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réactions à l'article «3. Compte-rendu AG des personnels du CNRS et des laboratoires associés. Jeudi 12 février à 10h»

  • Compte-rendu AG des personnels du CNRS et des laboratoires associés. Jeudi 12 février à 10h

    13 février 2009, par Bea

    Les syndicats ne pointent pas du doigt les VRAIS problèmes : certes, le temps consacré aux enseignement est plus lourd en France qu’ailleurs, mais les problèmes cruciaux ne sont pas là. Comment doubler le nombre de publies en un coup de baguette magique ? Simple comme le cochon bonjour ! Mais y en a pas un de notre France d’en haut qui y pense...

    1) il faut un accès avec abonnement illimité aux articles en pdfs : via des consortiums nationaux, il faut que chaque chercheur CNRS ou pas, CEA ou pas, ait la possibilité via INIST de télécharger des pdfs d’’articles de façon illimitée, et pour toues les années. Ça parait couteux, mais dans n’importe quel pays en Europe a part nous (on est unique au monde dans la connerie) au PIB inférieur au notre, les chercheurs ont un accès illimité à la connaissance, ce qui leur évite de réinventer la roue, donc de perdre du temps ! En France, on doit commander les articles par la poste, et ca coute 14 euros l’article à l’université : c’est complètement idiot ! Alors qu’une étude bibliographie aux USA prend un après midi pour tout étudiant débutant, et cela gratuitement (accès libre et illimité à web of science pdf de tous les journaux), en France ça prend des mois, ça coute une fortune et on passe à coté des articles pertinents à lire ! On ne va pas gagner la "guerre de l’intelligence" de Mr Sarko, en se battant avec des lance-pierres Français contre des chars d’assaut américains !

    2) il faut autoriser l’écriture des thèses en France, en ANGLAIS !!!! En Allemagne, c’est le cas, et chaque article publié = 1 chapitre de thèse = gain de temps considérable ! Encore une fois, nous sommes uniquement au monde a nous imposer cette connerie de loi Toubon qui interdit l’écriture en anglais des thèses, sauf via des thèse européennes, mais c’est un bordel terrible et ce n’est pas dans les mœurs.

    3) il faut laisser la liberté de idées aux jeunes ambitieux chercheurs, c’est a dire leur autoriser des le début la possibilité d’être directeurs officiels de thèse, donc de supprimer l’HDR qui entraine le mandarinat. Encore une fois, nous sommes unique au monde avec cette HDR inutile qui consiste a perdre un an de sa vie a réécrire un deuxième mémoire de thèse puis a passer devant un jury de copains. Connerie Franco Franchouillarde... S’il y avait un prix nobel de connerie unique au monde, nous l’aurions tous les ans ! faites ceci, chers politiciens, et vous allez doubler le nombre de publies, vous verrez ! le problème, c’est qu’ils n’ont toujours pas compris cela après des dizaines d’années de hautes réflexions... C’est pourtant le bon sens paysan !

    • Thèse et HDR, quelle rédaction, quels critères ?

      15 février 2009, par Emmanuel Saint-James

      Totalement d’accord avec vous pour le premier point, nous vivons à l’âge de pierre en ce qui concerne notre utilisation de la littérature scientifique.

      Vos deux autres points méritent en revanche discussion.

      Faut-il renoncer à ce que le français reste une langue capable d’exprimer la science ? N’y a-t-il pas un danger de coupure entre le monde des scientifiques et les autres ? Et une telle mesure serait-elle aussi productive pour la science que vous le supposez ? Rappelons que le latin a été longtemps la langue internationale des intellectuels mais il a fini par perdre cette fonction ; qu’est-ce qui garantit qu’il n’arrivera pas la même chose à l’anglais ? Le français est une langue réputée pour son extrême précision, l’anglais est moins performant sur ce point et doit son succès à des raisons qui n’ont rien à voir avec la science en elle-même. Il y a plusieurs années, un colloque sur cette question avait souligné qu’on inventait dans sa langue maternelle, il faut donc être extrêmement prudent dans ces zones où la langue et la pensée ne sont pas facilement séparables.

      La capacité à diriger des recherches est normalement fondée sur un minimum de savoirs qui garantit à celui qui commence sa thèse que son directeur ne lui donne pas une piste qui a déjà été empruntée par d’autres. Ce minimum ne peut s’acquérir qu’avec l’âge, il faut en convenir. Je ne crois donc pas qu’il soit bon de laisser de jeunes chercheurs en encadrer d’à peine moins jeunes. Je sais bien qu’on ne ferait qu’officialiser une pratique officieuse largement répandue, mais précisément il faut se demander si celle-ci est bien raisonnable. La question est plutôt de savoir si les critères d’attribution de l’habilitation à diriger les recherche garantissent ce minimum de savoirs, et là je suis d’accord avec vous que ces critères sont excessivement flous aujourd’hui.

      Face à ces problèmes dont je suis bien d’accord qu’ils sont les plus importants, ma conclusion est donc légèrement différente de la vôtre. Je pense qu’il faut en effet accepter qu’une thèse de doctorat soit une collection d’articles en anglais, qui prouve que l’impétrant a été reconnu par la communauté internationale et qu’il maîtrise cette langue. Lui demander plus (un manuscrit de 200 pages en français) est peu justifié, surtout en cette époque de sous-financement des années de doctorat. Quant à la HDR, j’estime que ce diplôme créé il y a seulement 25 ans n’a pas fait la preuve de sa pertinence et qu’il vaudrait mieux revenir au doctorat d’état, où il était demandé de faire la preuve de l’étendue de son savoir et de sa maîtrise du français pour exprimer sa pensée. Ca prenait des années, mais comme on était sur un poste statutaire, ça ne posait pas de problèmes. Il me semble que cette double mesure garantirait le dynamisme de nos jeunes chercheurs et la qualité de direction des chercheurs plus agés.

      • Thèse et HDR, quelle rédaction, quels critères ?

        17 février 2009

        Bonjour et merci pour votre considération et intérêt pour mes idées.

        Je reviens sur les deux points de désaccord.

        l’HDR : vous dites que la plupart des jeunes ne sont pas assez murs. Ok. Mais n’est-ce pas lié avec mon point un ? Je pense qu’un jeune de 30 ans ayant eu une expérience fantastique dans un laboratoire du MIT pendant 4 ans, ayant eu accès à d’innombrables pdfs, ayant discutés avec des gens ouverts d’esprits car eux_même connaissaient très bien la biblio, aura plus d’expérience qu’un professeur de 50 ans ayant resté toute sa vie en France coupé du monde et dormant sur des lauriers, travaillant seul ou avec des collègues eux-même coupés du monde. Il faut respecter l’age, la hierrachie, mais comment respecter cette dernière si la mauvaise foi règne ? Contrairement au système anglais de management à l’horizontale, notre management est bien trop pyramidale : nous écoutons à la lettre le boss, qui lui-même est stressé de sa hierachie qui lui impose des tas de choses inutiles par incompétence.

        Il ne faut pas couper les ailes des jeunes ambitieux par pure jalousie, ce qui est bien souvent le cas dans nos labos. Et il faut arrêter en France de faire preuve de fausse modestie. Tout chercheur veut découvrir et être plus ou moins célèbre. Cela me fait rire d’entendre de chercheurs qui par fausse modestie justifie le fait qu’ils ne publient jamais ! Ils oublient un peu pourquoi on les paie. Il faut un minimum d’ambition et de fierté pour réussir. Mais cette motivation retombe très vite et se transforme en dépression si le jeune s’aperçoit que la bataille est perdue d’avance et qu"on lui met sans arrêt des bâtons dans les roue localement.. Pourquoi aux USA et au Royaumme uni laissent-ils libres les jeunes ?

        En France, il malheureux je trouve que certains directeurs de recherche préfèrent que les jeunes écoutent à la lettre ce qu’ils disent et ne fassent rien, plutôt que des jeunes qui travaillent très dur mais veulent commencer une thématique autres que celles du directeur. C’est l’opposé de la mentalité anglo-saxone, qui dit "oui" à chaque fois car eux ont l’intelligence que l’ambition, la motivation de ces jeunes leur rapporteront à moyen terme par des articles scientifiques, ce qui sera bénéfiques pour le labo. Il est malheureux que l’on sape le moral de ceux qui veulent travailler en France alors que l’on récompense les fayots des boss, lesquels n’étant pas forcément ceux qui bossent le plus. Certes par définition un boss a toujours raison. Mais il y a des bons et des mauvais boss, et les mauvais en recherche sont ceux qui ne font rien, qui obligent par leur pouvoir à imposer leur nom sur tous les articles du labo sous la justification que le labo ait été crée par eux (j’en connais des comme ça) et qui disent systématiquement "non" sans justification, si un jeune a le malheur de le contredire sur une idée quelconque puis, une semaine plus tard, accapare la même idée, faisant croire à tout le monde qu’il a été le premier à l’avoir eu ! Si Si ça existe et j’en connais bcp des comme cà.

        Concernant les thèses en anglais, je ne suis pas pour une écriture systématique en anglais, je suis pour un libre choix. Autant je suis favorable à une écriture en Français pour les sciences sociales, économiques : je suis entièrement d’accord avec vous sur le coté exacte de la langue Française et ses nuances presque infinies ; autant je trouve l’écriture en sciences exactes particulièrement inefficace en Français et inutile, car personne ne liera des thèses écrite en Français, à part nous les Français ! A votre avis, les finlandais ont t’ils intérêt a faire écrire leur thèse en finlandais ? Arrêtons de nous prendre pour ce que nous ne sommes pas. Chacun devrait être libre de décider sans lourdeur administrative. Ce point est relié à mon point 2, car bien souvent ce sont les jeunes qui veulent faire écrire les thèses en anglais à leur étudiants, hors, un mandarin archaïque directeur de labo, directeur officiel de la thèse, et dictateur local, refuse de manière arbitraire !

        En résumé, mes trois points sont liés...

        Bien à vous.

  • AG des personnels du CNRS et des laboratoires associés. Jeudi 12 février à 10h

    12 février 2009, par jcleynadier

    Je ne suis pas chercheur, ni enseignant-chercheur ni même fonctionnaire (préambule pour les lecteurs sarkosystes),
    et pourtant, je vous souhaite de gagner cette bataille de l’intelligence.
    Parmi d’autres personnes issues d’autres univers que le votre (nombreuses j’espère) je tenterais de me joindre aussi souvent que possible à vous dans vos combats pour maintenir la connaissance au cœur du monde.
    Continuez à expliquer, à vulgariser vos raison. Et surtout exprimez plus haut et plus fort les idéaux qui vous animent pour faire adhérer une population de bonne volonté mais parfois perméable aux discours stupides et vulgaires de ce gouvernement et son maître.

  • AG des personnels du CNRS et des laboratoires associés. Jeudi 12 février à 10h

    9 février 2009

    Bonjour

    Vous appelez tout le personnel CNRS à venir, vous avez raison, l’union fait la force. Je me pose néanmoins quelques questions. Puis-je vous les poser ?

    Où êtes-vous quand nous ITA manifestons notre mécontentement ? Chercheurs et Enseignants-Chercheurs connaissent-ils la grille de salaire des agents tant administratifs que techniques qui travaillent avec eux (hormis celle des ingénieurs...) ?

    Quand nous avons besoin de vous, il est de ces silences assourdissants dans des laboratoires. Depuis longtemps dans les unités de recherche, sauf exception(s), les ITA connaissent le vieux dicton "aide toi et le ciel t’aidera" par la force des choses.¨Par exemple, les commissions d’évaluation des unités de recherche, les membres écoutent avec plaisir la "partie scientifique", quant à celles de la gestion, de l’hygiène et de la sécurité, des représentants du personnel, ils survolent...ce n’est pas de la science. Appeler à un mouvement national avec les ITA, certes, encore eût-il fallu pour certains avoir communiquer avec eux sur le plan humain depuis le début et côtoyer avec eux leurs problèmes pour mieux les aider au quotidien.

    Il ne faut pas attendre que vos cabines prennent l’eau pour découvrir l’équipage. J’entends déjà certains se dire "mais, non...", d’autres "pas du tout...", je ne fais qu’exposer des faits. Des bricoles ou des montagnes tout dépend de votre angle de vue. Il faut savoir se remettre en question pour progresser. Les ITA le savent depuis longtemps déjà. Chacun a à apprendre de l’autre comme de lui-même.

    Merci.

    • AG des personnels du CNRS et des laboratoires associés. Jeudi 12 février à 10h

      13 février 2009, par Elisabeth

      Il y a eu une AG des ITA le 21 janvier 2009 (voir un compte-rendu personnel sur mon blog).

      Il en est ressorti que l’important étaient que les ITA discutent entre eux au sein des laboratoire, en créant par exemple des commissions.

      Hier, il a été question de débrayage pendant 59 minutes. Je pense que ça ferait du bien à tout le monde (à commencer par les ITA) de se retrouver ainsi régulièrement pour parler de situations individuelles comme à l’échelle nationale.