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Accueil / Actualités / Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

réactions à l'article «Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche»

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    16 octobre 2014, par Mat

    La naissance de SLR au CNRS constituerait-il un péché originel dont il ne sera jamais absout ?... Il suffirait pour cela de supprimer les ambiguïtés concernant la position supposée locale des universités et la position supposée internationale des organismes de recherche.
    Mat de Trafic organique

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 mars 2009

    merci pour votre action. Ne laissons pas la recherche française aux mains des capitaux privés.

    Webmaster référencement rennes.

    • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      1er octobre 2010, par MArk

      Vous voyez, suite à mon article humoristique sur "le sauveur de la recherche", en voici un autre "sauveur" dans la même lignée...c’est l’Inserm ! la ministre l’a dit, c’est l’Inserm qui va sauver la recherche française avec ses professeurs émérites qui appuient leur notoriété sur la main d’oeuvre qu’ils emploient parmi les petits chercheurs purs et durs, pas médecins du tout et qui font tout le boulot. C’est sur ce terrain là qu’il faut se battre, si vous n’y prenez pas garde vous serez tous floués !

    • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      15 juillet 2012

      je suis entièrement d’accord ! il faut se battre pour sauver la recherche...

      Léa du site ethylotest obligatoire

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    8 février 2009, par B.Babot

    bonjour,

    Il me semble qu’une proportion non néglgeable de cadres, plus ou moins jeunes, très pointus et compétents, le sont, sur un sujet "étroit", très spécialisé, mais déficients quant aux "connaissances de base"qui sont depuis tout temps le mode de fonctionnement de toute société primitive ou complexe.Ils se passionnent pour des sujets "à la mode" non ininteressants, pour autant, mais qui ne conditionnent en rien l’évolution de nos sociétés ou les relations entre sociétés à terme.
    Cette attitude privilégie les "coups" à court terme au détriment des actions, sans moins d’éclat apparant,mais à long terme et qui se projettent dans l’avenir.
    Hors la recherche, qu’elle soit scientifique, philosophique,artistique,..., se fait sans paillettes, nécessite beaucoup de temps et d’énergie, et elle est le ciment de notre vie sociale et notre pain de demain.
    Je suis triste et très inquiet pour l’avenir quant à cette attitude dont tout le secteur recherche est la victime.

    (Les gamins mal élevés, capicieux et aculturés sont exécrables.)

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    4 février 2009, par melot gerard retraité ingénieur fou de sciences 4 diplomes supérieur dont 3 cycle

    ma fille est prof à université de Marseille.J’ai travaillé 10 ans en recherche au CNRS et à la FAC Paris VI.En 1968 il existait de beaux projets qui sont mort nés faute d’oseille.La situation est la meme aujourd’hui, car les politiques ont rien à faire de cela. Je soutiens votre action et je participerais au manif que vous ferait. Courage la vie est un combat.

  • vaste mascarade

    20 janvier 2009

    Rien que la premiere signataire est a l’image de cette vaste farce...
    regardez chez C. astier le nombre de ses thesards revenu chez maman !
    c’est affolant, ces gens demande des comptes alors qu’ils sont les premiers a jouer du clientèlisme et de la cooptation
    ils ne se batte pas autant pour rendre le concours MCF national...
    c’est dire qu’il ne pourrons plus pousser leur mauvais candidats maison a faire aussi bien (MAL) qu’eux
    Ne sauvons pas la recherche, laissons la deperir avec ces vieux mandarins, puis reconstruisons...
    le systeme est sclerose...
    regarder les CV des MCF de plus de 40 ans, on en voudrai meme pas comme agt technique au CNRS...

    des chercheurs au CNRS
    des enseignants a la fac
    Pierre

    Ex-DR chimie

    • Réponse à vaste mascarade

      20 janvier 2009, par Alain Trautmann

      Si les contre-réformes du gvt peuvent nous être imposées avec autant d’efficacité, c’est aussi avec la complicité active ou passive de certains enseignants-chercheurs et chercheurs, qui reprennent le discours gouvernemental (tout en étant certainement convaincus d’exprimer une pensée libre et très lucide). Cette réaction en est un exemple typique. Dans une tonalité particulière, celle de l’enseignant-chercheur amer, aigri, qui crache son venin sur ses collègues : les candidats présentés par un directeur de laboratoire sont forcément "maison" et mauvais, les CV des MCF de plus de 40 ans sont forcément méprisables, et les agents techniques du CNRS ne méritent pas la moindre considération. Triste paranoïa anonyme, bien utile au pouvoir en place.

      • Réponse à vaste mascarade

        21 janvier 2009

        Relisez mon message, je n’appartient pas au corps des enseignants chercheurs...
        ne serait t’il pas plus judicieux de recruter les MCF au niveau national ?
        cela ne permettrai t’il pas de dissiper l’opacite actuelle, ou un jeune chercheur s’enrichit d’abord a l’étranger
        puis reviens dans son labo de thèse continuer la recherche de papa (qui va auparavant effacer les candidats externes de milles et une façon) ?
        fournissez les chiffres affolants de ces cooptation !
        on pensait en avoir fini avec le mandarinat, on avait tord !
        comparer les CV MCF/CNRS et tirez en la conclusion qui s’impose...
        et je ne parle pas des petites facs de provins mais P6, P7...
        on obtient forcement le respect que l’on merite.
        c’est vous qui en défendant ce système vicie qui donner des argument a notre gouvernement populiste. lisez cela ce n’est pas de moi et c’est sans aigreur
        http://enerve-de-service.hautetfort...

        • Réponse à vaste mascarade

          22 janvier 2009, par Emmanuel Saint-James

          Je n’arrive pas à comprendre ce qui vous permet d’affirmer que SLR défendrait le mandarinat universitaire. En général on lui reproche plutôt de ne songer qu’à défendre le CNRS (ce qui est faux mais ce n’est pas la question pour le moment), lequel a justement un recrutement national. Pourriez-vous donner des citations précises émanant de SLR justifiant votre ire ? Car pour l’instant les termes de votre débat sont obscurs.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    3 octobre 2008, par quidam

    Si les objectifs de la science sont de chercher à améliorer la connaissance et porter remèdes aux maux du monde.

    La science aussi est sans conscience :
    La liste serait longue entre Hiroshima, les OGM, les pesticides ( élaborés par l’Allemagne , championne du monde de sa production et qui a pu les expérimenter- c’est dire s’ils sont fiables !- tout à loisir à Auschwitz !) jusqu’à cette merveille la nanotechnologie.
    Plus prêt de toi BIG BROTHER.

    Que pouvez-vous me répondre quand on entend que le principal investisseur serait EADS dont les objectfis militaires sont connus

    • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      16 décembre 2008, par doc

      Raison de plus pour ne pas laisser la science aux mains des barbares qui n’ont comme seul horizon le profit, le retour rapide sur investissement, et aux militaires.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    27 juillet 2008, par sameh

    thank you

    Libya Morocco Oman Palestine

  • Pétition : Appel pour une autre réforme... signez utile !

    26 juin 2008, par Heather Etchevers

    Juste pour savoir qu’il y a une pétition mieux conçue et sans spam, ici sur ce même site, depuis fin juin.

    Il est très consensuel du cote des acteurs de la recherche. Restons a voir quelle action concrète préférer pour rendre notre recherche française plus efficace et capable d’assumer la gestion de ses ressources humaines.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    20 juin 2008, par Pierre TREBBIA

    Je vais signer votre pétition car l’avenir de la recherche en France passe nécessairement par un CNRS rénové certes mais vivant et indépendant de manoeuvres politiques à court terme.
    Ceci dit, pour que cette pétition ait une quelconque crédibilité, il est IMPERATIF que vous éliminiez toute signature multiple ou provenant d’individus non identifiés.
    Bonne chance !
    Pierre Trebbia, Professeur des Universités (Physique), ex Chargé de Recherches au CNRS.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    19 juin 2008

    Beaucoup de spams, faites un peu le ménage...

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    1er juin 2008, par mimine

    je suis contre cette pétition
    ancienne enseignante, scandalisée par les propos intolérants de mes ex-collègues, et révoltée par les prof syndicalistes pronant la systémisation des "5 semaines maladie" annuelle des enseignants, j’ai quitté le public pur le privé.
    Je suis depuis 30 ans en bagarre avec les diverses administrations auxquelles les sociétés doivent s’adresser dans la vie courant et qui gênent le travail des entreprises au lieu d’être à leur service.
    Crise de société ? crise de la conscience professionnelle ?
    En tout cas tout au fil des années l’efficacité s’est dégradée chez les fonctionnaires !!!

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    28 mai 2008, par Alain KERJAN

    Bonjour,
    Simple citoyen, je soutiens totalement votre mouvement pour une autre réforme que la casse programmée d’en haut de ce service ô combien public, sans concertation et avec le mépris habituel. Je vais adhérer à votre association : petite goutte d’eau parmi d’autre !

  • Pétition : problemes de spammage

    28 mai 2008, par Heather Etchevers

    Bonjour,

    Cette pétition n’a pas eu toute la publicité nécessaire a mon sens pour être utile. Je viens de tomber dessus par intérêt pour la journée de mobilisation d’hier.

    Ce que je constate, en dehors des arguments ci-dessous, c’est que la pétition est complètement parasitée par des e-mails bidons. Du coup, >27.000 signataires ? Non, pas vraiment. J’ai signé avant de voir l’inutilité.

    Je me renseigne auprès de petitiononline.com de leurs capacités de trier ce genre de spam et je reviens vers le forum si j’ai des bonnes nouvelles pour ressusciter cette pétition ou quelque chose l’approximant.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    22 mars 2008, par Paul Pitermann

    « LES CAISSES SONT VIDES ! » - COMMENT LES REMPLIR

    Le but de mon commentaire est de vous proposer une piste de solution pour sauver la recherche. Ceci exige d’abord d’identifier la chaîne de causalité qui est à l’origine des contraintes nouvelles que l’État impose à la Recherche. Réduire son engagement dans le public et réaliser des économies, c’est de fait le but poursuivi par l’État. Service public, vous êtes, comme les autres services publics, victime de la raréfaction de l’argent public. Cause principale : les délocalisations et, en chaîne, la fonte des ressources taxables, le tarissement de l’argent public à distribuer. « Les caisses sont vides ! », notre Président lui-même l’a dit. Et la cause de la cause : notre désarmement douanier, qui livre notre économie à une insoutenable concurrence des pays à bas salaires, et qui, pour finir, oblige nos entreprises à fuir.

    RÉPONSE DE LA SOCIÉTÉ : DÉSINFORMÉE, DIVISÉE, FOULÉE AUX PIEDS Ce problème est commun à tous les services publics aussi bien qu’au secteur privé. Et pourtant, lorsque la société civile réclame, elle se limite aux revendications corporatistes. Personne ne s’attaque à la cause fondamentale. Personne n’appelle le retour du travail. Personne n’appelle le retour aux frontières économiques. Les associations professionnelles sont divisées, la propagande dérégulationniste peut donc régner.

    SOLUTION : À CE PROBLÈME COMMUN, RÉPONSE COMMUNE Deux propositions. Premièrement : aux revendications professionnelles individuelles, ajoutons la revendication protectionniste générale. Deuxièmement : au problème commun, faisons de cette revendication une réponse commune tant à la SLR qu’aux autres groupements professionnels.
    SLR, votre capital sympathie, votre prestige intellectuel et votre intégrité morale sont une irrésistible force de ralliement. D’association en association, de groupement en groupement, de mouvement en mouvement, vous pouvez sonner le rassemblement, fédérer le grand nombre et constituer la force de pression qui entraînera la puissance publique à remplacer sa politique de reculades libre-échangistes par une politique protectionniste de progrès. Une telle dynamique, bien évidemment, ne peut se concevoir qu’avec d’autres partenaires de l’Union européenne.

    D’autres forces commencent précisément à se lever avec, semble-t-il, le même dessein. Dernier exemple que je connaisse : la CRETEF, Coalition pour la Relocalisation du Travail en Europe et en France. Elle a une vitrine Internet. Allez la voir sur www.cretef.org. Encourageant…

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    6 mars 2008, par anne

    l’etat en supprimant vos subventions ainsi que celles de l’éducation mêne la France à sa perte ! c’est grave c’est honteux c’est irresponsable ! comment faire évoluer notre pays sans recherches ? la recherche est la pierre angulaire de l’évolution de la société

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    7 février 2008

    Bonjour,

    les petitions peuvent avoir un interet, exprimer un mecontentement, des revendications etc...
    Mais en ce qui concerne le devenir de la recherche francaise, celle-ci est-elle bien utile ?
    Je m’explique : des gens se mobilisent et donnent leur soutien en la signant ; mais que fera
    le gouvernement ? en tiendra t-il vraiment compte ? Je parie que non.

    IL FAUT DONC SE MOBILISER SERIEUSEMENT ET FAIRE UNE VRAIE DEMONSTRATION DE FORCE !

    Voyez l’exemple des pecheurs, des taxis...

    Une petition de chercheurs est percue par le public comme un texte d’intellos deconnectes
    de la realite et qui cherchent a defendre leur soi-disant privileges. Pas plus. L’impact
    du discours de SLR reste tres limite dans l’opnion publique. Il faut aller plus loin dans
    l’action.

    Cordialement,

    Un precaire qui prefere garder l’anonymat.

    • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      26 mars 2008, par Paul Pirermann

      Vous avez raison : il faut "...FAIRE UNE VRAIE DÉMONSTRATION DE FORCE !"

      Débats, pétitions, référendums ne sont suivis d’aucune action concrète. Qu’a-t-on fait après le "NON" de mai 2005 pour rendre l’Union moins libérale, plus sociale ? Rien. Qu’a-t-on fait de la promesse pré-présidentielle d’imposer une TVA sociale sur les importations qui font du dumping social et/ou ne respectent pas les contraintes de fabrication écologique auxquelles sont soumises nos fabrications nationales ? On l’a abandonnée. Qu’est devenue l’augmentation budgétaire promise en faveur de la Recherche après la première pétition SLR ? Elle devient une diminution.

      Je viens de rejoindre les autres pétitionnaires (21 mars) avec des commentaires qui vont dans le même sens que les vôtres. Au moment où je vous écris (26 mars), ils ne sont pas encore publiés. S’ils sont acceptés, merci de me faire connaître votre réaction.

      Cordialement,

      Paul Pitermann (dirigeant d’entreprise, retraité)

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    5 février 2008, par annick danjou

    Vous voyez, suite à mon article humoristique sur "le sauveur de la recherche", en voici un autre "sauveur" dans la même lignée...c’est l’Inserm ! la ministre l’a dit, c’est l’Inserm qui va sauver la recherche française avec ses professeurs émérites qui appuient leur notoriété sur la main d’oeuvre qu’ils emploient parmi les petits chercheurs purs et durs, pas médecins du tout et qui font tout le boulot. C’est sur ce terrain là qu’il faut se battre, si vous n’y prenez pas garde vous serez tous floués !

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    23 janvier 2008

    Pour détendre l’atmosphère, j’avais envoyé cette contribution avant les fêtes, elle n’est pas parue et je me demande pourquoi ?? Je réitère et on verra !

    La recherche est sauvée, ne perdez plus de temps à manifester, à écrire de longs articles et de fastidieuses pétitions inutiles en ces périodes de réjouissances où tout le monde pense à festoyer plutôt qu’à guerroyer.

    C’est le temps du messie et chez nous il est arrivé avec quelques heures d’avance, sous l’apparence d’un grand généticien qui va mettre son nom au service de la science et toute son ardeur à défendre la recherche et les chercheurs. On l’a vu à l’oeuvre depuis tant d’années, on sait ce qu’il peut déjà faire, on connaît ses valeurs intrinsèques, son grand respect des universités et des étudiants qui foisonnent dans ses services pour faire avancer la science à pas de géants et bien souvent bénévolement ! On ne savait pas qu’il pouvait encore plus et mieux ; mais maintenant qu’on lui en donne la chance et qu’on le propulse à la plus haute fonction grâce à ses pairs qui n’ont pas hésité une seconde à l’envoyer au front, lui le savant, le grand, le meilleur et le plus connu... surtout en France d’ailleurs...!

    Il va donc falloir qu’il s’accroche pour tenir la dragée haute à tous ces petits fifrelins qui n’ont pas,avant lui, su ce qu’il était bon de faire, il va devoir leur ouvrir la route et montrer le chemin. L’avenir s’ouvre à présent, le messie est arrivé, il est né le divin enfant...vous connaissez la suite...

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    10 janvier 2008

    Pensez vous reellement qu’une petition va changer la volonte du president ser viteur de lui meme et du capitalisme ? Jose Bove a d’autres formes de lutte et cela paye un peu plus,meme si...bon courage

    • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      1er mars 2012, par Mayola

      Ton texte m’a éclairé sur ce sujet. Je n’avais que très peu cette façon de voir les choses j’ai l’impression que je vais améliorer mon ouverture d’esprit. cool !

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  • Non, je ne signe pas !

    30 décembre 2007, par AlainB

    L’esprit qui a animé SLR a sa création semble avoir disparu. Une petition qui parait corporatiste, conservatrice, n’insistant plus sur la necessite vitale d’un changement structurel, le pouvoir a gagné : le piege a fonctionné ; SLR a perdu : elle s’enferme dans un discours défensif et corporatiste, sans proposition réelle. La ministre pourra vous remercier. Quel gachis...

    • Non, je ne signe pas !

      2 janvier 2008, par Emmanuel Saint-James

      Ne pas participer à la lutte contre un danger au motif qu’on n’est pas à 100% d’accord avec les initiateurs de cette lutte est une attitude tristement célèbre pour provoquer des catastrophes. Il suffit de lire les messages de ce forum ou les autres articles du site pour s’apercevoir que vos accusations sont infondées. La victoire du pouvoir que vous évoquez n’est donc pas dans une pétition qui aurait pu être mieux, la perfection n’existant pas, mais dans les attitudes comme la vôtre, qui se cantonnent dans une critique superficielle de ceux qui agissent, au lieu de contribuer à l’amélioration de cette action.

      L’absence de création de postes cette année montre bien que l’intention de la LRU est de précariser la communauté scientifique. Lorsqu’entre deux contrats de recherche, les chercheurs seront dans la même situation économique que les intermittents du spectacle entre deux engagements, on verra quel regard vous aurez sur votre inaction d’aujourd’hui.
      Mais je préférerais ne pas savourer une revanche aussi amère.

      • Non, je ne signe pas !

        15 janvier 2008, par Stern&Gerlach

        SLR se cristallise sur la création de poste permanent, ce positionnement révèle plus une réponse idéologique qu’une analyse profonde des maux de notre système.

        (1) Vous dites que le gouvernement produit une loi sans concertation, alors qu’à l’évidence elle contient bon nombre de propositions des états généraux de 2006 (voir votre propre site) !

        (2) Vous dites encore que les formations seront professionnalisantes : jouez-vous sur les mots ou bien niez-vous l’objectif d’une formation : celui d’insérer des étudiants dans la vie active, c’est à dire, en effet avec un but professionnel. Cet objetcif n’empêche pas le développement d’un contenu généraliste en parallèle, oui, avec des connaissances professionnalisantes !

        (3) Vous invoquez ensuite le pilotage de la recherhce à court terme, vous aviez en effet dénoncé l’ANR, le budget de l’ANR est de 600 millions d’euros, celui du CNRS est de 3 milliards, l’ensemble des EPST hors CNRS : 1,5 milliards, les EPIC : 3 milliards, les universités : 4.5 milliards, l’ensemble de la dépense publique de recherche : 16 milliards= 0.8% de PIB : dites-moi où voyez-vous que la recherche est pilotée par projet à court terme ??? D’autant plus que que plus de 60% des dotations ANR retournent aux EPST et universités ! Un peu de projet à court terme dans le système ne peut que lui donner un peu de respiration.

        Bref, j’ai apprécié votre rôle de dénonciation de l’état de la recherche en 2004 et j’ai manifesté avec vous, mais depuis...je trouve que vous fantasmez sur la destruction programmée du système de recherche et d’enseignement public, alors qu’il n’y a aucun signe objectif qui le montre, bien au contraire...notre dépense publique de recherche est dans le tête des plus élévées du monde (en % PIB), le nombre de permanent est aussi le plus élévé...le problème, ce n’est pas le nombre de postes, ou bien l’argent, mais bel et bien la façon dont tout ceci est organisé...votre analyse sur ce point serait plus productive....

      • Non, je ne signe pas !

        6 juillet 2008

        Vous pourrez au moins savourer les messages des intermittents de la recherche censurés ici

        • Non, je ne signe pas !

          6 juillet 2008, par Emmanuel Saint-James

          Un tel message est absurde : si on est convaincu que les modérateurs du site recourent à la censure, pourquoi perdre du temps à poster un nouveau message ? La question du statut des chercheurs, et notamment des précaires, a toujours été un souci pour SLR, et je ne vois pas quel intérêt nous aurions à censurer les messages de cette communauté.

          Mettre en doute votre bonne foi ne menant à rien, je conclus à une erreur dans l’envoi ou la réception du message cité, et je publie celui-ci, pour le lien qu’il contient.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    11 décembre 2007, par el yagoubi. M.

    Le processus de démantèlement des Universités est mondial.
    La course derrière le rendement et l’efficacité fait fi à ces institutions.
    Maintenant, dans le milieu néolibéral, on parle des "centres de recherches et d’études avancées" plus de l’Université. Voir I. Walerstein.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    9 décembre 2007, par Paul Trehen, Professeur des universités retraité, ex président de la section 30 du CNRS

    Commentaire ; il me semble essentiel de rappeler dans les propositions l’importance primordiale de la démarche scientifique indépendante et laïque. Il se développe aujourd’hui en France une campagne favorable à l’introduction de dogmes religieux créationistes dans les enseignements scientifiques touchant par exemple aux théories de l’évolution. C’est un aspect qu’il serait bon de souligner plus nettement.

  • Sélection oui mais pas sans une plus grande souplesse pédagogique

    8 décembre 2007, par T.T.C.

    Bonsoir,

    Je suis actuellement élève à l’ENS Paris, étudiant à SUD et syndiqué en ethnologie à l’Université Paris-X Nanterre. J’ai naturellement signé votre pétition, et je dis naturellement parce qu’il me semble que tout étudiant en sciences humaines doit sentir la menace que les réformes font peser sur ces disciplines. C’est aussi la raison pour laquelle j’ai participé activement au mouvement de protestation des étudiants. Mais la jonction entre le mouvement des étudiants et celui des penseignants-chercheurs s’est avéré éminement problématique.

    La sélection. Voilà ce qui me semble l’un des principaux sujets de discorde entre étudiants et enseignants. Beaucoup d’étudiants se sont mobilisés justement parce qu’ils craignaient une plus forte sélection à l’entrée en licence ou en master. Je suis moi-même issu d’un milieu plutôt populaire et je suis passé par le fameux système des classes prépas. Ce système est sur de nombreux points criticables mais il est vrai que la sanction d’un concours sélectif est un puissant mécanisme incitatif au travail. Il permet d’acquérir très rapidement des bases solides du point de vue des connaissances et de la méthode. Je serais donc plutôt partisan d’une sélection accrue.

    Mais je pense que celle-ci doit aller de pair avec une révision des méthodes pédagogiques à l’oeuvre dans le supérieur (encore que "révision" suppose l’existence de méthodes pédagogiques, ce qui pour certaines filières et chez certains enseignants n’est souvent pas même le cas). Je regrette que votre texte parle d’augmentation des crédits alloués à l’enseignement, nécessaire pour que les enseignants-chercheurs passent leur temps à faire autre chose qu’enseigner. Ce "quantitativisme" n’est certainement pas une solution, au plus en constitue-t-il l’amorce. Il y a toute une dimension qualitative dans l’enseignement qui ne doit pas seulement être à la discrétion des enseignants, à leur liberté. Vous insistez sur le "chercheur", je me permets d’insister sur l’enseignant. En matière de pédagogie, je suis tout à fait contre l’autonomie. Au contraire, cela doit faire l’objet d’une discussion collective entre enseignants et étudiants. Par exemple, les enseignants ne doivent plus avoir peur d’être évalué par leurs élèves, que ceux-ci leur proposent des remarques pour améliorer la clarté des exposés.

    Car de nombreux élèves issus de milieux populaires éprouvent justement des difficultés à saisir tous les codes qui régissent l’univers universitaire, comme par exemple l’évaluation des connaissances. Donner à ceux-ci la possibilité de critiquer (au sens kantien du terme) la démarche pédagogique de l’enseignant, par l’intermédiaire de dispositifs qui les incite à prendre la parole (car ce n’est pas toujours un réflexe que d’aller voir l’enseignant en fin d’heure), c’est leur donner justement la possibilité de pénétrer cet univers qui leur est étranger. Je suis donc en accord avec vous sur la question de la sélection mais à la condition que vous ne limitiez pas la correction des inégalités induites à une augmentation des bourses, de financements. Une révision des méthodes d’enseignement et de la façon dont on définit celles-ci est aussi une des conditions pour que cette sélection soit juste, qu’elle ne contredise pas les valeurs méritocratiques que nous partageons tous.

    • Sélection oui mais pas sans une plus grande souplesse pédagogique

      8 décembre 2007, par Emmanuel Saint-James

      J’adhère totalement à votre message. Au cours des 20 dernières années, il s’est instauré petit à petit un accord inconscient entre une partie du milieu étudiant et une partie du milieu universitaire qui, en caricaturant, pourrait se résumer à : on ne râle pas trop sur la qualité de vos enseignements parce qu’on sait que c’est la recherche qui détermine vos carrières, en contrepartie ne râler pas trop sur la qualité de nos copies parce que vous savez qu’on a besoin d’être diplômé pour échapper au chômage. Le résultat est que les diplômes universitaires
      offrent moins de garanties à l’employeur : l’université a toujours joué sur l’effet d’émulation plutôt que sur la concurrence entre élèves, et ceux qui restent dans cet état d’esprit sont dignes de leurs aînés, mais les autres, qu’auparavant l’université n’accueillait pas, brouillent l’image du diplôme (ça ne veut pas dire qu’ils sont mauvais, mais que leur méthode de travail n’est pas celle attendue auparavant d’un diplômé de l’université).

      L’alternative est donc la suivante.

      Ou bien on ne change rien au mode d’évaluation des universitaires, mais alors il faut augmenter considérablement le budget des universités pour qu’ils retrouvent des conditions de travail telles que l’enseignement leur soit à nouveau une activité inséparable de leur activité de chercheur, et qu’ils font alors spontanément plutôt bien.

      Ou bien on se met à évaluer sérieusement les qualités pédagogiques des universitaires, mais alors ils sont en droit de récuser préalablement les étudiants dont ils estiment le niveau insuffisant.

      Dans les deux cas, cela demande des pouvoirs publics qu’ils comprennent ce qui se passe sur le terrain. Mais en proclamant la prétendue autonomie des universités, ils viennent de dire clairement qu’ils ne s’en soucient pas.

      • Sélection oui mais pas sans une plus grande souplesse pédagogique

        6 juillet 2008

        Votre "problématique" n’omet elle pas la possibilité de prendre en compte l’activité d’enseignement dans l’évaluation d’une carrière ?

        CP

        • Sélection oui mais pas sans une plus grande souplesse pédagogique

          6 juillet 2008, par Emmanuel Saint-James

          A partir du moment où on parle d’évaluer les qualités pédagogiques, ça devient évidemment important pour la carrière, je ne comprends pas votre question.

    • Sélection oui mais pas sans une plus grande souplesse pédagogique

      15 décembre 2007, par FM

      Si les étudiants issus de milieu populaire ont autant de mal à connaître les codes, c’est bien parce que l’école dans ses programmes mêmes ne le fait plus. Moins on en demande, et j’ai des exemples terribles en grammaire du primaire, plus les élèves de milieux défavorisés sont les vicitmes du système. Parmi mes collègues, beaucoup sont normaliens, et beaucoup sont issus de milieux qui n’étaient pas programmés à cela. Tous nous déplorons que cet "heureux temps n’est plus" et que la société française, dans son ensemble, se ferme de plus en plus.

      • Sélection oui mais pas sans une plus grande souplesse pédagogique

        1er février 2008

        Certes. Il reste, et je doute qu’il n’y ait là qu’un problème pédagogique, que lorsque j’étais moi-même en classe prépa nous étions PRESQUE UN TIERS d’élèves issus des "classes populaires" et défavorisées (d’autres pays, comme l’Italie que je connais bien, nous enviaient beaucoup pour cela), alors qu’aujourd’hui nos "successeurs" tout aussi défavorisés - mais en fait encore plus - sont entre 4 et 4,5 pour cent....... Sans commentaire.
        J.c.V.

        • Sélection oui mais pas sans une plus grande souplesse pédagogique

          2 février 2008, par annick danjou

          Bien sûr que si, elle a raison FM (décidément je suis toujours d’accord avec elle...) ce que les parents des classes populaires dites défavorisées n’étaient pas en mesure de faire au niveau pédagogie et apprentissage, c’était l’école primaire qui s’en chargeait dès le départ. A cette époque ces mêmes parents jouaient leur rôle d’éducateurs pour ce qui était du reste (respect, bonnes manières, courage, travail....) Aujourd’hui, aucun des deux (dans la plupart des cas) n’assume son rôle correctement. C’est ce qui fait la différence entre le tiers de votre époque et le 4 % d’aujourd’hui, rien d’autre que cela.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    8 décembre 2007, par Claudine et Marcel Gau

    Aujourd’hui on fait grand tapage sur le Téléthon : il faut des fonds pour la recherche ! nous pensons simplement que, lorsque seront trouvés des solutions pour soigner, ce seront les grands groupes des laboratoires pharmaceutiques qui exploiteront, à leur profit, ces médicaments ou soins, alors que les chercheurs, issus des grandes facultés, n’y tireront même pas une reconnaissance de leur travail !

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    8 décembre 2007, par Alexis

    Je travaille dans une entreprise privée spécialisée dans les outils open-source, que ce soit les CMS ou les solutions de GED. Or les universités sont un foyer important des communautés qui maintiennent les projets open-source.

    Elles les utilisent même (Infoglue pour Pau, Jahia à Rennes, spip un peu partout et même ici,etc.. ). Si les communautés ne sont plus alimentées par les "teckos" des universités parce qu’ils sont dans des IUT ou des facs jugées "non rentables" (car c’est de cela qu’il est question) elles courent aussi le risque de péricliter, laissant le champ libre aux solutions privées.

    Ce n’est qu’un exemple, à priori limité, mais les effets de ces réformes toucheront à moyen et long terme beaucoup d’autres secteurs qui gravitent autour de la vie d’une fac.

    Comme d’habitude le court terme est privilégié, et cela en dépis du bon sens le plus basique....

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    7 décembre 2007, par Michel

    Bonjour,
    Je reprends votre texte pour le commenter point par point :

    "L’enseignement et la connaissance sont importants parce qu’ils définissent ce qui, à travers les siècles, a fait de nous des humains, et non parce qu’ils peuvent améliorer notre compétitivité mondiale", ainsi s’exprimait récemment D. Faust, présidente de l’université de Harvard.

    Certes, mais, venant de cette personne, on nous accordera que ça n’implique pas l’indépendance de la recherche vis-à-vis du privé, et n’est pas exclusif d’une confrontation entre prospective et réalité économique.

    Comme l’université française a assumé depuis vingt ans un quasi-doublement des effectifs étudiants sans moyens suffisants pour accompagner cette évolution, elle se trouve aujourd’hui en grande difficulté pour remplir les missions de production et de transmission des connaissances qu’implique une telle vision.

    Le problème est peut-être moins de financer les moyens du succès de l’université, surtout si l’on prend conscience que ce doublement provient essentiellement de la vulgarisation du bac, qui créé un afflux de candidats vers les filières sans sélection d’entrée, que d’évaluer la pertinence de ce doublement d’effectif d’étudiants vis-à-vis de la réalité économique et des possibilités d’embauches ultérieures du pays. La recherche ne doit pas financer l’emploi pour financer l’emploi. Elle n’est efficace que dans la mesure où les chercheurs sont de haut niveau : qui croira que le doublement des effectifs étudiants correspond à un doublement des chercheurs potentiels. Il est plus probable qu’il manque des places dans des filières plus opérationnelles comme les BTS, DUT et autres, et que les revendications devraient s’orienter dans ce sens.

    Pour améliorer cette situation, de nombreuses propositions ont été formulées par la communauté scientifique. Mais le gouvernement les a ignorées et a tiré argument des difficultés réelles de l’université pour transformer complètement, brutalement et sans réelle concertation, l’ensemble du dispositif national de recherche et d’enseignement supérieur, afin que celui-ci puisse être géré comme une entreprise, afin qu’un objectif majeur de l’enseignement supérieur soit la professionalisation immédiate, et que la recherche soit avant tout finalisée et à court terme.

    La recherche applicative est nécessaire à notre économie, et ce ne sont pas les chercheurs seuls qui peuvent en définir les orientations, contrairement à ce que tente actuellement la communauté de la recherche. Par contre l’état doit veiller à ce que les moyens de la recherche fondamentale restent à la hauteur des besoins d’une nation comme la France, et doit financer d’une manière ou d’une autre ce volet de la recherche, et ce peut-être aussi indirectement par incitation auprès d’entreprises privées, surtout dans la réalité contemporaine où elles reçoivent une grosse partie de leurs subsides de recherche par l’intermédiaire des instances européennes.

    L’urgence aurait dû être d’investir massivement dans les universités, y compris en moyens humains. Mais l’urgence pour le gouvernement a été la mise en place de la LRU (Loi libertés et responsabilités des universités), c’est-à-dire un cadre (l’autonomie des universités) qui lui permette d’accélérer un désengagement financier, tout en masquant cette démarche par des effets d’annonce.

    Il s’agit là purement et simplement d’un procès d’intention : où sont les preuves qui corroborent une telle affirmation ?

    Cette autonomie verra un fort accroissement des pouvoirs attribués aux présidents d’université, qui auront en particulier la haute main sur les processus de recrutement de personnel, au mépris de la norme internationale, qui recommande un recrutement par des pairs compétents.

    Il s’agit là aussi d’un procès d’intention : pourquoi cela serait-il antinomique de recrutement pas des pairs compétents ?

    L’autonomie scientifique des universités ne sera qu’une façade dans une construction dirigiste et centralisée entièrement contrôlée par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche), imposant une recherche sur projets à court terme, sans prise de risque, sur les axes détaillés établis par le ministère, avec un nombre croissant de personnels précaires.

    Il s’agit là aussi d’un procès d’intention

    Ce dispositif de contrôle du champ scientifique par le politique est complété par l’AERES, agence d’évaluation entièrement constituée de personnalités nommées.

    Il s’agit là aussi d’un procès d’intention : la loi de programme no 2006-450 du 18 avril 2006 pour la recherche qui instaure l’AERES, lui confère un statut "d’autorité administrative indépendante". Pourquoi ne pas orienter alors plutôt l’action dans un sens plus productif, vers une revendication pour un contrôle de la nomination des évaluateurs de l’AERES, plutôt que de combattre le projet dans son ensemble. Sachant d’ailleurs que la dimension européenne doit être prise en compte, une politique de recherche franco-française, sans tenir compte de la réalité européenne n’ayant aucun sens : "comment imaginer être compétitif devant les Etats-UNis, et les pays émergeants que sont la Chine et l’Inde sans une dimension européenne ?".

    Les phénomènes de concentration de pouvoirs sans contre-pouvoirs seront aggravés par la disparition programmée des EPST en tant qu’organismes de recherche ayant une politique scientifique autonome, en particulier le CNRS, principal vecteur d’une recherche non finalisée sur le long terme privilégiant la pluridisciplinarité et la prise de risque.

    Il s’agit là aussi d’un procès d’intention : o ùcette disparition est-elle programmée ? Mais il est vrai que les EPST avaient été créés par les socialistes en 1982, et qu’à cette occasion, le personnel du CNRS (le plus important des EPST) devenaient fonctionnaires !

    Les UMR (Unités Mixtes de Recherche, dépendant d’une université et d’un organisme de recherche), représentent l’endroit où peut s’articuler une vision nationale et internationale assurée par les organismes de recherche, et la dimension locale qui relève de l’université de tutelle. Cette articulation permet de coordonner l’effort de recherche dans chaque champ disciplinaire et dans le contexte international. La commission d’Aubert prépare aujourd’hui la suppression de fait de cette double tutelle, et s’apprête ainsi à casser un système qui a fait la preuve de ses vertus structurantes.

    Pourquoi la recherche privée ne peut-elle être associée aux UMR ? Comment accepter que seuls les chercheurs puissent définir les programmes de recherche d’une nation, sans tenir compte des réalités économiques, il y a là un risque grave de déconnexion à long terme entre la recherche fondamentale et les besoins de l’industrie nationale. Les UMR devraient être des UTR Unités Triples !

    Face à ces mesures qui nous paraissent inadaptées et dangereuses, nous demandons : 
 Pour les acteurs de la recherche et de l’enseignement, une véritable autonomie scientifique et pédagogique par rapport au politique (qui n’implique aucunement un désintérêt pour les demandes de la société).

    Là, c’est moi qui fais un procès d’intention : le citoyen a le droit de s’assurer que la recherche publique se fait bien au bénéfice de la nation. Et le rôle du politique n’est-il pas précisément de réaliser cette liaison entre recherche et besoin de la société ?

    Contrairement à ce que la référence à l’autonomie des universités veut laisser croire, cette autonomie-là leur est refusée. _ Un renforcement du partenariat entre universités et organismes de recherche, en maintenant le principe d’une double tutelle (locale et nationale) sur les unités mixtes de recherche. _ Une répartition complètement modifiée des affectations de moyens pour l’enseignement supérieur et la recherche prévues dans le budget 2008. Il faut diminuer les crédits affectés à l’ANR et au Crédit Impôt Recherche, pour augmenter ceux versés aux laboratoires par le biais des établissements (universités et organismes de recherche).

    La recherche d’un pays comme la France doit inclure la recherche privée, sinon il y a risque d’éloignement entre les objectifs économiques à long terme et le contenu de la recherche (je parle bien là de recherche non finalisée). C’est le rôle de l’ANR de s’en assurer en répartissant pertinemment les financements. Acteur du privé, j’ai toujours beaucoup travaillé avec certaines Universités, et fait la promotion de tel partenariat, à la grande satisfaction d’ailleurs des universités concernées, et surtout de leurs chercheurs.

     

    L’octroi aux universités d’un financement par étudiant équivalent à celui des classes préparatoires, des BTS et des écoles professionnelles. Un tel soutien public est la condition indispensable pour pouvoir renouer avec l’ambition de démocratisation scolaire et pour que le financement privé ne conduise pas à un contrôle des activités d’enseignement supérieur et de recherche par le privé.

    Il s’agit d’un manque de réalisme flagrant, et là aussi d’un procès d’intention : comment croire qu’une contribution du privé serait défavorable aux étudiants, car enfin, le rôle de l’université est de former des hommes "embauchables" par des entreprises, même si on reconnaît que la recherche est nécessaire aux enseignants pour la pertinence de leur enseignement. Je réitère ce que je disais plus haut : ne devrait-on pas aussi rééquilibrer les moyens et la répartition des étudiants entre l’université et les écoles de formation bac+2 ? Notre pays a galvaudé le bac et nos universités se trouvent encombrées d’étudiants rapidement dépassés ; rappelez-moi le pourcentage de défections à l’issue de la première année ?

     Un plan pluriannuel de création d’emplois (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs) afin de pouvoir renforcer l’encadrement pédagogique en premier cycle, sans recourir à des heures supplémentaires : il importe d’augmenter le temps que les enseignants-chercheurs peuvent consacrer à la recherche, pas de le diminuer ! La moitié de l’augmentation du Crédit Impôt Recherche suffirait pour mettre ce plan en place.

    Il me semble que ce soit précisément un des rôles assignés aux responsables des universités par la loi Pécresse. Encore une fois, une recherche efficace ne se mesure pas à la quantité de chercheurs, mais aussi à leur qualité : créer des postes, oui, peut-être, mais pour de bons chercheurs, pas pour diminuer le chômage !

    Nous demandons que les principes défendus ici soient pris en compte, et se traduisent dans les faits par un changement net de la politique menée actuellement. Nous demandons que soient clairement explicitées les perspectives d’évolution de notre système, et que toute nouvelle décision engageant son avenir soit précédée d’une concertation avec les instances véritablement représentatives des personnels. Dès à présent, nous nous attacherons à animer le débat sur ces questions auprès de nos collègues et concitoyens. Prochainement, un bilan sera fait de la prise en compte de ces demandes, notamment par la commission d’Aubert, et à travers les budgets affectés aux universités et aux organismes de recherche. Si ce bilan ne fait pas apparaître les garanties indispensables et que se confirment les menaces sur l’avenir des organismes de recherche, nous mettrons en oeuvre d’autres moyens d’action pour stopper cette évolution.

    Ne s’agit-il pas plutôt, derrière des prétextes fallacieux et faussement d’intérêt du pays, de lutter contre une certaine privatisation, dont les chercheurs les moins compétents pourraient pâtir ?
    Il est quand même étonnant de voir avec quel acharnement une couche de la société, qui se veut progressiste, combat un programme qui a été choisi par une majorité de Français, en toute connaissance de cause ! Sommes nous vraiment en démocratie ?
    Non je ne signerai pas une pétition dont les rédacteurs et les signataires sont forcément juges et partis, essayant de faire croire à un jugement impartial. La démocratie voudrait pour le moins qu’on émette une autre pétition contradictoire pour comparer les nombres de signataires avant d’affirmer que celle-ci est représentative.
    Je crois sincèrement que ce pays a besoin d’un bon "coup de pied dans la fourmilière" pour apprendre à bouger. On n’est plus en 1789 que diable ! On ne fait pas d’omelette sans casser des oeufs, en d’autres termes on ne progresse pas sans prendre de risques (de se tromper un peu quelquefois, rein n’étant parfait)

    Cordialement, un citoyen non concerné mais qui réfléchit un minimum.

    • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      15 décembre 2007, par FM

      L’European University association qui a poussé à l’autonomie des universités en Europe a rappelé unanimement quelques garde-fous : 1°) il ne faut pas que l’autonomie conduise à plus de bureaucratie

      2°) l’autonomie demande plus de financement des états (parce que c’est de l’aveu même des instances européennes plus onéreux)

      3°) si l’état a un droit de regard sur ses deniers, ce droit de regard doit s’exercer dans un climat de conscience et non pas aux dépens de la recherche fondamentale car sans recherche fondamentale, avec toutes les incertitudes que cela implique, il n’y a plus de recherche appliquée à moyen terme.

      Pour ce qui est du recrutement : être jugé par ses pairs implique le regard de personnes spécialistes de la matière concernée. Est-ce qu’un physicien peut juger des travaux d’un anthropologue et l’inverse est tout aussi vrai. Aux Etats Unis, l’idée d’équipe est tellement forte qu’un candidat issu de la première sélection doit passer devant tous ses collègues un à un et dans ce cas sa personnalité intervient comme critère de choix.

    • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      28 décembre 2007

      Francais, ayant commencé mes études en France, obtenu mon doc en amérique et actuellement en post doc en asie, je me retrouve entierement dans vos commentaires. Jadis adhérent a SLR, je n y vois egalement plus grand chose d autre que des proces d intention. La recherche melant public et privé, c est possible, un financement cohérent par projet (aussi bien de sujets fondamentaux que plus appliqués) c est possible. Une recherche de qualité avec tout ca, c est possible : que je sache, les USA (en fait la plupart des pays du monde) financent enormement par projet ou par fonds privés, ca ne les empeche pas d’ etre extremement performants dans des domaines fondamentaux et d’en retirer prix nobels et reconnaissances internationales qui en découlent...
      Non moi non plus je ne signerai pas cette pétition

      Un récent docteur qui reviendrait bien en France pour la qualité de vie mais pas pour la manière d y travailler

      • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

        30 décembre 2007, par Emmanuel Saint-James

        Merci pour votre commentaire. Je crois qu’il appelle trois remarques.

        Lorsqu’une loi vient d’être rédigée, il est par définition trop tôt pour en mesurer les effets, on ne peut donc qu’en juger les intentions. Le simple fait qu’elle ait été promulguée en plein mois d’août, après seulement quelques semaines de discussions limitées à un syndicat étudiant et les présidents d’universités vous parait-il de bonne politique ? Lisez les articles publiés sur ce site, vous verrez que nous sommes fondés à penser que cette loi va trop dans le sens des deux organisations citées, savoir d’une part une dévalorisation des diplômes universitaires consécutive à l’injonction d’accepter dans n’importe quelle condition n’importe quel bachelier, d’autre part un renforcement des dérives clientélistes consécutive à l’absence de contre-pouvoirs à ceux accordés aux présidents. Ces deux aspects ne se retrouvent pas dans le mode de gestion des universités américaines (et d’aucune autre d’ailleurs), vous ne pouvez donc invoquer celles-ci pour défendre cette loi.

        Est-il possible de dissocier « qualité de vie » et “manière de travailler” ? Je crois pour ma part que la qualité de vie ici est largement liée à ce que l’organisation du travail ici n’est pas systématiquement fondée sur l’intérêt financier personnel, mais sur la conviction que contribuer collectivement à l’intérêt général est le meilleur moyen d’améliorer la qualité de vie de tous les membres de la société.
        Avant de reprocher à un pays (ou une personne) un défaut spécifique, il faut se demander s’il n’est pas le juste prix à payer pour ses qualités spécifiques.

        Enfin, votre parcours lui-même montre bien sur quoi se fonde la prétendue réussite du système américain. Vous avez commencé vos études en France, parce que celle-ci est un des rares pays qui essaye d’offrir à tous ses jeunes des égales chances de succès dans l’accès à l’enseignement supérieur. Mais quand un pays accorde peu de moyens à ses enseignements primaires et secondaires, il dispose évidemment d’un capital énorme pour attirer les meilleurs étudiants. Si vous laissez cette loi se mettre en place, soit nos universités ne pourront plus tenir leur rang face aux universités américaines, soit il faudra remettre en question l’accès de tous à l’enseignement supérieur, autrement dit ne plus permettre aux jeunes de ce pays d’effectuer le même parcours que vous. Est-ce cela que vous souhaitez ?

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    7 décembre 2007, par Bermondy Brigitte

    Je viens de signer votre pétitition : il y manque un élément qui me semble important, la sauvegarde des diplômes nationaux, pour empêcher la main-mise du patronat sur l’université à travers la création de formations partielles et éphémères adaptées à ses besoins immédiats. Cordialement, Brigitte Bermondy.

    • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      8 décembre 2007, par Geka

      Rares sont effectivement les juristes qui interfèrent dans ces débats, mais puisque j’en suis, je ne peux que venir à l’appui de cette remarque relative à la suppression du label « national » des diplômes qui seraient délivrés par les universités – les universités étant déjà, plus ou moins, et selon les disciplines, quelque peu liées aux entreprises, ne serait-ce qu’en vertu des différents textes juridiques promulgués tant relatifs à la recherche qu’à l’enseignement supérieur.

      Cependant, j’ajouterais qu’en accompagnant la « privatisation » des universités et l’incitation à la concurrence qui se profile actuellement – sous la formulation générale de la « compétitivité » qui imprègne le discours juridique –, ce serait d’abord une « universitarisation » des diplômes qui serait à craindre. Certes, elle existe déjà de manière implicite mais sa formalisation expresse serait annonciatrice de la fin du service public de l’enseignement supérieur.

      Professionnalisé ou non, de ces parcours « universitarisés » (que l’on situerait sous un terme soi-disant neutralisé politiquement puisque jeté dans le cadre de la décentralisation administrative dans un vocable de « régionalisés » !), il n’est nullement certain que les étudiants y trouveraient avantage ! La fermeture que ces cursus supposeraient, en lien avec un bassin d’emploi donné – ce que les pôles d’excellence et de compétitivité supposent —, est contraire à la logique de la mobilité qui est pourtant recherchée.

      Pour les universités dont les publics ne sont pas nécessairement triés sur le volet, cette situation accélèrerait la création de "lycées d’enseignement supérieur" ne conduisant qu’à l’obtention de la licence ou ne proposant que des licences professionnelles (par la suppression-absorption des BTS, DUT, IUP, etc.). A terme, aucun master n’aurait l’occasion d’être proposé dans ces lieux, en dériverait un accès à la recherche de plus en plus étréci pour les étudiants issus de ces universités dites « pauvres ». Seules quelques universités (d’élite) seraient alors habilitées à délivrer des masters, lesquels leur seraient « réservés » du fait de la suppression progressive annoncée de la dissociation entre master professionnel et master recherche. Pourtant, dans toutes les disciplines, l’enseignement supérieur proprement dit ne peut se concevoir sans ces masters et surtout sans la recherche sur laquelle ils s’appuient !

      Cette démarche aurait également des incidences sur le statut des enseignants-chercheurs. Désormais, les profils de postes répondraient au souci déjà exprimé par le ministère : recruter de plus en plus des professeurs de l’enseignement secondaire pour assurer les cours dans les universités (sans exprimer là de déconsidération à leur égard, sachant qu’ils sont nombreux à effectuer des recherches notamment en sciences humaines et sociales malgré le lourd volume horaire auxquels ils sont astreints). Cette situation reviendrait progressivement à demander à des professeurs des autres universités (pensées alors « prestigieuses ») de créer, fabriquer, composer les manuels "officiels" à partir desquels les cours seraient dispensés, etc. Le souci ministériel d’un alourdissement du volume horaire annuel des enseignements en procède (en sus des économies budgétaires recherchées à leur détriment).
      Une autre des conséquences est la suppression du principe de valeur constitutionnelle de « l’indépendance » des enseignants et des chercheurs qui a cours dans les universités.

      Les contradictions instituées par l’interférence de la loi LRU dans le système sont tellement manifestes qu’il serait temps de réagir sur ce point : il ne s’agit pas de rendre compte d’un prétendu « corporatisme » mais de signaler les logiques qui sont à l’œuvre au détriment même des usagers du service public que sont les étudiants (il est bon de rappeler que ce statut se trouve fondé plus particulièrement sur les dispositions de la loi n° 84-52 du 26 janvier 1984 sur l’enseignement supérieur aujourd’hui démantelée – par le Code de l’éducation comme par la LRU de 2007). Et la demande adressée depuis quelques années aux chercheurs d’intégrer les corps d’enseignants-chercheurs a accentué le brouillage en ce qui concerne les statuts des uns et des autres (retenant que des éléments communs ont empêché la dislocation entre recherche et enseignement).

      Dans les discours actuels, s’annonce ainsi progressivement un nivellement entre les enseignants et les enseignants-chercheurs notamment dans ces futurs « lycées d’enseignement supérieur » (qui s’appelleront peut-être encore universités !) et ces derniers perdraient la qualité d’enseignant-chercheur et les garanties qui s’y attachent. Sans doute, cette réforme se ferait progressivement. Il leur serait plus tard demandé de faire la preuve qu’ils effectuent bien des recherches d’ordre « scientifique » (une évaluation qui serait envisagée quantitativement et qualitativement par des experts français et étrangers n’est-elle pas déjà sollicitée ?). Quels seraient les dispositifs de transition pour ceux qui perdraient cette qualité ? quels seraient les recours ouverts pour contester ces modifications ? Etant donné que les enseignants-chercheurs ne disposent pas réellement de garanties sur ce point puisqu’ils bénéficient d’un « statut légal et réglementaire », la refonte du décret du 6 juin 1984 sur le statut des enseignants-chercheurs pourrait donc prévoir une dissociation entre les « enseignants-enseignants » et les « enseignants-chercheurs » (pour mémoire, celle-ci était déjà en germe dans plusieurs rapports relatifs à la modernisation de l’Etat et dans certains rapports des comités d’évaluation (notamment dans les années 1990). L’article L. 954-1 du Code de l’éducation, issu de la LRU, annonce subrepticement cette transformation puisqu’il dispose que : « Le conseil d’administration définit, dans le respect des dispositions statutaires applicables et des missions de formation initiale et continue de l’établissement, les principes généraux de répartition des obligations de service des personnels enseignants et de recherche entre les activités d’enseignement, de recherche et les autres missions qui peuvent être confiées à ces personnels ».

      De ce fait, on comprend mieux la revendication pour la création d’un corps « unifié » d’enseignants-chercheurs, la distinction entre professeur et maître de conférences ne pouvant être validée uniquement à partir des seuls concours de recrutement.

      En conclusion, comme seule parade au démantèlement redouté des statuts, ce serait d’affirmer une fois pour toute que seule la « recherche » fait « l’enseignant-chercheur »… et pour cela, l’idée d’un allongement du volume horaire des cours ne saurait être retenue, bien au contraire !, et doit être dès aujourd’hui fermement combattue.

    • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      8 décembre 2007, par Emmanuel Saint-James

      La question du diplôme national est typiquement celle pour laquelle un vrai débat avant réforme est nécessaire.

      Cette notion avait tout son sens quand le marché du travail des diplômés français était réduit à des employeurs ne pouvant recruter que des diplômés français. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Les modifications de la loi concédées au syndicat étudiant majoritaire présentent le grave danger de nivellement par le bas de tous les diplômes délivrés en France, ce qui ne vaudrait pas mieux que le but initial de la loi qui défendait le soutien à un niveau décent d’une poignée seulement d’universités.

      Pour ma part, je considère cette notion comme beaucoup trop ambiguë aujourd’hui pour être encore utilisée. Il faut lutter pour des diplômes permettant à chacun une carrière professionnelle satisfaisante quels que soient les endroits de la planète où il l’exercera. Pour compliquée que ce soit cette formulation, elle me semble moins porteuse de risques que des slogans électoraux réducteurs dont on a vu les pièges.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    7 décembre 2007, par LOL

    Recherche et technologies.

    Nous sommes dans une révolution technologique ou ce que l’on appel les facteurs d’interopérabilité sera l’avènement aussi des métiers techno de demain. Actuellement ces technologies sont entre les mains des grandes écoles et au constat il semble qu’aujourd’hui les employeurs considèrent un chercheur universitaire a la même hauteur qu’un ingénieur de grande école.

    Car ayant les moyens et de l’état et des entreprises, cela écarte de facto les universitaires de ce qui se passe en technologie (autour du mobile ). C’est la clef de la domotique, et c’est aussi l’ensemble de ces postes soit en développement soit en recherche qui fait le lien direct avec la recherche fondamentale. Cela décline des postes et ainsi offre normalement les possibilités d’accès et d’échanges inter-universitaire sur de la valeur ajoutée, permettant par le fait de conserver les sciences humaine par le fait du financement et développement mondiales possibles avec les outils technologiques. (PC, visio, mobile etc, etc).

    C’est l’une des batailles les plus importantes pour les universités et qu’elles sont en train de perdre par le fait de la concurrence faussée par l’empreinte trop forte des décisions d’offrir les dernières techno aux écoles.

    Cela permet aussi d’écarter l’université des technos du futur, mais surtout politiser par le fait les encadrants.

    Ma propre expérience et constat m’amène a penser et témoigner sur la comparaison qui est faite actuellement, car je travail avec les deux et franchement les universitaires pour moi sont beaucoup plus fort.

    Ce que nous pouvons entendre dans les médias est un conditionnement permettant donc de dévaloriser l’université pour avantager les grandes écoles.

    Au fait d’être un spécialiste mondial dans ma discipline, je dois constater que l’université reste et demeure la clef de la démocratie scolaire autant pour les accessibilités, que pour ce qui est de l’ouverture a quel que soit le niveau social.

    Ceci est remis en cause par le fait des actions de communication actuel autant des gouvernants que du système médiatique et pour finir afin d’avantager des personnes sur ce qu’ils sont et non leurs résultats.

    L’université est garante de la responsabilité et du résultat, témoignant donc du fait que la notion de résultat n’est pas a proprement parler la logique des dirigeants d’aujourd’hui, car le cash flow se dégage par la réduction ou compression d’effectifs et non par logique de développement.

    La logique de diagnostic par défaut est une inconnue, la logique de recherche aussi et pour finir, après la délocalisation des activités télécom des gros fabricants français autant pour la production, que l’information R&D, ou par déclinaison tous ce qu’a pu donner le mobile en terme de valeur ajouté.

    Meilleur exemple, le premier téléphoniste.

    Donc vous devez vous imposez et obliger a ce que les outils de demain ne soit pas entre les mains uniquement d’école dont l’origine,sociale, ethnique est plus importante que le savoir lui même.

    LOL

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    7 décembre 2007, par Martinez Sébastien

    votre combat est certainement justifié, mais comme tout groupe votre communication n’est pas toujours claire (sigles, structures mal visualisées).
    travailez encore la simplicité de votre texte, l’efficacité sera meilleure.
    un quidam qui n’aime pas l’attitude du gouvernement commercialisation de tous les secteurs.

    Martinez Sébastien
    Cllermont-Ferrand

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    7 décembre 2007, par joseph

    tout ceci est bien joli, mais la démolition de la recherche a commencé dans les années 70, quand le CNRS d’abord, puis l’EPHE, ont fermé leurs portes à ceux qui trouvaient...splendeur et décadence du national-socialisme,dont nos dictateurs actuels ne sont que la conséquence.
    A la même époque, tout le système d’enseignement a été démoli , en abandonnant volontairement dès le primaire l’enseignement de base : analyse, synthèse pour faire court.N’êtes vous pas surpris par exemple qu’il n’y ait plus en europe
    d’économiste ? , remplacés par des analystes financiers...
    Où est l’intellectuel de renom qui aurait expliqué que l’Europe est retournée au moyen-âge avec la TVA, l’impôt du pauvre....en 27 ans je n’ai vu à ce propos que 2 lignes.... dans une gazette du PC, !La liste est longue, mais nous récoltons les fruits d’une soumission maladive et d’une absence complète de liberté de pensée.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    6 décembre 2007

    Il me semble qu’il faut avoir aussi le courage de préciser que l’augmentation des moyens accordés à l’Université n’a de sens que si elle est accompagnée d’une séléction (dont les modalités doivent être soigneusement réfléchies). Vous évoquez les classes préparatoires, les BTS etc. - toutes formations qui sélectionnent les candidats. Augmenter l’encadrement universitaire pour permettre aux étudiants de bénéficier d’une formation de qualité, oui ; augmenter l’encadrement universtaire pour accompagner des milliers d’étudiants qui s’y engouffrent comme sur une voie de garage, indécis, mal formés, peu motivés, non...La réflexion sur le finacement de l’université ne peut faire l’économie d’une réflexion sur le recrutement des étudiants...

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    6 décembre 2007, par Fort

    La pétition me semble devoir être signer car elle présente des aspects positifs : dénonciation de la méthode autoritaire, de la volonté (même pas cachée) de supprimer le CNRS etc..., l’excès de pouvoir du président et le possible affaiblissement du CS et du CEVU, la demande de moyens pour les étudiants.

    Elle n’est pas bonne car comme toujours elle se résume à : ne changer rien c’était mieux avant sauf que donnez nous de l’argent ca ira mieux. Elle a même un petit côté anti professionnalisation qui n’est plus d’actualité : la massification des études impose une composante professionnelle à nombre de nos enseignements, et même il me semble que pour faire face à l’échec massif il faudra améliorer énormément l’orientation des étudiants, ce qui passe par la construction de nouvelles filières mixtes (sciences dure et molles et les autres) à vocation plutôt professionnelle, mais ouvrant aussi d’autres possibilités.

    Donc au lieu d’en rester à des revendications globalement négatives il nous faut faire d’autres propositions : un plan pour l’université qui réponde à la critique globale de la société (que nous ne pouvons ignorer comme une élite aveugle) sur le mauvais fonctionnement de l’université. Ne serait-ce que sur la réforme institutionnelle, à moins que l’idée soit de ne rien changer, on peut faire des propositions renforçant l’executif (président) et les organismes de contrôle (CA, CS, CEVU) qui sont aujourd’hui trop lourds pour être efficace. Proposer aussi un équilibre raisonnable entre recherche sur projet et financement récurrent, ceci en remarquant que le financement sur projet est aussi un bon moyen de susciter l’activité (il l’a montré ici et ailleurs). De même pour les primes et l’avancement des carrières ou la répartition enseignement-recherche-administration de la recherche et de l’université, pourquoi ne pas faire des propositions concrètes qui ne mettent pas l’enseignement au rang de punition comme cela est fait par Belloc et al, mais aussi incite au travail de recherche académique ou sur contrats privés, incite également à le recherche de contrats intéressants pour les laboratoires et pour la société dans laquelle nous évoluons. Clairement tout cela nécessite des organismes "paritaires" locaux et nationaux qui ne peuvent pas être effacés d’un revers de LRU mais qui doivent être rénovés et utilisés autrement.

    Un dernier point : sommes nous sûrs qu’une réforme doit être universelle, toute matières confondues ?? C’est un serpent de mer, qui fait peur, mais qui paralyse depuis bien longtemps.

    Conclusion résumé : faire des propositions positives même dans une pétition ?

  • censure

    6 décembre 2007

    Il est pitoyable de constater que faute d’arguments, vos méthodes principales sont censure et propagande...

    NON ! Les étudiants ne s’inscrivent pas à l’Université seulement pour acquérir de la culture générale, mais bien dans l’espoir de suivre une formation qui leur permettra de s’insérer dans la vie professionnelle, malheureusement à tord...

    Pourquoi ? Parce que voilà plus de 20 ans que ce formidable outil qu’est l’université a été détourné de ses finalités éducatives par des universitaires irresponsables qui ont fait de l’Université leur jouet.

    Ne confondez pas l’Université, vers laquelle les jeunes se tournent après leur bac pour préparer leur avenir, espérant (à tort) qu’un diplôme leur permettra de trouver un travail, avec l’UTA (université tous âge), l’UPT (Université pour tous) et autre, qui sont essentiellement ouvertes au public retraité en recherche de loisirs culturels, et qui bénéficient de budgets pour cela !

    Pourquoi les départements universitaires n’ont ils pas l’honnêteté, disons même l’éthique, d’informer leurs étudiants de leur avenir probable à travers les statistiques du devenir de leurs anciens étudiants ?
    Tout simplement parce que si les départements universitaires le faisait, s’ils annonçaient à leur étudiants : « votre avenir c’est RMIste si vous ne faite pas d’autres études que le cursus que vous propose votre université », on verrait le nombre d’inscriptions dans des filières sans débouché (comme sociologie, ethnologie, arts du spectacle, j’en passe et des "meilleurs"), en chute libre. Et qui dit moins d’étudiants dit moins de ressources financières pour ces départements et pour le financement de la "recherche" de ses personnels titulaires enseignants !
    La vérité est là.
    Il y a longtemps que de nombreux universitaires considèrent l’enseignement public comme un marché, et désinforment leurs étudiants, en apprenant à ânonner à certain d’entre eux : "mais il faut faire des études à l’université juste pour le plaisir et la culture...".
    Les universitaires qui osent tenir le discours "L’Université n’est pas faite pour professionnaliser mais pour transmettre la connaissance" oublient très certainement qu’ils ne font pas leur travail bénévolement, et qu’eux même ont suivit un cursus universitaire pour se professionnaliser !

    A bon entendeur, et pour l’avenir de nos étudiants !

    • censure

      6 décembre 2007, par Emmanuel Saint-James

      Il y a sur ce site quantité d’articles analysant les méfaits des réformes imposées à l’université par les gouvernements successifs ; comment pouvez-vous affirmer qu’on n’y trouve aucun argument ?
      Bien que ce soit donc plutôt vous qui maniez l’arme de la propagande, et qui donc mériterait la censure, répondons-y.

      Il est effectivement dommage que les différentes filières universitaires ne publient pas les statistiques du devenir de leurs étudiants. Mais en affirmant (sans argument !) que c’est par manque d’honnêteté, vous faites preuve d’une part de votre propre manque d’honnêteté, d’autre part d’une méconnaissance des problèmes de l’université. Quels sont-ils en réalité ?

      Oui, la mission de l’université a longtemps été la connaissance pour la connaissance, et cela était compatible avec les besoins économiques du pays
      (nombre de produits manufacturés ne présentent pas d’intérêt pour des illettrés). Mais avec l’augmentation du nombre de bacheliers et l’émergence du chomâge massif, sa mission a changé sans qu’on lui donne les moyens d’y faire face. Sur le point qui vous tient à cœur en particulier, sachez que les universités
      ne savent pas ce que deviennent leurs étudiants, parce qu’aucune infrastructure pour collecter cette information n’est prévue.

      Alors plutôt que de reprocher vos propres défauts à ceux qui luttent pour une réforme concertée de l’université, essayer de prendre un peu de distance. Le problème est difficile, chacun n’en voit inévitablement que ce qui le touche personnellement. La seule voie est dans un débat serein de toutes les parties concernées, pas dans l’invective ou l’ignorance des réalités de chacun.

    • Ce que les sciences humaines et sociales apportent à la société

      6 décembre 2007

      Bonjour,

      Je suis enseignant-chercheur en sciences humaines et sociales, et le retour l’argument sempiternel de la non rentabilité économique de disciplines comme la sociologie ou l’ethnologie montre bien à quel point de nombreuses personnes raisonnent sur la base de stéréotypes. Tout d’abord, il existe pour certaines disciplines (dont la mienne), des études qui montrent au contraire que nos diplômés trouvent du travail et qu’il s’agit souvent d’emplois durables. Les études de sociologie ou de communication, par exemple, pourvoient les institutions culturelles en gens capables d’avoir des visions non réductionnistes des rapports entre l’art et le public, la vulgarisation scientifique, ou encore la gestion des collections des bibliothèques. Elles permettent aussi l’insertion de docteurs dans des domaines où la thèse est de plus en plus un point de passage obligatoire : métiers de la muséologie, par exemple. Les métiers de l’édition, ou bien ceux liés à la gestion du travail, la réinsertion des chômeurs, l’éducation informelle et la formation continue, les études sur l’opinion publique, la presse, le patrimoine, la diplomatie et les relations internationale, le tourisme, etc., sont des secteurs bien souvent demandeurs de diplômés ayant une solide formation en sciences humaines et sociales. Car ces formations ne se contentent pas de délivrer des compétences techniques spécialisées (rapidement obsolète en raison des cycles de l’économie et de l’innovation technologique), mais des structures de pensée adaptées à l’analyse de situations complexes. L’apport de ces formations est donc double : non seulement, il existe des professions que chaque responsable de formation connaît et auxquelles il peut introduire les diplômés (stages, contrats de recherche, partenariats institutionnels ou liens avec le secteur privé, bien plus nombreux que ce qu’on voudrait nous faire croire), mais encore ces diplômés peuvent se retrouver en situation de prise de décision (sur des domaines économiques, culturels, scientifiques, etc.) qui requièrent des compétences en sociologie, en sciences de la communication, en ethnologie, en philosophie, en économie, en psychologie, etc. Ces gens interviennent sur des domaines qui constituent en fait le patrimoine collectif des sociétés : leurs compétences, celles des professions intellectuelles, relèvent de l’intérêt général.

      L’enjeu de la présence des sciences humaines et sociales dans les sociétés contemporaines est aussi de préserver un espace de réflexivité de la société sur elle-même. Les sociétés construisent en permanance de l’idéologie et des rapports de domination qui doivent pouvoir être déconstruits pour le seul but politique qui vaille la peine : que l’on vive mieux, tout simplement. Des Lumières jusqu’aux sciences humaines et sociales, l’enjeu est de témoigner de la différence et d’en entretenir le respect : connaître les sociétés "Autres", lointaines ou passées, connaître leur histoire et leurs dynamiques, savoir décrire leur fonctionnement, fait aussi partie du capital collectif de l’humanité. Le Marché et le libéralisme ne sont pas des états "naturels" de toute société humaine : d’autres époques et d’autres aires géographiques que les notres ont pensé des rapports sociaux différents et tout aussi respectables que notre mode de développement (encore qu’avec le désastre écologique qui se prépare, notre mode de développement économique et libéral commence à manquer sérieusement de justifications rationnelles...). Autrement dit, si les sciences humaines et sociales sont nécessaires, c’est pour nous aider à nous penser nous mêmes, car contrairement aux animaux inférieurs ou aux plantes, les êtres humains ont une capacité rélexive qui est la meilleure garantie d’un devenir démocratique et d’une "vie bonne". La main invisible du marché, nouvel avatar autoritaire de l’oeil de Dieu qui fixe Caïn dans sa tombe, n’a pas tant de subtilité : elle s’accomode facilement du mensonge, de la barbarie, de la servitude des masses et du pouvoir de quelques uns sur tous.

      Cordialement

      • Ce que les sciences humaines et sociales apportent à la société

        9 décembre 2007

        Bonjour, il serait vraiment très intéressant que vous nous indiquiez vos sources indiquant l’état de professionnalisation de nos étudiants. Celles dont je dispose, notamment en SH, sont catastrophiques.
        Cordialement.

        • Ce que les sciences humaines et sociales apportent à la société

          10 décembre 2007

          Pour la sociologie : http://www.apses.org/spip.php?article903

          Il existait sur le site de l’université de Grenoble (OURIP) des statistiques autour de l’embauche en sciences de l’information et de la communication qui montraient la bonne "employabilité" de nos étudiants, mais le document n’est plus en ligne. Sinon, consultez les données publiques de l’OCDE par exemple, dont le rapport 2007 montre qu’en France il y a encore une bonne corrélation entre niveau de diplôme et employabilité, que l’université française est attractive pour les étrangers, etc. Ca remet en place quelques idées reçues.

    • censure

      7 décembre 2007

      Il est vrai que certaines filières sont peu professionalisantes, mais je pense que les étudiants, s’ils ne le savent pas en s’inscrivant s’en rendent compte rapidement. Je suis moi même étudiante en anthropologie de l’Antiquité, et je suis parfaitement consciente du fait que sur le marché du travail cela ne vaut rien du tout. Mais le but des universités ne doit pas être de produire des travailleurs modèles. Je pense que la culture est très importante, et utile dans le sens ou elle nous donne certains points de repère, deconstruit certaines idées reçues et developpe notre sens critique. Choses bien sûr peu communes sur un CV, mais qui profite à l’humain qu’est chaque étudiant. Tout le monde se rend bien compte qu’avec un diplome universitaire, on ne sortira pas chef d’entreprise, surtout dans des sections littéraires ou de sciences humaines, mais on continue d’étudier parce que ca nous plait d’acquérir de la culture. Croyez vous vraiment que les étudiants en arts par exemple pensent sortir de l’université avec un diplome en or et un travail assuré ?

    • censure

      7 décembre 2007, par amandine

      Comment cela université = RMI ?
      Mon compagnon et moi même sommes issus de l’université française, l’un avec une maîtrise d’histoire médiévale (1999), l’autre avec une licence d’Arts du spectacle (année 2000). Et savez-vous quoi ? Nous travaillons tous les deux, l’un galeriste, l’autre dans la production audiovisuelle. Nous gagnons plutôt bien notre vie. Des exemples comme ceux ci j’en ai d’autres.
      Je vous trouve excessif et nombriliste. Ce n’est pas parceque vous n’avez pas rencontré d’ex universitaires ayant réussi qu’ils n’existent pas !

      • censure

        7 décembre 2007

        Excusez ma remarque, mais ayant moi-même suivi une formation en production audiovisuelle, et connaissant la concurrence à outrance qu’il y a entre les élèves sortis de ces formation (vus les rares postes qui existent), j’ai un peu de mal à croire qu’une société de production ait recruté un maitrise d’histoire ou une licencié d’histoire de l’art...
        A moins que : 1) vous avez fait une formation complémentaire en production audiovisuelle, 2)Vous êtes de la famille du producteur...

        • censure

          11 décembre 2007

          Excusez ma remarque, mais il me semble que la moindre des choses, sur un site consacré à la recherche, est de ne pas tirer une généralité d’un exemple personnel.

          • censure

            19 décembre 2007, par journaliste

            Les remarques initiales semblaient pertinentes :

            - quelle est la différence entre "université pour tous" (où les "étudiants" - du 3ème âge- vont acquérir de la culture pour le plaisir) et "université" (où les étudiants vont se former pour s’insérer dans une vie "d’adulte" qui implique un emploi et un salaire ?)
            - Pourquoi les départements universitaires n’affichent ils pas les résultats de leurs étudiants en termes d’emplois ? (le prétexte récurent : "on à pas les budgets pour ça" semble être une réponse insatisfaisante. Dire on à pas pour choix prioritaire d’informer nos étudiants semble plus juste. D’autant plus étrange la réponse de ce « sociologue » (?) qui répond "employabilité" à la question des "statistiques autour de l’embauche" - une tentative désespérée de noyer le poisson cette invention de l’employabilité ?-. Sans doute les départements universitaires de sociologies n’ont ils pas les outils ni les compétences, ni la main d’oeuvre bon marché (par le biais de leur étudiants) pour répondre à ces questions d’emplois (pas d’employabililé).
            - Quel est le lien entre : nombre d’étudiants (que l’on incite à prolonger leur séjour universitaire sous le prétexte "vous êtes ici pour le plaisir et acquérir de la culture") et budget d’un département universitaire (laissons la question des primes pédagogiques de côté pour l’instant) ? Un département universitaire sans étudiant recevrait-il des budgets (à part le salaire de ses enseignants titulaires) ?
            - … … …
            - Quand à la dernière remarque : c’est un site « consacré à la recherche » ; elle invite largement les non chercheurs à ne pas intervenir. Il est vrai que finalement, ce site semble être fait pour la défense des chercheurs du « public », non pour celle de la recherche. Il est vrai aussi que les chercheurs ont une telle rigueur (au point de ne demander aucune vérification par retour e-mail pour la signature de leur pétition qui par conséquent perd toute valeur), qu’ils en deviennent des « journalistes amateurs » quasi professionnels (remarque faite en toute modestie dans un post par le (sans doute) « modérateur » plein d’a priori de ce site qui craint de passer pour un concurent potentiel auprès des journalistes professionnels…
            Bref… sans plus s’étendre « chers » chercheurs, restez au chaud dans le confort de l’entre soi, et bonne chance pour communiquer vos revendications qui ont déjà justifiée la perte de parts d’EDF…

            • censure

              19 décembre 2007, par Emmanuel Saint-James

              Je ne sais pas si vos questions appellent des réponses ou sont des affirmations plus ou moins ironiques. Peut-être ce qui suit vous paraîtra hors sujet, tant pis.

              Une remarque tout d’abord : chaque message du forum n’engage que leur auteur,
              en conséquence ce site est ouvert aux non chercheurs évidemment.

              Sur le plan technique des signatures ensuite. La première pétition de SLR avait connu un succès tel que l’hébergeur non commercial qui la gérait ne disposait pas de machines assez puissantes pour tenir la charge. Alléger sa peine en n’effectuant un contrôle qu’a posteriori a paru opportun. La baisse de fiabilité que vous en concluez démontre votre méconnaissance de la technique sous-jacente : n’importe qui pouvant s’ouvrir un nombre quelconque d’adresses mails sous n’importe quels pseudonymes, un contrôle a priori de ces adresses ne serait ni moins ni plus fiable qu’a posteriori ; et que dire des sondages d’opinion dont on nous rebat les oreilles et qui contrôlent bien légèrement la catégorie socio-professionnelle et l’âge que le sondé déclare. Mais tout est bon pour discréditer l’interlocuteur n’est-ce pas ?

              Car l’argumentaire de votre message, à l’instar de tout ceux venus défendre la LRU, ne s’élève jamais au-dessus de l’argument ad hominem. La question n’est pas de savoir si les chercheurs et enseignants-chercheurs sont irréprochables, car la réponse est évidemment non, mais de savoir si la LRU les aidera à mieux remplir la mission que la société leur confie, et en premier lieu de savoir quelle est précisément cette mission aujourd’hui.

              Que sa mission ne soit plus la connaissance pour la connaissance, c’est une question qui doit assurément être posée.
              Mais il semble nécessaire de rappeler que sa mission ne sera jamais de palier l’échec de la réforme du collège unique qui fait que nombre de bacheliers sont inaptes à l’enseignement supérieur, ni de servir de bouc émissaire au chômage massif engendré par les politiques économiques de tous les pays industrialisés.

              Chaque couche de la société a sa part de responsabilité dans les temps difficiles que nous vivons. Se poser en juge, surtout quand on se cache derrière un total anonymat, c’est refuser de prendre la sienne.

    • censure

      20 décembre 2007

      Vous n’avez pas voulu signer votre contribution, libre à vous. Je prends note

      Quant à la non rentabilité des études en sciences humaines, je voudrais apporter quelques exemples étrangers. Si les sciences humaines sont si inutiles et arriérées comment cela se fait-il que les mêmes étudiants qui ne parviennent pas à trouver un emploi en France trouvent une emploi très correct dans les pays anglo-saxons ? Ne serait-ce pas parce que les anglo-saxons regardent les compétences acquises ? Et j’ose dire, dans le domaine qui est le mien qu’un bon étudiant de lettres saura trier des informations complexes, les présenter, monter des dossiers, mettre en perspective, négocier...et apprendre rapidement.

      Par ailleurs pour parler strictement de rentabilité : la culture française attire des touristes, si cette culture ne reste pas vivante, c’est toute une manne financière qui va disparaître. Beaucoup de films à gros budget américains (je pense à Troie, à Frankenstein) s’appuient dans leurs scénarii de façon évidente sur les derniers apports de la recherche critique, celle qui soi-disant ne sert à rien. Je pense enfin que le regard rétrospectif et analytique des sciences humaines permettrait aux décideurs de sortir d’un fatalisme de bon aloi et d’une opinion d’autant plus tyrannique qu’elle est passagère : il y a d’autres solutions possibles, il y a d’autres manières de poser les problèmes et c’est cette exploration des possibles qui intéresse le MIT et les instituts de prospective.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    5 décembre 2007

    Bonjour,

    Permettez-moi un simple témoignage. Je suis enseignant-chercheur au Mexique. Je ne passe pas une semaine sans que l’on me félicite de l’excellence de l’université francaise.
    Dans les librairies universitaires, ce sont les livres des auteurs francais les plus traduits, du moins en sciences humaines et sociales. Le gouvernement veut-il ce rayonnement ou le veut-il sans y mettre les moyens ?
    Je travaille dans une unité publique mais ici,il y a aussi quelque 1300 universités privées dont 90 pour cent n’ont que le nom d’université et ou des enseignants mal payés et ne faisant aucune recherche ou meme lecture approfondie ne transmettent meme plus des connaissances sinon de l’information ou de la propagande. Veut-on cela pour que la France se "tiers-mondise" ? Une horreur, cette marchandisation de l’immarchandable, la connaissance désintéressée.
    Cela etant,on peut critiquer l’esprit de caste d’une partie de l’université qui n’aime engager que des pairs et n’aime pas les iconoclastes, fussent-ils aussi bons que les sacro-saints membres de la caste "éducation nationale".

    A vous entendre. Salutations.

    Philippe Dautrey

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    4 décembre 2007, par tJouault

    Je pense que contacter les collaborateurs amis qui se trouvent un peu partout en Europe afin qu’ils signent la pétition serait d’un grand apport... cela montrerait l’évidence de la lisibilité existante des EPST à l’étranger.

  • Parlons de l’utilisation des surplus de l’économie !!!

    4 décembre 2007, par Jésus Christ

    Vous avez cent fois raison ! Cela dit il me semble que comme dans bien des secteurs actuellement en lutte un point stratégique n’est prtiquement pas mentionné. Il s’agit d’expliquer aux gens de ce pays (comme des autres d’ailleurs) que rien ne peut être fait si nous ne posons pas la question de l’utilisation des surplus de l’économie que les "puissants" confisquent à la société depuis toujours certes mais plus précisément et plus massivement depuis 1983 ("tournant de la rigueur" du deuxième gouvernement Maurois en France et Reagan, Thatcher, Khol et autres à l’étranger. "Les caisses de l’état sont vides" a dit Nicolas Sarkozy, il a raison. Mais elles sont vides parceque les 150 à 200 milliards d’euros de surplus que dégage notre économie (sur un PIB de 1650 milliards d’€) sont dirigés vers la bulle financière internationale qui s’élèvait en 2002 à 110000 milliards d’euros à comparer aux 25000 milliards d’euros du PiB mondial.
    Alors protester, pétitionner jour après jour année après année sans expliquer preuves à l’appui que l’argent non seulement existe mais est surabondant conduira une fois encore à l’échec les mouvements en cours. Quand cesserons nous de faire les autruches ? Quand chasserons nous les marchands du temple ?

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    4 décembre 2007, par Elise Marcandella

    Bonjour,

    Ce paragraphe de la pétition me laisse songeuse...
    "Les UMR (Unités Mixtes de Recherche, dépendant d’une université et d’un organisme de recherche), représentent l’endroit où peut s’articuler une vision nationale et internationale assurée par les organismes de recherche, et la dimension locale qui relève de l’université de tutelle. "

    Cela signifie-t-il que les Universités sont cantonnées à la dimension locale ?
    Je pense avoir mal compris ce passage. Pourriez-vous me l’expliquer ?

    Cordialement,

    Elise Marcandella

  • Pour une vraie UMR (Université Mariée à la Recherche)

    4 décembre 2007, par Robert Carles, prof ; de physique, ex-directeur d’UMR, VP d’université pour les écoles doctorales et les affaires européennes pour la recherche

    Je m’apprêtais à signer la pétition comme sympathisant et adhérent à SLR, quand la lecture de son texte m’a profondément « troublé » par certains passages. En particulier je relève : « Les UMR représentent l’endroit où peut s’articuler une vision nationale et internationale assurée par les organismes de recherche, et la dimension locale qui relève de l’université de tutelle ». De tels propos sont choquants. Je passe sur la dimension nationale de nos universités qui assurent la formation de la très grande majorité de nos cadres (médecins, juristes, enseignants, ingénieurs…et même chercheurs) et qui est une évidence (bien que rarement reprise dans les medias). Mais laisser supposer que la vision internationale serait, telle qu’à des mâles orgueilleux, l’apanage des organismes de recherche, la dimension locale étant réservée, telle qu’à des épouses résignées, aux universités, est une affirmation stupide et surtout contre-productive dans le débat actuel. J’étais personnellement satisfait que le prix Nobel de physique d’Albert Fert tombât comme « rayon qu’on espère » car il mettait en lumière ce savant mélange entre recherche fondamentale, transfert de technologie et diffusion des connaissances, grâce aux apports fructueux d’une université, d’un organisme de recherche et d’un laboratoire industriel. Je pense que les organismes jouent un rôle essentiel comme soutien à la quête des connaissances, à l’évaluation et à la prospective scientifique, mais que ce rôle est complémentaire à celui que joue, de concert, l’université en termes de recherche, de formation, de diffusion des connaissances et d’ouverture d’esprits (y compris ceux des chercheurs). Je pense qu’il est également stupide d’écrire que les futurs présidents d’université seraient des pairs incompétents recrutant « au mépris de la norme internationale ». Le classement de Shangai, tant décrié, concerne les universités et non les organismes français et, classement de Shangai ou pas, il a fait prendre conscience à beaucoup d’universitaires, présidents compris, qu’il convient de soutenir indissociablement la formation supérieure et la recherche pour être visibles au niveau national et international. Oui, « l’enseignement et la connaissance sont importants ». Je soutiens SLR, pas les présidents autocrates (au plan local et national), pas des pétitions ambigues.

    • Pour une vraie UMR (Université Mariée à la Recherche)

      4 décembre 2007, par Emmanuel Saint-James

      Une analyse rigoureusement logico-mathématique de la phrase incriminée conclurait assurément que les organismes de recherche manquent d’une dimension locale, mais pas que les universités manquent d’une dimension internationale, point qui reste non précisé. La phrase est donc en effet un peu ambiguë, et c’est dommage, mais cela ne permet pas de conclure à sa stupidité.

      Quant au classement de Shangaï, y en avait-il besoin pour comprendre qu’il faut
      soutenir indissociablement la formation supérieure et la recherche ? Pour les enseignants-chercheurs, non : ils le savent et n’arrêtent pas de le répéter depuis des années. Pour les présidents d’universités dont la plupart n’enseignent plus depuis des années, peut-être en effet a-t-il servi à cela. Mais alors, ça ne fait que confirmer l’idée qu’il ne vaut mieux pas leur confier le recrutement des enseignants-chercheurs.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    4 décembre 2007, par La Saraounia

    Bonjour,

    Je suis d’accord avec l’essentiel du message de la pétition, à ceci près qu’il faudrait un jour que nous ayons le courage d’assumer le fait que nos procédures de recrutement n’ont pas grand-chose d’un concours (cette notion présumant l’égalité républicaine entre les candidats) et que la pratique de discriminations, notamment raciales, et de favoritisme n’est pas totalement absente de l’attribution de postes d’ATER ou de chargés de cours aux doctorants, même dans les filières les plus dévouées à la recherche et aux valeurs progressistes, et même au CNRS où, dans certains cas,les candidats à un poste de chargé de recherche connaissent les questions et les réponses de chaque membre de leur jury avant même de passer leur audition. Je ne pense absolument pas que la LRU soit un pas dans la bonne direction sur ce point, mais il faudrait qu’il soit un jour abordé, car nous ne sommes pas toujours guidés par le souci de l’excellence dans ce cas précis.

    • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      7 décembre 2007

      Oui, l’attribution des postes fait souvent preuve d’un total obscurantisme, et de "petits arrangements entre amis". Un roman très documenté relate cet état de fait au sein des universités (Petits crime contre l’humanité), faute de pouvoir le dénoncer ouvertement ces dérives du fait de la violence des rapports hiérarchiques.

    • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      7 décembre 2007

      Tu sais, sans parler d’origine ethnique,le mandarin de ma fac de socio pour justifier l’attribution d’une bourse doctorale à la fille d’un de ses collègues à dit devant un groupe de doctorants : "mais le talent... c’est dans les gènes !"

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    4 décembre 2007, par jm sokal

    Bonjour,
    Je voulais dire que je trouve démagogique d’aligner le financement des université "par étudiant" sur la base des étudiants de BTS, IUT et Prépas aussi longtemps que les universités inscrivent dans la seule limite des places disponibles, sans aucun souci de formation en accord avec des débouchers professionnels et sans aucun engagement des enseignants sur le suivi des étudiants pendant leur cursus.
    Les formations avec sélection sont le principal vecteur de promotion sociale, alors que l’université accueille tout le monde mais ne promeut que les héritiers d’un capital social (ou financier) suffisant.
    Etre progressiste ne consiste pas à accepter n’importe quoi, mais, au contraire, à mobiliser les moyens sur les structures qui contribuent au progrès quoi que l’on mette derrière ce mot.
    Bon courage,
    sokal

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    1er décembre 2007, par Dr Alfred Lecocq

    Un bon exemple de l’efficacité de la conduite des recherches par les entreprises privées à but lucratif nous a été donné en Fin 2005.

    Souvenons-nous que le Prix Nobel de Chimie a été accordé fin 2005 à Yves CHAUVIN pour ses travaux sur les réactions de Métathèse......30 ans aprés l’accomplissement de ses recherches.
    Chacun de nous a pu lire dans "Le Monde du 7/10/05" (et ceux des semaines suivantes) les tracasseries subies, les obstacles qu’a dû supporter cet éminent chercheur, totalement incompris par la Direction de l’IFP.

    A. Lecocq

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    1er décembre 2007, par Je suis directeur de recherche. Je garde l’anonymat vues mes fonctions actuelles, entrainant un devoir de réserve.

    Il est malsain d’opposer artificiellement les deux missions de l’université : (1) transmettre le savoir ; (2) favoriser la compétitivité économique. Les deux devraient être synergiques. L’immense majorité des étudiants qui s’inscrivent en fac ne viennent pas chercher une culture générale, mais des connaissances opérationnelles pour trouver un "job".
    Il est faux de présenter l’ANR comme tournée vers une recherche oparationnelle à court terme. Elle finance de nombreux projets de recherche d’amont : simplement, elle substitue un processus compétitif au dispositif de saupoudrage et de financements récurrents qui ont été défendus par les EPST trop longtemps sous couvers d’"autonomie".
    Aux yeux de la plupart de mes collègues étrangers, en particulier anglo-saxons, le CNRS apparaît comme le prototype de l’organisation française bureaucratique, politisée et scientifiquement peu productive. Il est urgent de faire bouger le statu quo, sinon le CNRS, dont beaucoup de chercheurs ont toute mon estime, en crèvera.
    La France dépense déjà énormément d’argent pour l’enseignement, en particulier l’enseignement supérieur. Les dépenses sont largement comparables, sinon supérieures à celles des autres pays industrialisés. Faut-il rappeler que le budget de l’éducation nationale est de très loin le premier de la nation, alors que les classes d’âge actuelles sont bien moins nombreuses que celles des années 60 ? "Investir massivement", comme vous de demandez, dans un système complètement sclérosé et passéiste est un tonneau des danaïdes.
    La crainte obsessionnelle du financement privé est bien française. Nos compatriotes sont incapables de concevoir des "win-win situations". Pour eux, s’il y a financement privé, ce sera forcément le stigmate d’une main-mise de l’industrie sur l’université. Absurde. L’industrie financera les sujets qui l’intéressent, et le reste continuera d’être soutenu par l’Etat. Les bourses CIFRE ne se sont pas substituées aux allocations de recherche du ministère, que je sache.
    Bref, comme en 2003, votre mouvement, sous couvers de certaines craintes légitimes, et profitant de l’extrême naïveté politique de la plupart des scientifiques, est une entreprise de manipulation politique participant du vaste mouvement actuel anti-sarkozyste (chacun ses idées, mais il ne faut pas s’avancer masqué), et un réflexe de défense bien corporatiste : "non à toute réforme".

    • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      1er décembre 2007, par Emmanuel Saint-James

      Le titre de cette pétition est Appel pour une autre réforme, et vous affirmez qu’il s’agit d’un mouvement non à toute réforme. Savez-vous lire ?

      Vous parlez de manipulation politique participant du vaste mouvement actuel anti-sarkozyste, alors que les sondages l’accréditent d’une cote de popularité toujours forte ; qui fait de la manipulation en se prétendant victime ?

      Vous prétendez que
      l’industrie financera les sujets qui l’intéressent, et le reste continuera d’être soutenu par l’Etat. Mais qui a déclaré, pendant la campagne présidentielle, que ce n’est pas à l’Etat de financer ceux qui veulent étudier la littérature ancienne, sinon l’actuel président ?

      Vous assenez que
      la plupart de mes collègues étrangers voient le CNRS d’un mauvais œil, j’ai l’expérience inverse ; un sondage fondé sur des relations personnelles inévitablement sélectives ne saurait avoir valeur de vérité, et le prétendre n’est pas digne d’un scientifique.

      De même, dire que l’immense majorité des étudiants qui s’inscrivent en fac ne viennent pas chercher une culture générale, mais des connaissances opérationnelles montre que vous avez fort peu de contact avec eux et leur propre expérience de recherche d’emplois.

      Quant à l’argument éculé du corporatisme, déjà évoqué dans ce forum, je renvoie à nouveau à De quelques contre-vérités concernant notre enseignement supérieur.

      • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

        6 décembre 2007, par Coquillard Patrick, MCU maths appliquées à la biologie

        J’ajoute à vos remarques justifiées concernant le message de notre courageux DR ayant obligation de réserves (ah bon ?!!, nous pas...) que dire que les étudiants sont moins nombreux qu’au cours des années soixante est une contre vérité totale, et une stupidité de premier ordre. Il n’ont jamais été aussi nombreux qu’en 1995 (pic des effectifs), le mot d’ordre de Chevènement (1986) : « 80% d’une classe d’âge au bac » ayant provoqué l’augmentation de 30% des effectifs en dix ans. Ce monsieur oublie tout simplement de lire (et de bien les lire) les statistiques officielles. Depuis 1995 les effectifs ont seulement légèrement décrus. Sait-il que dans les années soixante, c’était 20% au plus d’une classe d’âge qui allait au bac ? Que beaucoup de nos facs se sont construites à la fin des années 60 ?

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    30 novembre 2007, par talbot

    Votre texte est excellent mais totalement inadapté pour une signature par des personnes extérieures au monde de la recherche et de l’université : trop technique dans son vocabulaire et beaucoup trop long. C’est dommage, car je l’aurais diffusé autour de moi, dans une version simplifiée.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    30 novembre 2007

    Au delà de la pétition, ne faudrait-il pas (re)prendre des actions plus symboliques et plus importantes ? La démission des tâches administratives avait bien fonctionné pendant le mouvement sur la recherche, pourquoi ne pas la renouveler ?

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    30 novembre 2007

    Bonjour,

    Particulièrement sensibilisé par ce qui touche au domaine de la recherche , considérant l’implication de notre fils , étudiant-chercheur au C.N.R.S, j’ai l’intime conviction que nous avons, au delà de l’irresponsabilité des gouvernements successifs sur ce sujet, touché aujourd’hui
    tout ce qui a de plus répugnant dans le process de l’Hypercapitalisme.

    Bertrand.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    30 novembre 2007, par Geka

    J’ai signé. Cependant, j’ajoute quelques remarques.
    Relever que dans la nouvelle version du code de l’éducation issue de la la LRU, la notion de service public a été complètement modifiée n’est pas anodin. Le service public de l’enseignement supérieur n’existe plus vraiment sinon dans un discours proclamatoire (art. L. 123-1 et L. 123-2). Certaines tâches "du" service public de l’enseignement supérieur sont désormais prédéterminées (art. L. 123-3 - LRU) ; elles n’augurent guère d’une contribution générale au maintien du lien social, d’une attention fondamentale portée à "l’interdépendance sociale".
    C’est de cet article L 123-3 modifié que découlent les autres dispositions qui se préoccupent surtout des institutions de pouvoir.
    Cependant, il me semble nécessaire de redonner un sens pratique aux dispositions de l’art. L. 123-9 du Code selon lequel : "A l’égard des enseignants-chercheurs, des enseignants et des chercheurs, les universités et les établissements d’enseignement supérieur doivent assurer les moyens d’exercer leur activité d’enseignement et de recherche dans les conditions d’indépendance et de sérénité indispensables à la réflexion et à la création intellectuelle" - et, en regard de signifier les enjeux de l’article L. 141-6 qui rappelle que "Le service public de l’enseignement supérieur est laïque et indépendant de toute emprise politique, économique, religieuse ou idéologique ; il tend à l’objectivité du savoir ; il respecte la diversité des opinions. Il doit garantir à l’enseignement et à la recherche leurs possibilités de libre développement scientifique, créateur et critique". Les mots du droit donnent aussi une force aux arguments tant les contradictions entre diverses dispositions du code sont, principalement à cause de l’insertion de la LRU, patentes .

    articles actuellement en vigueur du Code de l’éducation en référence - voir sur Legifrance :
    1) dispositions qui ne sont pas issues de la LRU (nº 2007-1199 du 10 août 2007)
    Art. L 123-1
    Le service public de l’enseignement supérieur comprend l’ensemble des formations postsecondaires relevant des différents départements ministériels
    Art. L. 123-2
    Le service public de l’enseignement supérieur contribue :
    1º Au développement de la recherche, support nécessaire des formations dispensées, et à l’élévation du niveau scientifique, culturel et professionnel de la nation et des individus qui la composent ;
    2º A la croissance régionale et nationale dans le cadre de la planification, à l’essor économique et à la réalisation d’une politique de l’emploi prenant en compte les besoins actuels et leur évolution prévisible ;
    3º A la réduction des inégalités sociales ou culturelles et à la réalisation de l’égalité entre les hommes et les femmes en assurant à toutes celles et à tous ceux qui en ont la volonté et la capacité l’accès aux formes les plus élevées de la culture et de la recherche ;
    4º A la construction de l’espace européen de la recherche et de l’enseignement supérieur.
    2)LRU :
    Art. L. 123-3
    Les missions du service public de l’enseignement supérieur sont :
    1º La formation initiale et continue ;
    2º La recherche scientifique et technologique, la diffusion et la valorisation de ses résultats ;
    3º L’orientation et l’insertion professionnelle ;
    4º La diffusion de la culture et l’information scientifique et technique ;
    5º La participation à la construction de l’Espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
    6º La coopération internationale.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    30 novembre 2007, par Patricia Sourrouille, ingénieur d’études au CNRS (CEFE Montpellier).

    Pourquoi ne réclamez-vous pas l’abrogation de la LRU dans votre appel ? Est-ce que la LRU ne met pas en place une nouvelle gouvernance des universités c’est à dire tout un dispositif permettant justement de détruire le service public ayant pour but "l’enseignement et la connaissance (qui) a fait de nous des humains" pour que les universités et la recherche deviennent des instruments de la compétitivité mondiale ?

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    30 novembre 2007, par Petit Prof

    Bonjour

    je lis dans la pétition le passage suivant :
    "L’autonomie scientifique des universités ne sera qu’une façade dans une construction dirigiste et centralisée entièrement contrôlée par l’ANR (Agence Nationale de la Recherche)"

    ensuite je lis le début de la liste des signataires et je trouve beaucoup de personnel du CNRS, qui, il me semble est le Centre National de la Recherche Scientifique, donc un bel organisme bien centralisé bien verrouillé (essayez d’y rentrer, vous verrez ^^).
    Donc encore un exemple de corporatisme.

    Petit Prof

  • Deux réserves sur le CNRS et l’ANR

    29 novembre 2007, par Carlos-Miguel Pimentel

    Professeur de droit public et président de commission de spécialistes, je m’associe assez largement aux arguments développés dans la pétition, et je ne peux, en particulier, que m’inquiéter de l’hyper-présidentialisation du régime des universités, à l’exact opposé du principe de collégialité, qui me paraît fondamental. Notre indépendance, à valeur constitutionnelle, a pour effet pervers majeur, en l’état actuel, une carence quasi généralisée dans le contrôle, propice à tous les excès du localisme, voire, dans certains cas, au pur et simple détournement des fonds publics. Ce n’est pas en concentrant le pouvoir de décision sur une seule tête qu’on résoudra un tel problème : largement dépendante de la vertu des enseignants-chercheurs, la qualité des recrutements et de la plupart des choix budgétaires ne dépendra plus que de la vertu d’une seule personne. C’est concentrer les risques plutôt que se donner les moyens de les résoudre, par un véritable équilibre institutionnel entre pouvoirs et contre-pouvoirs dont on ne voit pas l’ombre dans la loi LRU.

    J’ai cependant deux réserves de taille quant au fond de la pétition : la première concerne le soutien inconditionnel au CNRS, qui me semble plus que discutable. Au minimum, il me paraît évident qu’une profonde réforme est indispensable pour moderniser cet organisme d’un autre âge. Continuer à raisonner comme à l’âge d’or de la planification, et du contrôle de l’économie par l’Etat, me semble totalement anachronique. Quant à l’ANR, il me paraît très excessif de la décrire comme un organisme aux ordres du pouvoir politique. Le soutien inconditionnel, tout comme la critique radicale, me semblent nuire à la crédibilité de la démarche d’ensemble.

    Aussi j’aurais deux suggestions à faire pour accroître le nombre de signatures : permettre aux signataires de signaler d’éventuelles réserves personnelles quant à tel ou tel volet de la pétition, puisque la démarche adoptée multiplie les prises de position, et donc les risques de désaccords ponctuels ; et, sur un plan purement pratique, lister les signatures par ordre alphabétique. La liste actuelle est particulièrement incommode…

    Reste que les enseignants-chercheurs réagissent enfin, après une étrange période de quasi-léthargie collective qui me semblait assez incompréhensible. Je trouve cela largement rassurant, quelles que soient les divergences d’approche qui peuvent distinguer nos points de vue respectifs.

    Carlos-Miguel Pimentel
    Professeur de droit public et président de commission de spécialistes à l’Université de Versailles Saint Quentin en Yvelines.

    • Deux réserves sur le CNRS et l’ANR

      30 novembre 2007, par Emmanuel Saint-James

      Pourriez-vous affiner votre argumentaire à propos du CNRS ? Car si l’on s’en tient au seul argument de l’âge, que dire de l’université !

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 novembre 2007, par Etienne Fieux

    Cet appel pointe avec justesse un certain nombre de dangers que l’application de la loi LRU représente pour l’université et fait la liste d’objectifs louables pour le viabilité de notre système universitaire qui sont clairement en contradiction avec ce que va mettre en place la loi LRU. J’adhère totalement à ce discours. Mais je ne comprends plus lorsque je lis plus loin "Nous demandons que les principes défendus ici soient pris en compte, et se traduisent dans les faits par un changement net de la politique menée actuellement. Nous demandons que soient clairement explicitées les perspectives d’évolution de notre système, et que toute nouvelle décision engageant son avenir soit précèdée d’une concertation avec les instances véritablement représentatives des personnels." Quelle est cette mascarade ? La situation est très limpide. L’"autonomie" des universités sera tout le contraire de leur indépendance. Les perspectives d’évolution de notre système sont celles fixées par la loi LRU (celles décrites quelques lignes plus haut dans l’appel) et, quant à la volonté de concertation de nos dirigeants, tout est dit lorsqu’on a rappelé que la loi a été votée au mois d’août. Alors, à quoi rime cette pétition ? Il me semble que la seule conclusion conséquente à ce constat est la demande d’abrogation de la loi (l’appel des cordeliers qui va dans ce sens a reçu le soution de plus de 7000 signatures). Et, par pitié, qu’on ne me joue pas le couplet de la vigilance dans laquelle il faudra se tenir lors de la mise en place de la future structure. Parce que ce qu’on nomme aujourd’hui "dérive" sera demain, dans le paysage que la loi LRU met en place, de l’ordre de la normalité.
    Etienne Fieux, Université Paul Sabatier, Toulouse.

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 novembre 2007, par fabrice maurel

    Je suis bien entendu d’accord avec tout ce qui a été rédigé, en particulier sur le jeu sémantique qui est fait autour du mot "autonomie" : Nous avons besoin d’argent et de l’autonomie de sa gestion pour la recherche et l’organisation pédagogique ; et le gouvernement nous donne l’autonomie pour trouver l’argent en nous dictant comment l’utiliser !!! Cela dit, les deux pétitions actuelles (que j’ai signées), ne sont-elles pas peu crédibles étant donné leur réaction bien tardive à une loi votée il y a maintenant presque 6 mois...

    • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      30 novembre 2007, par Emmanuel Saint-James

      Réagir fin Novembre à une loi votée le 10 Aout, ça ne fait même pas 4 mois, a fortiori si on tient compte des congés officiels. En outre, les problèmes en question sont difficiles, et la loi change tellement de choses qu’il est normal de prendre un temps de réflexion suffisamment important. Cela témoigne plutôt que l’opposition à cette loi n’est pas une réaction épidermique d’un personnel réfractaire à tout changement, comme certains veulent le faire croire, mais bien de personnes qui ont murement réfléchi à la question et concluent que cette réforme n’est pas celle nécessaire à la renaissance de l’université. Le temps nécessaire à la réflexion, c’est le premier combat.

    • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      2 décembre 2007, par HZ

      Je connaissais la démocratie, la dictature..., je découvre la démoctature : faire siéger son parlement, démocratiquement élu, en juillet-août ! S’il a la bonne couleur, évidemment. On doit les prémices de cette découverte à Mr Balladur (été-1993).

      Si la crédibilité d’une réaction doit se mesurer à son temps de réaction (4 mois), l’argument scientifique qui aurait dû prévaloir est la complexité du texte et donc la durée de son décodage : encore une découverte moderne, le codage ou l’art de "construire l’incompréhensible" !

      Dernier point : je croyais aussi que les lois étaient là pour "écrire ce qui doit être". Or, sur les droits d’inscription et en réponse à la crainte des étudiants, le législateur a supprimé tout ce qui pouvait concerner les dits "droits d’inscription" ! Et remplacé par les promesses d’une ministre !
      C’est non seulement une porte ouverte sur la jungle (qui nous attend) mais aussi le retour vers une culture "orale", qui ne survivra pas à sa mémoire... (médias ?)

  • Pétition : Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 novembre 2007, par Michèle Leflon

    Il faut faire un maximum de publicité à cette pétition. Je vais faire un lien sur mon blog

  • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 novembre 2007, par N. Guilhaume

    Je suis convaincue que la réforme engagée ne répond ni aux attentes des personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche, ni à celles des étudiants. Néanmoins les protestations se multiplient depuis déjà plusieurs années, j’ai signé de nombreuses pétitions, participé à plusieurs manifestations, et il est clair que le gouvernement n’en tient absolument aucun compte... Que faire alors pour faire entendre notre voix ? Est-ce qu’une grève administrative des rapports d’activité pourrait avoir plus d’impact ?

    • grève administrative

      29 novembre 2007, par Igor babou

      Je pense que ce serait une bonne idée. Elle commence d’ailleurs à être évoquée par certains collègues universitaires. Il faut agir là où nos tutelles ont des attentes : pas en bloquant des bâtiments, mais en agissant sur le fonctionnement bureaucratique qui, de toute manière, représente aujourd’hui une entrave irrationnelle à la recherche (qui ne constate pas qu’on nous demande plus de production écrite pour justifier de nos recherche et de notre existence institutionnelle plutôt que pour discuter scientifiquement de nos travaux ou en tirer des publications ?). C’est aussi un facteur de pourrissement des rapports humains et intellectuels dans les établissements, avec l’instauration d’une hystérie évaluative, de contrôles tatillons (traçabilité du chercheur...), de despotisme rampant.

      En sciences humaines et sociales, l’enjeu est, me semble-t-il, très fort : par la technicisation de la gestion de la recherche et des enseignement, ce qui est visé, c’est une technicisation de nos pratiques et finalement de nos pensées. Cette technicisation (au sens bureaucratique du terme) me paraît incompatible avec ce qui fonde nos pratiques : curiosité, goût pour les prises de risques intellectuels, possibilité d’apprendre à partir des erreurs (et donc nécessité d’accepter l’erreur, et non de présupposer niaisement l’ "excellence" comme un slogan marketting), pratiques dialectiques orales autant qu’écrites, déconstruction des idéologies, prise de distance par rapport au pouvoir politique, etc.

  • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 novembre 2007, par Olivier Chassande

    Je suis d’accord avec presque toutes vos propositions pour améliorer la qualité de l’Université, sauf avec un point, mais il est de taille : "Un renforcement du partenariat entre universités et organismes de recherche, en maintenant le principe d’une double tutelle (locale et nationale) sur les unités mixtes de recherche". Eh bien je me permets de donner un avis divergeant. Cela fait 20 ans que je travaille dans la recherche, je suis chercheur CNRS, j’ai exercé aussi bien dans des UPR CNRS, des UMR, et maintenant dans une Unité INSERM. Je suis persuadé que la multiplicité des organismes de recherche présente de très nombreux inconvénients, en terme d’organisation, évaluation, prise de décision, gestion des carrières et des crédits, visibilité et lisibilité. Que de temps et d’énergie perdus lorsque chaque organisme se renvoie la balle pour une décision d’équipement, de rénovation, de recrutement, que de complexité lorsque des crédits sont gérés par 2 voire trois organismes différents ayant chacun ses règles comptables. Je suis maintenant complètement convaincu que la meilleure solution c’est de n’avoir qu’un seul organisme acteur de la recherche : l’Université. Et que les autres structures n’ont pas de raison d’être (ou alors je veux bien qu’on m’explique l’intérêt de ces organismes). Quel autre organisme que l’Université est mieux placé pour mettre en oeuvre enseignement, recherche, valorisation, partenariat avec les acteurs locaux de l’éducation et de l’économie. Quel intérêt de cette "double tutelle locale et nationale", sinon de compliquer et de bureaucratiser le fonctionnement de la recherche ? Je milite pour un accroissement considérable des moyens de l’Université pour qu’elle devienne un acteur majeur de l’enseignement supérieur à côté des Grandes Ecoles, et pour qu’elle soit l’acteur unique de la recherche.
    En espérant contribuer au débat, cordialement
    Cordialement

    • Réponse à Olivier Chassande

      29 novembre 2007, par Alain Trautmann

      Vous avez raison de souligner que des tutelles multiples posent des problèmes de gestion au sens large, incluant des questions comme l’équipement, la rénovation, la valorisation. Mais ce problème peut être facilement résolu, en décidant, pour chaque unité de recherche, de confier ces questions à une seule tutelle, a priori celle qui est le contributeur financier le plus important.

      Là où je vous donne tort, c’est de sous-estimer l’importance pour ces unités, d’avoir un double ancrage, local d’une part, national et international de l’autre. Cette deuxième référence ne peut pas être conférée par 84 universités en France. Ces dernières ne sont pas non plus en situation d’effectuer des arbitrages du type : faut-il développer telle approche nouvelle de pointe, avec les équipements correspondants, dans 20 universités différentes, ou dans un nombre beaucoup plus réduit d’endroits ? Cela, des EPST peuvent le faire, en partenariat avec les universités intéressées.

  • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 novembre 2007, par Fabrice NEYRET

    Je suis signataire. Neanmoins, quelques bemols (qui ne retirent rien au fond, mais pour eviter de preter le flan a la critique la ou le texte est trop caricatural) :
    La recherche sur projet ANR est qualifiee de "sans prise de risque" et "sur les axes detaille’s etablis". Alors que l’ANR prevoit des actions blanches, et que les axes ne sont pas tellement detaille’s (d’autant que c’est un art consomme’ par nous autres chercheurs de faire rentrer n’importe quel projet dans n’importe quel theme prioritaire). Par contre ce qui me semble plus contestable, c’est d’une part le morcellement du travail de recherche qui en resulte, allant de pair avec une gestion court terme et a vue par les equipe, creant de surcroit un overhead de temps important (soumission de demandes nombreuses et de courte duree, documents de justifications divers, mais aussi participation aux jurys d’attribution), et d’autre part le fait que des pans (inter)disciplinaires entiers peuvent se retrouver soit absents, soit enferme’s dans des quotas financiers arbitraires.
    D’autre part je ne suis pas sur que toutes les EPST soient visees, peut-etre meme au contraire certaines vont etre crees ex nihilo pour former des "instituts de physique" ou que sais-je. Par contre c’est bien la logique de desassociation qui de ce point de vue m’inquiete. Last but not least, et quoi qu’en dise la recente lettre distribuee aux personnels CNRS, si les labos UMR disparaissent, que vont reellement devenirs les personnels mixtes immerge’s dans une structure qui ne sera plus la leur ? (qqsoit la tutelle). Je ne vois vraiment pas se dessiner un modele viable et stable, et je craint qu’on en vienne a casser localement des structures qui marchaient tres bien.

    • Réponse à Fabrice Neyret

      29 novembre 2007, par Alain Trautmann

      Pour les programmes blancs de l’ANR dans sa version initiale, l’enveloppe prévue était de 3% de son budget ! Devant les réactions que ce chiffre avait suscitées en 2005, le % est passé à 30%, est resté stable depuis, et d’après nos informations il n’est pas question de l’augmenter. Or, si vous consultez les nouveaux programmes de l’ANR (2008-2010), vous verrez que des secteurs dans lequels on pouvait déposer des programmes de recherche fondamentales ont vu cette posibilité disparaitre entièrement, seules les recherches en lien direct avec des pathologies devant désoemais être financées (je l’ai vérifié pour la neurobiologie et l’immunologie, mais la liste est certainement plus longue). Ce choix est entièrement cohérent avec ceux d’Arnod Munnich, conseiller spécial de N. Sarkozy pour la biologie. Il est donc certain que le nombre de demandes dans les programmes blancs va augmenter très fortement, et donc leur taux succès chuter. Ceci affaiblit singulièrement l’argument : programmes blancs = liberté de la recherche.

  • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 novembre 2007, par DEFRANCE Marie-Alix

    Il est urgent de susciter une très large adhésion à votre lutte, les arguments de votre pétition me paraissent très convaincants, même pour des non-chercheurs (attention à ne pas donner trop de sigles hermétiques aux non-spécialistes), et exigez de pouvoir vous faire entendre des média, on en a assez de n’entendre à la télé et la radio que les membres du gouvernement, c’est un déni de démocratie. Courage ! et ce n’est pas grave du tout s’il y a plusieurs pétitions, communiqués, ce qu’il faut c’est faire feu de partout. Rétablissez la vérité, vous avez en face de vous de fieffés menteurs, mais les citoyens commencent à bien le savoir ! Merci pour votre engagement et bon courage ! Amicalement marie-Alix Defrance

  • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 novembre 2007

    Je ne signerai jamais une pétition qui commence par une telle citation. Lier l’enseignement et la connaissance au statut progressivement acquis d’humanité est idiot et assez exécrable. Cela reflète une idéologie du passé.

    • Réponse à cet anonyme énervé

      29 novembre 2007, par Alain Trautmann

      Je vous suggère de lire l’intégralité de l’article du New York Times d’où est extrait cette citation : La nouvelle présidente d’Harvard refuse de mettre l’université au service de l’entreprise. Vous y trouverez d’autres phrase du même tabac dans la bouche de la présidente de l’Université de Harvard, qui est certainement arrivée à ce poste à cause du niveau idiot et assez exécrable de sa rélexion, qu’elle partage avec un certain nombre de personnalités au cerveau étroit comme Albert Fert (notre dernier prix Nobel)

      • Réponse à cet anonyme énervé

        29 novembre 2007, par Igor babou

        Je pense que nous sommes nombreux, en sciences humaines et sociales, à être assez idiots et étroits d’esprit, voire "passéistes", pour ne pas désirer dissocier une certaine forme d’humanisme du travail de la connaissance. C’est d’ailleurs ce que l’histoire des sciences nous apprend : l’exercice de la rationalité s’est fondé autour de préoccupations aussi triviales et passéistes que l’autonomie de l’homme par rapport aux pouvoirs politiques et religieux, aspirations qui, comme chacun le sait, n’ont plus lieu d’être aujourd’hui...

  • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 novembre 2007

    Je suis d’accord avec toutes les revendications du texte, mais quid de la LRU ? L’actualite, c’est son abrogation !
    Je rappelle l’existence de l’appel des Cordeliers signe par plus de 8000 chercheurs, qui va dans ce sens ! Ne faudrait il pas s’en saisir pour exiger l’abrogation de la loi sans la quelle la defense des revendications me semble difficile, voire impossible ?!
    Cordialement
    Vincent

  • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 novembre 2007

    Formidable idée que de demander plus de financements pour continuer à envoyer les étudiants, et si possible en plus grand nombre, dans des filières sans débouché...
    Bravo, c’est très réfléchi et particulièrement responsable...

    • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      29 novembre 2007, par Charzelwer

      Bien sûr, diminuer le taux d’encadrement permettra de créer plus de débouchés ! La france a la particularité contrairement à d’autres pays d’exiger que la formation suivie corresponde aux emplois occuppés. La britaniques n’ont pas ce genre de préjugés.

  • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 novembre 2007, par PREZIOSI

    Nos dirigeant auraient- ils comme BUT de faire régrésser la FRANCE ?

    la FRANCE se situerait-elle au rang des pays sous développés , désormais ?

  • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 novembre 2007, par Alex

    Réflexion sur la pétition ...

    Je viens de lire la pétition ci-dessus, et suis tout à fait d’accord qu’il faut renforcer la recherche en ce pays, afin de nous permettre de suivre au mieux la voie de l’humanité ...

    Par contre, n’ayant moi-même pas de financement pour poursuivre ma thèse, car il existe chez nous des critères d’age pour l’attribution de financements, et me trouvant dans l’obligation de faire preuve d’une grande créativité rien que pour pouvoir assurer mes moyens de recherche, je ne suis pas sûr de l’exactitude sur certains points mentionnés dans cette pétition.

    En effet, j’ai suivi très précisément une émission sur France 3 dimanche dernier qui regroupait une présidente d’université, notre ministre de tutelle, ainsi que divers représentant étudiant et de la vie civile. Au cours de cette émission, notre ministre a tout à fait écarter l’annonce de désengagement de l’état qui fait parti des prémisses de cette pétition, en reconfirmant un augmentation du budget d’un milliard par an (passage de 10 à 15 milliards en 5 ans), ce qui à mon avis n’est pas tout à fait une preuve de désengagement ...

    De plus l’autonomie des Présidents d’université en matière d’embauche avait l’air d’être quand même très encadrée ... et surtout elle permettais à ce que j’ai cru comprendre de nous permettre de concourrir avec les autres pays dans le monde pour pouvoir faire venir les meilleurs scientifiques en leur assurant un salaire équivalent à celui que peuve se permettre de payer les univesité ailleurs ... !

    Surtout la ministre avançait que cette loi permettait d’ouvrir aux universités des possibilités de financement impossible chez nous à nos jours ... (finacements par les anciens des universités, par des entreprises et des organismes extérieurs, ...).

    On montre toujours l’exemple des Etats-Unis comme exemple à ne pas suivre, mais cette émission présentait (et France 3 n’est pas réputée pour soutenir la ligne gouvernementale à tout prix) que le système américain permettait à plus de 80% d’une classe d’âge de poursuivre des études universitaire, tandis que chez-nous (avec un coût réduit d’inscription) nous n’arrivons qu’à un peu plus de 50% d’une classe d’âge dans nos université.
    Cette différence de l’accès au savoir entre ces deux pays n’est pas dû à une plus grande richesse personnelle des citoyens américains ... mais bien à une plus grande implication de la société civile dans la production de connaissance ... et que je sâche, même les sciences humaines ont des financements adéquates aux Etat-Unis, ce qui est d’ailleurs la cause de la délocalisation d’un certain nombre de nos chercheurs outre-atlantique !

    Pourriez-vous donc expliquer pourquoi le CNRS est toujours présenté comme étant le seul organisme pouvant assurer une recherche indépendante en France ...

    Merci d’avance pour vos lumières !

    • Réponse à Alex

      29 novembre 2007, par Alain Trautmann

      Merci d’animer le débat par vos questions.

      Il n’y aurait pas de désengagement de l’Etat parce que le gouvernement aurait investi un milliard d’euros de plus dans l’enseignement supérieur ? Hélas, comme vous pourrez le lire avec plus de détails dans Madame la Ministre : votre milliard est postiche, votre autonomie de carême, vos promesses de Gascon , il ne s’agit pas d’un milliard mais de 183 millions, soit … 1.4% d’augmentation du budget de l’enseignement supérieur.

      L’autonomie des présidents d’université est, elle, bien réelle, et très peu encadrée. Les dangers de ce type de dérive vers un type de décision de type managérial a été dénoncé pour des universités nord américaines (voir sur ce site L’enseignement postsecondaire au Canada à la croisée des chemins ).

      Quant au fait que l’université américaine offrirait les mêmes possibilités à tous les citoyens américains quelle que soit leur origine sociale, cette idée très fausse est contredite dans l’analyse du système universitaire américain par Christopher Newfield, universitaire californien (voir sur ce site Passé et passif de l’enseignement supérieur américain ).

      Enfin, le CNRS n’est certainement pas le seul organisme pouvant favoriser une recherche indépendante en France. C’est le financement public qui en est le véritable garant, qu’il soit versé à un EPST comme le CNRS, à des universités ou à une agence publique. Encore que, lorsqu’une agence fonctionne comme l’ANR, il y a des limites majeures (cf le texte de la pétition) au type de recherche qu’elle autorise.

  • Jeune Docteur dépité par tout ceci

    29 novembre 2007, par Dr. Julien

    Bonjour,

    Je trouve déplorable l’attitude d’une bande de chercheurs qui se prétendent "sauveteur de la recherche", Navré de regarder les choses en face mais la recherche française va mal, très mal, son budget est dillapidé par la même bande de chercheurs qui jettent l’argent par les fenêtres sans se soucier de l’avenir et qui ne veulent SURTOUT pas rendre de compte à qui que ce soit...

    J’entends encore mon directeur de Thèse dire : "C’est MON labo !!!", pensée acceptée par une majorité des DR et autres Prs. en place, mais c’est FAUX ces infrastructures appartiennent à l’Etat ! Patrons vous n’êtes que de la main d’oeuvre au même titre que nous autres, les oubliés : les thésards... Qui avouons le, ont au moins le mérite de faire de la recherche ... EUX (la patrons de laboratoire plus politicards que chercheur se retrouverons en nombre dans cette affirmation)
    Messieurs, arrêtez de jeter l’argent par les fenêtres !!! Fin d’année, que faites vous ? vous achetez tout et n’importe quoi pour dépenser votre budget annuel !!! Peur d’en recevoir moins l’année suivante... ET ? s’il n’est pas dépensé, c’est peut etre qu’il n’etait pas nécessaire...

    Je souhaite aussi réagir sur un passage de l’article : "au mépris de la norme internationale, qui recommande un recrutement par des pairs compétents" ??? Hypocrites !!! Menteurs !!! Depuis des années et des années vous vous asseyez copieusement sur cette norme... Les profils de postes sont calqués sur le CV du candidat chouchou du chef de labo, les commissions de spécialistes ne sont pas neutres puisque parfois, des personnes du même laboratoire que le candidat y siègent, Légalement on appelle ça un conflit d’intérêt !

    "L’autonomie scientifique des universités ne sera qu’une façade dans une construction dirigiste et centralisée entièrement contrôlée par l’ANR " Pourquoi refuser un contrôle à postériori ??? Pour obtenir un financement ANR, il faut proposer un axe de recherche (en gros) quoi de plus normal que de faire des rapports d’avancement et d’arrêter les financements si après 1 an on se rend compte qu’il n’y a aucun résultat ? (Comment fonctionnent les bourses CIFRE ???????)

    "La commission d’Aubert prépare aujourd’hui la suppression de fait de cette double tutelle, et s’apprête ainsi à casser un système qui a fait la preuve de ses vertus structurantes" Où sont les preuves ? à part apporter des ennuis quand à la gestion financière, des histoires de marché différentes d’université à CNRS, honnetement je n’ai pas vu au cours de mon année de DEA + 3 ans de thèse d’avantage significatif... Seul petit hic ! Directeur et Co-directeur de thèse étant Universitaires et non CNRS, ils n’étaient JAMAIS là pour encadrer leurs étudiant, cependant ils encaissaient joyeusement les primes d’encadrement...

    "Pour les acteurs de la recherche et de l’enseignement, une véritable autonomie scientifique et pédagogique par rapport au politique" Payez des impôts, donnez nous des budget mais ne demandez rien ! (le Medef aurait’il pris le pouvoir au CNRS ?)

    "Un renforcement du partenariat entre universités et organismes de recherche, en maintenant le principe d’une double tutelle (locale et nationale) sur les unités mixtes de recherche" Mais pour faire quoi ? Otez moi d’un doute, vous avez tous vu des DR (donc CNRS) faire cours... Et même faire d’excellents cours ! Pourquoi ne pas laissez le choix aux chercheurs ?
    Ceux qui veulent faire cours : ils ont X heures à donner et reçoivent de l’argent de l’université ( mais les heures de cours sont déduites de leur salaire CNRS)
    Ceux qui ne le souhaitent pas : reçoivent 100% de leur salaire CNRS

    C’est simple et ça ne nécessite pas une infrastructure démentielle !

    "Une répartition complètement modifiée des affectations de moyens pour l’enseignement supérieur et la recherche prévues dans le budget 2008. Il faut diminuer les crédits affectés à l’ANR et au Crédit Impôt Recherche, pour augmenter ceux versés aux laboratoires par le biais des établissements " Y aurait’il un argent sale et un argent propre que vous ne souhaitez pas recevoir l’argent de l’ANR mais celui de l’université ? Ou est ce simplement la demande de résultats qui vous fait peur ?

    "L’octroi aux universités d’un financement par étudiant équivalant à celui des classes préparatoires, des BTS et des écoles professionnelles" D’accord, mais il faudra alors utiliser cet argent pour l’enseignement et pas taper dans cette caisse pour faire autre chose !

    "Un plan pluriannuel de création d’emplois (chercheurs, enseignants-chercheurs, ingénieurs, techniciens, administratifs) afin de pouvoir renforcer l’encadrement pédagogique en premier cycle, sans recourir à des heures supplémentaires : il importe d’augmenter le temps que les enseignants-chercheurs peuvent consacrer à la recherche, pas de le diminuer !" En quoi un administratif encadre-t’il un étudiant ? Créer des emplois, je pense que même moi je suis d’accord, mais pas dans les conditions actuelles ! pas avec des commissions bidon ! Et Sachons de quoi on parle, on veut diminuer la charge d’enseignement des chercheurs, mais laissons la choix aux personnes, seulement, ne cumulons pas les salaires !!! Et ce non cumul financera des jeunes !!!

    Moralité de mon discours très amer, je suis tout juste docteur en chimie, je cherche du travail parce que je ne veux surtout pas rejoindre le milieu académique que je trouve pourri par expérience. Vous n’avez qu’une motivation : dépenser de plus en plus d’argent ! Mais refléchissez d’où il vient et comment réduire vos dépenses en augmentant vos rendements. Le problème n’est pas l’argent, mais la façon dont vous le dépensez !!!

    alors messieurs, si vous lisez ceci, l’argent qu’il reste sur l’exercice 2007, tampis, laissez le, ne le dépensez pas pour rien, vous n’en avez pas besoin ! 5000€ par labo ça devrait faire un joli cadeau de Nöel !

  • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 novembre 2007, par Franck Poirier

    J’ai signé cet appel pour une autre réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche car je partage totalement l’analyse présentée par SLR.
    La réforme LRU prend l’entreprise comme nouveau modèle pour l’université, elle introduit le pilotage par un "hyper-président" et réduit considérablement les contre-pouvoirs et le rôle du conseil scientifique en particulier. Elle s’éloigne également du principe de recrutement des enseignants-chercheurs par leurs pairs avec la création des comités de sélection.
    Sur le fond, la loi LRU ne règle pas les réels problèmes.
    Mes critiques de cette loi et mes propositions pour ce qui’l conviendrait de faire aujourd’hui pour l’université sont développées sur mon blog : http://lisegoria.blogspot.com/

  • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    29 novembre 2007, par Joël Andriantsimbazovina

    Je suis naturellement d’accord avec cet appel.
    Je l’ai signé.

    Il fait cependant la part belle aux organismes de recherche et n’insiste pas suffisamment sur l’UNIVERSITE.

    La réclamation d’une véritable concertation et d’une vraie négociation avec les ENSEIGNANTS-CHERCHEURS et les CHERCHEURS DOIT ETRE MARTELEE car la CPU ne nous représente pas.

    NOUS DEVONS DEMANDER UN GRENELLE DE L’UNIVERSITE CAR LA MINISTRE SE CONTENTE EFFECTIVEMENT D’EFFETS D’ANNONCE AFFLIGEANTS.

    La prochaine étape de la réforme vise à nous diviser en modifiant le statut des enseignants-chercheurs et les chercheurs avec augmentation des charges de service sans augmentation du traitement.

    Joel Andriantsimbazovina
    Doyen de la Faculté de Droit, de Sciences politique et de gestion de La Rochelle

  • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    28 novembre 2007

    Je ne sais comment signaler autrement qu’en écrivant ici qu’au moment où je signe, le nombre de signatures est incohérent avec la liste des signataires, jpE

    • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      29 novembre 2007

      Oui, il y a eu un petit problème de configuration au démarrage, c’est arrangé maintenant.

  • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    28 novembre 2007, par Eric

    Il est très dommage de fractionner les pétitions de la sorte, en dépit du bon sens et de l’efficacité, au moment même où la pétition de www.sauvonsluniversite.fr, ouverte depuis au moins 2 jours a déjà reçu plusieurs centaines de signatures...et au moment où une réunion doit intervenir demain à Jussieu qui réunit les deux coordinations et tous les enseignants et chercheurs qui désirent se joindre au mouvement...

    Quand allons-nous donc être capable de faire une action concertée et efficace sans se tirer dans les pattes ????!!!!

    • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      28 novembre 2007, par Emmanuel Saint-James

      Il y a eu quelques échanges à ce propos sur la liste de discussion de SLR quand il est apparu que deux pétitions étaient en voie de création. Au final, il a semblé plutôt positif de montrer qu’il n’avait pas qu’un unique foyer de contestation de la politique actuelle mais plusieurs. C’est à présent à chacun d’aller signer les deux pétitions pour prouver l’unité du mouvement.

  • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

    28 novembre 2007

    Je trouve que la "réforme" n’est pas vraiment au rdv dans le texte :

    Les revendications concernant les organismes de recherche donnent un sentiment de conservatisme. Il aurait été sans doute plus stratégique de demander une réforme de l’ANR avec, par exemple, une sanctuarisation des ANR blanches ou, mieux, la création d’une véritable NSF qui finance des projets scientifiques non fléchés, sur la base de la qualité, en dehors de la contrainte de constituer des groupements d’intérêts, avec un véritable poids du CNRS dans cette NSF.

    Il aurait fallu aussi sans doute souligner la nécessité de conserver la mobilité offerte par un organisme comme le CNRS, versus une gestion locale des personnels (et pourquoi pas l’étendre aux universités ?), etc ...

    • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      29 novembre 2007, par Emmanuel Saint-James

      Les points que vous évoquez méritent justement discussion. Le seul objectif de ce texte, pour le moment, est de montrer que cette loi a été rédigée sans débat contradictoire, et que celui-ci doit être ouvert dans les délais les plus brefs afin de déboucher sur une autre loi.

      • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

        6 décembre 2007, par Yannick Comenge

        La démarche de SLR est salvatrice. Il faut renouer avec un principe de recherche qui respecte les chercheurs, la science et la société. La dérive actuelle est assez calamiteuse car elle inféodera la pensée des chercheurs à des buts pécuniers, des buts d’immédiateté. Le temps de la recherche est le futur proche et lointain mais il n’est pas vraiment une sorte d’agitation intempestive due à des appétits financiers, des désirs économiques. La recherche est grande lorsqu’elle est un pari sur l’avenir, lorsqu’elle est une main tendue au chercheur de demain... oui, la recherche d’aujourd’hui est basée sur celle qui a osé etre ce qu’elle était dans les années 30 ou 50... la recherche de demain remerciera la recherche d’aujourd’hui d’avoir voulu respecter ses fondements initiaux et sa capacité à se projeter vers une sorte de pari intellectuel qui n’a qu’un seul nom : le progres de l’hummanité !

        En tant que secrétaire du Mouvement Pugwash, je crois beaucoup en la démarche de SLR.

        Yannick Comenge

    • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

      8 décembre 2007, par un pauvre mcf n’appartenant pas à une UMR (mais qui fait de la recherche quand meme)

      "Les phénomènes de concentration de pouvoirs sans contre-pouvoirs seront aggravés par la disparition programmée des EPST en tant qu’organismes de recherche ayant une politique scientifique autonome, en particulier le CNRS, principal vecteur d’une recherche non finalisée sur le long terme privilégiant la pluridisciplinarité et la prise de risque. Les UMR (Unités Mixtes de Recherche, dépendant d’une université et d’un organisme de recherche), représentent l’endroit où peut s’articuler une vision nationale et internationale assurée par les organismes de recherche, et la dimension locale qui relève de l’université de tutelle."
      Encore une fois (cf les fameuses assises de la recherche), Sauvons la Recherche semble se transformer en Sauvons le Cnrs... Pour information, il existe dans les universités des équipes de recherches non liées aux organismes de recherches et qui sont reconnues au niveau international. Assimiler la recherche française au Cnrs est une manoeuvre qui contribue à diviser la communauté scientifique, et fait le jeu du gouvernement. Il me semble qu’une autre conception de la recherche à l’université est un préalable à une autre réforme...

      • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

        8 décembre 2007, par Emmanuel Saint-James

        Etant universitaire, je me sens d’autant plus serein pour dire que cette interprétation de la phrase citée me semble inexacte, car ne distinguant pas une institution et ses membres à un instant donné.

        Depuis 500 ans, la France a pour politique de créer un organisme spécialisé lorsqu’une nouvelle discipline apparaît, plutôt que de confier son développement à l’université comme dans les autres pays. Il y a des raisons profondes à cela, l’accès du plus grand nombre à l’enseignement supérieur n’y étant pas étranger. Les réformes en cours ignorent complètement cette exception culturelle scientifique,
        et prétendent plier la communauté scientifique de ce pays à un moule qu’elle refuse depuis des siècles. Elles prennent donc le risque de casser une dynamique qui a fait ses preuves, avec une absence totale de garanties quant à la recréation d’une dynamique au moins aussi bonne sans l’aide de ces organismes. Un tel risque vous parait-il devoir être pris ?

        Une réforme beaucoup moins risquée serait de multiplier les occasions de passer d’une université à un EPST plusieurs fois dans sa carrière : l’enseignement peut (et doit) être l’occasion de se ressourcer en tant que chercheur, mais il est indéniable que les bons chercheurs universitaires sont fragilisés par des charges d’enseignement devenues trop lourdes. Ce n’est donc pas l’existence de différentes institutions qui pose problème, mais le cloisonnement entre chercheurs d’une part et enseignants-chercheurs de l’autre, division qui, comme toujours, ne profite qu’à ceux qui règnent.

        • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

          9 décembre 2007, par un pauvre mcf n’appartenant pas à une UMR (mais qui fait de la recherche quand meme)

          Votre réponse est dans la droite ligne de la pétition en ce qu’elle suggére que la recherche ne peut être menée que dans les organismes. Imaginer qu’un enseignant chercheur doit nécessairement passer par un EPST pour mener ses recherches suppose que l’université est une institution dédiée aux seuls enseignements. Il est paradoxal de vouloir défendre l’université tout en niant sa mission de recherche. Il serait plus constructif, par exemple, de réfléchir à la répartition des charges d’enseignements au cours de la carriére des chercheurs et des enseignants chercheurs en fonction d’une évaluation objective et unique pour l’ensemble de la communauté scientifique. Ceci ne veut pas dire que le Cnrs devrait disparaitre mais que les EA (c’est à dire les équipes non UMR) sont suceptibles d’être reconnues au niveau international, et ce d’autant plus si les profs et maitre de conferences qui les composent peuvent obtenir un allégement des charges d’enseignement et d’administration.

          Insister sur cette capacité à mener des recherches de qualité indépendamment des organismes peut ressembler à une défense strictement corporatiste. Cependant ceci a des implications fondamentales quant aux positions de chacun sur les réformes en cours ou à venir. Pour ne prendre qu’un exemple, les laboratoires universitaires profitent de la mise en place du financement par projet via l’ANR : nous sommes, enfin, tous suceptibles d’obtenir des financements importants pour nos travaux, nous sommes tous évalués de la même maniére. Nombre de laboratoires universitaires ont vu ainsi leurs moyens augmenter sensiblement ces derniéres années. Pour abonder dans votre sens, beaucoup de ces projets impliquent à la fois des EA et des UMR. La différence est que les EA ne sont plus systematiquement tenues en dehors du jeu... Cet exemple du financement montre, il me semble, qu’il est nécessaire de prendre en compte l’ensemble des acteurs de la recherche en france plutot que de réduire le problème aux seuls organismes. Faute de quoi une partie de la communauté universitaire - dont je fais partie - continuera à regarder avec une certaine méfiance les propositions issues de SLR.

          • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

            10 décembre 2007, par Emmanuel Saint-James

            Ma réponse parlait de la fragilité du statut d’enseignant-chercheur et je mentionnais que j’en étais un. La conclusion logique est que je considère comme méritoire d’arriver à avoir une activité de recherche actuellement à l’université. Vous avez préféré caricaturer cette partie de ma réponse, et ignorer les questions que je posais dans l’autre partie. Tout juste répondez-vous implicitement que vous approuvez la politique des pouvoirs publics qui déshabillent Paul (les organismes de recherche) pour habiller Jacques (l’ANR) au seul motif que vous en bénéficiez personnellement, sans vouloir débattre de la qualité des premiers et de la seconde (notez que je ne mets pas en doute la vôtre, je redis que ce n’est pas la question).

            Par ailleurs, vous postez un message sur le forum d’une pétition dénonçant une loi réduisant l’université à la préparation des étudiants aux besoins à court terme des entreprises, et pourtant vous accusez SLR de ne se soucier que des organismes de recherche. La naissance de SLR au CNRS constituerait-il un péché originel dont il ne sera jamais absout ?

            En définitive, ce n’est pas ma réponse qui est « dans la droite de ligne » de l’idée fausse que vous vous faites de SLR, mais la vôtre qui est « dans la droite de ligne » de ce que le gouvernement souhaite : monter les scientifiques les uns contre les autres, empêcher un débat où les arguments de tous sont soigneusement écoutés et non pas présupposés sur la seule base de l’appartenance à un groupe donné. Vous êtes libre de céder à votre ressentiment contre le CNRS, mais si vous croyez que sa disparition suffirait à donner à l’ANR un budget digne de ce nom, je vous invite à aller lire Madame la Ministre : votre milliard est postiche, votre autonomie de carême, vos promesses de Gascon. Ce qui est en jeu, c’est le combat de l’esprit scientifique contre la tromperie médiatique. Il est dommage que vous vous rangiez dans le deuxième camp.

            • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

              10 décembre 2007, par un pauvre mcf n’appartenant pas à une UMR (mais qui fait de la recherche quand meme)

              Je pense que je me suis mal fait comprendre : mon propos est de rappeler qu’il existe une recherche en dehors du Cnrs et qu’en le niant vous refusez à une partie de la communauté scientifique la possibilité de se retrouver dans cette pétition. Ce reproche quant à l’ambiguïté du texte de la pétition a déjà été fait par d’autres sur ce forum.

              Tout juste répondez-vous implicitement que vous approuvez la politique des pouvoirs publics qui déshabillent Paul (les organismes de recherche) pour habiller Jacques (l’ANR) au seul motif que vous en bénéficiez personnellement... Pas du tout, je dis juste que lorsque nous sommes évalués de la même manière que les labos Cnrs nous obtenons des financements. Evidemment nous nous en réjouissons puisque auparavant nous n’avions pas accès à ces financements. C’est un simple constat, le nier entraîne une incompréhension de la position d’une partie de la communauté universitaire.

              La naissance de SLR au CNRS constituerait-il un péché originel dont il ne sera jamais absout ?... Il suffirait pour cela de supprimer les ambiguïtés concernant la position supposée locale des universités et la position supposée internationale des organismes de recherche.

              monter les scientifiques les uns contre les autres, empêcher un débat où les arguments de tous sont soigneusement écoutés et non pas présupposés sur la seule base de l’appartenance à un groupe donné.... vous reprenez ici les arguments de mon premier message, nous en sommes donc d’accord...

              Vous êtes libre de céder à votre ressentiment contre le CNRS, mais si vous croyez que sa disparition suffirait à donner à l’ANR un budget digne de ce nom... Je ne souhaite pas la disparition du Cnrs (qu’est ce qui peux vous faire penser ça ???), je n’ai pas de ressentiment à l’égard du Cnrs. Je suis simplement étonné que l’on puisse sous estimer (au mieux) la recherche universitaire dans un appel à la réforme de l’université.

              Ce qui est en jeu, c’est le combat de l’esprit scientifique contre la tromperie médiatique. Il est dommage que vous vous rangiez dans le deuxième camp.... Permettez-moi de m’étonner de cette dernière remarque. Encore une fois mon propos est de pointer une ambiguïté dans le texte de la pétition qui est à mon sens contre productive (l’ambiguïté, pas la pétition). Vous pouvez considérer que le texte n’est pas ambigu. De là à me ranger dans le camp de la tromperie médiatique...

              • Appel pour une autre réforme du service public d’enseignement supérieur et de recherche

                11 décembre 2007, par Emmanuel Saint-James

                Vous voyez que l’ambiguïté est un travers largement partagé, puisque que votre premier message semblait envisager sans état d’âme une éventuelle disparition du CNRS. Je suis heureux que vous affirmiez clairement l’inverse, et je redis que tout SLR est convaincu qu’il existe de la bonne recherche dans les laboratoires hors CNRS. Je ne comprends pas pourquoi le mot local vous gêne à ce point : le mode de recrutement des universités à une composante locale (un poste est ouvert dans une université donné) pas au CNRS où le recrutement est national. On ne peut nier ce fait, dont usent les pouvoirs publics dans leur aménagement du territoire. Je ne vois pas ce qu’il y a d’injurieux à relever cette spécificité .