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réactions à l'article «On n’arrête plus l’AERES ?»

  • On n’arrête plus l’AERES ?

    5 octobre 2011, par copernicium

    Un audit des procédures d’évaluation des personnel ? pourquoi pas ? (a condition que les moyens soient la pour le faire correctement). Il est clair que certaines institutions n’évaluent que peu, ou même pas du tout leurs enseignants chercheurs. Par exemple, à l’EHESS, les maîtres de conférence ou directeurs d’études ne sont tout simplement JAMAIS évalués. Ils ont un salaire à vie et n’ont de compte à rendre à personne. Est-ce une utilisation raisonnable des deniers publics ?

    • On n’arrête plus l’AERES ?

      6 octobre 2011, par KELLER Angélica

      Contrairement aux rumeurs véhiculées par ce gouvernement, les enseignants chercheurs ont toujours été évalués. Voici la réaction d’une collègue de l’EHESS que vous mettez en cause.

      La question qui se pose est celle des conditions d’évaluation des enseignants chercheurs, conditions qui sont garanties par leur statut, qui jusqu’à preuve du contraire est un statut national, d’où la nécessité d’en référer au seul CNU qui est la seule instance compétente et légitime pour ce faire (sinon, c’est la porte ouverte aux copinages, quelles que soient les procédures locales, on le voit pour le contingent local des promotions). L’AERES cherche à passer outre, et à élargir son périmètre d’influence en voulant certifier et normaliser les procédures d’évaluation des enseignants-chercheurs dans les établissements. La question qui se pose est quels vont être les usages d’une telle évaluation dans un contexte de pénurie budgétaire ? En fait, il semble évident que ces normes ne vont pas porter sur les seules procédures mais rapidement fixer des seuils (en % d’EC, avec par exemple un max de 20% classés A, max 40% de B, reste 40% de C qui donc ne « méritent » plus d’avoir du temps pour la recherche, et doivent donc 384 heures de cours au lieu de 192). Dans un établissement sous encadré, où les EC sont déjà débordés par la gestion des vacataires ou les heures complémentaires, et où donc ils auront du mal à être régulièrement produisants, le seuil de C sera opportunément assez haut, et du coup, le moindre faux pas va les conduire à ne plus pouvoir faire de recherche (c’est déjà compliqué avec un service à 192h, impossible à 384).