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réactions à l'article « L’enseignement Supérieur et la recherche étranglés en Europe et ailleurs : appel à témoignages»

  • L’enseignement Supérieur et la recherche étranglés en Europe et ailleurs : appel à témoignages

    2 octobre 2013

    LE HARCELEMENT MORAL DANS LA VIE PROFESSIONNELLE, Marie-France Hirigoyen, Editions Pocket, P176
    "Chez les chercheurs, les procédés de harcèlement moral sont très banalisés. [...] Il s’agit pas là du registre de la coopération stimulante entre chercheurs, mais d’une jungle où les progrès de la science importent peu, l’objectif premier étant d’obtenir de la notoriété ou éventuellement de l’argent pour y parvenir."

    Une étude de 2011 (http://iai.asm.org/content/79/10/38...) montre que plus un article est publié haut (plus il va conférer de la reconnaissance et de la notoriété à un chercheur) plus la probabilité est importante que cet article soit erroné et/ou associe a une scientific misconduct.
    Ce qui montre bien que le système est très très pervers : plus les gens qui bricolent leurs données peuvent publier haut, plus ils sont reconnus, mieux ils peuvent asseoir leur position, obtenir des postes, de l’argent, etc, et continuer a etre malhonnêtes.

  • L’enseignement Supérieur et la recherche étranglés en Europe et ailleurs : appel à témoignages

    1er octobre 2013, par KELLER Angélica

    cette lettre ouverte initialement publiée sur le site EvolFrance (http://www5.inra.fr/reid/le_reseau/...) a suscité de nombreuses reactions ; vous en trouverez certaines ici.
    D’abord,voici en copié-collé un email de l’auteur de la fameuse lettre où il en autorise la large diffusion. Toutefois, l’anonymat des protagonistes est préservé
    Cordialement AK

    Le 30/09/2013 19:39,
    Bonsoir à tous,
    Vous avez été très nombreux à me contacter par mail privé pour soutenir ma démarche et partager vos expériences avec moi, je vous en remercie. Je suis très heureux de voir que tant de personnes condamnent fermement les abus dont j’ai parlé dans ma lettre. Cependant quand je lis certains de vos témoignages je suis stupéfait de voir que mon cas est loin d’être un cas isolé !
    Je rejoins XXX sur le fait qu’il faut en parler le plus tôt possible, et en cela j’espère que ma lettre pourra servir d’appuis à certains d’entre vous. Cela reste cependant bien plus facile à dire qu’à faire lorsqu’en pratique on est confronté à un directeur qui met dans la balance les futures lettres de recommandation et la « réputation » du doctorant dans le milieu, et lorsque le comité de pilotage est plus composé d’amis du directeur que d’experts indépendants.
    Merci à ceux qui se sont proposés de diffuser cette lettre par le biais d’autres réseaux, notamment Sauvons La Recherche et Sauvons l’Université. Plus sa diffusion sera large plus elle sera susceptible de toucher des personnes concernées. Soyez donc libres de la transmettre aux personnes et organisations qui vous semblent appropriées.

    Bon courage à tous ceux qui continuent de se battre pour défendre la science.

    • L’enseignement Supérieur et la recherche étranglés en Europe et ailleurs : appel à témoignages

      1er octobre 2013, par KELLER Angélica

      Je ne suis pas certain qu’il soit absolument opportun de diffuser une telle pseudo lettre, non signée qui plus est. Elle est tellement caricaturale que je n’y crois pas un seul instant.
      YYY

      • L’enseignement Supérieur et la recherche étranglés en Europe et ailleurs : appel à témoignages

        1er octobre 2013, par KELLER Angélica

        C’est très drôle car j’ai eu plusieurs fois la même remarque autour de moi toute la journée à propos de cette lettre. Pourtant, quand je l’ai lue, j’ai vu l’exacte description d’une bonne dizaine de cas autour de moi !
        Les gens sont-ils si aveugles ? Ce qui expliquerait pourquoi on part droit dans le mur sans que personne ne s’en rende compte et ne fasse rien ?
        LV

        • L’enseignement Supérieur et la recherche étranglés en Europe et ailleurs : appel à témoignages

          1er octobre 2013, par KELLER Angélica

          Bonjour,

          J’imagine que cela dépend peut-être des domaines de recherche ;

          de mon côté, je suis Chercheur biologiste retraitée et j’avoue avoir été témoin de cas pas visiblement aussi énormes, mais très proches, relevant du mensonge par omission (si une manip ne donne pas le résultat attendu ; d’ailleurs, parler de résultats négatifs dans nos publications, cela ne se fait pas ;

          souvenir d’il y a une vingtaine d’année :
          je n’ai peut-être pas voulu trop "creuser" lorsqu’un étudiant en thèse s’est gravement brouillé avec son directeur au sujet de la discussion d’un article, et ce, avec des conséquences désastreuses pour ce brillant étudiant... qui s’en est finalement pas mal sorti du tout, mais après des années de galère et proche de dépression nerveuse.

          Cordialement
          Angélica

          • L’enseignement Supérieur et la recherche étranglés en Europe et ailleurs : appel à témoignages

            2 octobre 2013, par KELLER Angélica

            Je continue à relayer des messages reçus aur la liste SLR débats, ou sur le site evolfrance (messages retransmis, car je n’ai pas acces à cette liste) AK.

            1. pour pouvoir se faire une opinion sur cette affaire, il faudrait avoir l’autre son de cloche. La parole est à la défense, comme on dit.

            Un collègue qui userait des tactiques dont vous faites état (résultats non vérifiés, biaisés, omis) ne devrait pas être long à être confondu. S’il publie dans un milieu raisonnablement compétitif, il ne manquera pas de bons amis qui lui veulent du bien qui chercheront à reproduire ses résultats, ou tout simplement qui exigeront de se faire communiquer ses données brutes, ce qu’il est tenu de faire.

            C’est là le propre des sciences "dures" : les hypothèses sont réfutables. Si les données ne sont pas bonnes, (i) elles auront des difficultés à passer le filtre d’un journal sérieux ; (ii) elles se feront massacrer par les challengers.

            Ayant appartenu à bien des comités, je n’en ai jamais vu aucun qui se basait uniquement ou préférentiellement sur la quantité de publications. La cohérence de la trajectoire scientifique, et l’adéquation au profil du poste passent bien avant (toujours selon mon expérience). Maintenant, ne versons pas dans l’angélisme : il y a des journaux qui ont une audience bien plus forte que d’autres, et il est beaucoup plus difficile de publier dans ces journaux. Il serait idiot de n’en tenir aucun compte.

            Bref, je ne prétends pas que notre milieu est idéal, mais je pense que les cas de scientific misconduct comme celui que vous décrivez sont rares, et qu’ils se font prendre la main dans le sac avant qu’il soit longtemps. Je veux dire : il y a certainement des directeurs de labo qui sont durs, et qui font des pressions indues. Mais s’ils s’amusent à publier de la daube, cela se sait assez vite. Si la science était un tissu de c ...ries et les scientifiques, un ramassis de fripouilles et de menteurs, cela se saurait.

            Bonne chance pour la suite. J’espère que vous ne vous êtes pas découragé trop vite.

            2. Oui, merci.
            Pas passionnantes, les réactions.
            Il est vrai que cela dépend probablement des domaines de recherche.
            Je ne suis pas convaincu qu’on avance beaucoup avec une lettre OUVERTE ANONYME dénonçant des personnes bien évidemment anonymes, jetée en pâture à tous les détracteurs de la recherche.
            A ce stade de quasi-falsification de résultats, c’est une commission de déontologie qui devrait/aurait dû être saisie.
            Quant au fait "de partir droit dans le mur", il est certes probablement dû à cette (in)culture de projets courts et "rentables", mais ça demande un peu plus d’analyse ...
            "sans que personne ne s’en rende compte et ne fasse rien" : ben si, il y en a qui essayent, mais même en 2009 on plafonnait à 10% d’actifs et/ou manifestants.

            3. (...) j’aime bien le "ça demande un peu plus d’analyse". C’est sympa de partir du principe que la personne en face est débile et/ou inculte... Je note et j’essaierai de me pencher deux minutes là dessus car je n’y avais jamais pensé avant !

            Je suis très surprise par les réactions à cette lettre. Soit on y croit pas, soit on accuse carrément l’auteur. Je te fais suivre ici une réaction reçue toujours sur evolfrance par une chercheuse en biologie du CNRS et qui, elle, est plus constructive que les autres (que je ne fais pas suivre !).

            4. Bonsoir a tous,

            Il est très symptomatique de constater que ceux qui ont vécu ou observé des expériences similaires a celles de Ph Deceit (peudo de l’auteur de la lettre ouverte initiale) l’ont contacté en privé, tandis que ceux qui se font les défenseurs du système le font de façon publique...

            Pour alimenter la réflexion sur le sujet, je conseille à tous un excellent livre : RESEARCH ETHICS FOR SCIENTISTS - A companion for Students, par C. Neal Stewart Jr., Wiley-Blackwell, 2011.

            De ce texte, je retiens deux points essentiels :

            1) "Scientists behaving badly",
            p12 et les suivantes, d’où il ressort des chiffres impressionnants de "scientific misconduct", autour de 20 à 30%, avec une prédominance chez les chercheurs seniors par rapport aux chercheurs juniors (!!). Donc il ne semble pas que ce que Ph Deceit rapporte soit un cas isolé, ni que ce soit si facile de détecter ces cas. Il suffit de parler un peu avec les stagiaires, thésards et post-doc pour apprendre que quasi tous ont, au moins une fois dans leur vie, été confrontés à au moins une des situations dénoncées par Ph Deceit.

            2) "Life is so unfair... to the whistleblower. Is is possible to be a whitleblower without being ejected from the game ?"
            p94 et les suivantes, où l’on apprend que malheureusement, cela se retourne souvent contre ceux qui dénoncent des cas de ’misconduct scientific’. Et que les institutions préfèrent le plus souvent fermer les yeux. Donc faire croire aux étudiants/post-doc qu’il suffit de parler est un peu utopique, en particulier quand c’est le pot de terre qui se bat contre le pot de fer.

            Bonne soirée,

            C’était en réponse, notamment, à cette réaction :
            "Merci de nous fait partager cette malheureuse expérience."

            Je partage bien entendu ton avis sur les méfaits de la publication à tout prix. Cela représente un témoignage supplémentaire.

            La seule chose qui m’intrigue est que tu n’en aies pas parlé AVANT, avec tes collègues de labo, ou lors des comités de thèse.

            Bref message aux thésards et autres précaires de la recherche : n’attendez pas que la situation devienne insupportable. Dites les choses dès que cela ne vous semble pas normal.

            Les collègues de bureau, les comités de thèse et les organisations syndicales sont aussi là pour cela.

      • L’enseignement Supérieur et la recherche étranglés en Europe et ailleurs : appel à témoignages

        2 octobre 2013, par YvesR

        Des cas comme celui présenté dans la lettre peuvent se produire, mais il faut reconnaître que ce qui y est décrit confine quasiment à la caricature.

        Après plus d’une vingtaine de thèse et master encadrés, je ne pense pas qu’un seul des étudiants que j’ai formés ait eu ce point de vue sur la recherche, et il en va de même dans bon nombre des équipes qui nous entourent. Je me méfie par ailleurs des réactions de certains étudiants jusqu’au-boutistes, prêt à jeter un résultat alors qu’un simple test statistique démontre que le résultat aberrant est un "outlier"...

        Ceci dit qu’il y ait une pression à publier est indéniable (et le faire savoir aux étudiants est malheureusement que les contraindre à regarder la réalité en face). Que certaines des manips publiées soient limites est donc toujours possible. J’y vois un des effets secondaires des nouvelles techniques de management de la recherche, avec indicateurs bibliométrique prévalant (nb de papiers, de citations, Impact Factor, H index, H2 index, G index, etc.)... J’y vois aussi une des conséquences de la recherche sur projet : deux ans de post doc ANR, un an et demi de contrat UE, etc. avec à la clef des manips à boucler et valoriser coute que coute. Néanmoins ceci ne doit jamais se faire au détriment de l’honnêteté scientifique : on ne publie que ce qui est vérifié et au lieu de "faire un Nature", on se contentera d’un journal de moindre "renommée", ce qui ne signifie pas que les papiers qui y sont publiés ne sont pas bons, au contraire.

  • L’enseignement Supérieur et la recherche étranglés en Europe et ailleurs : appel à témoignages

    19 décembre 2012, par KELLER Angélica

    Dans le rapport Berger,

    http://www.assises-esr.fr/var/assis...

    On trouve :
    "Transformer les pôles de recherche et d’enseignement supérieur en grandes universités à l’échelle régionale (propositions 95 à 99) "

    Reçu de Olivier Gandrillon

  • *sur les nouveaux comités de sélection.

    24 mai 2012, par EChercheur

    Les ’nouveaux comités de sélection’ fonctionnent depuis quelques saisons de recrutement.
    Pour ce qui est de mon expérience, cela n’a pas change grand chose - les arrangements internes fonctionnent toujours aussi bien. Les critères de sélection sont souvent adaptes au candidat voulu.

    Est-ce un mal ? Integrer un EC dans une equipe nécessite que cette equipe l’accueille et donc aussi soit d’accord avec le choix fait par le comite. Donc le comite va se conformer au choix local. Si celui-ci est pour un candidat interne, aucun critère scientifique ne viendra contrer la qualité d’intégration du candidat du lieu qui est de fait (quasi) toujours supérieur a tout candidat extérieur . La situation est rarement ouverte.
    Le choix d’un candidat extérieur repose sur une décision prise en amont des comités par les labos ou l’universite, et sur la mise en place d’interaction avec les candidats ( séminaires, discussion - ce qui se fait couramment dans d’autres pays).

    C’est donc bien plus que les comités de sélection qu’il faudrait repenser.
    Utiliser le temps d’éminents experts pour cosigner une décision preprise est une perte d’énergie et de moyen.

  • L’enseignement Supérieur et la recherche étranglés en Europe : appel à témoignages

    19 janvier 2012, par nikyee

    Je pense qu’il faudrait informer l’opinion publique soit par le net ou par la presse et demander des signatures..

    Actuellement , et malheureusement de nombreuses subventions pour des causes nécessaires sont diminuées voir supprimées au profit d’autres et tout cela derrière "le dos" des français.

    Peut être qu’une pression humaine et médiatique a quelques mois des présidentielles pourrait influencer les politiques et aboutir a un résultat positif...

  • L’enseignement Supérieur et la recherche étranglés en Europe : appel à témoignages

    15 janvier 2012, par mireille


    Cette situation est déplorable et anti-productive, on peut vraiment esperer qu’un gros changement s’opere notamment dans les mois à venir car en continuant ainsi on va droit dans le mur et ca malheureusement c’est plus que probable.

     
     
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