sup et de la recherche proposé par le nouveau président.
    Nous avons donc droit aux habituels couplets anti syndicalistes primaires, contre la bureaucratie, que les fonctionnaires sont des faignants et inutiles, etc, etc... Alors, plutot que de réagir en apportant des arguments à ceux qui ne veulent pas les entendre et que l’on peux trouver déjà dans pas mal d’endroits, je prefere juste donner un témoignage REEL de ce que sera la vie des chercheurs grace a cette reforme... puisque c’est deja la vie de la plupart de nos collegues dans le monde !
    Je ne sais pas si tous ces braves collègues ont déjà vécu sous le système dont ils rêvent mais moi, je le vis via mes collègues latinos qui fonctionnent sur le système US, systeme qui sert de "référence" à Sarko. Je peux donc vous dire que la bureaucratie continue a exister.. et est mm pire que chez nous, que la recherche est pilotée par qq mandarins, que la course aux financements est permanente (d’ou une vie personnelle catastrophique !) et se fait sur des sujets liés à l’actualité politique ce qui n’a pas forcemment gd chose à voir avec les intérets de la science à moyen et long terme, que les emplois pour etre contractuels sont obtenus par copinage + que sur la qualité scientifique... d’autant qu’il y a de moins en moins de candidats puisque les jeunes, dégoutés par ce qui se passe, font de moins en moins d’etudes scientifiques et preferent faire du droit et du commerce (avenir assuré et rentable !). Une minorité d’université ont un niveau de classe internationale car evidement, l’argent va a l’argent, personne n’imaginant investir dans une université de province inconnue (ou si peu !). Du coup les postes interessants, deja en soit extremement limités, font l’objet de tt les désirs... et donc de tt les compromissions et soumissions. Là encore, la selection ne se fait guere sur des criteres scientifiques....

    Qt aux syndicats, qd ils existent, ils sont la planche de salut du personnel face aux dictacts des politiques et des mandarins... et naturellement , ils n’ont plus aucun rôle dans l’évolution de la recherche au niveau national ni mm local.

    C’est sur qu’avec le systeme proné par Sarko, les petites universités vont se retrouver dans une situation merveilleuse : qui voudra aller à Tours faire de la recherche alors que les moyens seront concentrés dans 5 ou 6 gd villes ? Que se passera t il pour les jeunes qui veulent faire de la recherche et qui n’ont pas les moyens de se deplacer ailleurs ? Qu’elle type de recherche feront nous avec EADS et TF1 comme sponsors ?

    Et puis en guise de conclusion, allez voir ce qui se passe en Italie ou Berlusarkozi a deja mis en place les reforme de Sarkoberluscozi : resultats ? en 4 ans il y a plus de depart de scientifisques italiens qu’au cours des 25 dernieres années ! C’est une situation pourtant incompréhensible puisque avec bac +8 les chercheurs sont payés au SMIC, avec des contrats annuels.... ca fait pourtant rever non ?

    De tt facon, dans moins de 5 ans, il y aura plus de chercheurs chinois que de chercheurs occidentaux (japon compris) alors, il n’y aura plus qu’a aller sous traiter la recherche là-bas... Mais au fait ! c’est déà commencé ! Alors camarades sarkosistes, plus aucune hésitation : pour combler vos rêves et ne pas vous contentez de reformettes franchouillardes, vous devez aller vers le vrai "libéralisme" et vivre en Chine. Bon courage ! Qt à moi, je préfere défendre la spécificité française et servir de modèle aux autres... qui rêvent de nous imiter !

    En tous les cas, la situation est grave et il est urgent de continuer à agir. Les propositions des assises de SLR ainsi que celles des syndicats sont les bonnes bases a suivre et a opposer a celles qui ne visent qu’a detruire l enseignement superieur et la recherche en France afin de les mettre aux services de quelques un...

    PS : au fait, pourquoi les gens ne s identifient pas dans ce forum ? Pourquoi utiliser des pseudos ? Les intervenants savent ils de quoi ils parlent réellement ? sont ils des chercheurs ? Alors, un peu de courage (peur de quoi au fait ?) et présentez vous !

  • Pour que la recherche française joue dans la cour des grands

    25 juin 2007, par Marc Shapiro, DR INRIA

    Alors que la recherche française est en crise, la réponse ne peut pas
    être la crispation sur l’acquis.

    Si on veut être au niveau international, il faut se placer dans la
    compétition : le financement de projets doit donc se faire sur le
    critère d’excellence. La division figée enseignant / chercheur temps
    plein doit faire place à une répartition flexible du temps de travail
    selon l’activité. Enfin, il faut responsabiliser les jeunes recrutés et
    les payer au niveau international. Tout cela suppose des instances de
    financement et d’évaluation rigoureuses et indépendantes. De ce point
    de vue, les projets du gouvernement semblent aller dans le bon sens. Le
    financement sur projet est un bon aiguillon et évite le saupoudrage.
    L’université prélève un préciput pour lisser entre équipes et sur la
    durée, et pour financer des projets novateurs.

    En contre-partie, il faut aux chercheurs des garanties de stabilité et
    de durée. Une thèse devrait être financée sur quatre-cinq ans, et
    deux-trois ans pour un post-doc. Un chercheur nouvellement recruté doit
    être assuré de pouvoir développer sa recherche pendant six-sept ans.
    C’est pour ce genre d’avancées que les syndicats et SLR devraient se
    battre.

    Enfin, il faut poser la question de l’emploi des docteurs dans
    l’industrie.

  • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

    23 juin 2007, par bobsponge

    Bravo pour ce copié-collé des textes syndicaux. Ce projet est certainement le seul bon projet de ce gouvernement. Il sert l’intérêt des étudiants des universités. L’unef, SLR et les syndicats devraient arrêter de s’agiter. Ce projet est même le minimum pour assurer peut-être la survie de nos universités sur la scène internationale. Evidemment qu’il faut sélectionner au niveau Master ! Quand on voit le niveau actuel, cela ne souffre aucune question. Evidemment, que les CA doivent être resserrés. Evidemment qu’améliorer la gestion, donner les murs, et accroître les pouvoirs des présidents est nécessaire. Le seul point négatif est d’avoir mis en option des choses qui devraient être pour toutes les universités. Ce qui est malheureux c’est de ne pas reconnaître l’urgence de faire cette réforme et de brandir des menaces. Réclamer des budgets mais ne faites pas grève bloquez pas !

  • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

    13 juin 2007, par clochette

    Mr sarkozy a au moins une action qui a le merite de faire avancer le débat au niveau de la France. Nous sommes en effet les seuls en europe et dans le monde (sauf peut etre ne chine ?) à être des chercheurs fonctionnaires et du coup subir une administration titanesque qui nous etouffe. Le fait est que l’autonomie des universités dans sa version positive aurait le merite de permettre aux universités de gerer leur budget de recrutement des postdocs et des chercheurs sur projets (c’est dur à concevoir mais c’est la réalité hors de nos frontières...) . Le truc c’est que notre loco de fonctionnaires (il y a encore des recrutements fonctionnaires en 2007 , ca fait donc un pool de chercheurs-enseignants fonctionnaires à gerer pour au moins 40 ans....) se heurte au TGV qui trépigne a la frontière avec des postes moins surs , plus mobiles , mieux payés et a priori plus ouverts vers l’étranger (postdocs français en mal de retour compris...) : on peut rêver... on est formés pour ça, non ?
    Il faut donc gerer les deux sillons, celui du TGV et celui de la loco de manière logique en mettant un chauffeur pour chaque rame avec des controleurs et un chef de gare qui doit géréer les deux arrivées de train...ca marche assez bien à la SNCF (si, si, j’en entend qui ricannent mais on est pas les plus mal lotis..)et pourtant ils n’ont pas tous une thèse !! Il suffit d’aider les passagers à descendre de la loco sans tomber sur la voie et leur donner un billet pour le TGV, histoire d’alleger la fameuse loco..cest pas beau l’avenir en marche ?

    • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

      14 juin 2007

      J’aime beaucoup ce genre de reaction (assez abscon et fortement teintee d’ideologie). Je fais parti de ceux qui sont favorables a une reforme profonde des universites. Mais deux types d’ideologues me font peur : les syndicalistes purs et durs, avec des euilleres en beton arme, et les groupies (au sens le plus bete du terme) des ultraliberaux (dont des sarkozystes, apparemment encore plus liberaux que leur maitre a penser qui, je crois, est accessible a la raison et au pragmatisme). C’est a cause de ces 2 types d’extremisme, et je dis bien les 2, que l’on ne peut jamais avancer sereinement et efficacement en France. Bon, j’espere que ce que j’ecris pourra etre publie sur ce site qui est modere, desole et merci.

    • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

      18 juin 2007

      Bonjour clochette,

      avez-vous un poste permanent dans la recherche, i.e. faites-vous partie de ces nombreux fonctionnaires que l’administration "etouffe" ? si oui, rien ne vous empeche de demissionner de votre poste actuel et retourner en post-doc afin de profiter pleinement de la soit-disant future autonomie des universites. Si vous faites partie des precaires, des non permanents qui sont eux legion, merci de ne pas jouer a Tartuffe (cachez-moi ce fonctionariat que je ne saurais voir).

      En tant que precaire, j’en ai franchement assez d’entendre le discours de fontionnaires de la recherche bien etablis critiquer le fonctionariat dont ils profitent. Nous les precaires voulons aussi la securite de l’emploi afin d’investir dans notre vie et celle de nos enfants.

      Connaissez-vous ce vers de Lucrece commencant par "suave mare magno..." ? il resume le contentement des fonctionnaires de la recherche de votre espece qui observent, heureux de leur sort, les perils auxquels les precaires sont soumis. Heureusement, il existe des fonctionnaires qui ne crachent pas sur leur fonctionariat !

      Cordialement,

      H.

      • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

        24 juillet 2007

        Bonjour H..
        Non je ne suis pas précaire,oui je l’ai été durant mes études et un peu ensuite, oui je me suis battue et j’ai eu de la CHANCE (c’est con ) oui je suis MdC, non je n’ai pas un poste plan plan, oui je me suis mise en dehors des clous, oui je rale,de façon parfois incompréhensible pour ceux qui écoutent à moitié, je travaille j’agis et je redige lettre ou petition à nos ministres pour modifier un statut de mdc et de prof que je trouve bien mais qui manque de souplesse et permet à beaucoup de se planquer bien chaudement alors que ceux qui veulent bosser et veulent juste avoir les coudées franches sont encerclés et mis aux oubliettes ,
        l’EN doit rester dans le giron de l’état selon moi, sinon on est foutus, mais ça c’est mon opinion hein... Non je ne suis pas POUR une automonie totale des universités qui fera tout et n’importe quoi, oui je serai idealement pour une université gérée nationalement qui donne ses chances à tous, interdisant des diplomes "à l’achat", melant un peu le partenariat dans les labos pour le bien des labos , de la recherche et des étudiants, oui je crois qu’on peut faire de la recherche avec des industriels même si on a une thèse de philo, et je pense que si il faut mettre un coup de pied dans cette fourmillière et bien ça a l’air d’être la bonne époque ! J’espère que je ne finirai pas ma carrière sans avoir vu le recrutement des chercheurs changer pour un système transparent et national ouvert aux post docs qui marinent à l’étranger. De toutes façons on y peut pas grand chose, alors autant voir ce qui va se passer, j’ai un certain doute sur le potentiel de soulèvement des étudiants, profs et autres syndicats un peu mous...l’administration m’étouffe oui, mais ce que nous faisons me plait, alors pourquoi démissionner dans tous les sens du terme alors que je peux essayer de changer les choses de l’intérieur ? Bon je me suis fait jetée de la commission de spécialiste pour avis pas assez pro-maison, je me suis fait jeté par l’administration pour avoir exigé du matos pour mes étudiants, je me suis faite jetée de mon labo pour ...avoir été une femme , mais bon je pense un jour trouver un moyen pour faire un peu , un tout petit peu changer cela
        et non je ne crois plus au père Noel depuis 1976, je pense que si Dieu existe il doit être bipolaire

  • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

    9 juin 2007, par J.

    Malgré une volonté de faire avancer les choses, votre article m’apparait particulièrement cynique, en particulier sur le point consistant à s’inquiéter du fait que les "étudiants commencent à deserter les laboratoires français". L’université et la recherche française, au-delà des problèmes de moyens et de politique générale, ne paient-elles pas le prix d’un corporatisme diabolique qui est la première cause de sclérose du système ? Je suis moi aussi particulièrement concerné : titulaire d’un diplome supérieure d’une grande école, docteur en 21ème section et qualifié en 71ème, je suis d’un profil interdisciplinaire qui fait particulièrement peur aux commissions de spécialistes enfermées dans un dogmatisme positiviste à tout épreuve. Si je vais quitter le systèmes français, ce n’est pas faute de moyens (environ 50 postes de MCF offerts cette année en 71ème section), c’est écoeuré par l’étroitesse d’esprit de nos commissions de spécialistes. Alors peut-être, sur la question de l’emploi des enseignants-chercheurs, serait-il temps pour l’université française de cesser de se plaindre du manque de moyen et de l’inefficacité des gouvernements, pour commencer à se demander pourquoi elle n’est pas capable, en interne, d’opérer une révolution des mentalités seule à même de donner envie aux jeunes docteurs de ne pas déserter les laboratoires français, après avoir tenté en vain de s’y faire une place.
    J’eusse moi aussi aimé trouver un argumentaire un peu plus convaincant, et il est à craindre que les propos dénigrant systématiquement et à priori toute action politique à venir ne soient contreproductifs en donnant du grain à moudre à ceux qui estiment que le premier pb de l’université, ce sont les universitaires.

    • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

      12 juin 2007

      Bonjour,

      Hum, je suis un peu sceptique a la lecture de cette contribution.
      Effectivement, entierement d’accord pour dire qu’il faut revoir les
      modes de recrutement (en particulier, il faudrait arreter, pour
      certaines sections, de ne faire que des recrutements locaux : c’est
      cela entre autres qui tue l’Universite). Maintenant, j’ai des doutes
      sur votre cas particulier. Docteur 21eme qualifie en 71eme. Mouais.
      Etes-vous sur qu’un tel profil interesse en dehors du systeme
      francais ? Pas sur du tout. Et, au risque d’etre polemique, je me demande
      vraiment si l’Universite a interet a continuer a donner autant de postes
      a des sections telles que la 71eme.

      • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

        19 juin 2007

        "Docteur 21eme qualifie en 71eme. Mouais. "

        Merci beaucoup de cette appréciation solidement argumentée.

        Il est évident que le mot interdisciplinarité n’a aucun sens pour vous et que vous avez une rancoeur personnelle à l’égard de la 71ème section. Il aurait été honnête de nous expliquer pourquoi.
        Je vous invite à relire (ou suggère de lire) une sorte de manifeste que publiait en 2002 le CNRS dans son projet d’établissement 2002 sous le titre "construire une politique scientifique" (http://www.cnrs.fr/strategie/telech...), notamment les pages 26 et suivantes. Vous y trouverez de quoi ouvrir un peu votre esprit scientifique, certainement enfermé dans votre section d’origine dont vous ne nous dites pas quelle est-elle :

        "L’interdisciplinarité est un enjeu majeur pour le CNRS et la richesse disciplinaire du Centre est un atout déterminant pour sa mise en oeuvre. Cette interdisciplinarité est aujourd’hui requise par la plupart des grandes thématiques autour desquelles s’organise la recherche fondamentale et l’étude des systèmes complexes est devenu l’un des moteurs les plus puissants du progrès scientifique."

        Aussi vous me permettrez d’être à mon tour sceptique sur l’intérêt de votre contribution qui dénigre mon parcours personnel sans rien y connaitre.

        Au moins reconnaissez-vous le problème des recrutements locaux.

  • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

    8 juin 2007

    On a le sentiment que la communauté scientifique (en tout cas une partie) s’inquiète toujours et très rapidement des projets proposés, en particulier lorsque ceux ci n’émanent pas de la gauche.
    On cherche toujours et encore ce qui se cache derrière les apparences, derrière les mots, derrière les explications... C’est un peu fatigant cette attitude constamment négative.
    Depuis 2004, on voit bien que peu de choses ont été faites et que l’engouement du début du mouvement SLR s’est vite essouflé. Tous ceux qui s’étaient indignés, qui avaient "démissionné" (si on peut appeler cela comme ça) se sont vite tus. Les problèmes sont restés, les expatriés ne sont pas rentrés, les conditions ne sont pas améliorées, l’Université est toujours aussi délabrée et peu respectée, les copinages ont encore pignon sur rue, les promotions à l’ancienneté font toujours l’unanimité etc...etc...
    Alors que veut-on au juste ? Un changement ou une continuité. Je constate que bien souvent, chez nous, on veut tout changer et tout réformer sans rien toucher.

    • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

      21 juin 2007

      Je suis entierement d’accord avec ce que vous dites. C’est vraiment fatiguant de constater que le SLR luttle plutot pour conserver leur statut CNRS et a part les grandes
      lignes ideologiques ils n’ont pas des vrais idees de reformes de l’universite. Mais pourquoi pas un statut unique de ens-chercheur pour tout le monde ?
      J’ai un soupcon que une parti de nos compatriots cnrs se croit mieux que les universitaires ..........

  • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

    8 juin 2007

    Après la lecture de ce texte, je me désolidarise de SLR.

    Je travaille dans un laboratoire qui est une unité mixte par excellence puisque nous avons 5 ( !!) tutelles : CNRS, INRIA, INPG, UJF, UPMF. Avez vous une idée de la complexité que cela génère ? Que nous voulions signer une convention avec un autre établissement, valoriser un produit, voire même simplement modifier un texte aussi "bête" que notre charte informatique... c’est l’usine à gaz. Il nous faut simplifier tout cela ! Alors oui au regroupement local des universités et il faudrait aussi peut-être revoir la place du CNRS comme organisme de recherche.

    Avec des laboratoire pilotés uniquement par des universités plus autonomes, contenant des chercheurs-enseignants et des chercheurs sans enseignement, on simplifierait de beaucoup l’organisation de la recherche qui occupe une part beaucoup trop importante de notre temps de recherche ! De plus, on pourrait moduler les temps d’enseignement de chacun au vu de la production en recherche, ce qui serait tout bénéfice pour la recherche, et pour nos étudiants.

    Je ne dis pas qu’il ne faut pas être vigilant sur ce que nous prépare le gouvernement, mais parfois, pour réformer il faut savoir casser quelques oeufs.

    Cédric

  • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

    7 juin 2007, par Louis Granboulan

    L’article n’est pas très convaincant.

    Le constat 1, une attaque ad hominem, est basé sur l’hypothèse que toute bonne évolution du système d’enseignement supérieur et de recherche français doit être consensuelle. Fillon aura beau jeu de répondre que les corporatismes rendent ceci impossible.
    Le constat 2 se base sur la peur du financement à court terme, à laquelle Fillon pourra répondre que le financement des personnes reste en majorité à long terme (fonctionnariat) et que le financement par projet de l’activité prévoit par exemple le financement de recherches fondamentales. Il se base aussi sur la critique du contrôle politique de la recherche, à laquelle il est facile de répondre qu’il s’agit non pas de contrôle mais de pilotage, et qu’il est normal que les représentants du peuple français décident des orientations de la recherche française.
    Il y a aussi, dans les constats 2 et 3, la crainte d’un affaiblissement des organismes de recherche. Il serait pertinent d’expliquer en quoi l’existence des organismes de recherche est nécessaire au bon fonctionnement de la recherche française.
    Etc.

    Autrement dit, cet article ne peut convaincre que des personnes déjà convaincues. J’aurais préféré que SLR cherche à élargir son auditoire, afin de pouvoir continuer à prétendre représenter une portion substancielle de la communauté scientifique française.

  • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

    7 juin 2007, par C

    Je me permets de faire un commentaire sur l’un de vos points importants : « …attirer les étudiants qui commencent à déserter les laboratoires français ! » Apres un PhD nous sommes ‘obligés‘ de partir a l’étranger pour faire un post-doc afin de faire ‘nos preuves’. L’idée n’est pas mauvaise, voir même plutôt enrichissante…. Mais comment revenir ? Vu le système très lourd de recrutement (système, qui souvent ne nous respecte pas en tant que professionnel et continue à nous traiter comme des étudiants !) je pense que seuls ceux qui veulent vraiment revenir en France (home sick !) s’obstinent à faire les démarches… et cela n’est en aucun cas lié a leurs qualités de chercheur et leurs ambitions professionnelles.

  • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

    7 juin 2007, par anonyme

    Bonjour,

    Comme beaucoup, je fais parti des gens qui ont commencé à soutenir ce mouvement puis comme beaucoup j’ai été déçu. Surtout quand on est expatrié.

    Tout d’abord en 2003, puisque ce mouvement n’a pu s’empêcher de tomber dans le piège de Chirac la création de l’ANR...C’est à dire la création d’une nouvelle machine de fonctionnaires pour controler d’autres fonctionnaires. Bon c’était un moindre mal puisque l’ANR permet à quelques labos en perditions de récupérer quelques post-docs et PhD en se cassant un peu la nénette (ce qui peut être une forme d’autonomie pour certains chercheurs de ne plus devoir dépendre de leur administration directe pour avoir un post-doc). Certes, pour un jeune chercheur qui enchaîne les post-docs l’avenir est sombre...mais bon, ça fera comme aux USA, la France ne formera plus d’étudiants mais profitera des étudiants (bien) formés dans des pays à moindre coût.

    En fait ce qu’il faut comprendre c’est qu’il n’y a pas assez d’argent pour entretenir 2 systèmes les universités et les Grandes écoles.

    Aujourd’hui 2007, ce mouvement va tomber de nouveau dans un piège (avec l’autonomie) en voulant sauver des vieux meubles (notamment, les Unité mixtes de recherches dans lesquelles une chatte ne retrouverait pas ces petits). Vous allez sacrifier ce qui à mon avis permettrait de sortir de l’ornière avec une bonne négociation....
    Notamment ce mouvement devrait demander l’autonomie totale des universités en terme de gestion, de moyens financiers , de politique de personnel/recrutement (ce qui me fait bien rigoler) et de programme d’enseignement.

    Quand à l’emploi scientifique en France, il est réservé aux ingénieurs voir aux docteurs ingénieurs non seulement dans le privé mais y compris au CNRS, CEA, INSERM etc....où les meilleurs plans de carrière leur sont réservés. D’ailleurs, il est impossible de rentrer dans un de ces organismes sans faire parti du sérail. Et je dirai que les ingénieurs profitent d’une meilleure formation en langues, en management etc...ce qui est rare à l’université.

    Les universités essayent de sauver quelques uns de leurs meilleurs étudiants en les recrutants en MCF ce qui engendre une accumulation de chercheurs aux profils identiques et travaillant sur les mêmes sujets.

    En conclusion, je dis au lieu de se retrouver dans une semi autonomie qui va être encore un moyen de gaspiller de l’argent, demandez une autonomie totale qui permettent de choisir les étudiants et aux étudiants de choisir avec des vrais moyens derrière chaque étudiant.(ce n’est pas en maîtrise qu’il faut expliquer que les publications sont anglais alors que celà fait 4 ans que l’étudiant n’en fait plus). Arrêtez de profiter des étudiants "chair à canon" qui permettent de faire tourner le système et dont vous savez très bien qu’ils n’ont aucune chance ni dans le privé ni dans le public. D’ailleurs il a fallu 10 ans aux étudiants pour le comprendre puisque les filières universitaires se plaignent de la désertion de leurs bancs notamment en sciences.
    Quand je vois comment se passe les concours de MCF où les discussions des étudiants tournent autour de savoir qui est le plus en vue dans le jury. Je me dis que la science est perdante. Bien que souvent les candidats soient très bons puisque formés par les membres du jury les plus en vue. Mais bon avec un tel système qui peut encourager son fils d’aller à l’université ?

  • Autonomie : attention, un train peut en cacher un autre

    7 juin 2007, par Yannick.

    Bonjour,

    Comme vous le dites cela fait moins d’un mois que N. Sarkozy a pris ses fonctions. Il est prematuré de parler de politique nationale de la recherche qui plus est, lorsque les élections législatives ne sont pas encore passées.
    Le gouvernement actuel n’étant pas dans sa forme définitive, j’estime que de tels propos révèlent une position qui se veut délibérément négative. Au jour d’aujourd’hui, il convient de noter que seul l’actuel gouvernement s’inquiète sérieusement de l’avenir de la recherche. Pour ces raisons, les conditions actuelles sont certainement plus propices à un dialogue sérieux et productif qu’elles ne l’étaient en 2004.
    A un moment donné, il faut cesser de diaboliser les instances décisionnelles.
    La création des assises SLR est de mon point de vue une excellente chose qu’il convient de ne pas ternir par des propos péjoratifs à outrance. Nous avons les moyens maintenant de discuter et d’être écoutés relativement aux problèmes rencontrés par la recherche en France en termes de dynamique, de moyens et de recrutement.
    Enfin, je suis particulièrement concerné par les réformes à venir. Ayant obtenu mon doctorat en 2005, j’aspire à poursuivre mes activités de recherche actuelles ce qui n’est pas le cas de bon nombre de jeunes docteurs. Je suis tous les jours confrontés à des départs de collègues ("fraichement diplômés") dans l’industrie, loin de la recherche, faute de soutien de leur entourage. Je déplore également les propos de nombreux chercheurs en poste qui, s’ils soulignent justement les difficultés actuelles de la recherche, ne font cependant rien pour aider les jeunes docteurs à assurer la continuité d’une recherche dynamique et de pointe en France.
    Ainsi, avant de jeter la pierre au gouvernement, aidons-nous nous mêmes.

  • Prenons Nicolas Sarkozy au mot sur ses promesses

    7 juin 2007

    Je rappelle qu’il y a dans le programme de Nicolas Sarkozy au moins un élément très positif.

    Dans son discours de Maisons Alfort le 2 février, il déclarait de façon très précise :
    "Je m’engage à instaurer un système comparable à celui des IPES, qui jadis permettait aux bons élèves qui se destinaient à l’enseignement de financer leurs études."

    J’aimerais que des voix s’élèvent pour lui rappeler cette promesse de campagne. Après tout, il est peut-être capable de réaliser ce que le PS n’a même pas réussi à promettre...