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réactions à l'article « Le ministère, les précaires et le langage des signes »

  • Le ministère, les précaires et le langage des signes

    30 octobre 2012, par h1473

    Bonjour,

    Vous dites qu’au Ministère : "on s’en fiche comme de l’an quarante de ce que vous vivez au quotidien". Je vous rejoins sur cette affirmation, mais j’ajoute que le Ministère sait qu’il peut s’appuyer sur bon nombre de collègues permanents dans les Universités. Il n’y a pas d’un côté la Ministre et sa cohorte de hauts fonctionnaires et de l’autre les personnels titulaires ou non de l’ESR. Il y a des bonnes comme des mauvaises volontés partout.

    Pour illustrer cette combinaison Université-CNRS-Ministère du "je-m’en-foutisme", je vous fais part des faits suivants : en 2011, j’ai passé un concours MCF (associé à une chaire CNRS) ; le comité n’a pas retenu mon dossier en vue des auditions (vote : 7 contre moi, 4 abstentions, 1 pour) sur des critères étrangers à mes mérites. J’ai demandé aux instances de l’Université d’interrompre la procédure sans succès : ils ont même essayé de me décourager par plusieurs moyens (intimidation, non renouvellement de contrat, etc...). J’ai déposé une requête en annulation totale du concours au tribunal administratif. J’ai obtenu gain de cause. L’université se fout de la décision de justice, le Ministère se fout aussi de la décision de justice ; et le CNRS continue de financer la chaire même si le concours se doit d’être exemplaire. Pour info la chaire comprend : 6000 euros de PES par an pendant 5 ans, 10000 euros de dotation par an pour les activités de recherche pendant 5 ans, et prise en charge partielle pendant 5 ans du salaire du MCF nommé comme stagiaire, accueilli en délégation au CNRS, et en passe d’être titularisé sans concours. Le CNRS se fout donc aussi de la décision de justice concernant un concours qui se voulait exemplaire, de haut niveau, prestigieux etc..., mais qui est annulé par décision de justice car on élimine des candidatures valables sur des critères illégaux !

    Je vais maintenant déposer une requête en annulation de la décision de titularisation car elle viole la loi : on ne recrute pas de MCF sans concours.

    Voilà un exemple frappant de l’état de décrépitude à TOUS les niveaux de l’ESR français.

    Cordialement,

    H.

  • Le ministère, les précaires et le langage des signes

    26 octobre 2012

    Il ne faut pas s’étonner : les décideurs sont à peu près les mêmes que sous Sarkozy. A chaque changement de ministre ont reprend l’avis des mêmes hiérarques. Seul le langage change.