L’Association "Sauvons la Recherche" Groupes de travail Comités loc. et transv. Université de printemps 2011 EUROPE
Accès thématique Emploi et précarité Communiqués de SLR Actualités communiqués partenaires
Médiathèque Les archives Documentation revue de presse Tribunes et Contributions
accueil contact plan du site admin
caractères +caractères -
article
réactions
Accueil / Actualités / Contribution de l’Assemblée Générale de l’INSTITUT COCHIN aux Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

réactions à l'article «Contribution de l’Assemblée Générale de l’INSTITUT COCHIN aux Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche»

  • Contribution de l’Assemblée Générale de l’INSTITUT COCHIN aux Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

    30 octobre 2012, par NicolaS

    Bonsoir à tous,

    Je m’exprime ici en tant que jeune chercheur biologiste, mais également en tant que membre de l’institut Cochin, qui a donc participé à l’assemblée générale du 26 septembre.

    Concernant le point des 3 ans + 1 an de doctorat tel qu’il a été discuté à Cochin, je tiens à préciser que cette proposition prend pour origine une proposition des chercheurs statutaires (et non des jeunes chercheurs) qui souhaitaient proposer une réévaluation de la durée du doctorat à 4 ans. Il a évidemment fallu rappeler que le doctorat est une expérience professionnelle qui n’est pas vouée à alimenter uniquement la recherche publique, mais la société toute entière (Article L412-1 du Code de la recherche, 20 à 30% seulement des docteurs sont intégrés dans la recherche publique), et de ce fait, que les directeurs de recherche n’ont pas à chercher à garder leurs doctorants de manière systématique une année supplémentaire. La question peut se poser si, pour des cas particuliers (par ailleurs déjà prévus par le contrat doctoral, y compris raison scientifique), une inscription en 4ème année est nécessaire. En tout état de cause, les jeunes chercheurs présents étaient unanimes sur le fait que cette 4ème année doivent être financée, et attribuée de manière non systématique dans des cas justifiés. A titre personnel, je suis docteur depuis des années, j’ai travaillé dans 3 gros instituts différents, et n’ai jamais vu en biologie de doctorant qui ne trouve pas de financement pour une 4ème année lorsque celle ci s’avérait indispensable. Il me semble donc que le système actuel est assez stabilisé en biologie, que le doctorat doit garder pour règle générale une durée de 3ans, et que l’unique point à signaler serait de limiter la pression universitaire au niveau des écoles doctorales qui empêche de plus en plus les réinscriptions en 4ème année (je rappelle, lorsque le financement est là).
    Il est à noter que ce sujet, qui pourrait être un point important d’inquiétude et de revendication des doctorants, n’est absolument pas apparu lors des réunions de consultations des jeunes chercheurs de l’institut Cochin, qui a mené à une contribution comprenant des propositions concrètes diverses, consultable ici : http://jecco.fr/AssisesJeCCo.pdf.

    Etant donné que nous sommes sur un blog multidisciplinaire, je tiens à préciser qu’il me semblerait bien dommage et bien égoïste de la part des biologistes d’être la seule discipline à souhaiter toucher à la durée du doctorat au sein de ces assises, alors même qu’une proportion impressionnante de jeunes chercheurs doctorants en lettres, droit, SHS, sont inscrits en doctorat sans recevoir de rémunération pour leur travail de recherche, devant subsister durant beaucoup plus de 3 ans, souvent entre 6 et 10, en quémendant des vacations, des demi postes d’ATER ou en diffusant leur énergie et leurs compétences dans des petits boulots. Ainsi, il me semble que si l’Université devait mettre davantage d’argent pour le doctorat, cela devrait d’abord être pour contractualiser les jeunes chercheurs de ces disciplines moins favorisées (parce que pensées moins "rentables" sans doute ?) plutôt que de rallonger les contrats doctoraux des biologistes déjà bien nombreux.

  • Contribution de l’Assemblée Générale de l’INSTITUT COCHIN aux Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

    26 octobre 2012, par Hélène Conjeaud

    Je ne comprends toujours pas ces exceptions au droit commun que tentent d’imposer les biologistes.

    En quoi cette discipline serait-elle, par nature sinon par habitude, plus exigeante que les autres ? Pourquoi faudrait-il un an de plus pour y réaliser une thèse ? Pourquoi faudrait-il une expérience supplémentaire de 3 à 4 ans sous forme de post-doctorat pour être recruté en tant que chercheur, enseignant-chercheur ou ingénieur de recherche ?

    N’est-il pas pour le moins paradoxal que ceux qui prétendent se battre pour la reconnaissance du doctorat dans les conventions collectives, ne le reconnaissent pas quand il s’agit de recruter leurs collaborateurs !

    La formation professionnelle hyper-spécialisée que constitue les post-docs est du ressort de l’employeur et être réalisée avec un emploi stable. C’est d’ailleurs ce dont on a bénéficié la plupart des chercheurs et enseignants chercheurs en position de responsabilité aujourd’hui. Qu’ils nous expliquent en quoi cela a nuit à leur carrière et/ou à la progression de la recherche.

    L’alignement systématique avec le système anglo-saxon a montré ces limites tant au niveau des problèmes sociaux (explosion de la précarité avec plus de 30% des personnels de l’ESR hors statut stable) que sur la qualité de la recherche (explosion de la fraude scientifique et des connaissances non validées).

  • Contribution de l’Assemblée Générale de l’INSTITUT COCHIN aux Assises de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche

    24 octobre 2012, par amado

    Je suis en gros d’accord à 90% avec ce texte. Pourrions nous envisager une “pétition” autour de ce texte pour mobiliser notre communauté (et au delà bien évidemment) pour peser en tant soit peu sur ces assises qui me semblent bien mal engagées (en ce qui nous concerne sans parler de la LRU)

  • De la précarité

    4 octobre 2012, par Didier Chatenay

    Je suis bien évidemment absolument d’accord sur toute la ligne exprimée dans ce compte-rendu.
    Mais j’aurai néanmoins une remarque.
    Je lis dans ce CR :
    l’ANR a augmenté d’un facteur 4 le nombre de CDD
    et plus loin :
    quand l’ANR ne recrute que sur CDD, et très massivement
    Je crois qu’il y a une légère erreur d’appréciation à ce sujet ; ce n’est pas l’ANR qui recrute des CDD, c’est la communauté de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche. L’ANR, dans ce domaine, ne fait que mettre à notre disposition des moyens que nous utilisons pour recruter massivement dans nos laboratoires des post-docs, des ITA.
    J’ai un peu peur que si les mêmes moyens sont mis à la disposition des organismes, comme cela est suggéré dans ce CR, nous aboutissions au même résultat.

    • De la précarité

      4 octobre 2012

      "ce n’est pas l’ANR qui recrute des CDD, c’est la communauté de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche"
      Bien vu ! et comme disait Aristote, "si les navettes marchaient toutes seules, on pourrait se passer d’esclaves ! ».