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Accueil / Actualités / Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"

réactions à l'article «Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"»

  • Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"

    2 mai 2010, par SOULA Paul

    Comme je l’ai souvent entendu dans ma carrière " on ne vous a pas appelé,c’est vous qui etes venu",ça continu.Alors pourquoi on mis la Gendarmerie sous le joug du ministère de l’interieur et qu’elle n’a pas les memes droits.Il est vrai que la Gendarmeie pourrait constituer une nouvelle force politique,mais il y a le droit de reserve.
    Je me souviens lorsque j’étais en activité comme gendarme mobile on ne discutait pas sur les lieux de residence alors que les C.R.S bien souvent refusaient de loger dans lieux qu’il estimaient insalubres ou inadequats.
    Il serait souhaitable que l’on ai une direction qui sache ce qu’est le travail d’un gendarme de base.Si cela continue la Gendarmerie va disparaitre ou être rabaissee sous le niveau des policiers municipaux qui prennent de plus en plus de droits et d’importance.
    J’ai fais toute une carriere dans cette arme et il m’est difficile d’exprimer ce que je ressent à voir comment la Gendarmerie est consideree par certains hommes politiques.
    Bon courage mon Comandant

  • Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"

    29 avril 2010, par Nuance de Brume Pure

    La radiation du Dr Matelly est certes fort préoccupante pour l’indépendance de la recherche scientifique - laquelle a par ailleurs été à plusieurs reprises mise en doute (CRIOC, ...), mais je suis surpris de ne pas voir faire état des conséquences probables et prévisibles d’une telle sanction qui vise manifestement à éteindre les voix qui s’élèvent contre une réforme qui créera davantage de chaos que de bénéfices comme l’exemple de la Belgique peut le montrer. En effet, il me semble qu’ici, un des derniers atours d’une démocratie illusoire s’est effrité. 65M de Français devraient je crois s’en inquiéter fortement.

  • Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"

    8 avril 2010, par babakhali abdedaim

    Que signifie indépendance pour une jeune chercheur débutant ? ", des éléments de réponse sont fournis dans le document du CER - Lire EUROSFAIRE Actualités du 02-11-2006. Ces élements concernent l’indépendance administrative pour la gestion de l’activité de recherche : gestion des moyens financiers, techniques et humains y compris l’encadrement d’étudiants.
    Cette autonomie, définie sur la base de ces critères administratifs, est-elle suffisante pour mener une réelle carrière scientifique indépendante ? C’est à cette question que réagit Marie-Claude Roland sur le site Réflexives. Linguiste et spécialiste de l’écrit et de la communication scientifiques, Marie-Claude Roland s’interroge sur la définition et les conditions de l’indépendance scientifique pour les jeunes scientifiques et sur la place des questions de recherche dans l’activité des chercheurs européens
    Les premières formes d’organisation (Une organisation est) de la science
    S’il existe depuis la haute antiquité des formes de réflexion spéculatives sur le monde (Le mot monde peut désigner :), ainsi que quelques tentatives de son exploration (L’exploration est le fait de chercher avec l’intention de découvrir quelque chose d’inconnu.) raisonnée, ces démarches scientifiques ou protoscientifiques relèvent jusqu’au XVIe siècle d’initiatives isolées, sont le plus souvent le fait d’individus savants et passionnés. La recherche scientifique n’existe pas encore en tant qu’encadrement institutionnel des pratiques scientifiques.
    On peut cependant relever l’existence de quelques embryons d’une telle organisation, avec les lycées antiques, les écoles philosophiques, les universités médiévales, les monastères, ou le système du mécénat.
    Le programme baconien
    C’est au XVIe siècle, en particulier avec Francis Bacon (1561-1626), qu’est précisée l’idée que la science peut et doit organiser en vue d’une maîtrise de la nature et du développement des nations. En affirmant ainsi l’intérêt économique et politique du progrès scientifique, et la nécessité pour les gouvernants de ne pas mésestimer la valeur de leurs savants, Bacon pose les bases d’une recherche scientifique institutionnalisée, encadrée par une politique scientifique participant à l’organisation des travaux des savants pour mieux servir le progrès économique et militaire de la nation. Dans son utopie de la Nouvelle Atlantide, Bacon imagine en particulier une « Maison de Salomon », institution préfigurant nos modernes établissements scientifiques, où sont rassemblés tous les moyens d’une exploration scientifique du monde[1]. Cette Maison de Salomon inspirera la création de la Royal Society, en 1660[2].
    Mais si Bacon peut symboliser un moment important de l’institutionnalisation de la recherche, il n’en est pas pour autant l’unique fondateur. Ses textes traduisent une idée qui se cristallise à son époque, et qui commence à se manifester au travers de l’Europe.
    L’ère des Académies
    C’est au cours du XVIIe siècle et du XVIIIe siècle que se développent les Académies, qui sont la première véritable manifestation de l’institutionnalisation de la recherche, jusque là organisée au gré des mécènes.
    La professionnalisation de la recherche
    Il faut cependant attendre le XIXe siècle pour que la recherche se professionnalise réellement, avec l’apparition des premiers chercheurs.
    Les États modernes et la recherche scientifique
    La Seconde Guerre mondiale a été le déclencheur de la conception de nombre (Un nombre est un concept caractérisant une unité, une collection d’unités ou une fraction d’unité.) des systèmes d’intégration de la recherche dans la stratégie de développement économique et de défense des États modernes. Vannevar Bush, aux États-Unis, est considéré comme un pionnier de cette organisation, qui a fait pression (La pression est la force exercée sur une surface donnée.) sur le monde politique pour la création de différentes instances, dont la National Science Foundation
    Les lieux de la recherche
    La recherche scientifique est généralement inscrite dans des lieux particuliers, qui offrent aux chercheurs les moyens d’exercer leur activité. Ces lieux peuvent être des laboratoires, mais ce n’est pas systématiquement le cas.

    Le laboratoire
    Les laboratoires, qui peuvent aussi bien être publics que privés, sont les lieux privilégiés où se déroule l’activité de recherche. Y sont rassemblés des chercheurs, des techniciens et des administratifs qui, dans l’idéal, collaborent autour d’un ou de plusieurs projets ou sujets de recherche. Ces chercheurs y partagent les ressources et les moyens rassemblés dans le laboratoire.
    Il existe des laboratoires tant pour les sciences exactes que pour les sciences humaines et sociales.
    La taille et la structure des laboratoires peuvent considérablement varier. Certains peuvent rassembler une poignée d’individus autour d’un instrument, le tout rassemblé dans quelques pièces d’une université (Une université est un établissement d’enseignement supérieur dont l’objectif est la production du savoir (recherche),...). D’autres peuvent associer des milliers de collaborateurs, physiquement éparpillés sur toute la planète en différents lieux (qui eux-mêmes peuvent constituer un "laboratoire", ou des "antennes" du laboratoire principal).
    Hors du laboratoire
    Pour de nombreuses disciplines, en particulier celles des sciences humaines et sociales, l’activité de recherche peut se dérouler hors des murs du laboratoire. C’est évident pour le philosophe, mais ce peut être également le cas du mathématicien, du sociologue, de l’historien.
    Outre ces situations particulières où l’activité de recherche peut accompagner le chercheur où qu’ils soient, certaines disciplines se distinguent par leurs propres lieux de recherche : les centres d’archives pour l’historien, le chantier de fouille pour l’archéologue, le "terrain" pour le sociologue ou l’anthropologue, l’observatoire pour l’astronome,
    question de l’autonomie et du pilotage de la recherche
    Il est généralement accepté que l’État doit assurer l’indépendance de la recherche publique, en garantissant que les chercheurs ne seront pas influencés dans leur travaux par des circonstances extérieures. Il est par exemple évident qu’un chercheur ne doit pas être influencé par des intérêts commerciaux. Il ne doit pas non plus être influencé par des dogmes, qu’ils soient idéologiques ou religieux. Enfin, il ne doit pas être influencé par un gouvernement.

    Outre la liberté d’expression, cette autonomie nécessite la stabilité de l’emploi du chercheur et des mécanismes sains d’évaluation et de financement de la recherche.

    Cependant, la société au sein de laquelle la recherche est menée est confrontée à des problèmes qu’elle souhaite voir abordés de façon prioritaire par les chercheurs — leur autonomie doit donc avoir certaines limites. Les décideurs introduisent pour cela des modes de pilotage de la recherche, permettant d’inciter les chercheurs à travailler sur ces axes. Un compromis est donc indispensable entre autonomie et pilotage de la recherche.

  • Communiqué de presse du SNCS (30/03/2010) - Pour la réintégration de M. Matelly

    5 avril 2010, par elianedaphy

    Le SNCS a pris connaissance de la radiation prononcée par le chef des armées de M. Matelly, gendarme et chercheur associé dans un laboratoire du CNRS. Cette sanction extrême, sans précédent lors de telles affaires, est motivée par la parution d’un texte que co-signe M. Matelly, article remettant en cause le rapprochement police gendarmerie. Comme le font observer plusieurs communiqués émanant tant de syndicats (les douanes par exemple) que de gendarmes couverts ou non par l’anonymat, il s’agit d’une sanction manifestement disproportionnée par rapport à l’objet du « délit », d’autant que des auteurs d’infractions beaucoup plus graves pénalement n’ont pas encouru une telle sanction. De plus, acceptant que M. Matelly soit chercheur associé en sociologie, la hiérarchie admettait de facto le droit à sa liberté académique. Par ailleurs, et surtout, c’est l’obligation de réserve elle-même faite aux gendarmes qui apparaît en contradiction avec la liberté d’expression telle que définie par la constitution et, de façon générale, par les textes Européens. Il faut rappeler que lors de débats sur la réforme de la stratégie nucléaire, par exemple, aucune radiation n’a été prononcée contre les officiers généraux parfaitement identifiables et identifiés qui ont émis dans la grande presse des points de vue divergents. Il s’agit donc d’une sanction éminemment politique visant, comme c’est de plus en plus le cas, à réprimer, ici comme ailleurs, toute critique de la politique du pouvoir. Le SNCS apporte toute sa solidarité à M. Matelly, que ce soit en tant que gendarme ou chercheur associé, et demande la levée de sanction et la réintégration dans son corps sans pénalité.

    Bureau national du SNCS-FSU

  • Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"

    1er avril 2010

    http://www.rue89.com/2010/04/01/lel...

  • Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"

    31 mars 2010

    Bonjour,

    juste pour vous signaler qu’on ne peut signer qu’une seule fois par adresse mail alors que nous sommes 3 à la maison et une seule dispose d’une adresse mail.

    • Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"

      31 mars 2010, par Emmanuel Saint-James

      Dans ce cas il faut envoyer les noms et coordonnées des personnes sans mail à contact@sauvonslarecherche.fr. Il existe par ailleurs beaucoup de sites où on peut retirer une adresse mail gratuitement, mais évidemment ce n’est pas sans danger en matière de SPAM et autres désagréments.

      Merci de votre soutien

      E. Saint-James

    • Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"

      1er avril 2010

      Solution : ouvrir 3 adresses mail. (soit une chacun) !!!!

  • Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"

    31 mars 2010, par Jean-Yves Fontaine

    Bonjour,

    Je regrette que le Collectif SLR s’associe pleinement à une pétition élaborée unilatéralement par le CESDIP, juge et partie dans l’Affaire Matelly, alors qu’une pétition avait eté élaborée collectivement en octobre 2009. En conséquence, il n’est pas possible dans ces conditions de cautionner un quelconque Centre de recherche au prétexte de défense des droits de l’homme et de la liberté de la recherche. La pétition CESDIP n’est donc pas celle du "Monde de la recherche".

    Nous avions effectivement tous (les chercheurs défense/sécurité) élaboré, sans faire référence à une appartenance de Labo, la pétition suivante (sous forme de lettre adressée au PRF) en octobre 2009 :

    Monsieur le Président de la République, Le mardi 13 et le mercredi 14 octobre s’est réuni au Fort de Charenton le Conseil d’enquête afin de soumettre à votre décision la radiation des cadres du Chef d’Escadron Jean-Hugues Matelly, officier de gendarmerie et chercheur associé au Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP) du CNRS. Il est reproché à cet officier supérieur, âgé de 44 ans, excellemment bien noté par sa hiérarchie, sorti major de sa promotion, de formation universitaire, juriste, docteur et chercheur associé en Sciences Politiques et auteur de nombreux articles, romans et ouvrages, d’avoir publié, avec deux autres chercheurs et en cette qualité, le 30 décembre 2008 un article sur Rue 89.com intitulé « La gendarmerie enterrée, à tort, dans l’indifférence générale » et de s’être exprimé le lendemain sur Europe1 en critiquant le rapprochement Police/Gendarmerie et, selon la Direction de la Gendarmerie, « se dispensant ainsi de l’exigence de loyauté et de neutralité liée à son statut militaire ». Si le principe de la soumission statutaire d’un gendarme au statut général des militaires et non à celui des chercheurs ou des enseignants-chercheurs est effectif, il n’en demeure pas moins que la sanction apparaît fortement disproportionnée au regard des faits reprochés. Le Chef d’escadron Jean-Hugues Matelly s’est borné à exprimer une analyse critique de l’évolution des politiques publiques sur ce sujet, rejoignant par ailleurs un sentiment largement partagé dans la gendarmerie. La sanction qui le frappe poserait à termes la question de la participation de tout gendarme à des activités scientifiques, voire à des publications. Le développement de relations de travail suivies entre les universitaires et les gendarmes est une condition favorable au progrès de l’analyse scientifique comme à celui de la gendarmerie. Sa codification est sans doute aujourd’hui insuffisante et les travaux universitaires du Chef d’escadron Jean-Hugues Matelly, qui y ont nettement participé, ont été reconnus par la communauté de la recherche à leur juste valeur. Plusieurs universitaires et chercheurs sont également venus personnellement témoigner devant le Conseil d’enquête de la probité intellectuelle et des qualités scientifiques de Jean-Hugues Matelly. L’avis du Conseil d’enquête ne nous laisse pas indifférents et nous nous autorisons à vous faire part de notre vive émotion pour affirmer que l’autorité militaire n’est pas juridiquement compétente pour décider de la loyauté et de la conformité à la morale et à l’éthique militaires de travaux universitaires qui évidemment ne sont ni diffamatoires ni attentatoires à l’ordre public. C’est donc à vous, Monsieur le Président de la République que nous nous adressons pour revoir la sanction proposée par le Conseil d’enquête afin de maintenir le Chef d’escadron Jean-Hugues Matelly au sein même de la Gendarmerie dont il est un des plus fidèles et un des plus brillants serviteurs.

    Cette pétition avait été élaborée sous l’égide de votre serviteur (je collationnais les arguments et m’essayais au compromis qui était à portée de main) avec les spécialistes recherche/sécurité suivants : Sebastian Roché, Fabien Jobard, Christian Mouhanna, Victor Tournier, Laurent Muchielli, Frédéric Ocqueteau et Philippe Pichon. Le texte était presque bouclé mais n’a pas abouti.

    Ma position est donc claire : il n’est pas question de s’associer au CESDIP (juge et partie dans cette pénible affaire : la note d’étape de Laurent Muchielli dans Rue89.com aura sans aucun doute précipité la décision de radiation) qui n’a aucun monopole en matière de recherche et en matière de défense de droits de l’Homme et de liberté d’expression. La moindre des choses saurait été de reprendre le texte d’octobre 2009 et de rassembler sur lui la communauté scientifique. Cette option n’a pas été retenue. On est en droit de se poser la question de savoir si une radiation effective n’était pas la meilleure option pour défendre la "cause" ? (Jean-Hugues Matelly en fait manifestement les frais).

    • Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"

      31 mars 2010, par Emmanuel Saint-James

      Cher Jean-Yves Fontaine,

      Votre message exprime des opinions personnelles en soi respectables mais il comporte plusieurs erreurs que nous ne pouvons pas laisser sans réponse.
      Tout d’abord, la pétition lancée par SLR est une décision qui lui est propre et non une « association à une pétition unilatérale du CESDIP ». En effet, ce laboratoire n’a lancé aucune pétition. Il a simplement fait un bref communiqué auquel nous renvoyons, ce qui est bien légitime puisqu’il s’agit du laboratoire auquel est rattaché Jean-Hugues Matelly. Dès lors, nous percevons bien votre hostilité à l’égard de ce laboratoire mais ceci ne concerne pas notre association.

      Ensuite, vous faites référence à une pétition que vous aviez initiée vous-même il y a plusieurs mois mais vous reconnaissez qu’« elle n’a pas abouti ». Dès lors, nous comprenons mal comment vous pouvez nous faire grief d’en lancer une. Votre pétition aurait été de surcroît dépassée en l’état puisqu’elle demandait au Chef de l’Etat de ne pas prononcer la radiation et qu’il vient de la prononcer. Au demeurant, une autre pétition avait également été lancée en octobre 2009 par Isabelle Voidey et cela ne l’a pas empêché de signer celle que nous lançons suite à l’annonce de la radiation.

      Nous ne pouvons qu’appeler l’ensemble de notre communauté à mettre en parenthèse ses petites querelles internes et à s’unir dans la défense d’un chercheur et de l’indépendance de la recherche en général.

      Bien cordialement

      Emmanuel Saint-James,
      Président de Sauvons La Recherche

    • Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"

      31 mars 2010, par Christian Mouhanna

      Je suis tout à fait surpris de la démarche et de la réaction de M. Jean Yves Fontaine. Il n’est pas dans mes habitudes de parler des échanges personnels par courriel, mais les circonstances et son attitude l’imposent. J’ai moi-même proposé il y a quelques jours à M. Fontaine, en louant son initiative précédente de 2009, qui n’avait pas eu de suites en raison de la défection d’un certain nombre de personnes, de réécrire avec lui une pétition de soutien à Jean Hugues Matelly, ce que M. Fontaine a refusé, arguant d’un "certain contexte" (non précisé). M. Fontaine a ajouté qu’il participerait à une pétition ("principe auquel" il "reste attaché", me dit-il) comme simple signataire. J’avoue ne pas comprendre son attitude face à la nouvelle pétition lancé par SLR. Tout cela serait risible si l’enjeu n’était pas la carrière d’un homme.
      Par ailleurs, M. Fontaine omet de préciser qu’une partie des chercheurs qu’il avait contacté pour signer cette pétition et qu’il cite se sont rétractés : les courriels que j’ai conservé sont là pour en témoigner. Pour mémoire, ceux du Cesdip avaient maintenus leur soutien à cette pétition, qui a avorté en raison des défections citées.

      • Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"

        4 avril 2010, par jean-Yves Fontaine

        Bonjour,

        Ma position est simple (en 3 points) :

        - 1- Je soutiens SANS RESERVE Jean-Hugues Matelly en ce sens que sa radiation remet sérieusement en question la liberté de la recherche : une sanction disciplinaire quelle qu’elle soit et de surcroît une décision de radiation des cadres ne doit pas être motivée juridiquement sur la base du contrôle de la loyauté de travaux universitaires. C’est ce point là qui est le plus important et il ne doit pas être agrégé au second qui suit.

        - 2- La problématique de la liberté d’expression au sein de la société militaire étant beaucoup plus complexe que ne la présente le CESDIP, je ne peux systématiquement donc pas prendre position sur le principe absolu de la liberté d’expression des militaires en général ou celle d’un officier supérieur de gendarmerie en particulier. Cette problématique n’a rien à voir avec celle développée dans le 1er point plus haut.

        - 3- Ce sont les raisons pour lesquelles je regrette encore une fois que le collectif SLR ait utilisé trop rapidement la référence "CESDIP" dans la pétition qu’il nous propose.

        Cordialement.

        • Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"

          6 avril 2010, par Emmanuel Saint-James

          Il faut cesser cette discussion byzantine. Les auto-justifications intéressent sans doute assez peu les personnes qui ne font pas partie du microcosme de la recherche scientifique, et les petites rivalités et stratégies de distinction qu’on y trouve comme ailleurs les intéressent certainement encore moins.
          Pour ne pas laisser sans réponse votre critique, rappelons les 3 points généraux suivants :

          1. la référence au CESDIP dans le communiqué de Sauvons La Recherche est normale puisque c’est le laboratoire d’accueil de J-H Matelly. S’il avait été rattaché à un autre laboratoire, c’est ce dernier qui aurait été cité.
          2. comme son nom l’indique, Sauvons La Recherche défend la recherche. Et l’une des caractéristiques fondamentales de la recherche est sa liberté d’expression. A ce titre, Sauvons La Recherche défend la liberté d’expression de J-H Matelly, chercheur associé au CNRS et qui a signé comme tel la publication qui lui est reprochée par sa direction.
          3. la pétition lancée par Sauvons la recherche est ainsi libellée : "demander au gouvernement d’une part la réintégration de Jean-Hugues Matelly dans les cadres de la Gendarmerie nationale, d’autre part la garantie pour les chercheurs de pouvoir travailler et publier en toute liberté et en toute indépendance dans ce domaine comme dans tous les autres". Il n’y est nulle part indiqué le nom du CESDIP (qui figure seulement dans le communiqué) et il n’y est fait aucune mention du statut militaire.

          Les choses sont donc très claires, et je vous invite à signer cette pétition sans plus attendre.

  • Pétition "Réintégration de M. Matelly et indépendance de la recherche"

    31 mars 2010, par Jean-Claude MICHEL

    Le chef de l’Etat après avoir traité les militaires d’amateurs, a entrepris de faire disparaitre la Gendarmerie Nationale. En radiant, le CE MATELLY il dit simplement : "Taisez vous".
    Par ailleurs il touche également la Recherche. Par la personne de Matelly, il vous dit à tous "Taisez-vous".
    Voila dans quelle République nous sommes arrivés : se taire et laisser faire.
    Il faut réagir et la demande de réintégration du Chef d’Escadron Jean-Hugues MATELLY est un acte civique auquel je m’associe.
    Jean-Claude MICHEL