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Accueil / Actualités / Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

réactions à l'article «Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"»

  • Grève ou pas grève

    10 août 2009

    Au vu du peu de travail que vous founissez en temps normal, que vous fassiez grève ou pas, on ne verra pas la différence .
    je suis pour toute réforme qui pourrait vous conduire vers plus de travail : si le public ne vous convient pas, dirigez vous vers le privé.

    • Grève ou pas grève

      14 août 2009, par Emmanuel Saint-James

      Que de poncifs en aussi peu de mots. Si vous aviez un peu de curiosité intellectuelle, vous sauriez que la production scientifique de notre pays, rapporté à son nombre de chercheurs en poste est une des plus élevées du monde, il y a des articles sur ce site qui l’établissent à partir des données de l’OCDE. Croyez-vous que cela serait possible si nous ne travaillions pas ?

      Quant à citer le privé en exemple, vous ne manquez pas d’air vu l’actualité. Les traders ont travaillé d’arrache-pied ... à mettre le système financier international par terre. Ils auraient mieux faits de se mettre en grève contre les méthodes de management du privé qui les poussent individuellement à faire du chiffre sans se soucier de l’impact global que cela allait avoir.

      Nous sommes contre les réformes en cours, non par fainéantise comme vous l’affirmez diffamatoirement, mais parce que nous sommes persuadés qu’elles mèneront à l’équivalent des subprimes et autres obligations pourries dans l’activité scientifque : des diplômes octroyés sans contrôle suffisant, des résultats scientifiques non validés par des expérimentations rigoureuses. C’est cela que vous voulez ?

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    21 septembre 2008

    Je vous souhaite bon courage !! Vôtre MINISTRE DE TUTELLE VALÉRIE PECRESSE prétend travailler au ministère nuit et jour et donc ne peut pas siéger au CONSEIL RÉGIONAL D’ILE DE FRANCE dont elle est élue. Mais elle est déjà en campagne pour les élections de 2010 ; peut être prépare t’elle sa sortie du Ministère ? Si c’est le cas patientez encore un peu, à condition que les FRANCILIENS oublient à quelle point elle est nulle.

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    26 juillet 2008, par Papapietro Hélène

    Bonjour,
    je ne suis pas moi même une chercheuse, mais je soutient votre action qui me semble primordiale dans le contexte actuelle.
    Je travaille à EDF GDF, et je vis au quotidien la destruction à l’interne d’une société publique pour qu’elle devienne une société privée, n’ayant plus du tout aucun rôle de service publique, bien que les dirigeants prétendent le contraire.
    Ils me semblent important que les différents conflits qui existent actuellement à différents niveaux de la société se rejoignent pour être plus fort, et pour créer un mouvement de masse à l’encontre de la politique actuelle du gouvernement.

    Papapietro Hélène
    Montmorot
    Jura

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    3 juillet 2008, par Henri Buc

    Dans le redeploiement de la recherche française pour faciliter les interactions entre champs disciplinaires, le CNRS s’est comporté -depuis les années 90 au moins- en acteur responsable. Ayant moi même animé les rencontres interdisciplinaires proposées par le MRT de l’époque, sous l’impulsion du Professeur Potier, puis l’interface du CNRS entre la chimie et la biologie, je puis témoigner du souci et de l’énergie que le CNRS a développé pour optimaliser les moyens mis à sa disposition dans ce domaine.Le CNRS dispose certainement, avec l’INSERM, du meilleur système d’évaluation de sa productivité scientifique en France. Ceci ne veut pas dire que des améliorations ne peuvent être apportées au fonctionnement des institutions françaises de recherche, dont j’ai pu mesurer la faiblesse en la comparant aux évaluations internationales. Mais pourquoi disqualifier le meilleur système dont nous disposons, le plus ouvert, le plus réceptif à la critique, sous prétexte qu’ailleurs on fait mieux ? Cela s’appelle la politique de Gribouille !

    Henri Buc
    ancien président du "scientific advisory committee" du laboratoire européen de Biologie Moléculaire

  • A quand : "Nous nous engageons pour l’avenir de nos étudiants et de la société" ?

    30 juin 2008

    Bonjour,
    Les universités de SHS (les autres aussi hélas) sont censées rendre service à quel(s) public(s) ?
    Aux étudiants qui sont envoyés en masse au rmi (leurs formations sont totalement inadaptées, trop dure pour les titulaires et pas dans leur compétence de faire des formations qui offrent un avenir à leurs étudiants), ou aux titulaires qui y travaillent (5 pour 1000 des doctorants de ces disciplines, les autres étant amenés à devenir citoyens en situation économique (pas intellectuelle hélas) très critique ?

    Pourquoi SLR se refuse-t-il à être démocratique, et de publier TOUTES LES REPONSES et TOUS les COMMENTAIRES ??? (quoique, c’est mieux que SLU, ici on propose la voix du parti anti service social, sur SLU on accepte aucun commentaire lol ) ?

    A oui bien sure... Sans doute pour être à l’image de la démocratie pratiquée à la façon universitaire depuis 30 ans ahahah !
    Oui chers mandarins et mandarine desséchées (à non il n’y a pas de mandarines), malgré ton état grabataire, moi universitaire aux dents longues, je m’agenouille devant toi, en te présentant mes fesses, pour hériter de ton pouvoir assassin en volant l’avenir de mes jeunes étudiants

    • A quand : "Nous nous engageons pour l’avenir de nos étudiants et de la société" ?

      30 juin 2008, par Emmanuel Saint-James

      Il y a visiblement besoin de rappeler périodiquement certaines choses.

      Les forums de discussion liés aux articles sont destinés à alimenter le débat par des informations objectives et des argumentations rationnelles, ils ne sont pas des défouloirs où l’on peut raconter n’importe quoi sans même avoir le courage de dévoiler son identité. En animant ce site avec ces forums anonymes ouverts à tous et où la très grande majorité des messages sont publiés, SLR fait preuve d’un sens démocratique beaucoup plus important que les mandarins qui, contrairement à ce que vous croyez, sont nos ennemis communs. Allez donc faire un tour sur le site de la Conférence des Présidents d’Universités, vous verrez ce qu’est un site de mandarins, et encore : les mandarins les plus extrêmes se gardent bien d’avoir un site, car ils savent qu’ils ont intérêt à vivre cachés et à ne pas perdre une seule minute de leur précieux temps à animer un site.

      La seule chose à retenir de votre message, bien que sa grossièreté ne le mérite pas, est la question des débouchés professionnels des formations universitaires. Ce point fait déjà l’objet d’un fil de discussion dans ce forum, mais vous ne prenez même la peine d’y participer. Si vous ne savez pas prendre en compte le discours des autres, même quand il va dans votre sens, de quel droit exigez-vous qu’on prenne en compte le vôtre ? Je complète donc juste pour vous ce qui est dit ailleurs : la communauté scientifique doit prendre sa part de responsabilité dans la difficultés des jeunes à s’insérer dans le monde du travail, mais seulement sa part : elle n’est pas responsable de l’état du marché du travail ni responsable de la dégradation des enseignements primaires et secondaires qui font que nombre de bacheliers sont inaptes aux études supérieures, lesquelles sont difficiles parce que l’impose le dit marché du travail, et non l’intérêt personnel des enseignants (ce serait beaucoup plus simple pour eux d’enseigner le programme que l’on doit normalement assimiler au lycée).

      Si vous souhaitez poursuivre cette discussion, renoncez à la grossièreté et aux poncifs irréfléchis, car personne ne souhaite voir publiés des messages sans intérêt.

    • A quand : "Nous nous engageons pour l’avenir de nos étudiants et de la société" ?

      30 juin 2008

      C’est au monde du travail et à la société de s’adapter au fait qu’elle peux former un grand nombre de gens instruits et compétents. Ce n’est pas à l’université et à la recherche de s’adapter à un monde du travail qui du fait de l’évolution des modes de production génère un chômage technologique important.

      Touts ces chercheurs docteurs (y compris en SHS c’est une chance, pas une malédiction).

      L’inégalité croissante des richesses ne doit pas faire oublier l’écrasante responsabilité des macro pouvoirs économiques qui veulent réduire comme peau de chagrin (et à terme faire disparaitre) les services publiques.

      Monsieur/Madame, bien que je partage votre répulsion pour les mandarins responsables d’abus inqualifiables, et de la majorité silencieuse et attentiste des chercheurs, je vous engage à observer ce qui se passe dans le monde.

      La finance internationale, (par le truchement des paradis fiscaux) est en train de réduire à néant 200 ans de progrès sociaux en Europe et dans le monde.

      Le silence (relatif) et souvent l’ignorance de ces éléments empêche ces questions centrales d’émerger dans le débat. Et l’on reste dans des fonctionnements locaux et corporatistes.

      PS désolé pour l’orthographe, le Français n’est pas ma première langue.
      pour les précaires du/des savoir/s

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    28 juin 2008, par Sylvand Bernard

    L’inculture scientifique cosmique de nos dirigeants s’étend aux décisions définitives qui vont ériger cette inculture en système. Pauvre Perrin, Pauvres Curie, Pauvre Joliot, pauvre Poincarré, et pauvres de nous si nous ne bougeons pas. La fuite des cerveaux encouragée, ne resteront que des boîtes crâniennes qui résonneront comme les couloirs du métro à minuit. Je ne pensais pas voir cette tentative de casse organisée de la recherche après 40 ans d’engagement militant pour la connaissance environnementale. Que de suffisance bornée dans les propos consternants des décideurs ! Et comme je suis poli en écrivant ces lignes ! Courage, que diable !

  • Manque de biodiversité à SLR

    28 juin 2008, par Stéphane

    Bien que je soit d’accord avec cet appel et que je l’ai signé et que j’appuie SLR depuis le début. Je pense qu’il est extrêmement dommageable pour SLR que son conseil d’administration ne soit composé que de gens du CNRS et de l’université ce qui limite singulièrement sa légitimité à représenter l’ensemble de notre communauté et à relayer les préoccupations des chercheurs. Il n’y a en effet pas un seul représentant des autres organismes de recherche et d’enseignement supérieur, que ce soit l’INSERM, l’INRA, l’INRIA, le CEA, les grandes écoles qui ont aussi des préoccupations liés aux réformes. Et encore plus grave à mes yeux aucun postdoc, aucun doctorants qui sont ceux le plus directement touchés par les réformes en cours et qui contribuent fortement à l’activité de recherche. Je ne crois pas que ce soit délibéré mais cela n’incite pas à adhérer à votre discours très CNRS-université centré. A titre d’exemple, la mise en place de l’AERES et l’évaluation sur des critères bibliométriques d’organisme de recherche plus appliqués que le CNRS qui sont soit disant un critères objectifs d’excellence mais dont tous le monde connaît les failles posera à terme de gros problèmes pour le développement d’activités de recherche qui sont peu ou pas valorisés bibliométriquement mais qui présente un intérêt sociétal indéniable (caractérisation et conservation de ressources génétiques...)

    • Manque de biodiversité à SLR

      29 juin 2008, par Emmanuel Saint-James

      Plutôt d’accord avec vous sur le constat, mais d’où vient le mal ? SLR est ouvert à tout ceux qui défendent la Connaissance et son CA est élu par l’ensemble de ses membres. Pour que le CNRS y soit moins représenté il suffirait que plus de personnes non CNRS mais qui se reconnaissent dans la lutte de SLR pour la liberté de la science participent au mouvement.

      • Manque de biodiversité à SLR

        29 juin 2008, par Stéphane

        Le problème est là et devrait vous interloquer et vous poser question. Posez la question à vos connaissances scientifiques au CEA, à l’INRA, à l’INRIA, de l’INSERM et dans les grandes écoles... Pourquoi ne se reconnaissent-ils pas ou PLUS forcément dans SLR ? Pourquoi n’adhèrent-ils pas ou PLUS à SLR alors que tout le monde était présent et dans la même barque en 2004. Peut-être ne se reconnaissent pas ou PLUS dans vos demandes et vos idées et enfin votre discours très CNRS et université centré ce qui est normal compte tenu. Vous devriez essayer de vous ouvrir et d’aller au delà du discours simpliste : "ils n’ont qu’à venir, nous sommes ouvert", et d’aller chercher les personnes et de les impliquer dans votre CA... N’y a-t-il donc que des permanents, des personnes du CNRS et de l’université dans vos rangs ? Dans ce cas, je m’interrogerais fortement... Pourquoi Alain Trautmann n’a-t-il par exemple pas été remplacé par quelqu’un de l’INSERM par exemple dans votre CA, pourquoi n’y a-t-il plus de doctorants ?... Votre discours aurait sans doute plus de force si le CA était représentatif de notre communauté. Car pourquoi les autres chercheurs défendraient-ils uniquement les intérêt du CNRS ou ce qu’il apparaît comme tel ! Surtout quand le gouvernement propose à l’INRA, l’INSERM et au CEA de reprendre la partie biologique du CNRS. N’est ce pas de l’arrogance que de considérer que le CNRS ne pourra plus faire de science fondamentale correcte au sein de ces organismes pluridisciplinaires mais plus appliquée...
        Je ne suis par ailleurs contre la "liberté de la science" car nous ne sommes pas exclusivement au service de la "Connaissance" mais aussi de la société... ce qui implique une éthique et une déontologie qui implique entre autres un certain nombre de pratique que nous réprouvons mais aussi d’être à l’écoute de la demande sociale qui passe par un DEVOIR de vulgarisation et d’enseignement et pas exclusivement au service des intérêt économiques, gouvernementaux, ou même de nos propres intérêts scientifiques...

        • Manque de biodiversité à SLR

          29 juin 2008, par Emmanuel Saint-James

          Mon expérience personnelle avec SLR vaut visiblement la peine d’être racontée. Universitaire aux prises avec la mise en place du LMD à l’époque de la création de SLR, je n’avais pas adhéré à cette association à l’époque car elle me semblait trop éloignée de mes préoccupations du moment même si j’étais plutôt d’accord avec son action. Il y a un an, au moment des premières annonces de la loi LRU, j’ai écrit un long texte d’analyse de cette loi que j’ai diffusé autour de moi et essayé de publier. Aucune réaction, sauf justement de la part de SLR qui l’a publié (cf Autonomie des universités : la démission des audacieux). Les retours que j’ai eus sur cet article et les suivants m’ont montré que j’avais une fausse idée de ce qu’était SLR, et qu’il circulait à son sujet des a priori sans fondement : l’intox dont sont capables les médias traditionnels est plus efficace qu’on pourrait le croire.

          S’il est exact que les personnels CNRS de SLR ne pensent pas toujours à certaines choses auxquelles l’universitaire que je suis va d’abord penser, ce serait vraiment tomber dans la paille et la poutre que de les condamner pour cela. Chacun est déterminé par son appartenance socio-professionnelle, le rôle d’une association est justement de confronter les appartenances, et de construire petit à petit un discours qui réponde équitablement à l’ensemble des gens concernés. Rester sur le pas de la porte en attendant de voir si le discours va spontanément ressembler à celui correspondant à sa position est une attitude consumériste, et qui explique justement, pour reprendre votre exemple, que personne de l’INSERM n’est venu remplacer Alain Trautman. Bref, il est facile de critiquer une association, il est beaucoup plus difficile de la faire vivre et évoluer dans le sens de l’ouverture maximale. Avez-vous essayé ?

          • Manque de biodiversité à SLR

            29 juin 2008, par Stéphane

            J’ai fait le cheminement inverse... J’ai investi beaucoup de mon temps et de mon énergie dans le mouvement SLR à ces débuts en 2004. Et contrairement à ce que vous semblez penser, je ne suis pas très perméables aux brouhahas médiatiques. Je lis les tribunes et me tiens au courant de ce que fait SLR. Tout simplement, je suis allé voir l’évolution des CA et cela m’a un peu gêné d’autant que j’y suis allé car le discours me semblait avoir un peu changé de tonalité ! Cette association a le mérite d’exister et donc je ne jetterais pas la pierre à ceux qui l’animent et la font vivre et s’y investissent. D’autant plus que je n’ai plus le temps d’investir de mon temps dans ce mouvement. Interrogez vous quand même sur ce manque d’envie et d’attraction de SLR dans les autres instituts car cela m’a vraiment surpris. Par ailleurs, vous obtiendrez de plus en plus difficilement à la longue le soutien des autres instituts si vous semblez ne représenter que le CNRS et l’université car le souvenir de 2004 s’estompera forcément à la longue. Bon courage pour vos futurs combats car l’été promet d’être chaud.

            • Manque de biodiversité à SLR

              29 juin 2008, par Emmanuel Saint-James

              Il y a un an,
              plusieurs universitaires ont décidé de créer Sauvons L’Université vraisemblablement parce qu’ils trouvaient Sauvons La Recherche trop centré sur les seuls problèmes de recherche. Ce précédent semble aller dans votre sens en ce qui concerne le manque d’attractivité de SLR, mais le fait qu’aucune organisation de ce type ne soit née dans les autres instituts est tout de même le signe que leurs personnels semblent peu alarmé de la politique gouvernementale concernant la recherche et l’enseignement supérieur. Il faudrait avant toute chose essayer de savoir pourquoi.

              Une hypothèse, que je crois juste. Beaucoup de ses instituts ont des filiales ou des partenariats industriels importants, qui peuvent le faire croire qu’il sont à l’abri des attaques dont les deux plus grosses institutions défendant la connaissance pure, le CNRS et l’université, sont l’objet. Si c’est cela la raison, ils ont bien tort : une fois disqualifiée la connaissance pure, on ne manquera pas d’appliquer à la production de connaissances "utiles" des mesures d’efficacité. Le XXe siècle naissant a inventé l’Organisation Scientifique du Travail des ouvriers. Ce XXIe siècle pourrait bien inventer ’Organisation Scientifique du Travail des scientifiques. SLR les aura prévenus.

              • Manque de biodiversité à SLR

                30 juin 2008, par Stéphane

                Je ne pense pas qu’il existe une connaissance "pure" car cela supposerait une connaissance "impure". Par ailleurs, je vous ferais remarquer que les autres instituts ont des partenaires industriels comme, je vous ferais remarquer le dernier prix Nobel de physique au CNRS. Comme quoi avoir des partenaires privés ne conduit pas à faire de la mauvaise recherche contrairement à des croyances bien tenaces de certains chercheurs et mcf. L’indépendance scientifique est incontournable mais ne doit pas conduire à se couper de la société que ce soit les entreprises, les associations. De plus la présence de partenaires extérieures n’est pas corrélé à l’absence de déontologie et d’éthique qui est du ressort du chercheur et de la transparence du système. Le problème fondamental est donc de garder la main sur les instances de décision qui distribue le fric ce qui est remis en cause par ce gouvernement et ce qui est inacceptable. Contrairement à ce que vous pensez, les autres instituts se sentent, je pense, tout aussi concerné et ils sont mobilisés contre la mise sous contrôle de nos instances de décisions, la précarisation des unités et des chercheurs qui conduisent plus que tout à faire de la mauvaise recherche, ou l’oppression des seuls indices bibliométriques qui conduisent à privilégier un certain type de recherche (la fondamentale) mais aussi des recherches pas forcément toujours très novatrices. Simplement défendre le CNRS et l’université n’est pas franchement mobilisateur et n’est pas ma tasse surtout si la revendication est de faire de la connaissance soit disant "pure" ce qui pourrait être très mal interprété par beaucoup de monde. Je pense que rappelez les revendications de 2004 serait plus légitime (précarité, augmentation des crédits de bases, non politisation des instances de décisions), rassemblerait plus de monde et contribuerait à faire revenir les gens dans l’association) et ne pas se limiter à citer le CNRS rassemblerait plus de monde...

                • Manque de biodiversité à SLR

                  30 juin 2008, par Emmanuel Saint-James

                  Je me suis sans doute mal exprimé (tant de messages auxquels répondre sur le site depuis le 19) car je suis d’accord avec ce que vous écrivez. Ce que je voulais dire c’est que le candidat victorieux à l’élection présidentielle avait clairement signifié que l’Etat n’a pas à financer ce que lui considère comme de la connaissance pure, c’’est-à-dire celle dont il ne voit pas les retombées économiques. Et ma mise en garde était justement de dire qu’à partir du moment où un gouvernement fait cette distinction, tous les organismes produisant de la connaissance doivent se mobiliser, même si les attaques ne concernent pour le moment que ceux que lui considère comme les plus illégitimes. J’ai travaillé dans ou pour suffisamment d’institutions différentes pour savoir que la recherche fondamentale n’est pas nécessairement là où on l’attendrait, et que les manquements à l’éthique se retrouvent, hélas, dans toutes les formes de recherche.

                  Maintenant, quand vous dites défendre le CNRS et l’université n’est pas franchement mobilisateur, permettez-moi d’être en désaccord sur ce point précis, et tout particulièrement pour l’université : si vous trouvez que l’institution publique principalement responsable du niveau scientifique moyen de la population du pays ne mérite qu’on se batte pour elle, il ne faudra pas être surpris si l’opinion publique se déclare indifférente à la disparition de tous les organismes de recherche.

                  • Manque de biodiversité à SLR

                    1er juillet 2008

                    Je me suis moi-même très mal exprimé... Je pensais plutôt que limiter l’appel à la seul défense du CNRS et de l’université et ne pas citer les autres organismes qui rencontre les mêmes problèmes produit un sentiment ambivalent et peu mobilisateur. Sinon je suis d’accord avec votre analyse, on s’est suffisamment foutu de notre gueule ces 4 dernières années ! On propose une réforme qui réussit à trouver un consensus dans notre communauté et le gouvernement fait exactement le contraire !!! De toutes les façons, notre cher président n’a que méprisc car dans sa grille d’évaluation de gens qui se résume 1) à la quantité de fric 2) au buzz médiatique, les chercheurs ne valent pas tripette. De même pour tous ces technocrates qui ne comprennent rien au processus de leur recherche et qui sont incapable de faire des divisions. Je pense notamment à ces deux inspecteurs de la cour des comptes à la tête bien pleine qui critiquent la soit disant inefficacité scientifique du CNRS incapables de faire une division en rapportant le nombre de publi non pas à l’argent investi et donc de mesurer la productivité mais seulement aux nombres de personnels scientifiques de notre recherche et son efficacité et de corriger par le domaine de recherche et l’impact factor...

  • Nos revendications sont-elles utiles ?

    27 juin 2008

    J’ai signé. Je regrette néanmoins que le collectif ne réclame pas une gestion simplifiée des moyens alloués à la recherche. Nous ne pouvons pas économiser pour investir dans nos laboratoires, ni recruter de CDD, les règles comptables nous étouffent et l’annualisation des comptes nous pousse au gâchi ! Quand aux directeurs de recherche et aux professeurs, en dépis de leur expérience et de leurs qualités scientifiques démontrées -ils n’occuperaient pas ces postes sinon-, ils sont contraints à des tâches administratives d’une lourdeur insupportable. Et le CNRS n’est pas étranger à cette situation !

    • Nos revendications sont-elles utiles ?

      29 juin 2008, par Emmanuel Saint-James

      L’urgence du moment est de s’opposer à des réformes autoritaires qui ne cherchent pas à savoir quelles sont les raisons profondes des difficultés des scientifiques de ce pays. Vos remarques sont tout à fait justes, et la pénurie de moyens matériels et humains a en effet débouché parfois sur des situations inadmissibles à l’intérieur du CNRS. Mais l’heure n’est pas encore à énoncer des contre-propositions, qui d’ailleurs l’ont déjà été pour une bonne part en 2004, l’heure est d’abord d’obtenir d’être entendu.

    • Nos revendications sont-elles utiles ?

      2 juillet 2008, par elianedaphy

      Ne pas pouvoir recruter de CDD ?

      J’espère bien que la revendication "pouvoir recruter plus facilement des CDD grâce à une gestion simplifiée" ne deviendra jamais une revendication de SLR.

      Pouvoir recruter, et aussi licencier ? Et aussi, fixer librement les salaires et les temps de travail ?

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    27 juin 2008

    Bravo, mais comment discuter avec un pouvoir autiste ?

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    27 juin 2008, par eival

    Sauvons la recherche. Notre monde a besoin des chercheurs plus que jamais. Leur combat a tout mon soutien

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    26 juin 2008, par sonia

    la recherche est essentielle eu progrès de ce pays. Sana elle, nous serons bientôt plus sous developpés que ces pays du sud... Investir dans la recherche comme dans l’enseignement supérieur devrait être une priorité de notre état pour une France fière et ouverte à sa jeunesse. Nous avons besoin de chercheurs, payés à leur juste valeur,et des docteurs es sciences nombreux, pour investir l’avenir. Nous avons aussi besoin de former des médecins pour une santé de qualité, alors qu’on pleure dans les hôpitaux de leur absence. Nous devrions être numéro un de la recherche environnementale, pour que demain notre terre survive à la surpopulation et à la surconsommation. Notre pays marche à l’envers, en désinvestissant recherche, enseignement et santé. Mais où va-t-on ? Sonia

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    26 juin 2008

    Il serait nécessaire également d’envisager de nouvelles modalités de recrutement pour le concours annuel CR1 et CR2 ; les procédures de recrutement paraissent bien opaques aux candidat(e)s qui, rétroactivement, ne savent jamais exactement la raison de leur non-admission.

    • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

      27 juin 2008

      Les procédures régissant les concours de la Fonction Publique imposent une stricte confidentialité (sous peine d’annulation du concours par voie juridique). Il n’est donc pas possible d’avoir accès aux documents écrits (rapport, votes de classement). Toutefois, les jurys d’admissibilité comportent des membres élus qui se sont en général engagés à assurer le maximum de transparence. Ceux-ci peuvent être contactés par le candidat, c’est de plus fortement conseillé d’avoir ce type de feed-back pour mieux préparer le concours l’année d’après.

      Charles Zelwer

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    26 juin 2008, par Françoise Muscatelli

    L’ANR aurait du être boycottée (en termes de soumissions de projets et d’évaluations) mais initialement lorsqu’elle a été mise en place or nous avons accepté ce système. L’appel actuel à boycotter les évaluations ANR ne pénalisera que la communauté scientifique et particulièrement toutes les personnes sur CDD qui sont en attente d’une réponse pour savoir si oui ou non elles auront un salaire dans les mois qui viennent ; de plus cela permettra éventuellement au gouvernement de faire des économies sur le budget 2008.

    • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

      26 juin 2008, par Alain Herreman

      Vous admettrez que dire que "nous avons accepté ce système" est un raccourci. Certes, il a été introduit, et des chercheurs, entre autres, y participent plus ou moins volontairement. Mais ne croyez-vous pas qu’un bon nombre de ces personnes ont surtout été pénalisées en obtenant un CDD quand leur formation et leur fonction justifieraient un autre statut ? Considérez-vous vraiment que le contrôle par la précarité soit quelque chose de très "moderne" ?

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    26 juin 2008, par Pilon

    Signataire du texte, je regrette qu’il soit fait référence au seul CNRS. C’est l’ensemble du dispositif de la recherche française qui et en cause. J’aurais apprécié que soient aussi mentionnés les autres EPST. Je suis chercheur à l’IRD, où ce que l’on peut qualifier d’entreprise de "liquidation" (umérisation à marche forcée, délocalisation du siège à Marseille, création de l’agence AIRD, etc.) va bon train... Démographe, je pense aussi à l’INED, depuis peu également dans collimateur du Ministère...

    • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

      26 juin 2008, par Alain Herreman

      Vous avez certainement raison. On peut reprocher à cet appel d’être trop lié dans sa formulation aux circonstances immédiates dans lequel il est lancé. C’est incontestable. Mais il concerne bien l’ensemble du système d’enseignement supérieur et de recherche. Les principes et les décisions formulés ne devraient laisser aucun doute à cet égard.

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    26 juin 2008, par Pierre Timar

    Le point :1 – Que toute évolution du dispositif de recherche se fasse dans le respect de l’autonomie scientifique et des principes de collégialité et de démocratie des institutions universitaires et de recherche.

    n’est-il déjà mis à mal par les pratiques réelles de ces dernieres années ?
    je vous renvoie à :

    La crise du système d’évaluation scientifique. L. Nottale, Commentaire N° 109, Printemps 2005, pp. 111-116.
    http://luth2.obspm.fr/ luthier/nott...

    merci de votre réponse

    • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

      26 juin 2008, par Alain Herreman

      C’est incontestable et pas seulement depuis ces dernières années ! Mais le système mis en place va bien au delà et instaure un contrôle de l’enseignement supérieur et de la recherche par le pouvoir politique, et pour le reste par l’économie, qui constitue une véritable révolution et qui est bien revendiquée comme telle par ceux qui le promeuvent.
      Que bien des améliorations puissent être apportées au système d’évaluation, question certainement très difficile, ne fait aucun doute. Il est tout de même douteux que l’évaluation politique et économique mises en place puissent contribuer à améliorer l’évaluation scientifique... Constituer les conseils d’administration des universités en jury de recrutement comme le fait la loi LRU apparaît à cet égard pour le moins hasardeux tant du point de vue scientifique que juridique.

    • Appel : critique de l’autonomie scientifique et de la collégialité

      28 juin 2008, par élianedaphy

      Certes, l’autonomie scientifique et le principe de collégialité (évaluation par les pairs) dysfonctionnent de façon plus ou moins grave selon les disciplines. Autant dans la recherche que dans l’université. Certes, nous pouvons en faire le constat. Il me semble par contre tout à fait erroné d’affirmer que c’est un phénomène récent, comme écrit dans le message : « pratiques réelles de ces dernières années ». En 1968 - et les historiens de l’université auraient sans doute d’autres exemples plus anciens à proposer - la lutte contre les mandarins était déjà d’actualité. Le mandarinat, ou en d’autres termes, le népotisme, le clientèlisme, le despotisme au petit pied, la corruption, la privatisation d’un bien collectif au profit personnel des représentants élus, sont autant de risques inhérents aux systèmes démocratiques. La recherche et l’enseignement supérieur ne font pas exception. La tentation existera, toujours renouvelée, génération après génération, contre laquelle l’honneur d’un système démocratique et collégial impose de se battre. Pour en fonder la légitimité. En inventant des garde-fous (du roi ?), qu’on les nomme "définition des conflits d’intérêts" ou "code de déontologie". En inventant les modalités pour des évaluations transparentes. Travail qui doit être fait en toute autonomie et transparence par la communauté. Ecrire que nous exigeons que l’autonomie scientifique et les principes de collégialité soient respectés ne signifie pas pour autant que nous ignorons ou que nous sommes complices des dérives, ou que nous les soutenons. Il me semble nécessaire de dépasser le stade de la dénonciation, pour passer collectivement au stade de la proposition, en remettant en chantier les réflexions initiées dans ces domaines lors des états généraux de la recherche de 2004, chantiers qui n’ont pas débouché à l’époque - tellement étaient immenses les thèmes à traiter et courts les délais. Mais en même temps, et sans doute même avant, dans l’urgence, il faut combattre destruction en cours du système public de recherche et d’enseignement supérieur. Parce que le souci de Sarkozy et des sous-fifres, ce n’est pas d’améliorer la collégialité et l’autonomie, mais de casser la critique, et de mettre fin à la science libre.

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    26 juin 2008

    Bonjour,
    De combien de suicidesss l’université est elle responsable à force de proposer des formation initiales sans débouchés ?
    Combien de précaires l’université fabrique-t-elle sous prétexte de dispenser du savoir à des jeunes tout juste sorti du bac, sans leur offrir de vision statistique sur leur (non)avenir après leurs études universitaires ?
    Que proposez-vous contre cela ?
    Cordialement.
    (aucune illusion, ce message sera censuré)

    • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

      26 juin 2008, par Emmanuel Saint-James

      L’université est-elle responsable de l’état du marché du travail et est-elle responsable du budget dérisoire que les pouvoirs publics lui accordent ? Elle doit prendre sa part de responsabilité de ce que vous dénoncez, mais il faudrait tout de même que les autres composantes de notre société prennent la leur.

    • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

      26 juin 2008, par Alain Herreman

      Vous pouvez au moins constater votre erreur sur un point : votre message n’a pas été censuré.
      Cela vous ouvrira peut-être à la possibilité que vous en commettiez d’autres, comme celle de considérer que les reproches que vous adressez, et pour une part certainement légitimes, seraient dus aux statuts et au fonctionnement des universités. Je crains que vos préjugés vous conduisent à considérer que les responsables de la famine sont ceux qui ont faim.
      Une autre question se pose dans la pespective de vos questions : les réformes proposées vont-elles améliorer le système ? Le meilleur argument pour cela est de considérer que tout vaut mieux que le système actuel. Avouez qu’en y réfléchissant un peu c’est tout de même un peu court et franchement absurde si l’on tient compte du fait que ce n’est vraiment pas n’importe quel système qu’il s’agit de mettre en place mais un contrôle de la recherche et de l’enseignement par le pouvoir politique comme cela ne se fait dans aucun pays démocratique que l’on aime à donner en exemple. N’êtes-vous pas gêné que ce contrôle soit présenté comme de l’autonomie ?

      • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

        26 juin 2008

        Parce que l’université est démocratique ? Pas moyen de penser autrement que les mandarins à qui il faut se soumettre pour "réussir". Vous ne connaissez pas le système d’attribution des bourses et des postes ? Vous en êtes fier ?

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    25 juin 2008, par Anne Both

    Génial ! on a dépassé les 6 000 signatures en une seule journée, un mercredi en plus ! Cela prouve, s’il en était besoin, la légitimité de cette pétition.

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    25 juin 2008, par Georges BLOYER

    Bonsoir

    Celà fait plus de 4 ans que je vous soutiens. Je travaille dans le privé, et je vois quel est le % du CA des entreprises de ce secteur consacré à la recherche.
    Je redoute de plus en plus cette dérive mercantile, privative de votre secteur, ou les mieux formés sont parfois les moins payés.
    Quel mépris pour celles et ceux qui ont mis la recherche au service des besoins de tous , du plus grand nombre. Il y en a assez des promesse non tenues, de la mascarade politique . Quelle real politik va remplacer celle de la solidarité, du courage, de l’espoir.
    J’ai un peu plus de 50 ans, je ne suis pas encore révolutionnaire ni encore moins totalitariste, et encore encore moins pour la dictature du prolétariat. J’adhère à certaines valeurs collectives.
    Si la réponse à la question de notre devenir n’est pas au travers de ce que produit la recherche, elle n’est pas ailleurs, et surtout pas en politique, que cette dernière soit de droite ou hélas de gauche.
    Nos lendemains ne seront peut être plus ceux qui chantent. Seule une action collective révalatrice, raisonnée et significative permettra une prise de conscience non individuelle.....

    Cordialement à toutes et tous
    G.BLOYER
    DESS ingénierie de la formation et des systèmes d’emplois

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    25 juin 2008, par Claude BERNARD

    Bonjour,
    comme l’a suggéré un membre de SLR-débats, il faudrait exiger qu’aucune décision ne soit prise avant l’automne, le gouvernement ayant tendance à faire passer les textes honnis pendant les grandes vacances.

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    25 juin 2008, par michelle bussillet, thérapeute psychocorporelle

    je ne suis pas officiellement chercheuse, mais comme toute personne s’intéressant à la santé physique et psychologique, je suis inquiète de voir ce que devient la recherche en France.

    Courage à vous tous.

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    25 juin 2008, par Maurice

    la recherche et l’enseignement supérieur sont effectivement deux niveaux d’organisation essentiels au futur de nos societes.
    Cependant, les liens qu’ils sont en mesure de tisser vers la Nation, vers le politique, vers les differents acteurs de l’information et de l’education sont tout aussi importants.
    Une reforme ne peut etre efficace que si l’ensemble de ces relations sont pensees et organisees dans une dynamique sociale. Privilegier le pole recherche - production ne peut conduire qu’a une impasse dont nous connaissons, helas les premisses !

    • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

      26 juin 2008, par Alain Herreman

      Ces questions du rapport entre les sciences et la société sont certainement d’une grande complexité et éminemment politiques, au sens le plus noble du terme.
      Il est effectivement consternant qu’une conception aussi simpliste de l’enseignement et de la recherche que celle de ce gouvernement (mais qui ne lui est nullement propre) serve à une réorientation complète de notre système de recherche et d’enseignement (et pas seulement supérieur !).

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    25 juin 2008, par ioan Negrutiu

    Pour que des solutions naturelles et simples émergent et pour que le poids excessif du monde politique dans le pilotage de la recherche soit évité, il y a 3 éléments incontournables :
    1. un système d’évaluation de la recherche transparent et efficace
    2. un financement de type ANR blanc (pour rester ds le système en place) au moins = à 50 % des budgets recherches (20% aujourd’hui ; à 80% en Suisse)
    3. des budgets consacrés à la recherche conformes à la place (5/6e) de la France ds le monde.

    Pour les grandes orientations et une prospective de qualité, un conseil de type ERC devrait faire l’affaire, par ex. un French Research Council, FRC. Consulter ensuite périodiquement le monde scientifique sur les enjeux à 10-15 ans par pannel et think tank interposé, devrait compléter efficacement le "FRC".

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    25 juin 2008, par TEXEROLAS

    Pour les membres de LSR ni DR, CR, MCF, experts/expertisés par l’ANR/AERES ou autre
    on vous appellera pour la prochaine "académic pride"

    en attendant restez bien mobilisé surtout,
    et produisez bien...

    • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

      26 juin 2008, par Alain Herreman

      Vos reproches ne me semblent pas justifiés.
      Il serait faux de considérer que les revendications de SLR ne prennent pas en compte la précarité. Celle-ci a au contraire toujours été au coeur de son action. Elle intervient dans cet appel dans les propositions qui sont évoquées au début du texte (issues des Etats Généraux que vous trouverez sur ce site), dans le respect de l’autonomie (qui exclut la précarité) et dans la demande de postes statutaires. La question de la précarité est aussi au coeur des questions que SLR entend adresser avec les syndicats et SLU aujourd’hui à la ministre. Certainement ces questions et les réponses de la ministre seront données sur le site.
      Enfin et surtout, s’opposer à l’ensemble des réformes mises en place c’est s’opposer à la précarisation générale de la recherche entretenue par l’Etat pour permettre un pilotage direct par le pouvoir politique ; des enseignants et des chercheurs dont l’indépendance est garantie par des statuts et des financements pérennes sont inévitablement moins réactifs aux injonctions politiques que s’ils sont en permanence à la recherche de financements pour mener leurs recherches.
      Même si la lutte contre la précarité n’avait pas déjà été un des thèmes principaux de SLR, il le serait aujourd’hui nécessairement.

      • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

        27 juin 2008

        Vos revendications

        1 – Que toute évolution du dispositif de recherche se fasse dans le respect de l’autonomie scientifique et des principes de collégialité et de démocratie des institutions universitaires et de recherche.
        c’est le cas à présent ?

        2 – Que des moyens suffisants, financiers comme humains (chercheurs et enseignants-chercheurs, personnels de soutien technique et administratif), soient attribués aux universités et aux organismes, sur une base pluri-annuelle. Les établissements pourront ainsi construire une politique scientifique, leurs laboratoires pourront développer leurs propres projets et le principe de fonctionnement de la recherche et de l’enseignement supérieur sur la base de postes statutaires, garant d’une indépendance effective, sera préservé.

        sympas d’exiger des postes pour nous, mais concrètement,

        1) les répartitions/attributions de postes ?

        2) les personnels précaires ?

        3) les docteurs sur le carreau ?

        4) la prise en compte des études doctorales dans le calcul des retraites ?

        5) les libéralités ?

        6) du décret de la honte (n° 87-889 du 29 oct. 1987)

        7) les qualifications et le CNU ?

        8) Que fait on de l’AERES, de l’ANR et accessoirement de l’université ?

        et j’en passe...

        3- Que le CNRS couvre tous les champs du savoir, afin de pouvoir développer une politique scientifique globale et faire collaborer les disciplines entre elles.

         ? et l’INED, les facs, l’INRA, l’INRETS et j’en passe encore....

        pourtant vous dites
        "Vos reproches ne me semblent pas justifiés. Il serait faux de considérer que les revendications de SLR ne prennent pas en compte la précarité. Celle-ci a au contraire toujours été au coeur de son action. Elle intervient dans cet appel dans les propositions qui sont évoquées au début du texte"

        En somme, pourquoi ne pas commencer par nous défendre en comprenant bien que nos positions de faiblesse extrême vous affaiblissent tous comme le maillon de la chaîne...

        C’est donc très regrettable mais nous devons vous imposer notre solidarité et notre existence pour exister. Il ne s’agit pas seulement de nous, ni de nos amis. Tout cela va bien au-delà de la recherche et de l’académie, c’est de notre société qu’il s’agit. Ces problèmes nous concernent et nous touchent tous parce que les savoirs et les technologies déterminent les orientations de la société et en alimentent autant les progrès que les catastrophes.

        bien cordialement

        TEXEROLAS

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    25 juin 2008, par olivier rampin

    bonjour

    ce qui me manque dans toutes les expressions actuelles (textes, interventions, pétitions, etc.) :
    1. Affirmer que la recherche, c’est la production de connaissances, c’est tout, et donc point final.
    2. Que cette production de connaissances, elle est fondamentale pour permettre aux êtres humains de comprendre qui ils sont, pourquoi ils sont là et ce qu’ils y font (ce qui probablement nous distingue des vers de terre et autres mouches du vinaigre), et notamment, parce qu’une bonne recherche requiert un soupçon d’esprit critique et d’honnêteté, pour échapper aux charlatans, dicteurs de conduite, prosélytes, prêcheurs et autres meneurs d’hommes.
    3. Et qu’à ce titre, elle (la recherche) comme ses résultats sont le bien de l’humanité, et qu’elle ne peut donc être l’objet, en première analyse, d’aucune application, d’aucune rentabilité, d’aucune approche gestionnaire.
    4. En revanche, et c’est le prix à payer pour savoir ce que nous sommes, elle est, et elle doit être, extrêmement chère. Voulez vous parler d’argent ? Alors pas d’hypocrisie, la recherche, et la bonne recherche, doit coûter énormément d’argent, en pariant/en affirmant bien entendu qu’elle ne servira absolument à rien !
    5. De ce que j’en vois, les collègues ITA se sentent peu ou pas concernés, de grâce ne faîtes pas signer que des prix Nobels et des directeurs d’unité !

    • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

      26 juin 2008, par Louve

      je suis ITA et sous recrutée. et je me sens très concernée ! Si je suis aujourd’hui dans cette ornière c’est parce que je voulais participer à la production de connaissances. A vrai dire je perds la plus grande partie de mon énergie à avaler des couleuvres de la part de certains "scientifiques" recrutés locaux ou vieux soixantehuitards devenus mandarins. Il est temps de réformer et d’être force de proposition.

    • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

      26 juin 2008, par Alain Herreman

      Cela ne manque peut-être pas dans tous les textes mais cela aurait certainement pu être affirmé clairement dans celui-ci... Disons que c’est sous-entendu dans "nous nous engageons à n’accomplir aucune tâche qui contribuerait à affaiblir les fondements mêmes de notre activité", mais je crois comme vous que c’est une affirmation forte et qu’elle devrait être explicitement énoncée et affirmée comme telle.

      • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

        26 juin 2008, par annick danjou

        Il est quand même frappant qu’aux critiques avancées par certains et qui sont la clé de voûte des problèmes, on réponde toujours que les solutions proposées sont sous entendues dans des phrases parfois tellement complexes et ambigües que le commun des mortels à du mal à les comprendre !
        Il est aussi frappant que l’attaque par le gouvernement au CNRS ait mis tant le feu au poudre alors que lorsque l’université criait son désespoir face à ses conditions de travail et de recrutements, le CNRS ne bronchait pas.

        Il y a un mal bien français qui est qu’on n’admet pas d’être remis en question !
        Il faut que cela change d’une manière ou d’une autre, on a le sentiment actuel que toutes les revendications ne prennent pas vraiment en compte les jeunes, les précaires, les sans postes etc..etc... et que ceux qui se battent en ce moment sont ceux qui sont en poste et qui voient se profiler une remise en cause de leur position ,confortable avouons le.
        Il était temps de démissionner la première fois mais de le faire vraiment. Les jeunes et les laissés pour compte y croyaient et ont été floués, car c’était une démission fantoche et celle que vous proposez ne fera pas plus peur au gouvernement cette fois ci que la fois précédente.

        Le fait que tout à coup, parce qu’on ose attaquer le cnrs, on assiste à une telle levée de boucliers montre, s’il en était besoin, qu’il s’agit d’une bataille corporatiste et que malgré les beaux discours et les intentions généreuses, on ne s’attaquera pas aux vrais problèmes qui gangrènent le monde Français de la recherche (problèmes qui ont été énoncés des centaines de fois sur ce site depuis 4 ans et auxquels on a toujours apporté des réponses vagues et très floues)

        • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

          29 juin 2008, par Emmanuel Saint-James

          Il y a un mal bien français qui est qu’on n’admet pas d’être remis en question

          Il y a surtout un mal bien français à dénoncer de prétendus maux bien français,
          auto-flagellation qui se pare de toutes les apparences de la lucidité mais qui évite soigneusement une véritable remise en cause personnelle en mettant tout sur le dos de la communauté dans son ensemble. Ayant plusieurs fois dialogué avec vous sur ce site, je trouve navrant de voir resurgir l’argument éculé du corporatisme auquel j’ai déjà fait un sort (cf De quelques contre-vérités concernant notre enseignement supérieur) auquel vous vous êtes bien gardé de répondre.

          S’arrêter à la dénonciation est stérile, surtout quand on prétend que le reproche ne se retrouve que dans un seul pays ou une seule communauté sans aucune preuve statistique à l’appui. Ce n’est pas avec des affirmations dignes du café du commerce où la haine de l’autre, autrement dit la xénophobie, n’est pas loin, que l’on résoud les problèmes. En elle-même, votre dénonciation n’est pas sans fondement, mais sa répétion ad nauseam depuis 4 ans n’apporte rien.

  • Appel : "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur"

    25 juin 2008

    Une recherche effective à la condition d’alléger les charges statutaires d’enseignement et de gestion administrative des MDC et CR : on leur rendrait ainsi le temps et le plaisir de la recherche (le même débat est engagé aux USA, d’ailleurs !). Peut-être les professeurs et Directeurs de recherche devraient ils ne plus se défausser de ces tâches de gestion sur les M.D.C et CR.

    Enfin, les autorités devraient elles respècter et mettre en oeuvre les promesses faites de si nombreuses fois.

    "Singer" le "modèle américain " ne constitue pas une politique convaincante.

  • Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur

    25 juin 2008, par denis hatzfeld

    Je signe l’appel. Je ressens tout de meme le (tres leger) malaise que cet appel ressemble a une reaction frileuse de protection des nos vieilles habitudes de fonctionnement. Le monde a change depuis que j’ai ete recrute au CNRS en 1968 ! Il faut aussi se mettre dans l’habit de la plupart de nos concitoyens qui bagarrent certainement plus que nous pour garder leur emploi et un metier motivant. Nous somme relativement bien payes par rapport au temps de travail et a la fatigue fournis. Nous sommes de tres grands privilegies de n’avoir de comptes a rendre qu’a notre communaute (internationale dans le meilleur des cas) sans preoccupation de savoir si notre cout( 200 kE/an sans les programmes) interesse quiconque. Alors bien sur, nous ne sommes pas les pires et tous les scandales de parachutes dores sont la, mais tout de meme, sommes-nous vraiment au service de la societe ? Faisons -nous tout ce qui est de notre devoir pour ameliorer et transmettre la connaissance ? Je doute que la majorite d’entre nous le revendique. Je trouve donc que l’argumentation se SLR serait plus convaincante si elle mettait aussi en place des criteres d’evaluation (objectifs bien sur) de notre recherche et de nos resultats en ne passant pas sous silence toutes les anomalies de notre systeme ou on ne sort que par le haut. Il va y avoir binetot des universites a plusieurs vitesses, verra-t-on les chercheurs CNRS sans resultats prendre charge d’enseignement dans ces universites ?

    • Défense de la recherche, oui, mais accompagnée d’une réforme des modes d’évaluation et de recrutement

      26 juin 2008, par Luc Renaut

      Même si j’ai signé la pétition, je partage l’analyse de Denis Hatzfeld. Si les instances d’évaluation et de recrutement du CNRS ne font pas leur auto-critique, il y a fort à parier que ces tentatives de défense statutaire seront vouées à l’échec. Du côté des sciences humaines et sociales (SHS), voici quelques extraits d’un texte que j’avais fait circuler dans le réseau EPHE V / LEM / CERL (http://lem.vjf.cnrs.fr/) et qui n’a reçu que deux réponses de soutien, dont une d’un DR (Alain Desreumaux). C’est tout de même décourageant !

      INTRODUCTION
      Cette situation faite aux SHS ne résulte pas seulement d’une conjoncture politique néfaste (on ne le dira jamais assez, et il serait temps que les SHS se repolitisent massivement), mais de pratiques qui se sont installées au sein même de nos instances, pratiques qui ne favorisent ni l’exercice de la recherche, ni l’image qui en est donnée à l’extérieur. Tant que ces pratiques n’auront pas changé, c’est en vain que l’on tentera de promouvoir les vertus des SHS ou de la recherche en général.

      1/ LES JEUNES DOCTEURS
      Rappelons tout d’abord que les premières victimes des pénuries en cours (et à venir) ne sont pas les personnels en poste (pour l’instant), mais les nombreux docteurs et doctorants qui ont animé les labos, garanti par leur simple présence le financement de ces mêmes labos et le renouvellement des postes des directeurs d’études. Mis à part ceux qui ont pu réussir les concours d’enseignement, les docteurs SHS sont aujourd’hui confrontés à un marché de l’emploi qui, esprit du temps aidant, affiche pour eux le plus souverain mépris. Aucune action d’envergure, de la part de ceux qui sont aux commandes, n’a été engagée en leur faveur. Les remarques qui suivent seront particulièrement attentives au sort fait à ces derniers.

      2/ RESPONSABILITÉ DES DIRECTEURS DE RECHERCHE (DR)
      Est-ce que les DR et les grands noms en SHS ont fait tout ce qui était en leur pouvoir pour défendre leurs disciplines ? N’ont-ils pas cédé à une forme de fatalisme ? Ne se sont-ils pas montrés plus préoccupés par l’avancement de leur carrière que par le renouvellement des débouchés ? Il est par exemple choquant de voir que le nombre de postes de DR offert est souvent supérieur au nombre de postes de CR2. Où étaient les historiens et les philosophes lors de la création du collectif “Sauvons la recherche” ? Je ne parle pas des jeunes chercheurs, souvent impliqués, mais des chercheurs de renom, des DR etc.

      3/ IMPUISSANCE DES COLLECTIFS
      L’impression demeure que la défense des SHS a été abandonnée depuis une quinzaine d’années aux collectifs de jeunes chercheurs, des collectifs très faibles académiquement, car dépourvus le plus souvent du soutien des MCF, ATER, agrégés (tout à la poursuite de leur cursus honorum, cf. infra) et surtout de celui des patrons. À ces derniers, il a seulement été arraché en 1998 une improbable “charte de thèse”. Qui la connnaît ? Qui l’applique ? Il est à noter que les disciplines les plus représentées dans les collectifs et les appels sont traditionnellement celles qui n’offrent pas de concours d’enseignement (anthropologie, sociologie, archéologie). Les filières à concours semblent marteler à leurs ressortissants le message suivant : « Chez nous, pas de problème d’emploi, ceux qui veulent s’insérer professionnellement n’ont qu’à passer les concours ; la recherche n’est pas un métier ni une fin en soi, mais une gratification venant parfaire un cursus honorum qui commence par le(s) concours. » Ce message a été parfaitement entendu par le ministère. Cela pose le problème des concours, en fait du concours, à savoir l’agrégation.

      4/ RÔLE DE L’AGRÉGATION
      La question du rôle joué par l’agrégation (en lettres, histoire, philosophie, etc.) doit être posée. Son impact croissant sur le pedigree des candidats (même au CNRS) a fini par reléguer la thèse au second plan. Ce genre de pratique est en complet décalage avec ce qui se passe dans le reste du monde. C’est un désaveux cinglant donné au doctorat, qui devrait rester le cœur de la propédeutique de recherche. En encourageant ouvertement les profils d’agrégés (pour les bourses, les détachements, les postes d’ATER, et finalement les recrutements), on ne pouvait pas mieux préparer la migration des personnels CNRS vers l’Université. À quand les redéploiements en classes préparatoires et en lycée ?

      5/ ÉVALUATION DE LA RECHERCHE ET PRATIQUES DE RECRUTEMENT
      L’évaluation de la recherche pour les recrutements CNRS (sans parler des recrutements à l’Université) s’apparente le plus souvent à un questionnement sur le pedigree, le positionnement et les relations du candidat, plutôt qu’à un véritable examen des travaux. Cela est de notoriété publique et ne peut que nuire à l’image de la recherche en SHS. Les recrutements CNRS sont unanimement dénoncés comme étant opaques : a) le patron de la thèse est TRÈS souvent dans la commission ; b) certains profils mis au concours sont tellement étroits que le concours ne se justifie plus ; c) dans ces conditions, la comédie des auditions constitue un manque de respect évident pour les candidats. Tout cela aurait dû conduire depuis longtemps les commissions CNRS à ajourner leurs recrutements et réunir des assises collectives, autocritiques et constructives. Il n’en a rien été, et les pratiques opaques ont continué de plus belle, dans une atmosphère de fin du monde : sauvons les (nos) meubles et, après nous, le déluge !
      Il est impossible de prétendre défendre la recherche en SHS (son utilité, sa pertinence, bref son intelligence), si les pratiques d’évaluation et de recrutement restent ce qu’elles sont.

      6/ DES ÉTATS GÉNÉRAUX EN SHS CONVOQUÉS PAR LES DIR. DE RECH.
      Je ne vois qu’une solution au “déluge” qui s’annonce. Une solution qui, si elle ne donne pas de résultats, pourrait au moins éviter que la génération qui a bénéficié des années fastes soit accusée plus tard d’avoir assisté sans protester à l’enterrement des SHS au CNRS. Il faut que cette génération qui a eu les moyens d’exprimer ses talents, a produit des recherches de grande qualité et occupe les postes de direction soit à l’initiative d’assises exceptionnelles tournées vers l’avenir des jeunes chercheurs. Il faudrait que ces États généraux soient très médiatisés, et que des propositions fortes, mais réalistes, soient actées. Les premières propositions devraient manifester le désir de réformer en profondeur les modalités d’évaluation et de recrutement.

      • Défense de la recherche, oui, mais accompagnée d’une réforme des modes d’évaluation et de recrutement

        26 juin 2008

        Merci Monsieur Renaut, enfin un chercheur responsable... Je doutais que cela existait encore.

      • Défense de la recherche, oui, mais accompagnée d’une réforme des modes d’évaluation et de recrutement

        27 juin 2008, par Clelia Conti

        Merci Mr Renaut pour ce message. Vous abordez à mon sens ce qui constitue le "noeud" (ou les noeuds !) du problème des SHS. Je suis très heureuse que vous le fassiez, car je ne me lasse pas de m’étonner du manque de réaction à ce sujet. Le sort réservé au texte que vous publiez ici est à ce titre éloquent... Oui, il faut évoquer ces problèmes en SHS, que ce soit le sort des jeunes docteurs (dont je suis) et la question de l’agrégation, problème qui n’est jamais abordé, situation que tout le monde semble trouver parfaitement normale. Je suis pour ma part bloquée car je ne suis pas agrégée (je suis docteur en Lettres), malgré une excellente thèse. Ce n’est pas une vue de l’esprit, on m’a dit clairement que, sans agrégation, je ne pourrai intégrer l’enseignement supérieur, malgré mes bons rapports de thèse, mes publications et communications. Je trouve pour ma part la situation anormale et ubuesque. Pour les postes d’Ater, cela devient même un critère de sélection (là aussi, je me fonde sur des déclarations de professeurs ou de maîtres de conférences eux-mêmes !) Cette année, j’ai postulé dans toute la France sur des postes d’Ater, une seule université demandait, pour les docteurs, le rapport de thèse. A croire que cela est complètement secondaire. A cause de cette situation (mais aussi pour survivre, car je n’ai pour l’instant que des charges de cours et des emplois alimentaires) je passe depuis deux ans les concours, et c’est d’autant plus difficile que je travaille en parallèle, et que je poursuis recherches et publications pour étoffer mon dossier. J’ai parfois la douloureuse impression que mon doctorat est inutile, d’autant plus que, en cas de réussite aux concours, ce diplôme ne m’apportera aucun avantage. Il serait temps de réfléchir à cette situation, qui me paraît bien absurde... J’ai l’impression que personne ne s’en offusque ni ne s’en préoccupe. Et, malheureusement, je crois que je ne suis pas la seule dans ce cas.

    • Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur

      26 juin 2008, par Alain Herreman

      L’appel n’est pas seulement destiné à la défense du CNRS, même si celle-ci en est bien partie importante. L’idée que nous serions de "grands privilégiés" rapportée aux salaires (et compte-tenu de l’âge auquel on commence à y avoir droit...), aux charges d’enseignement et administratives, notamment pour les universitaires, n’est certainement pas à négliger mais doit tout de même être sérieusement relativisée et ressemble de plus en plus à un souvenir réservé à certains.

      • Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur

        27 juin 2008

        Vous n’êtes pas privilégiés (etym "ce qui se lit en privé")
        les rémunérations sont publiques par contre, certains mandarins et autres opportunistes à courte vue anticipent et se frottent les mains. Ils comprennent très bien que les dérogations de droit privé qui leur permettront de créer de petites filiales bien juteuses, toutes prêtes à suivre les financiers donneurs d’ordres. Ces gens formés sur dénier public par et pour le service public. Certains de ceux là sont de fait privilégiés...

        vous êtes inconscients d’une "petite chose"

        Vous avez oublié le principe travail égal salaire égal... Nous, précaires le vivons tous les jours, mais pas du même côté du manche... tant que vous n’aurez pas compris cela la tentation populiste se fera plus présente de notre coté...

        TEXEROLAS

    • Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur

      29 juin 2008, par Richard N.

      Lorsque vous écrivez :

      "Nous somme relativement bien payes par rapport au temps de travail et a la fatigue fournis",

      réalisez-vous vraiment ce que vous écrivez ? Ou bien faudra-t’il que vos successeurs finissent par vivre dans un carton
      sur une place publique, grâce à ces prétendus bons salaires, pour que ce discours disparaisse enfin ?

      Je vous précise aussi, juste comme ça, que si certains d’entre-nous (beaucoup ?) étaient effectivement payés au SMIC
      horaire, en proportion du "temps de travail" que vous mentionnez, ils gagneraient davantage. Quelle reconnaissance,
      quel respect, pour des CR, des MCU, des ATERS, des Doctorants !

      Et je n’ose même pas comparer notre (votre) salaire à ceux pratiqués ailleurs dans les pays développés. Valérie Pécresse a bien de la chance
      de ce point de vue-là : en ces temps d’économies budgétaires mal placées, elle n’aura bientôt plus qu’à approvisionner grassement
      en bananes et cacahuètes ses futurs chercheurs.

      - "Pay peanuts, you get monkeys".

  • Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur

    25 juin 2008

    A vous cher(cheur)(cheuse)s,

    J’apporte mon soutien citoyen à votre engagement, à vos analyses et propositions, à votre lutte pour développer une recherche publique fondamentale à but non lucratif et échappant aux mâchoires des sociétés et industries transnationales dont le profit est et reste le but final avec une vision monopolistique.

    Dans les panses glacées du calcul égoïste
    On verra bien à qui le monde appartient
    Bertolt Brecht

  • Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur

    25 juin 2008, par Michel Plainte

    "Dans un second temps et si le gouvernement reste sourd à nos demandes légitimes, pour les directeurs de laboratoires, les responsables d’instances scientifiques et les membres de ces dernières, démissionner de leurs mandats."

    Evidemment, ca ne vient qu’en deuxieme position. Pas touche a ma petite prime......

    Michel

    • Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur

      26 juin 2008, par Alain Herreman

      Certes, on peut vouloir jeter ce genre de discrédit, mais je crois que bien des DU abandonneraient volontiers leur prime pour se consacrer à leurs recherches. A ma connaissance, et dans les disciplines que je connais, la prime ne suffit pas à rendre cette responsabilité attractive... La nécessité de remplir cette fonction, et souvent le peu de personnes en position de le faire, a certainement bien plus de poids que la prime que vous évoquez.

    • Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur

      27 juin 2008

      Perso je l’aurais mis en intro,
      Le boycott de l’ANR et de l’AERES, l’abandon de TOUTE fonction administrative, la grève des enseignements, des diplômes, oui même la sacro sainte recherche, les publications, les revues, pour avoir le temps de militer, ce sera même bien vu... jusqu’à obtention des revendications suivantes...

      TEX
      http://precairedusavoir.over-blog.com/

      • Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur

        30 juin 2008, par Henni Ouerdane

        Bonjour,

        Tout a fait d’accord avec TEX : faire des petitions, des declarations d’intentions molles etc... ad vitam aeternam avec nos gouvernants ne sert a rien du tout ! Quand les pecheurs/taxis/routiers etc... sont en colere, ils le font savoir de facon expeditive et obtiennent de meilleurs resultats. Nous, nous avons l’air d’une bande d’intellos mous du genou criant au loup. Tentons un vrai bras de fer : quand nous ferons une vraie greve avec arret des enseignements, du travail administratif, de la recherche, de soumission de projets a l’ANR etc... nous serons moins pris pour des imbeciles que l’on peut mener par le bout du nez avec des miettes de pseudo-concertation dans les bureaux du ministere ! Meme Sarko s’est permis de prendre Albert Fert pour un neuneu en tenant devant lui un discours contraire a une certaine conception de la recherche que Fert semble defendre.

        Ceci dit, les pecheurs/taxis/routiers etc... savent eux construire un mouvement coherent avec des revendications fortes. Dans le monde de la recherche que je connais, nous entretenons une dose d’individualisme qui empeche d’arriver a un niveau de solidarite et de coherence suffisants pour defendre becs et ongles nos revendications. Meme la plateforme de suggestions/revendications que constituaient les Etats Generaux de la recherche n’a pas ete promue avec succes et passe pour une liste de caprices corporatistes aux yeux du public grace a l’intox des media.

        J’ai prepare et soutenu ma these a l’etranger et apres pres de trois ans de postdocs je suis revenu en France, il y a quatre ans, tenter l’aventure pour obtenir un poste permanent. Quel choc culturel ! 1/ Le doctorat ne vaut rien ici et les docteurs francais n’ont semble t-il jamais rien fait de concret pour le promouvoir (quelques theses CIFRE et encore...) 2/ la lourdeur de la hierarchie ; le systeme est extraordinairement pyramidal et cela favorise le mandarinat le plus pervers 3/ la frilosite francaise vis a vis des profils atypiques est aux antipodes du systeme anglosaxon ! 4/ des chercheurs n’ayant jamais pratique la recherche ailleurs que dans leur labo d’affectation ou ils sont depuis leur stage de DEA !!! 5/ l’impossibilite pour un chercheur non permanent de demander en son nom un financement 6/ recrutements endogames qui font des concours bidons comme dans mon labo actuel (une vraie farce) etc...

        Il y a des pratiques et des reflexes conservateurs dans le monde de la recherche francais qui a court terme beneficient aux mandarins et a leurs mignons mais qui in fine servent la cause de ceux bouffis d’ideologie neoliberale qui a mon humble avis ne va pas dans le sens de la philosophie des Lumieres. Quand on ajoute a cela le mepris, le cynisme de certains permanents mandarins ou petite graine de mandarin, je me demande comment, malgre la bonne volonte de certains chercheurs etablis, nous pourrons assainir notre systeme de recherche pour, a terme, le defendre.

        Cordialement,

        Henni

  • Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur

    25 juin 2008

    En activité j’aurais évidemment été des vôtres
    Georges Jobert, ancien directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris