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Accueil / Tribunes et Contributions / Etudiant Aghion : en seconde session !

réactions à l'article «Etudiant Aghion : en seconde session !»

  • Etudiant Aghion : en seconde session !

    8 février 2010

    Savez-vous comment interpréter une p-value ? Savez-vous ce que c’est ? Avez-vous lu les articles scientifiques de P. Aghion sur lesquels s’appuient ces résultats ? Savez-vous dans quels journaux ces résultats sont-ils publiés ? Connaissez-vous les économètres avec lesquels P. Aghion écrit ses articles ? Avez-vous vous même publié dans un journal de renommé international comme P. Aghion ? Une fois de plus, je remarque que les ’’étudiants’’ en savent bien plus que les enseignants universitaires français, qui n’étant passés que par les filtres de la complaisance, voire la carte syndicale, ont des compétences limitées qui seront mises en lumière grâce aux réformes... c’est bien ce qui fait peur à beaucoup d’universitaires français : la planque, c’est bientôt terminé !!!

    • Etudiant Aghion : en seconde session !

      9 février 2010, par Dezellus

      J’avoue ne pas être un spécialiste de l’économétrie comme vous le dites, et ce la ne me gêne aucunement pour faire la critique de ce travail ! Je sais qu’une p-value est une méthode d’analyse statistique permettant de tester dans le cas présent une hypothèse de dépendance entre deux types de données...

      Ce que je conteste dans le rapport de Mr Aghion et dans cette approche de la "science économique" c’est la volonté de tout mettre en chiffre : trouver des critères pour évaluer le degré d’autonomie, la qualité de la recherche, l’incitation des chercheurs, etc. On voit bien l’arbitraire de la définition de ces critères chiffrés, surtout quand ils sont utilisés pour quantifier des données qualitatives.

      Ce que je conteste c’est cette science économique qui veut faire oublier par le recours abusif aux chiffres et à l’outil mathématique qu’elle est avant tout une science humaine et non une science naturelle. Je ne fais pas là un distinguo de rang mais de nature : l’économie est une construction humaine, elle n’a pas de règles intrinsèques, pour cette raison je suis très méfiant à l’égard de la science économique qui semble vouloir se défaire de l’économie politique. Le plus cocasse étant qu’elle est finalement utilisée par le politique à des fins idéologiques sous le prétexte qu’elle est neutre et objective car basée sur les mathématiques et donc très scientifique.

      Il me semble que l’économètre (l’expression est de vous, je ne la connaissais pas mais elle me semble dans ce cas très judicieuse) qui fait abstraction de cela et pense son travail comme un physicien découvrant des lois naturelles, en dehors de tout contexte politique, historique, culturel, et en négligeant les possibles récupération idéologiques est au mieux un candide, au pire un dissimulateur.

  • Etudiant Aghion : en seconde session !

    6 février 2010, par NM

    Au sujet des "pertes" des universités, vous confondez pertes avec dépréciations. L’endowment d’Harvard a baissé de 11 milliards de dollars ces deux dernières années après être passé de 5 milliards en 1989 et près de 36 milliards en 2007, avant le crash. En clair, pendant vint-cinq ans, l’université a pu financer grâce à cette augmentation un développement immobilier et recruter pour investir de nouveaux champs de recherche. Sans l’endowment, cela n’aurait pas été le cas.