L’Association "Sauvons la Recherche" Groupes de travail Comités loc. et transv. Université de printemps 2011 EUROPE
Accès thématique Emploi et précarité Communiqués de SLR Actualités communiqués partenaires
Médiathèque Les archives Documentation revue de presse Tribunes et Contributions
accueil contact plan du site admin
caractères +caractères -
article
réactions
Accueil / communiqués partenaires / Pétition contre une prime au mérite à l’ULCO

réactions à l'article «Pétition contre une prime au mérite à l’ULCO»

  • Pétition contre une prime au mérite à l’ULCO

    26 octobre 2012, par KELLER Angélica

    de Denis Lemercier

    La LRU n’est que la mise en oeuvre de la LOLF qui a pour finalité la destruction du statut et de la Fonction publique. La LOLF a également été mise en œuvre par la RGPP. Demander l’abrogetion de la LRU sans se battre pour l’abrogation de la LOLF ne peut mener loin en fait. Mais, qui a revendiqué l’abrogation de la LOLF ?

    ET

    de Michel Barthelemy

    Mais qui a eu l’idée folle d’instaurer la Lolf ? (sur un air connu)

    voir : http://www.performance-publique.bud...

    extrait :
    "La réflexion engagée au Parlement, à la fin des années 1990, autour de l’efficacité de la dépense publique et du rôle des assemblées en matière budgétaire, a fait naître un consensus politique sur la nécessité de moderniser les règles de la gestion budgétaire et comptable. Le vote de la loi organique relative aux lois de finances (la LOLF), le 1er août 2001, a donné quatre années aux administrations pour se préparer à ce nouveau cadre."

    Ce qu’est la Lolf,

    Voir : http://www.performance-publique.bud...

    extrait :
    "Gérer un budget signifie prendre des décisions majeures pour l’avenir : quel objectif poursuivre ? Comment le faire au meilleur coût ? Quelles dépenses privilégier ? L’ancienne présentation du budget de l’État ne permettait pas de répondre
    correctement à ces objectifs. A l’initiative du Parlement, la loi organique relative aux lois de finances, LOLF, véritable « constitution financière de l’État » votée en 2001 et appliquée pour la première fois en 2006, réforme en profondeur la construction et le suivi du budget de l’État désormais présenté par grandes politiques publiques. Elle met l’action de l’État à l’épreuve de la performance : les objectifs de la politique publique sont-ils atteints ? Et le sont-ils au meilleur
    coût ? La LOLF donne également plus de pouvoirs au Parlement dans le vote et le contrôle du budget de l’État."

    Y aurait-il loin de la coupe aux lèvres ?

    • Pétition contre une prime au mérite à l’ULCO

      2 novembre 2012, par Lemercier Denis

      Derrière les arguments technicistes apparaît l’aveu : « mettre l’action de l’État à l’épreuve de la performance. » C’est-à-dire en termes clairs accroitre la rentabilité capitaliste.
      La LOLF est fondée sur une logique d’objectifs et de résultats attendus évalués selon des indicateurs de performance, selon un rapport coût/rendement. L’article 30 de cette Loi organique, de ce point de vue est très clair : « Les règles applicables à la comptabilité générale de l’Etat ne se distinguent de celles applicables aux entreprises qu’en raison des spécificités de son action. ». L ’article se poursuit ainsi : « Elles sont arrêtées après avis d’un comité de personnalités qualifiées publiques et privées – c’est moi qui souligne – dans des conditions prévues par la loi de finances. ». L’expérience maintenant bien établie de l’établissement et de la réalisation des budgets des universités ne laisse aucun doute sur cette privatisation du fonctionnement de celles-ci.
      La LOLF succède à une ordonnance de 1959 qui avait résisté à 36 propositions de réforme. Celle-ci était fondée sur une logique de moyens correspondant à des besoins sociaux prédéfinis – La lutte de classes avait notamment pour objet la définition de ces besoins sociaux et donc des moyens mis à disposition pour satisfaire ces besoins – Avec la LOLF l’essentiel ne réside plus dans la satisfaction des besoins mais dans la rentabilité à court terme.
      Que cette loi organique ait fait l’objet d’un consensus politique n’est pas rassurant en soi. Bien au contraire. La droite a joué un rôle très actif dans l’élaboration de cette loi et notamment Sarkozy, alors député, en tant qu’ancien ministre de l’économie.
      Je le répète la LRU et la RGPP sont la mise en forme et en application de la LOLF. Alors, que fait-on de la LOLF, qui est l’instrument de la privatisation de la fonction publique et la casse de son statut ? C’est effectivement le point de vue que développent en demi-teinte mais très officiellement les auteurs (Alain Lambert, ministre du budget sous Raffarin, et Didier Migaud, devenu depuis président de la Cour des Comptes par la grâce de Sarkozy) du rapport sur la mise en œuvre de la LOLF remis au Gouvernement le 16 Septembre 2005. Ces rapporteurs indiquent que « certains parlent d’une incompatibilité du statut et de la LOLF ». Ces beaux messieurs étaient prudents : il ne fallait surtout pas alerter les fonctionnaires sur les risques graves qui les menacent. Par « certains » ils visent sans doute les rapporteurs de la Cour des Comptes qui, en juin 2005, ont attiré l’attention sur le fait que « la gestion au sein de la masse salariale risque d’être difficilement compatible avec la gestion par corps et par grade de la fonction publique d’Etat ».
      La L.O.L.F., en résumé, est un instrument déterminant de la mise à disposition toujours plus grande de l’appareil d’Etat au service de la rentabilité capitaliste.

  • Pétition contre une prime au mérite à l’ULCO

    26 octobre 2012, par KELLER Angélica

    de François Jouve

    petite mise en perspective :
    merci la LRU et les compétences élargies.
    Jadis il y avait des fonctionnaires d’Etat qui travaillaient dans les universités. Ils étaient payés par un service centralisé qui fonctionnait fort bien. L’Etat gérait le nombre de fonctionnaires comme il pouvait. La notion de "reliquat de masse salariale" n’avait aucun sens, pas plus que la notion de "trou".

    Grâce à la formidable autonomie il a d’abord fallu créer dans chaque établissement des services gérant la paye en ponctionnant des emplois sur les emplois utiles à l’ESR. Y aura-t-il un jour une évaluation (oui, vive l’évaluation !) du coût de tout ce bazar ?

    Ensuite, forcément, les sommes ne tombent jamais juste. Donc il y a des universités en déficit à cause d’une masse salariale qui augmente trop vite (comme la mienne par exemple). Dans ce cas on supprime des postes, on vire des cdd, on comprime les formations, on supprimes heures sup,
    vacations, moniteurs, ater...
    Et puis dans d’autres il y a un excédent, et on en profite pour mettre d’ignobles primes à la tête du client.

    Dans les deux cas tout est fait pour instaurer la concurrence et l’envie (pourquoi me supprime-t-on plus de poste qu’à telle ufr qui pourtant n’est pas aussi excellente que la mienne ?).

    La LRU c’est vraiment un jeu perdant-perdant.