L’Association "Sauvons la Recherche" Groupes de travail Comités loc. et transv. Université de printemps 2011 EUROPE
Accès thématique Emploi et précarité Communiqués de SLR Actualités communiqués partenaires
Médiathèque Les archives Documentation revue de presse Tribunes et Contributions
accueil contact plan du site admin
caractères +caractères -
article
réactions
signatures (74)
Accueil / communiqués partenaires / Résolution sur le recrutement des universitaires

réactions à l'article «Résolution sur le recrutement des universitaires»

  • Résolution sur le recrutement des universitaires

    7 mars 2009, par henri456

    Universitaire, je connais au moins un enseignant-chercheur signataire de ce document, qui n’a rien fait depuis quelque 30 ans en recherche - pas une publication, ni aucun travail. Il faut avoir un bel aplomb !

  • Résolution sur le recrutement des universitaires

    11 juillet 2007, par Antoine Laprade

    On ne peut pas vraiment dire que les décisions de classement des commissions de spécialistes soient indiscutables, impartiales et justes. Les recrutements à l’Université se font par cooptation : ce qui est loin d’être un gage d’excellence scientifique... au regard de nombre de recrutements de candidats locaux ou des poulains de tel mandarin d’un département qui recrute. Il est temps que ce système de recutement soit remplacé et que les enseignants-chercheurs se préoccupent de leur enseignement et de leur recherche plutôt que d’employer leur énergie à s’investir dans des stratégies de politique académiques.
    Il parait nécessaire que le recutement des scientifiques s’oriente vers davantage de transparence et d’indépendance. Bref, il ne faut plus que le CA se limite à être l’organe d’enregistrement administratif de la décision de la commission de spécialistes, mais qu’il puisse vérifier et contrôler la qualité des CV des candidats auditionnés afin de mettre un terme à la généralisation du recrutement d’un candidat dont le mérite se résume souvent à être local.

  • Résolution sur le recrutement des universitaires

    11 juillet 2007

    Bonjour,

    pendant de trop nombreuses annees, les cas de copinage, cooptation, accords officieux, secrets, retention d’information etc... ont pourri les concours qui sont dans le fond assez ridicules dans leur fonctionnement - notamment l’audition : 10 mn devant une comission, c’est une farce.

    A part un peu de fatalisme et quelques trop rares bonnes volontes, on a surtout vu que ce systeme bancal a perdure avec les consequences que l’on sait. Que n’aviez-vous reagi plus tot contre les imperfections parfois mafieuses du systeme de recrutement ??? Un autre systeme qui me semble pire a priori pointe le bout de son nez, comment voulez-vous etre pris au serieux avec un discours du type : le prochain systeme sera catastrophique alors que l’actuel, loin d’etre parfait dit-on pudiquement, propose toujours certaines garanties. C’est bien a cause de ce systeme de recrutement actuel minable, dans lequel on preferera volontiers ceux que l’on connait et qui peuvent etre instrumentalises, que nous perdons de la credibilite au point qu’il sera difficile de faire passer le message de la dangerosite du prochain systeme.

    Que proposez-vous dans votre petition, qui merite d’etre signe ? a part la crainte de la disparition a terme du fonctionariat, pouvez-vous aussi evoquer une refonte du processus de recrutement ?

    Cordialement,

    H.

    • Résolution sur le recrutement des universitaires

      19 mai 2009

      Oui la recherche française est médiocre, tous se joue au niveau des recrutements où les concours ne sont qu’une vaste mascarade pour faire passer le médiocre candidat local,
      En continuant comme ceci, ce n’est pas prés de s’arranger

  • Vers un nouveau renforcement de la précarisation ?

    11 juillet 2007, par Loïc

    J’ai entendu peu de réactions suite à l’annonce dans le projet de loi de la possibilité pour le président d’Université de recruter des enseignants-chercheurs, des enseignants ou des chercheurs autrement que comme fonctionnaires. Si ce projet de loi ne comporte pas de volet sur les moyens supplémentaires (pourtant promis), ce n’est pas un pur hasard. Je crains qu’il n’y ait une volonté de supprimer de fait le statut de fonctionnaire pour les jeunes en mettant en place un système de recrutement en CDD longs et en CDI avant d’annoncer dans un second temps la création de postes (précaires) supplémentaires. Cela me semble très dangereux, notamment parce qu’il y a risque de conflit entre les intérêts à court terme d’une Université (typiquement un volume important d’heures de cours à assurer), et la nécessité pour le jeune enseignant-chercheur de conserver son employabilité (bon CV recherche notamment). Par ailleurs, il est évident qu’au cours d’une carrière, un enseignant-chercheur (ou un chercheur) doivent réaliser plusieurs conversions thématiques pour s’adapter à l’évolution des domaines (essoufflement de certaines thématiques, émergence de nouvelles, intégration dans une dynamique de laboratoire ou une contexte socio-économique régional). Qui financera le contractuel pendant cette reconversion ? Ne sera-t-il pas plus attractif pour un président d’Université de mettre fin au contrat et de recruter un jeune qui a fait sa thèse dans ce nouveau domaine ? La gestion des ressources humaines est à mon avis une des plus grosses faiblesses de l’Université actuelle. Contourner le problème en recrutant/se séparant des enseignants-chercheurs me semble être la pire des réponses possibles...
    Qu’en pensez-vous ?

  • Résolution sur le recrutement des universitaires

    11 juillet 2007, par David Bourgais

    Bien !
    Formidable idée que de refaire une pétition !
    Surtout quand on sait comment se font les recrutement en univ’ ou au CNRS, INSERM, INRA.
    Ne nous cachons pas, c’est la fonction publique donc tout fonctionne par copinage. Ce sont des éléments connus, pas nécessairement les meilleurs, mais on les connait. Et au diable la "rentabilité" (ciel ! un mot libéral !!!!) de l’individu recruté sur "concours".
    Arrêtons de nous voiler la face, les concours sont biaisés !
    Il serait temps maintenant d’arrêter cette hypocrisie et ce recul incessant en arrière. La recherche publique n’a rien à y gagner, au contraire, elle ne s’enfoncera que mieux ! Vous persisterez dans cette voie à ce que les "meilleurs éléments" partent à l’étranger, par dépit ou dégoût du système instauré.
    Je en suis ainis pas surpris de voir depuis l’extérieur (j’ai connu de nombreux succès au Canada et actuellement en Belgique) que, finalement, rien n’a bougé et cela ne bougera certainement pas !

    Un bioinformaticien formé au CNRS, qui a publié pour le Canada, et qui travaille dans le privé en Belgique avec succès.

    • Résolution sur le recrutement des universitaires

      11 juillet 2007, par Un enseignant-chercheur expatrié

      Cher Bourgais,

      J’ai connu le même sort pour avoir tenté ma chance par trois fois (université-CNRS) sans succés et depuis expatrié au Royaume Uni parce que j’avais compris que le système est pourri de l’intérieur et dans la foulée j’ai eu quatre propositions d’un seul coup au Royaume Uni : l’embarras du choix. En France aucune chance ni même un classement en dernier de la liste et au Royaume Uni quatre propositions. Trouvez l’erreur. Imaginez que dans plusieurs CSE beaucoup sont parmi ses membres qui n’avaient aucune publication alors que j’étais à 6 publications dans des revues internationales : cherchez l’erreur. Avec ce dossier je croyais avoir toutes mes chances, le comble c’est que ces membres de CSE se trouvaient génés. J’ajoute pour dire qu’on m’avait fait parcourir la France du nord au sud et d’est en ouest et toujours à mes frais. Imaginez les dégats sur ma trésorerie de demandeur d’emploi et surtout quand il fallait partir l’après-midi d’une ville comme Nancy pour être ’auditionné’ le lendemain matin à Toulouse : complétement absurde. Tout cela pour des chimères : minable. Pour anecdote, quand j’ai postulé pour le Royaume Uni tous mes frais on été remboursés même la bouteille d’eau que j’achetais dans un aéroport mieux encore on a pris en charge mon déménagement depuis la Fance. Sinon les universités parisiennes, on n’ose même plus y postuler, le dossier est rejeté avant même qu’il ne soit étudié. Elles sont devenues une cité interdite ou une citadelle imprenable par nous la nouvelle génération, pire encore elles sont devenues la propriété privée de ceux qui y ont un poste. Et quand on voit les nouveaux recrutés, on se dit le jeu ne vaut pas la chandelle car en général il s’agit de docteurs fraichement diplômés avec un dossier très très léger et limite recevable et on se dit qu’on a été floué et méprisé par des jeux de clientélisme tous bas et qui n’honorent pas ceux qui les pratiquent au sein des instances universitaires. Encore une fois notre système est minable car pourri par des personnes indignes de la responsabilité qu’on leur a confiée d’exercer avec déontologie et qu’ils ont laissé moisir dans le vestaire des voeux pieux.

      On n’est pas prêt de voir l’hémorragie de l’expatriation se contenir et nous continuerons de voir les meilleurs éléments partir ailleurs laissant une université française compétement désuète.

      Un informaticien, Senior Lecturer (équivalent MdC 1ère Classe) au Royaume Uni,
      Formé en France, enseignant-chercheur travaillant et publiant pour et au nom de la Grande Bretagne

      Ps : Cette association ne devrait pas s’intituler Sauvons la Recherche mais plutôt Sauvons la Recherche de ces chercheurs qui ne trouvent rien.

    • Résolution sur le recrutement des universitaires

      13 juillet 2007, par Emmanuel Saint-James

      Que le système actuel soit loin d’être parfait, je crois que tout le monde en convient. La question du jour est de savoir si la réforme annoncée l’améliore. Le texte de la pétition montre clairement qu’au contraire il l’aggrave. Si vous êtes d’un avis contraire, en bon scientifique vous devriez argumenter rationnellement. Depuis l’annonce de cette réforme, je n’ai entendu aucun véritable argument, seulement des variations autour de l’affirmation « n’importe quelle réforme serait meilleure que la sclérose actuelle », affirmation qui ne repose sur rien et dont l’Histoire fournit nombre de contre-exemples.

    • Résolution sur le recrutement des universitaires

      13 juillet 2007, par Jerome

      J’ai bien compris votre sentiment, assez repandu et bien naturel, a l’egard du systeme actuel (qui est d’ailleurs varie selon les endroits et les disciplines), mais une rancoeur meme partagee, meme basee sur des problemes tout a fait reels, ne fait pas une politique. Ou est l’analyse ou la proposition ? Comment croire que le president de l’universite sera amene a mieux faire alors qu’il n’y a nulle evaluation serieuse ni de l’enseignement ni de la recherche universitaire (parlons des rapports de l’ANR a faire en moins... d’une semaine) et encore moins d’incitations correspondantes ?

      Aux Etats-Unis au moins, ces incitations sont a peu pres claires : avoir le plus d’etudiants payant le plus cher possible (on fait donc vraiment attention a leurs demandes raisonnables ou pas), recueillir le plus de dons possibles (d’ou l’importance inimaginable dans la vie universitaire americaine du sport) et prelever un pourcentage sur le plus de grants possibles (on recrute ceux qui par leur domaine et leur notoriete auront les plus gros budgets, notoriete aupres des commisisons de la NSF et autres NIH, mais alors ? peut-il y avoir du copinage ? eh oui, c’est possible, meme en dehors du systeme francais), utiliser aussi le plus de post-docs pas trop chers et bien formes a l’etranger et ne garder que les stars (de toutes facons le vivier est nourri par les autres pays). On voit bien les qualites et les defauts de ce systeme.

      En France, il est a craindre au contraire un developpement du copinage thematique (avez-vous deja pris rendez-vous avec un president d’universite pour lui expliquer l’originalite de vos travaux ?) et du copinage personnel, a moins d’avoir une foi toute ideologique en la bonte innee du Chef. Je crois aussi qu’on verra, en meme temps, un teleguidage encore plus pointilleux par un ministere a courte vue. Celui-ci a effectivement annonce son intention de garder la main sur la distribution des credits (l’"autonomie" a ses limites...) et de favoriser les projets "pertinents", "tangibles" (le celebre plan calcul ou le plus recent "google europeen" ?) tout en manifestant une objectivite d’autant plus grande par rapport a la qualite scientifique ou pedagogique qu’il n’y connait rien et ne pratique aucune evaluation...

      Oui, le systeme actuel a bien des defauts ((non)evaluation a l’universite et de la (non)gestion des personnels en general, par exemple) ; non, on ne gagnera rien, bien au contraire, a faire n’importe quoi en repetant "autonomie et reforme" tout en pensant "concentration et coup" : on risque fort de casser ce qui marche sans reparer ce qui le necessite. Arrêtons de changer des principes que l’on ne se donne jamais le temps d’appliqer correctement (sait-on que l’evaluation pedagogique est... obligatoire dans les textes ?) Quand cessera-t-on d’attendre des reformes de structures, cette maladie bien francaise dont le symptome principal est la febrilite, ce qui doit passer par un esprit de serieux et de responsabilite a la hauteur de l’enjeu pour les scientifiques comme pour la societe qui les porte ?

      Une petition de plus ? Peut-etre. Mais remarquez que SLR (dont je ne fais pas partie) represente justement des scientifiques qui ont voulu etre une force de proposition et que la "reforme" (le "coup" actuel je dirais plutot) ne laisse pas beaucoup de place a un autre debat.