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réactions à l'article «Motions votées par la réunion nationale des délégués des laboratoires, le 12 mars 2009»

  • Motions votées par la réunion nationale des délégués des laboratoires, le 12 mars 2009

    17 juin 2009

    Faites des recherches les organisations sont toujours exposées à un fracas interne et une crise de la finance.Je pense que c’est important d’arranger l’environnement où le personnel peut le consacrer elle à une étude.

  • Motions votées par la réunion nationale des délégués des laboratoires, le 12 mars 2009

    14 mars 2009

    C’est vrai que le discours de Sarkozy du 22/01/2009 est choquant et manque de psychologie.
    Vous surfez sur la réaction du monde enseignants/recherche à ce discours en mélangeant un tout.

    Avez-vous regardé les commentaires des universitaires français expatriés sur le forum de discussions du Monde ? C’est par pays, c’est assez mesuré et surtout sans complaisance pour le système français sauf pour les droits d’inscription à l’université.

    Ailleurs dans le monde avez vu regardé le foisonnement d’idées venues de la recherche fondamentale et appliquées dans la vie courante ? Ne parlons pas du nombre d’articles publiés mais du nombre de brevets déposés par les français et du foisonnement d’idées qui était le point fort des français il y a 70 ans. aujourd’hui la France est à un rang minable.

    Avez-vous regardé les commentaires des anciens des IUFM où 60% (9 sur 15) disent que l’enseignement est tout à fait inapproprié et ne leur a servi à rien pour enseigner en classe ? Revenir à l’alternance oui mais pas à l’enseignement débile des IUFM.

    Vous voulez revenir à la situation "d’avant" ! Croyez-vous que c’est crédible, possible et surtout souhaitable ?

    Deux alternatives se présentent à sauvons la recherche :

    1) Être mesuré et demander une adaptation du système dans le cadre actuel. Les motions que vous avez voté vont dans le sens tout à fait contraire ;

    2) Faire la révolution, faire tomber le gouvernement et donc pouvoir appliquer vos motions votées. Revenir à vos habitudes douillettes de fonctionnaires ordinaires mais bien sur travailleurs et à la recherche fondamentale sans applications. Et à une université inadapté au monde du travail, recroquevillé sur elle même et poubelle des grandes écoles.

    Un chercheur CNRS de base

  • Motions votées par la réunion nationale des délégués des laboartoires, le 12 mars 2009

    13 mars 2009, par chercheur attristé et inquiet

    << Non non non !!! >> Lire tout ça me rappelle l’époque ou mon fils avait 2 ans et demi et disait << non >> à tout et tout le temps. Les enseignants chercheurs (EC) ne sont-ils pas supposés être des intellectuels à Bac +8 ? Eh bien j’en suis, un EC, et je suis bien triste de l’image que ma profession véhicule en ce moment. Pourquoi ne concentrez-vous pas vos efforts sur ce qui compte : les emplois et les salaires des EC, ITA et thésitifs ? Mais non, on boycotte et on s’indigne de l’ANR, l’AERES, la LRU, la modulation, etc, et on demande la démission en masse de tous les hiérarques du sytème. Comme si tout (tout !) ce qui était proposé par le gouvernement était nul et non avenu. Or ce n’est certainement pas le cas ! Le véritable enjeu, c’est le manpower (ce qui manque le plus dans les labos, et qui génère le plus de tensions internes) et les revenus (notamment pour les thésitifs avec la fin du monitorat), et là le gouvernement a fait des grosses bourdes, et là il faut obtenir quelque chose. Ce qui est bien légitime. Mais à refuser en bloc tous les projets de réforme, à prétendre ou croire que le gouvernement est machiavélique et qu’il complote contre la recherche publique, l’exagération est telle qu’on passe pour des râleurs de base. Avec cette attitude, on va certes peut-être "gagner" le retrait de certaines réformes, pour mieux les voir revenir dans 10 ans, et au passage on gagnera aussi le dédain de la population et des crédits/postes en chute libre. Ca s’appelle scier la branche sur laquelle on est assise. Je suis attristé, et plus important je suis inquiet pour nos jeunes. J’espère que le gouvernement aura le courage de ne pas se laisser impressionner, et qu’il aura la sagesse de rétablir postes et prime d’enseignement pour les thésitifs, attendu que certains d’entre nous, loin des diatribes et des AG et des banderolles, lui expliquent que c’est ça la priorité bien sûr.

    • Motions votées par la réunion nationale des délégués des laboartoires, le 12 mars 2009

      13 mars 2009, par Julien Brossard

      Cher "chercheur attristé et inquiet",

      Je vais essayer de répondre à ces remarques dont la formulation est assez spéciale, parfois implicitement autaine et surtout montre une grand manque d’expérience dans les relations avec le minsitère (au moins les derniers depuis 2004, à savoir Haigneré, Fillon, d’Aubert, Pécresse).

      Tout d’abord une petite précision qui a son importance. Cette journée du 12 mars, intitulée "Réunion Nationale des Délégués de Laboratoires" devait recevoir 1 à 3 délégués par laboratoires. Or, en tant qu’enseignant-chercheur, vous devez probablement savoir que tout le personnel d’un laboratoire n’est pas titulaire d’un diplôme bac+8 (et je pense qu’il faut absoluement éviter cela). La formulation du "chapeau" de votre message est donc "spéciale" et mes collègues qui n’ont pas eu la chance, la possibilité ou l’envie de poursuivre des études jusqu’au niveau BAC+8 (au fait, où mettez-vous la barre ?) apprécieront probablement beaucoup votre considération implicite envers eux. Mais passons sur ce point, l’essentiel est ailleurs.

      Vous dites "Pourquoi ne concentrez-vous pas vos efforts sur ce qui compte : les emplois et les salaires des EC, ITA et thésitifs ? ". Puis-je me permettre de vous rappeler les 3 permières revendications figurant dans la motion :

      • Contre le démantèlement des EPST (non aux instituts « agence de moyen ») et affirmation de leur rôle national d’operateur de recherche (le CNRS doit conserver l’ensemble des disciplines).
      • Pour un plan pluriannuel d’embauche sur postes statutaires (pour toutes les catégories de personnels) permettant la résorption de la précarité.
      • Restitution de tous les postes supprimés en 2009 dans la recherche et l’enseignement supérieur, et transformation des 225 CDD en postes statutaires.

      A la lecture des ces 3 points j’avoue ne pas comprendre la première partie de votre reproche (celle sur les emplois).

      Un peu plus loin, on peut lire :

      • Revalorisation des carrières et augmentation des salaires pour tous.

      Dès lors je comprends que votre principal reproche est la dilution des revendications "qui comptes" dans une masse qui - pour vous - semble secondaire. C’est votre droit, mais cette motion a été votée en présence de plus de 500 collègues, et je pense qu’il y a parmis eux des avis qui contrediraient ou nuanceraient les votres.

      Les motions votées à 500 sont toujours des compromis, et font toujours des mécontents. Le but est de limiter le nombre de ces derniers. Nous verrons si cela a été le cas ou non.

      Cordialement.

  • Motions votées par la réunion nationale des délégués des laboratoires, le 12 mars 2009

    12 mars 2009, par Patricia

    Les délégués de la 5e coordination nationale des universités réunis à Créteil, le 6 mars 2009, ont voté dans la motion n°2 la dissolution de l’ANR et de l’AERES.

    Pourquoi les délégués de laboratoires ne font-ils pas de même plutôt que de demander le boycott ?

    • Motions votées par la réunion nationale des délégués des laboratoires, le 12 mars 2009

      13 mars 2009, par Julien Brossard

      Le vote de la motion ne concernant pas les actions a été un exercice assez difficile, et les formulations retenues sont issues de la synthèse de 80 motions préalablement déposées sur le site universite-recherche-democratie.

    • Motions votées par la réunion nationale des délégués des laboratoires, le 12 mars 2009

      13 mars 2009, par Michel Seigneuret

      Comme le dit Julien, le vote final a été "difficile" et nous arrivions à l’échéance de la location de l’amphi. Il y aura d’autres réunions de cette coordination avec des motions plus affinées voire plus radicales. Cela dit, je vous livre mon impression personnelle sur la position des personnels de l’enseignement superieur et de la recherche vis à vis de l’AERES et de l’ANR.
      Il me semble que la plupart des gens auraient été d’accord pour demander la dissolution de l’AERES.
      Par contre pour l’ANR, il y a un réel partage des opinions qui risque de devenir un point d’achoppement. Peut-être une manière d’en sortir serait de sortir du binarisme oui/non à l’ANR et de se poser des questions plus précises :
      1) Proportion des crédits affectés au fonctionnement récurrent et aux contrats ( de 0-100% à 100-0%).
      2) Proportion des crédits contractuels thématisés et "blancs".
      3) Proportions des crédits affectés à des petits, moyens et gros projets contractuels.
      4) La représentation des pairs élus par le personnel dans les instances d’évaluation des projets
      4) Et seulement en final, l’organisme responsable du pilotage : l’ANR, un EPST (l’ANR pourrait devenir par exemple une sous-division du CNRS) ou bien une gestion inter-organismes (comme c’était le cas pour les ACI).