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Accueil / Actualités / Plus de 4000 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES cette année !

réactions à l'article «6. Plus de 4000 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES cette année ! »

  • Plus de 4000 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES cette année !

    14 juin 2012, par Sandra

    Merci pour cette rubrique.
    Levitra generique

  • Les options binaires

    8 septembre 2011, par david

    Cher celine, j’ai lu votre message qui parle des options binaires et je suis d’accord avec vous sur ce fait. Les options binaires sont la bases et de la science. Il y a un proverbe que j’aime entendre dire "Si il n’y aurais que la religion sans la science, alors la religion serait aveugle." C’est une citation de mon ami optionfair, que j’aime lire régulièrement. La science devrais bénéficier plus que jamais de credit supplémentaires.

  • Les options binaires et les chercheurs

    4 septembre 2011, par celine

    Pourquoi le gouvernement ne laisse pas plus de crédit au chercheurs. Grâce aux scientifique on connais les options binaires et depuis ce temps la science ne cesse de faire évoluer le monde. Si aujourd’hui nous interdisons les évaluations, demain on interdira le marché du forex non trop rentable pour l’etat.

  • Plus de 4000 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES cette année !

    27 avril 2010

    Je trouve cela touchant de voir autant de monde signer bonne continuation
    mutuelle
    referencement
    manga x

  • Plus de 4000 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES cette année !

    29 novembre 2009, par Francis Haraux

    J’ai été sollicité le 25 novembre pour faire partie d’un comité d’évaluation de l’AERES. Ma réponse a été la suivante :

    Cher collègue,

    Je vous remercie d’avoir pensé à moi pour faire partie d’un comité d’évaluation de l’AERES. Quoique flatté par cette proposition, je me vois malheureusement contraint de la décliner. Je fais en effet partie des scientifiques qui se sont engagés à observer un moratoire des expertises pour l’ANR et l’AERES tant que le gouvernement persistera dans sa politique néfaste en matière de recherche. N’y voyez pas de ma part une hostilité de principe vis-à-vis de l’évaluation, gage de qualité et devoir envers la collectivité qui nous fournit nos salaires et nos moyens de travail. J’ai d’ailleurs déjà participé dans le passé à des évaluations de projets scientifiques et de laboratoires, mais dans un contexte qui était tout autre. Il ne s’agit en fait ici que d’un moratoire et non d’une prise de position pérenne. Comme tous mes collègues qui ont signé ce moratoire (dont vous trouverez le lien plus bas), je suis prêt à revenir à de meilleures dispositions dès que le gouvernement tournera le dos à la contre-réforme actuelle pour se livrer enfin aux réformes nécessaires, en concertation avec la communauté scientifique et ses représentants légitimes. Mais cette condition de levée du moratoire n’est malheureusement pas encore réalisée. En effet, tout indique que le gouvernement a décidé de poursuivre la destruction de la recherche publique :

    1) baisse, voire chute dramatique des crédits de recherche ;

    2) démantèlement des organismes de recherche, au premier rang desquels figure le CNRS ;

    3) remplacement d’un système perfectible, mais qui avait le mérite d’être lisible, structuré et internationalement reconnu, par un salmigondis d’entités chevauchantes (instituts thématiques, pôles transversaux, alliances, ITMO, etc..) dont la seule justification est de préparer la destruction totale des organismes de recherche au profit d’agences de moyens à géométrie variable, aux ordres de mandarins arrivistes et influents ;

    4) dans mon domaine particulier, asservissement de pratiquement toute la recherche en biologie au seul domaine biomédical ;

    5) disparition progressive du métier de chercheur pour le remplacer par des contrats précaires, ce qui a pour résultat déjà visible de créer des parcours scientifiques chaotiques, au gré des financements successifs, et participe plus que notablement à la désaffection des jeunes pour les études scientifiques.

    Cette politique désastreuse, dont seuls quelques exemples ont été donnés ici, est masquée par un rideau de fumée visant à donner l’illusion que le gouvernement soutient plus que jamais la recherche, en particulier :

    1) dilapidation des deniers publics sous la forme du Crédit Impôt Recherche, qui échappe à tout contrôle et dont des rapports officiels montrent qu’il ne finance que fort peu la recherche ou même simplement l’innovation ;

    2) projets Grands Campus divers et variés visant essentiellement à faire jaillir de terre avant 2012 quelques bâtiments bien visibles, sans se soucier de savoir s’ils contiendront des équipements scientifiques ;

    3) annonce hautement médiatisée de crédits pharamineux pour la recherche dans les années à venir - mais seulement dans quelques secteurs déjà bien quadrillés - financés par le Grand Emprunt.

    Vous comprendrez que dans ces conditions, lever maintenant le moratoire des expertises serait me rendre complice d’une politique lourde de conséquences néfastes pour la recherche publique. Ce serait trahir l’idée que je me fais de mon métier.

    Je vous prie d’accepter, cher collègue, mes plus cordiales salutations.

    Francis Haraux, directeur de recherche au CNRS, section de bioénergétique

  • Plus de 4000 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES cette année !

    9 octobre 2009

    Je ne réagis pas directement à l’article concerné, mais juste pour vous soutenir !

    Les chercheurs sont trop souvent mis au second plan, alors qu’il font partie de nos " élites " et nos cerveaux. et que à l’heure ou on mets en avant des gens dont les compétences sont à remettre en cause, il est est important que les chercheurs s’organisent.

    Bref , sauvons la recherche.
    voiture sans permis

  • Plus de 4000 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES cette année !

    16 août 2009, par aymen

    merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiii trés interressant

  • Plus de 4000 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES cette année !

    10 août 2009, par Edouard

    Bonjour,

    Je suis étonné que des non scientifiques ne puissent pas signer cet appel. La recherche concerne tous les citoyens ! Un corporatisme de plus ? Dites le moi, je ne suis pas pour ce type de dérive ! et ainsi donc vous laisserai suivre votre route sans moi. Je suis cheminot, mais bien que n’ayant pas votre niveau culturel, j’estime que la recherche (et notamment la "fondamentale") est nécessaire pour assister ensuite la société dans ses choix pour le présent et l’avenir.

    Dans l’attente de vous lire,

    Cordialement,

    • Plus de 4000 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES cette année !

      14 août 2009, par Emmanuel Saint-James

      D’abord merci de votre intérêt pour nos actions. Nous avons lancé plusieurs appels à faire signer, la plupart ouvert à tout ceux que ces problèmes intéressent. Celui-ci est un peu particulier : il relève plus du sondage parmi les personnes susceptibles d’être experts auprès de l’ANR et ’lAERES, pour montrer au gouvernement qu’il ne peut imposer des réformes à une communauté qui est convaincue qu’elles sont nocives pour l’avenir scientifique du pays. Il est donc normal que pour une fois cet appel est réservé à certains profils professionnels.

      Très cordialement.

  • Plus de 4000 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES cette année !

    10 juillet 2009

    ’organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche et des valeurs qui les sous-tendent. Une partie croissante de ses activités est effectuée sur des contrats à court terme, faisant appel à des personnels précaires. Les choix scientifiques et pédagogiques sont de moins en moins définis par des scientifiques (enseignants-chercheurs, chercheurs, ingénieurs). Ce qui prime désormais est leur utilité supposée, définie par les services ministériels, qui fixeront régulièrement de nouveaux objectifs applicables à tous. La production et la transmission de connaissances sont censées sauver l’économie et doivent désormais être évaluées et pilotées dans ce seul but. Pour cela, évaluation et gestion de la recherche et de l’enseignement supérieur doivent

  • J’ai finalement signé

    18 février 2009

    Je viens de participer à un comité d’évaluation AERES d’une unité de recherche CNRS. Je dois dire que je n’ai subi aucune pression de quelque bord que ce soit, que la visite s’est déroulée dans la plus totale transparence et la plus extrême courtoisie avec un délégué AERES compétent et attentif ainsi qu’un président de comité rompu à l’exercice et donc très professionnel. Ceci est pour la partie visible du travail que j’ai fourni. J’imagine assez facilement que la confiance que j’accorde au Président du comité ne sera pas trahie par le rapport final qu’il va écrire et auquel j’ai naturellement contribué.
    Ensuite, il est clair que la situation m’échappe. Ce rapport intermédiaire ainsi que l’utilisation qui en sera faite ne seront plus de mon ressort. Et c’est là que le bât blesse, je dois faire confiance au système.

    Or aujourd’hui, je n’ai plus confiance. Le fil ténu s’est rompu avec le fameux (fumeux) discours de Mr Sarkosy le 22 janvier 2009. Bien sûr, il ne préside par l’AERES mais le Président de l’AERES lui-même, nommé en Conseil des Ministres, s’est fait récemment remarquer par sa délicatesse envers nos collègues femmes.
    Ce curieux amalgame ainsi que les différents discours récents de nos ministres en charge de la problématique Université + Education Nationale confèrent au pouvoir en place un aspect douteux suscitant défiance et rejet.

    Je n’ai pas participé à l’évaluation du dossier ANR pour lequel j’ai été sollicité en exprimant mes raisons directement aux personnes qui m’ont contacté.
    Je signe maintenant ce moratoire en toute connaissance de cause puisque j’ai vécu de l’intérieur l’expérience d’une évaluation AERES mais aussi avec un sentiment de tristesse. La communauté scientifique a besoin d’être solidaire et l’évaluation par les pairs est sans doute le meilleur des moyens pour rester objectif et moduler les chiffres et notes qui nous sont demandés dans ce type d’évaluation. En signant je me retire du circuit pour cette année.

    Je reprendrai volontiers et avec plaisir du service dès que nos dirigeants auront fait l’effort d’écouter, d’entendre et de comprendre le malaise qu’ils ont contribué à engendrer et auront donc pris les mesures nécessaires pour renouer le fil ténu cité ci-avant de la confiance entre les différents acteurs du système français de recherche scientifique.

  • Plus de 3700 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES cette année !

    9 février 2009

    Après avoir hésité, j’ai décidé d’accepter d’expertiser le projet "blanc" qui m’a été proposé, voilà pourquoi :
    Dans le domaine qui est le mien, la mobilisation contre les réformes actuelles est vraiment minoritaire. En refusant d’expertiser les dossiers, je ne bloque pas le système : je laisse la place à d’autres experts, non seulement favorables aux réformes, mais surtout à la compétition effrénée entre des projets de plus en plus pharaoniques.
    La façon dont l’ANR sélectionne les experts est tout à fait opaque, mais je doute qu’elle refasse appel à ceux qui auront refusé d’expertiser à l’appel de SLR, à moins d’être un expert incontournable, une "vedette" du domaine. Le risque que j’y vois est que le fichier des experts de l’ANR ne contienne plus que des gens favorables au système et qu’il écarte ceux qui s’y opposent ou le critiquent. Ma position c’est donc : infiltrons l’ANR, puisque de toutes façons elle existe et continuera d’exister. Faisons à notre petite échelle de notre mieux pour que l’argent aille avant tout à la qualité et à l’inventivité scientifique et pas seulement aux plus riches ou à ceux qui font le plus de bruit.

  • Plus de 3600 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES cette année !

    18 janvier 2009, par Pierre Aucouturier, enseignant-chercheur, Paris 6

    Ayant moi aussi refusé un jury AERES et deux expertises ANR, en expliquant mon refus et en incluant le lien du moratoire, je rejoins les remarques précédentes :

    1. Où en sommes-nous, qui évalue le nombre de refus politiquement motivés ?

    2. Il est important de relancer fortement cette action maintenant. Deux collègues qui m’ont sollicité ont évoqué leurs difficultés à trouver des experts, ce qui pourrait signifier que ça marche assez bien. Par ailleurs il semble y avoir pas mal de collègues qui nous suivraient vraiment s’ils savaient que nous sommes nombreux à appliquer réellement le moratoire. Plein d’appels d’offre ANR sont lancés, c’est le moment d’enfoncer le clou, non ?

  • Un seuil symbolique est franchi : Plus de 3500 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES en 2008 !!!

    21 décembre 2008

    Je viens de recevoir une demande d’expertise, que je vais refuser.
    Je vais le faire "à ma manière".
    Ne serait-ce pas plus efficace que tous les signataires de cet appel refusent d’expertiser en envoyant, tous, exactement la même réponse type, pour qu’en face ils se rendent compte d’une réelle mobilisation et pas d’une conjonction de manque de temps, de flemme, de trève des confiseurs, de désorganisation, d’opportunisme ou de suivisme ?
    Ce serait bien que quelqu’un rédige une réponse type...
    Qu’en pensez-vous ?
    Merci...

  • Un seuil symbolique est franchi : Plus de 3500 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES en 2008 !!!

    20 décembre 2008, par Et maintenant ?

    Et maintenant ? Les demandes d’expertise ANR arrivent, je viens d’être sollicitée. Une phrase, en fin du courrier, invite ceux et celles qui se seraient engagés à ne plus participer à ces évaluations à le signaler. Simple formalité ? Sans aucune considération pour ce que représente ce refus ? Je pense pour ma part faire "la morte", même si cela risque bien peu de ralentir la machine, les listes de signataires étant accessibles à tous.

  • Un seuil symbolique est franchi : Plus de 3500 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES en 2008 !!!

    19 décembre 2008

    J’ai refusé au cours des deux dernières semaines deux évaluations pour l’AERES et une pour l’ANR en indiquant chaque fois que c’est en application du présent moratoire. J’ai néanmoins beaucoup de mal à me rendre compte si nous sommes nombreux ou seulement une poignée de "purs naïfs" à vraiment l’appliquer. L’efficacité du moratoire doit elle-même être évaluée !
    En outre, le titre précise "... en 2008 !!!" ; quid de 2009 ?

  • Un seuil symbolique est franchi : Près de 3500 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES en 2008 !!!

    14 décembre 2008, par Charles DARNAY

    Bonjour,

    Je suis étonné que des non scientifiques ne puissent pas signer cet appel. La recherche concerne tous les citoyens ! Un corporatisme de plus ? Dites le moi, je ne suis pas pour ce type de dérive ! et ainsi donc vous laisserai suivre votre route sans moi.
    Je suis cheminot, mais bien que n’ayant pas votre niveau culturel, j’estime que la recherche (et notamment la "fondamentale") est nécessaire pour assister ensuite la société dans ses choix pour le présent et l’avenir.

    Dans l’attente de vous lire,

    Cordialement,

    • Un seuil symbolique est franchi : Près de 3500 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES en 2008 !!!

      17 décembre 2008, par mixlamalice

      Bonjour,

      C’est parce que la pétition est faite pour des personnes qui s’engagent a ne plus évaluer de laboratoires et/ou de projets de recherche. Ces évaluations ne peuvent etre menées que par des scientifiques.
      Sauvons la recherche biaise deja un peu car elle permet la signature de personnes comme moi qui sont chercheurs mais pas en CDI (doctorants ou post-doctorants par exemple), qui techniquement ne sont jamais nommés pour réaliser ce genre d’évaluations.
      Bien a vous, et merci de votre soutien,
      Un post-doctorant

  • Un seuil symbolique est franchi : Près de 3500 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES en 2008 !!!

    14 décembre 2008

    Il ne faut quand même pas se mentir à soi même.
    Par exemple, dans mes domaines de compétence (sous-disciplines SDV), je peux citer au moins 50 spécialistes reconnus qui n’ont pas signé.
    Par exemple, trés peu de signataires de Curie, ENS sciences exactes, Collège de France, Pasteur où se recrutent beaucoup d’évaluateurs.
    Les évaluations AERES des labos ont lieu actuellement sans trop de problème.
    Cela a peut-être une valeurs symbolique mais au niveau du réel, c’est un échec.

    • Se mentir à soi-même

      3 janvier 2009, par observateur comparatif de pétitions

      D’accord avec ne pas se mentir à soi-même. Je connais moi aussi quelques dizaines de DR et professeurs qui avaient signé l’engagement "nous nous engageons" dans ma discipline (sous-discipline SHS), qui n’ont pas signé le moratoire, et qui continuent joyeusement à faire des expertises pour l’ANR et l’AERES.

      C’est même le cas pour d’ex-membres du CA de SLR… On est mal, animal.

      On remarquera que la manière particulièrement malcommode dont sont présentées les pétitions (sans possibilité d’interrogation sur le nom, par alphabet, comme c’est le cas aujourd’hui dans la majorité des pétitions publiques) rend particulièrement difficile les comparaisons entre les signataires des deux pétitions "nous nous engageons" et "moratoire".
      Sans oublier le moteur de recherche qui ne fonctionne pas.

      3584 signataires pour ce moratoire, contre 14422 signataires pour "Nous nous engageons pour la recherche et l’enseignement supérieur", soit environ 25%, n’est-ce pas quelque peu fanfaron de qualifier le moratoire de succès ?

      Plutôt un joli joujou pour donner bonne conscience ?

      Le CNRS se meurt, l’Inserm est en phase terminale, l’IRD est liquidée (etc.), les universités sont mal en point, et la résistance collective est inexistante.

  • quels critères de modération sur le site de SLR ?

    8 décembre 2008, par enseignant-chercheur contractuel à Paris-diderot-paris 7

    bonjour,

    j’ai laissé il y a deux semaines environ un message proposant de rendre plus accessible la liste des chercheurs (rendue publique dans chaque rapport) continuant à siéger aux commissions au l’AERES ou au moins de discuter de cette façon envisageable de faire réellement pression l’activité routinière de cette agence via ceux qui continuent de la rendre possible (éventuellement en contradiction avec leurs prises de positions publiques, informelles ou officielles). je remarque tristement que mon message, pourtant argumenté, sans excès de langage ni hors-sujet a été invalidé par un modérateur du site de SLR (sauf erreur de ma part).
    cela est tout à fait regrettable et mériterait explication...

    enseignant-chercheur précaire université paris diderot-paris 7

    • quels critères de modération sur le site de SLR ?

      10 décembre 2008, par Emmanuel Saint-James

      Bonjour,

      C’est une erreur. J’ai retrouvé votre envoi et je viens de le publier. Il faut savoir que certains jours le site reçoit des dizaines de SPAM et les modérateurs du site n’ont plus qu’à effectuer des dizaines de clics d’affilée pour s’en débarasser. Le serveur ne répondant pas toujours à la même cadence, il y a parfois le phénomène de "clic perdu" comme on parle d’une "balle perdue" (c’est moins grave heureusement). Vous avez eu raison d’insister.

      Je profite de votre question pour signaler que le taux de visites du site est tel que nous sommes plusieurs à l’administrer, et donc que l’appréciation sur un envoi (niveau d’excès de langage, hors sujet etc) peut varier d’un modérateur à l’autre. En ce qui me concerne, je ne cache pas être assez sourcilleux car ce site n’est pas un blog (où certains épanchements personnels sont admis) mais un espace de débat collectif qui du coup exige de mon point de vue d’éviter des messages trop peu objectifs qui rallongeraient inutilement des pages déjà longues à lire.

      Désolé de cet incident.

      • ANR, AERES : sont-ils les vrais combats ?

        10 décembre 2008

        Bonjour,

        je réagis à votre propos (message ci dessous) que je trouve un peu extrême, pourquoi ne pas aller jusqu’à tondre les cheveux de ceux qui sont, comme vous dites, les acteurs complices de ces institutions (ANR, AERES)...?

        Tout le monde n’est pas animé d’une répulsion épidermique de l’ANR et de l’AERES, j’en veux pour preuve, tout d’abord cette contradiction : il faut rappeler que doter le système de recherche français d’une agence de financement par projet ainsi que d’une agence d’évaluation étaient des volontés des états généraux de la recherche qui se sont tenus en 2004-2005, et que de mon point de vue, mais je ne suis pas le seul à le penser, SLR, en réclamant la suppression de l’ANR et de l’AERES se pourfend d’une profonde contradiction.

        Maintenant, il est clair que le gouvernement, dans sa réponse aux attentes des chercheurs (exprimés dans les états généraux) a aussi injecté des outils de contrôle des activités de recherche qui seront dommageables au système dans le futur.

        pour l’AERES : cette agence semble moins l’objet d’oppositions fortes...à mon sens c’est une bonne chose que l’évaluation de l’ensemble des acteurs (labos) de la recherche n’appartienne pas à un organisme unique.

        pour l’ANR : l’absence de conseil scientifique avec des membres désignés par la communauté scientifique elle même, mais aussi des partenaires civils comme les états généraux l’ont exprimés. Egalement que la part des projets blancs ne soit pas de 30%, mais plutot de 60% comme c’est la cas ailleurs, afin de garantir le financement de projet fondamentaux non ciblés.
        Mais, la qualification d’"usine à précaires" de l’ANR est déplacé au regard des exigences de notre métier, dont la mise en oeuvre de projets nécessite, et oui, l’embauche de postdocs. Je suis d’accord qu’il faut faire attention à ne pas maintenir des personnels dans des situations précaires trop longtemps, mais il aujourd’hui admis, et les commissions du CNRS pratiquenet elle même cette politique, qu’avoir fait une à deux années de postdoc avant son embauche est bénéfique pour un candidat. Ces deux années sont formatrices et augmente le potentiel du futur recruté. Bref, je trouve ce positionnement sur les "précaires" dénué de discernement. Autre reproche fait à l’ANR : celui qui oppose financement récurrent du financement par projet. Comme les états généraux l’ont exprimé, ces deux types de financement sont complémentaires, le premier indispensable pour les activités de long terme, ou qui ne sont pas dans le "mouv", le deuxième pour augmenter la réactivité du système face aux problématiques d’actualité. Le deuxième permet aussi plus facilement l’émancipation des jeunes chercheurs. Est-ce que l’ANR qui donne ces outils doit être détruite pour retourner dans un système lent, lourd et essouflé, qui a montré ses limites à telle point qu’en 2004, 70000 chercheurs et enseignants chercheurs ont exprimé leur souhait de reforme !!!

        Le danger n’est pas dans l’existence de l’ANR, mais bel et bien dans la façon dont le gouvernement s’en sert, qui ajoutons au faits précédents, la diminution du financement récurrent (15%), justifiée par un retour de cet argent dans les labos (certains) sur le base de projets de l’ANR.
        .

        Le débat semble sémantique et la question que je me pose, mais peut être aussi que SLR se l’est posée, est "comment garder le positif de ces nouvelles institutions tout en en supprimant le négatif (dirigisme d’état, 30% de projet non ciblés seulement, diminution du financement récurrent) ?".

        la réponse présentée par SLR est : "boycottez l’ANR", pétition pour qu’elle soit abolie...bref enrayer le système, ce qui aurait comme aboutissement de cette démarche, un retour aux ages sombres, c’est sur. Et pour aller plus loin, imaginons que l’alternace en 2012 se fasse avec le PS, et que B. Monthubert injecte cette idée : suppresssion de l’ANR, dans le programme du futur président PS...voilà qu’aura-ton gagné dans l’affaire ?

        N’est-il pas possible d’imaginer un autre type de discours, d’action, moins idéologique, qui ne prend pas la recherche comme prétexte au combat anti-Sarko un peu primaire (à savoir ces oppositions systématiques entre noir et blanc entre ce qui vient de gauche et ce qui vient de droite), car ce qui est en jeu, c’est tout même notre système.

        Moi, je préférerais que les acteurs de l’ANR le restent mais fassent en son sein pression pour l’installation d’un conseil scientique, si l’ANR est maitre de son budget, pourquoi est-ce impossible ? Qu’ensuite soit dégagé une part plus forte de financment blancs.

        deuxièmement : que les revendications tournés vers le gouvernement concernent non pas l’opposition "ANR vs organismes" mais plutot, le financment lui même : le gouvernement accorde sans souci 3 milliards à une banque (dexia), 26 milliards aux PME (à travers le crédit), pourquoi ne pas se battre sur cette idée : quelques centaines de millions d’euros supplémentaires seuelement sont nécessaires pour garantir le financement récurrent aux cotés d’un financement par projet : la recherche c’est aussi l’avenir de notre société et de sa capacité d’invention. Le gouvernement injecte 1.4 milliards dans le CIR, ce qui est considérable, alors que qu’aucune évaluation (comme l’a dit B.Monthubert) sur l’impact d’une telle mesure. Il n’y a pas de certitudes que cela va, dans le futur augmenter les activités de recherche des entreprises, aujourd’hui, je pense , qu’elles ne font que profiter de ces dégrèvements fiscaux sans création de fondements qui augmenteront leur capacité de recherche. Bref : voilà l’objet du combat : l’égarement du gouvernement sur la façon dont il distribue les crédits, l’absence de vision à long terme dont il fait preuve (mais sous la pression du lobby des entreprises qui elles même ne sont pas visionnaires). L’industrie française s’écroule aujourd’hui, on lui reproche d’être peu innovante. CQFD ! C’est ça qu’il faut démontrer !

        Bref stigmatiser l’ANR et les acteurs de l’ANR, ça n’est pas la vraie question.

        FPerez

        • ANR, AERES : sont-ils les vrais combats ?

          13 décembre 2008

          je trouve que votre allusion à la "tonte" est tout à fait excessive et déplacée.
          du moment où certaines personnes sont convaincues (comme je le suis) — et on peut discuter du diagnostic, c’est une autre question — du caractère nocif pour la recherche française de la montée en puissance de l’AERES ou de l’ANR, il est légitime d’essayer de mettre ces institutions hors d’état de nuire, non pas seulement par la pétition mais en enrayant la machine (et sans espérer une hypothétique réforme ou subversion vertueuse de l’intérieur), par exemple comme cela a été fait à un niveau plus modeste il y a deux ans avec le projet d’institut de recherche sur l’immigration porté par le nouveau ministère de B. Hortefeux : le fait de rendre public la liste des cautions scientifiques (dont certaines n’étaient même pas prévenues) a pu faire pousser des hauts cris, mais cela a aussi permis de faire capoter le projet. Faire preuve ici de pudeur est déplacé, et il est bon que chacun prenne ses responsabilités, dont les participants aux évaluations des nouvelles agences. dire cela, ce n’est pas comme vous l’exprimez prendre une position idéologique (même si cela est très estimable !), c’est faire preuve de pragmatisme en matière d’action politique, syndicale, en terme de mobilisation contre un projet venu d’en haut et né déjà tout armé de la cuisse présidentielle. sur un autre plan, on pourrait faire référence à l’efficacité, pendant le mouvement anti-CPE, des bloquages des universités par une minorité d’étudiants : pratique qui provoque chez beaucoup des réactions épidermiques et des appels grandiloquents à la liberté d’étudier, mais qui a prouvé sa puissance dans la création d’un rapport de force victorieux. c’est ce qu’il faudrait chercher ici.

        • ANR, AERES : sont-ils les vrais combats ?

          14 décembre 2008

          Vous avez écrit : "Tout le monde n’est pas animé d’une répulsion épidermique de l’ANR et de l’AERES, j’en veux pour preuve, tout d’abord cette contradiction : il faut rappeler que doter le système de recherche français d’une agence de financement par projet ainsi que d’une agence d’évaluation étaient des volontés des états généraux de la recherche qui se sont tenus en 2004-2005, et que de mon point de vue, mais je ne suis pas le seul à le penser, SLR, en réclamant la suppression de l’ANR et de l’AERES se pourfend d’une profonde contradiction."

          Ce qui apparait comme une contradiction n’est peut-être que la reconnaissance inavouée d’une erreur. Proposer en 2004 la création d’une agence de moyen et d’une agence d’évaluation mesestimait la manière dont Sarkozy pouvait les utiliser en cas de victoire de sa part. Vous avez raison, bien gérés et bien utilisés, l’ANR et l’AERES pourraient être de bons outils. Le problème est que ce sont aussi des outils trop dangereux, vue la possibilité permanente d’un gouvernement extremiste comme celui ci. C’est triste à dire mais la menace de l’extremisme justifie parfois un certain immobilisme...

          En ce sens, l’appel au boycott aurait effectivement été plus crédible s’il s’était accompagné d’un mea-culpa de SLR.

          • ANR, AERES : sont-ils les vrais combats ?

            15 décembre 2008

            Bonjour et merci pour vos messages,

            en ce qui concerne le boycott de l’ANR, j’en discutais justement avec un collègue, je pense que ne pas boycotter les projets blancs serait une façon d’envoyer un message plus subtil et plus ciblé au gouvernement, à la communauté scientifique et aussi à l’opinion publique : refus que la recherche publique soit ciblée vers les intérets du privés, que l’argent public fiance la recherche du privé, du dirigisme d’état, mais acceptation de l’idée de financement par projet, avec appel compétitif, à condition que ceux-ci restent exploratoires et non ciblés...

            je crois que la demande de boycott gagnera en clarté et peut être aussi touchera plus de personnes

            est-ce possible de demander à SLR de réorienter sa revendication de boycott général ?

            FP

            • ANR, AERES : sont-ils les vrais combats ?

              18 décembre 2008

              Personnellement, je soutiens l’idée d’un boycott pour tout type de projet (à ceci prés qu’il aurait été plus cohérent d’appeler à un boycott des évaluations et des dépôts de projets). En effet les projets blancs ne sont pas sans problème : ils ne sont pratiquement donnés qu’a de très gros programmes proposés par des réseaux de laboratoires bien établis, ce qui ne laisse aucune chance aux petites ou nouvelles équipes et aux "petits" projets même innovants.

              • ANR, AERES : sont-ils les vrais combats ?

                20 décembre 2008

                Bonjour,

                je suis détenteur d’un projet blanc, également jeune chercheur n’ayant pas de "réseau établi". L’idée du projet était innovante, suffisamment innovante et risquée, je suis allé chercher des partenaires, l’ANR a financé. L’idée était certes basée sur des résultats et une expertise déja démontrée, mais l’innovation ne part jamais de rien et qui donnerait des sommes importantes à des chercheurs qui n’ont pas démontré de capacités, le feriez vous ? ...peut-être ne suis-je qu’un cas particulier me direz vous, je ne le crois pas et votre argument critique me semble également revêtir une certaine facilité...et puis elle signifie également que vous n’accordez que peu de confiance aux experts, choisi dans notre communauté scientifique ou bien à l’étranger, qui jugent le projet ainsi qu’aux comités scientifiques dsiciplinaires (CSD), également composés d’experts nationaux, et qui entérinent une décision basée sur les rapports d’experts. En tout cas si tel était le cas, la critique que vous adressez, n’est pas celle de l’ANR, mais des chercheurs eux même et de leur mode de décision...

                Il y a une différence entre contester la définition des choix thématiques des appels à projet, sur lequel le pouvoir a gardé la main, mais qui ne s’applique pas au programme blanc par définition, et contester la procédure de sélection des projets, ce qui revient à mettre en cause l’expertise de la communauté scientifique elle même !

                à tout vouloir mettre dans le même sac sans discernement, je pense que le boycott de l’ANR tel que vous le revendiquez devient suspect d’un grand conservatisme et d’un certain refus de se projeter dans le futur.

                • Réponse au" détenteur d’un projet blanc"

                  24 décembre 2008, par Alain Trautmann

                  Cher collègue,
                  Vous faites un contre-sens complet sur le sens du moratoire, c’est-à-dire sur le boycott temporaire des expertises pour l’ANR et l’AERES. Il n’a jamais été question de manifester une défiance vis-à-vis des experts. Lorsque je suis consulté comme expert, dans mon champ de compétence, et que je refuse d’expertiser (comme cela a été le cas très récemment), serait-ce parce que je me méfie de moi-même ? C’est évidemment parce que je suis en profond désaccord avec la politique menée par le gvt actuel, en matière d’enseignement supérieur et de recherche, et que donc je refuse d’y apporter ma contribution, lorsqu’elle est sollicitée. Je cherche à gripper la machine mise en place par le gouvernement, afin de forcer ce dernier à prendre en compte le mécontentement de la communauté scientifique. L’un de mes collègues, excellent scientifique, ayant lui aussi refusé d’effectuer une expertise pour le compte de l’AERES (et pour les raisons que je viens de dire), s’est excusé auprès du président du comité AERES qu’il connaissait bien, de la gêne que cela lui occasionnerait. Ce président de comité lui a répondu :

                  Cher Collègue,Pas de souci, même si ça n’arrange pas trop mes plans, je comprends parfaitement votre position. J’avais accepté cette présidence assez tôt et donc je reste cohérent avec mes promesses aux tutelles mais je pense sur le fond comme vous.

                  Le gouvernement aime accuser de conservatisme et de refus de se projeter dans le futur tous ceux qui ne sont pas favorable à ses propositions : pilotage étroit, économies forcées, précarisation de l’emploi scientifique. Vous seriez-vous laissé berner par ce discours au point de le reprendre tel quel, et de le plaquer sur tous ces collègues qui manifestent leur esprit de responsabilité ?

                  • Re : ANR, AERES : sont-ils les vrais combats ?

                    4 janvier 2009

                    Bonjour Mr Trautmann,

                    merci pour votre message qui me donne l’occasion de vous interpeller directement.

                    Est-il concevable pour vous que certains individus dissocient combat idéologique contre le gouvernement et approche praqmatique de ce qui tend à améliorer le système ? Et puisque que vous vous interrogez sur l’étiquette politique de vos interlocuteurs, autant vous rassurer, j’ai convolé dans le passé avec la même gauche que vous même, mais je ne souhaite ici ne pas prendre le système de recherche auquel j’appartiens comme support d’un combat militant et je préfère donc faire une analyse non-idéologique de la situation aussi loin que cela en soit possible.

                    (1) le financement par projet est une nouveauté qui permet d’augmenter la réactivité du système ainsi que permettre l’émancipation d’équipes et de jeunes équipes, ces propriétés ont été reconnues par les états généraux eux-même.

                    (2) l’autonomie des universités confère tout un ensemble de nouvelles libertés et de compétences (comme la gestion du budget et des ressources humaines par exemple) qui si on supprimait ces mêmes libertés aux organismes déclencherait l’irritation de la majorité des chercheurs. Ces nouvelles libertés faisaient également partie des conclusions des états généraux.

                    (3) l’évaluation de la recherche par une institution n’appartenant pas aux organismes ou n’ayant pas de lien trop proche avec ceux-ci étaient également une demande des états généraux.

                    Bref, dans votre action politique depuis 2005 (SLR), je ne vois aucune reconnaissance des ces aspects et votre action appelle à l’enrayement de l’ANR, de la LRU et de l’AERES. Ce qui, si cela aboutit, nous placera tous dans un chaos (pour la LRU) et un vide politique.

                    Ceci étant dit, je vous rejoins sur le dirigisme d’état en rapport avec la définition des thématiques de l’ANR qui semblent être trés orientées vers la sphère économique, certains programme comme PNANO ayant également une durée de vie conditionnée à l’existence de partenariat avec cette dernière. Mais ceci ne s’applique pas aux programmes blancs et si vous étiez favorable au point (1), vous n’appelleriez pas au boycott du programme blanc.

                    D’autre part, je suis attaché à l’idée d’une continuité, d’un continuum, entre recherches fondamentales, recherche appliquée et développement, cette continuité est nécessaire aux progrés d’une société évoluée, et l’opposition manichéenne souvent brandie entre ces trois secteurs fatigue mes neuronnes. Si j’entendais un discours qui défende la recherche fondamentale aux cotés d’autres recherches et de mécanismes/lieu où la continuité puisse se faire, sans les opposer, je serais moins las de ces discours stériles...

                    En conséquence, je ne prendrais pas l’ANR comme cible mais je demanderais à ce que le programme blanc passe à 60% de son budget, je dénoncerais comme vous le faites l’imposture du CIR, mais je me battrais pour que les entreprises financent des recherches sur leur fonds propres et embauchent les docteurs (il est reconnu que celles ci ne sont pas à la hauteur de leurs homologues étrangères et que par conséquent elles sont peu innovantes), leur manque d’investissement en recherche et leurs réticences à embaucher des docteurs, respectivement, capte l’argent public (CIR + OSEO + programmes ANR thématisés = qques milliards) et nuisent aux fluxs des docteurs formés par les labos publics. Mais, si les personnels des labos publics considèrent la sphère économique comme "impure", alors ils contribuent également à cette scission entre les mondes et c’est tout le système qui en pâtit. Donc je ne brandirais pas l’opposition entre public et privé. Il ya en france des modèles comme l’institut Pasteur, Thales, Minatec, anciennement le CNET, où les sphères fondamentale et appliquée fonctionnent en symbiose, ils sont trop rares...

                    au final, si l’action de SLR mène au status quo, au retrait de l’ANR, de la LRU et de L’AERES, à la coupure avec le privé, alors, oui, j’en concluerais que rien n’a bougé, que les archaismes de notre système sont bel et bien présents et que ces sont eux qui se sont imposés.

                    sur ce, je vous souhaite une bonne année.

                    FP

  • signer le moratoire et soumettre des projets ANR : est-ce "moral" ?

    4 décembre 2008

    Je pense que le commentaire mis en ligne par SLR sur cette action devrait aborder le problème de soumission de projets ANR, pour ceux de nos collègues qui voudraient signer ce moratoire. Je constate que certains d’entre eux ont un problème à refuser d’évaluer en même temps que de déposer des demandes ANR (pour des raisons de cohérence, et non de crainte de flinguer leurs demandes, je l’espère). Pour ma part, je raisonne ainsi : le but est d’infléchir le fonctionnement de l’ANR, et il serait stupide d’affaiblir sélectivement ceux d’entre nous qui tentent de la faire. Poussant le système à son comble, s’il n’y a plus que des dépôts de projets et plus d’évaluations, le but sera atteint. Le fonctionnement est donc tout à fait "moral", au sens de Kant : il est généralisable.

  • proposition

    1er décembre 2008

    je suppose que la liste des universitaires / chercheurs participant et continuant à participer aux activités de l’ANR & de l’AERES est publique (dans chacun des rapports de l’AERES, par exemple) mais morcelée.
    Pour mettre chacun devant ses responsabilités, et créer un rapport de force non seulement avec le ministère, mais encore avec tous ceux, nombreux, qui continuent à cautionner ou à rendre possible des activités que nous jugeons néfastes pour la recherche publique et se rendent objectivement les acteurs de ces pratiques d’évaluation ou de pilotage que nous combattons (sous cette forme), je propose d’établir et de poster sur le site de slr la liste de ceux qui ont décidé de continuer, malgré tout, à travailler pour l’ANR et l’AERES.
    Je sais qu’une grande partie de nos collègues, dont la grammaire de l’action politique est affreusement maigre, serait épidermiquement opposée à ce genre d’actions visant à rendre visible ce qui pourtant l’est déjà (il ne s’agit même pas d’une dénonciation d’individus auparavant anonymes... il ne s’agit ici que d’une discrétion bien à propos), et public ce qui peut l’être pour qui s’en donne la peine (en passant du temps sur les sites web des deux agences), mais je crois qu’à un moment où les résultats obtenus ne sont pas à la mesure de la mobilisation de papier (pétitions, déclarations, etc.) déployée par les uns et les autres, ce genre d’action doit être envisagée, ce qui permettrait aussi de nous aider à penser de clivages qui, malheureusement, passent aussi au sein de la communauté des chercheurs et enseignants-chercheurs.

    je pense aussi que les informations récentes sur les appels d’offres ministériels pour identifier les chercheurs politiquement ou syndicalement actifs devraient nous permettre de lever facilement d’éventuelles pudeurs...

    enseignant-chercheur précaire université Paris Diderot-Paris 7

  • Boycott de l’évaluation (pour l’ANR) ou Boycott de la proposition (auprès de l’ANR) ?

    18 novembre 2008

    L’idée du "Boycott" des évaluations est séduisante. Elle pourrait même être efficace. Mais si on refuse d’évaluer les projets ANR, ne faut-il pas également refuser de proposer auprès de l’ANR ? Même pour les projets "Blancs" ??

  • Plus de 2300 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES en 2008 !

    17 novembre 2008

    Il serait egalement interessant que les signataires de l’appel
    ne déposent pas de nouveaux projets à l’ANR

    et donc de faire un boycott COMPLET de l’ANR

    A. Latouche
    Université Versailles St-Quentin

  • Près de 2300 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES en 2008 !

    14 novembre 2008, par Joan Luc

    Ma position d’ITA dans un service informatique de laboratoire fait que je ne serai probablement jamais appelé à faire une expertise pour l’ANR ou l’AERES : c’est pourquoi je n’ai pas signé, ceci étant dit, je rejoins cette analyse et soutiens cette action.

  • Nous refusons d’être les complices actifs d’une politique scientifique désastreuse : à ce jour, plus de 2000 scientifiques français, européens et internationaux n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES !

    1er novembre 2008, par Chiocchia

    Pour avoir maintenant pris part à plusieurs évaluation AERES j’ai pu constater que le travail fait au sein de ces comités était très correct et satisfaisant. Je reconnais en revanche que l’étape "d’harmonisation des comités" était elle assez calamiteuse.

    Je dois tout de même dire que je regrette beaucoup que le texte qui nous est proposé n’énonce pas quelques contre-propositions claires à ce qui est annoncé car il risque fort de n’apparaître in fine que comme un texte à charge seul.

    Ma signature se veut une revendication à l’établissemnt de règles claires des évaluations, à une diminution de leurs invraisemblables et oh combien stérilisantes de leur nombre.

  • Je ne peux signer...

    31 octobre 2008, par Michel Weinfeld

    Je regrette de ne pouvoir signer l’appel : en tant que retraité, je ne fais plus d’évaluations. Sinon, cela aurait été des deux mains...

  • Nous refusons d’être les complices actifs d’une politique scientifique désastreuse : à ce jour, plus de 1500 scientifiques français et européens n’effectueront plus d’évaluations pour l’ANR et l’AERES !

    30 octobre 2008

    Je trouve assez bizarre de signaler les médaillés du CNRS dans un texte appellant à geler les évaluations. De plus, cela défavorise les universitaires. Si on veut défendre le statut unitaire, attirer l’attention sur ces marques de l’excellence n’est pas forcément opportun.

  • Nous refusons d’être les complices actifs d’une politique scientifique désastreuse : plus de 1300 scientifiques n’effectueront pas d’évaluations pour l’ANR et l’AERES !

    22 octobre 2008, par élianedaphy

    Intéressant débat évoquant le moratoire sur le blog Sciences2 de Sylvestre Huet, journaliste à Libération, suite à l’article Bertrand Monthubert (SLR) répond à Valérie Pécresse. 21 octobre 2008.
    Blog qui publie tous les commentaires.

  • Nous refusons d’être les complices actifs d’une politique scientifique désastreuse : plus de 1300 scientifiques n’effectueront pas d’évaluations pour l’ANR et l’AERES !

    21 octobre 2008

    A part faire "nombre", quel est le poids politique que des personnes qui ne sont pas en position d’être nommés comme experts à l’ANR ou à l’AERES signent ce moratoire ? Il est facile de constater sur le site de l’AERES, où les comités d’experts sont publiés, que pratiquement tous les experts sont de rang A (directeurs de recherche ou professeurs d’université). Quasi pas de maitres de conférence ni de chargés de recherche parmi les experts AERES. Ne parlons par des ingénieurs… A l’ANR, la liste des experts n’est pas publiée, mais il n’y aucune raison pour que le fonctionnement soit différent.

    Pourquoi alors accepter des signatures de doctorants, de post-doctorants, de techniciens, d’ingénieurs d’études ? Ou même de CR ou de MdC ?

    C’est aux directeurs de recherche et aux professeurs d’universités de signer ce moratoire. A ceux d’entre eux qui ont signé le précédent appel "nous nous engageons" de prendre leurs responsabilités.

    On peut constater que fort peu le font : c’est démoralisant, bien sûr. Mais ce n’est pas en augmentant le nombre de signataires non-susceptibles d’être nommés experts que le moratoire gagnera en légitimité.

    Je suis post-doctorant précaire, et je ne signerai pas. Je sais bien que ceux qui m’ont employé sur CDD sur leur contrat ANR ne le signeront pas non plus, alors qu’ils avaient signé l’engagement.

  • Nous refusons d’être les complices actifs d’une politique scientifique désastreuse : plus de 1300 scientifiques n’effectueront pas d’évaluations pour l’ANR et l’AERES !

    21 octobre 2008, par Myriam Valero

    En tant que membre élu de section du comité national, j’ai signé récemment le texte de cet appel. Je me trouve maintenant dans une position assez paradoxale.. Car en tant que représentante du comité national, je suis invité à participer à l’évaluation des Unités par l’AERES et je trouve assez paradoxal de refuser de faire cette évaluation.. J’ai donc décider d’accepter de faire les évaluations quand j’y étais invitée en tant que représentante du comité national, mais de refuser dans les autres cas !
    Je suppose que d’autres ont été confrontés au même dilemme...

    Myriam Valero, DR2, CNRS Roscoff

  • souplesse et réactivité : attention à la redescente.

    7 octobre 2008, par Denis

    la catastrophe économique en cours montre bien les effets des modes de gestion manageriaux :
    esprit de service public et démocratie disparaissent, les individus sont aspirés dans une logique productiviste suicidaire, ou regne le court terme et le faux semblant (au point que meme les experts du genre se sont finalement escroqués entre eux). On entend souvent des arguments types en appui de diverses réformes, dans la recherche ou ailleurs : souplesse et réactivité par exemple - qui sont d’autres maniere de parler de déréglementation - ou de s’opposer aux "lourdeurs" des systemes représentatifs (avec des élus).

    Une reglementation apporte (souvent) des regles, donc des limites, mais elle peut aussi apporter des garanties, éviter l’arbitraire et le pouvoir personnel. C’est notamment le cas du systeme public et des statuts de ses personnels. L’absence de regle peut représenter un avantage quand tout va bien, mais on est en train d’observer cruellement dans le domaine financier ce qui ne peut qu’advenir fatalement un jour de l’absence de regles et de garanties.

    Apres le systeme économique, le monde scientifique ne doit pas s’auto dissoudre dans la starac et le business : outre que la liberté intellectuelle est un facteur favorisant de la créativité nécessaire au dépassement des connaissances, il a un role social d’expertise indépendante qui n’est pas compatible avec l’asservissement aux "lois" ;=) du marché. Comme pour la normalisation en cours du coté de la presse et des médias en général, c’est aussi cette liberté, cette responsabilité des individus, qu’on cherche a réduire.