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réactions à l'article «Sarkozy de S à Y : une vision étroitement utilitariste de la recherche et de l’enseignement supérieur»

  • Sarkozy de S à Y : une vision étroitement utilitariste de la recherche et de l’enseignement supérieur

    3 juillet 2007, par Jacques Labiche Prof. Univ Rouen

    Bonjour,

    J’ai assisté à l’atelier 2 des assises de ce lundi 2 juillet.
    Je suis consterné par l’engluement des acteurs du supérieur dans les propositions d’une réforme qu’ils n’ont pas voulu et dont le cadre imposé ne leur permet pas d’élaborer des propositions constructives.

    Je suis à quelques mois de mon départ à la retraite ; l’achèvement de la destruction, déjà bien entamée, de l’université est d’autant plus difficile à vivre que l’on ne sent pas poindre de nouvelles structures susceptibles d’assurer toutes les missions qui lui étaient dévolues.

    J’ai été parmi les premiers directeurs d’unité démissionnaires à Rouen lors de la création de Sauvons la Recherche, maintenant j’attends les nouvelles propositions citoyennes et non corporatistes, mais je ne les vois pas venir...

    Merci de me faire savoir où sont les nouvelles forces de proposition, si elles existent.

    Cordialement,

    Jacques Labiche

  • Sarkozy de S à Y : une vision étroitement utilitariste de la recherche et de l’enseignement supérieur

    22 juin 2007, par un chercheur révolté

    j’ai travaillé pendant quelques années au USA et je témoigne de l’inhumanité de ce système car il repose, pour les jeunes chercheurs, sur la précarité. C’est ce modèle là que l’on veut nous IMPOSER mais avec une touche colbertiste beaucoup moins libertaire que ce que l’on peut trouver aux USA. Les chercheurs américains le reconnaissent aussi : l’évolution actuelle des financements sur projet ne leur permet plus de mener des projets fondamentaux à long terme, chose qui est encore possible en France GRACE au CNRS et au fonctionnariat qui octroie aux personnels chercheurs une liberté totale tant sur leurs orientations scientifiques que sur leur mobilité géographique. C’est cette liberté que l’on veut nous supprimer. Cette réforme s’aligne sur une vision ultra libérale de la Recherche vue par certains à gauche et par tous à droite comme un outil de la guerre économique. Les scientifiques ne sont pas des petits soldats !!!

    On nous annonce le transfert des personnels du CNRS vers l’université ?

    Je désapprouve le transfert des personnels CNRS vers l’université pour une simple raison : elle est contraire à la loi, elle implique la destruction du statut et la perte de droits justes, acquis de longues lutte.

    Cette réforme projetée est un retour en arrière et pas une entreprise de progrès. Bien sur il se trouvera toujours quelques opportunistes pour tirer une épingle du jeu et pour entonner des refrains jésuitiques sur la "nécessité de faire évoluer le système pour qu’il ne coule pas"...ce sont ceux la même qui ont fait le lit de cette "brillante" réforme !

    Aussi rappelons que les principaux responsables de la situation actuelle sont les gouvernements de droite et même de gauche (je pense au sieur Allegre en particulier) qui ont contribué à divers degrés à amoindrir l’efficacité structurelle du CNRS et plomber l’influence du Comité National de la Recherche Scientifique, seule instance d’évaluation étant élue par les pairs au 2/3 de ses membres.

    En tant que chercheur au CNRS je refuse la violation de mon contrat de travail, je refuse d’être livré à la camora universitaire locale, je refuse qu’un gouvernement mette en danger ma vie et celle de ma famille.

    Je refuse le diktat de la CPU qui s’est muéée en MEDEF des Universités.

    Je refuse ces réformes car je suis encore un homme libre...pour combien de temps encore ?

    J’appelle tous les chercheurs à entrer en résistance active contre ce gouvernement.

  • Sarkozy de S à Y : une vision étroitement utilitariste de la recherche et de l’enseignement supérieur

    19 juin 2007

    C’est quoi un nanti pour H. Audier ?

    D.