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réactions à l'article «La réforme : une erreur de gestion»

  • La réforme : une erreur de gestion

    22 février 2009, par Jwolf

    Effectivement les notions de base du management semblent étrangers à nos gouvernants : qu’il s’agisse de système de contrôle ou de modes de management. L’évaluation de la recherche ne peut donner lieu à une obligation de résultat seulement à une obligation de moyens (et pour cela rappelons que l’employeur doit, lui aussi, assumer ses propres obligations de moyens, je n’en dirais pas plus mais je me retiens très fort !...). Par contre l’évaluation de l’enseignement ne se situe pas dans une logique similaire. A ce niveau l’évaluation peut se faire :

    - au niveau des établissements et des formations : mise en place de démarches qualité attestées par une mesure et des boucles rétroactives
    - au niveau des enseignements : mesure de la qualité perçue par les étudiants.
    Bien sûr il serait difficile de comparer un enseignement de math réalisé auprès d’un public "réfractaire aux maths" et dans le cadre d’un diplôme où cette matière a peu de poids avec un autre ayant des caractéristiques opposées.

    Cependant il me semble que la réflexion doit être approfondie sur ce sujet car l’enseignement dans le supérieur est "plombée" par deux facteurs :

    - la non reconnaissance de sa qualité par les pairs et le système (prise en compte dans l’évolution de la carrière ou primes). C’est pour l’instant la dernière roue du carrosse.
    - la quasi-inexistence de formation des enseignants : nous sommes en premier lieu des chercheurs ! et le manque de formations à la pédagogie se ressent dans la qualité de cette dernière.

    De ce fait il existe des marges d’amélioration conséquentes. Nous avons le pouvoir sur nos étudiants : nous déterminons les dispositifs pédagogiques qui les contraignent, nous sommes les maître du jeu dans ce domaine. Mais le pouvoir est avant tout une charge, une responsabilité.

    Je pense que lorsque l’on traite de l’évaluation de notre métier il conviendrait de traiter de l’évaluation de ses diverses facettes et pas seulement de la recherche même si c’est ce qui nous motive le plus dans le métier.

    Bonne continuation
    JL