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réactions à l'article «Recherche Fondamentale et Recherche Appliquée, des notions qui ne veulent rien dire»

  • Recherche Fondamentale et Recherche Appliquée, des notions qui ne veulent rien dire

    22 mars 2009

    Bravo ,trés belle analyse........

  • Recherche Fondamentale et Recherche Appliquée, des notions qui ne veulent rien dire

    25 novembre 2008, par El yaagoubi ahmed

    Bonjour Mr Roussem,
    Je vous salue de proposer cet article, vu son importance dans tous les domaines.
    Ma conviction est que la recherche est à la base de tout développement,quel que soit le secteur visé.
    Pour ne prendre qu’un exemple je dirai que, sans recherche pédagogique,tout système d’éducation et de formation n’est jamais efficace et que tout investissement n’est que perte budget.
    Cordialement,
    El yaagoubi ahmed
    http://lewebpedagogique.com/ahmedelya

    • Recherche Fondamentale et Recherche Appliquée, des notions qui ne veulent rien dire

      14 septembre 2009

      La recherche est importante certe , mais elle coute toutefois très cher a l’état et tant donner l’etat actuel du système il y a des prioritées bien plus urgentes

      • Recherche Fondamentale et Recherche Appliquée, des notions qui ne veulent rien dire

        17 septembre 2009, par Emmanuel Saint-James

        La recherche est un investissement, et par définition un investissement n’est jamais urgent puisqu’il sacrifie le court terme au long terme. Mais avec un tel critère on n’investirait jamais dans rien. Votre objection me semble donc mal fondée.

  • Recherche Fondamentale et Recherche Appliquée, des notions qui ne veulent rien dire

    25 juin 2008, par Lafosse

    Ce déjà vieux texte est toujours aussi d’actualité tout en restant très pertinent.
    Mais il faut bien quelques raisons importantes pour que cette distinction nocive perdure : des mandarins, les "appliqués", consolident quelques pouvoirs locaux en étalant leur très grande modestie et leur allégeance à quelques barons fondamentaux, et d’autres, les grands "fondamentaux", se complaisent à étaler une soi-disante supériorité qui justifierait tous les pouvoirs (par exemple s’arrogeant le pouvoir de juger de la qualité de toute recherche alors qu’en fait et naturellement les critères de qualité diffèrent grandement selon chaque chercheur). Tout cela permet de constituer une hiérarchie dominée par de grands prêtres qui est peu remise en question, car nombre de chercheurs croient ou font semblant de croire que les sommets sont conquis au mérite(!). Alors on obtient un petit monde de compétition, bien décrit par Pérec dans "souvenirs d’enfance", un petit monde malsain où math pure fait penser à race pure.

  • Recherche Fondamentale et Recherche Appliquée, des notions qui ne veulent rien dire

    24 juin 2007, par Callo Hervé

    Je pense, qu’au contraire, il faille différencier recherche fondamentale et recherche appliquée. Dans ma tête, j’assimile "recherche fondamentale" au bien commun de l’humanité source qui appartient à tous et qui devrait être entretenue à sa juste valeur par les Etats( meilleurs salaires pour ces chercheurs spécifiques) ; ce qui est très loin d’être le cas. Qui dit, donc , bien commun est libre de communication entre Etats et sans brevet. Le brevet étant une entrave, un véritable frein, de communication entre chercheurs fondamentaux.En résumé la rechercherche fondamentale devrait être un bien Public international.Il existe bien le BIT, Bureau International du Travail, pourquoi n’existerait-il pas le BIR, Bureau International de la Recherche.
    Oui mais cela ne ferait pas l’affaire des multinationales. Et on peut le comprendre. Ce sont elles qui poussent à profiter le plus tôt possible des acquis de la recherche fondamentale en en minimisant l’importance. Elles ont donc fondé le concepte de recherche appliquée (privée) qui leur permet de capter à la source les fruits verts ou "graines" de la recherche fondamentale et de s’en approprier par l’intermédiaire du "brevet". Les chercheurs sont ensuites bien handicapés lorsqu’ils veulent développer une autre application issue de ces "graines" qui ne leur appartiennent plus. C’est ainsi que toute la RECHERCHE s’en retrouve prise en otage et piétine.

  • Recherche Fondamentale et Recherche Appliquée, des notions qui ne veulent rien dire

    26 juin 2006

    sur quoi vous fondez vous pour instruire cette critique ?
    c’est une opinion uniquement, mais tout chercheur en a la sienne. pour que votre argument servent à illustrer un point ne faut-il pas le rendre généralisable en enquêtant sur ces termes institués historiquement. ils ont été inventés et ne sont donc pas fixes.

  • > Recherche Fondamentale et Recherche Appliquée, des notions qui ne veulent rien dire

    11 mars 2004, par Denis Dutoya

    D’accord avec vous. Dans mon secteur (aéronautique et spatial), nos managers, qui sont très modernes, dissertent aussi sur les subtiles synergies entre "Recherche Amont" et Recherche "Aval".

    A mon avis, ces notions sont des leurres, qui dissimulent des réalités plus concrètes (celles qui fâchent). Ainsi en va-t-il de la différence entre "Recherche Publique" (la nôtre) et "Recherche Privée" (celle qui a les faveurs de M. Raffarin). En théorie (républicaine), la frontière est clairement définie, aussi bien par l’origine des financements que par la propriété des "produits". Autrement dit, fonds publics pour la recherche publique et fonds privés pour la recherche privée. Ces conditions de transparence pourraient être le socle d’une saine collaboration, au profit de tous. Mais dans la pratique (le libéralisme réel), c’est plus compliqué. Car si l’Etat est de plus en plus pingre pour la Recherche Publique, il est de plus en plus généreux pour les recherches privées, surtout celles des "industries de pointe" : EADS, Dassault, etc., bref, tout ce qui compte au MEDEF. Ces "bonnes" subventions sont directes (commandes publiques liées à tel ou tel projet industriel "national", avances plus ou moins remboursables, aides publiques à la RD, etc.) ou indirectes (sous-traitance refilée par l’Etat aux labos publics, toujours dans le cadre d’un projet). Le résultat, c’est que, à l’insu de leur plein gré, les contribuables financent des recherches dont les axes sont définis par l’industriel, et dont les résultats sont propriété exclusive de l’industrie.

    Privatisation des profits et fiscalisation des charges ? Cette arnaque n’est malheureusement pas un effet de l’exception française. Pour s’en convaincre, il suffit de chercher quels sont les principaux bénéficiaires de la manne du PCRD. Le PCRD, voilà un exemple de ce qu’on fait de plus moderne en matière d’"Agence de Moyens" : lobbying, appels d’offres bidons, opacité. Pour Raffarin comme pour la Commission Européenne, les véritables pôles d’excellence, ce sont les assembl2es d’actionnaires.

    Alors, la Grande Réforme de la Recherche ? Oui, mais laquelle ?

  • Recherche fondamentale, recherche appliquée : la grande différence

    8 mars 2004, par Daniel Corcos

    Il y a une différence majeure entre recherche fondamentale et recherche appliquée. La recherche fondamentale est une recherche à but cognitif tandis que la recherche appliquée est définie par ses objectifs. Le produit de la recherche fondamentale est une information présentée sous forme de publication.

    Le gouvernement peut juger par lui-même si les objectifs de la recherche appliquée qu’il finance (éradication d’une maladie, obtention d’une nouvelle source d’énergie, etc…) sont atteints, et en principe, peut en tirer les conséquences. Il lui est impossible de juger de la même manière la recherche fondamentale.

    Impliquer le gouvernement dans la défense de la recherche fondamentale, c’est lui fournir les informations permettant de l’évaluer, et non pas faire miroiter des applications illusoires. Les applications viendront, imprévues, d’une recherche fondamentale innovante.

    Il faut arriver à faire comprendre à un gouvernement qui croit à l’intérêt de la recherche dans la compétition économique que publier ses découvertes pour les rendre librement accessibles à la communauté internationale est la bonne méthode, celle qu’ont choisie les pays développés : sans recherche fondamentale, il n’y aura pas d’innovation donc pas de recherche appliquée.

    Le gouvernement peut jouer un rôle bien plus utile s’il comprend les enjeux de la recherche fondamentale, en optimisant son fonctionnement, et en veillant à la transparence de l’évaluation qu’en soutenant de grands projets.

    La confusion entre recherche fondamentale et recherche appliquée ne peut être que préjudiciable aux deux : l’argent du bailleur de fonds risque d’être détourné de la première à la deuxième, ce qui a pour effet de permettre artificiellement à de la mauvaise recherche fondamentale d’être financée, sans pour autant atteindre les objectifs fixés ; cela au détriment de la bonne recherche fondamentale qui aurait pu permettre les innovations nécessaires à la recherche appliquée.

  • > Recherche Fondamentale et Recherche Appliquée, des notions qui ne veulent rien dire

    5 mars 2004

    "Le développement est source de brevets, c’est le vecteur par lequel va se concrétiser la création de richesse qu’assure l’accroissement de la connaissance, mais du développement ne naîtront jamais de nouveaux concepts.

    L’innovation et le développement de nouveaux concepts sont vitaux aux maintient de notre activité économique et de notre niveau social. Ce sont les seuls moyens à notre disposition pour la création d’une forte valeur ajoutée pour nos produits industriels, essentielle au maintient de notre richesse nationale."

    Je ne partage pas vos points de vue sur les finalités de la recherche et du developpement et notamment votre idéal national (celui désigne par le "nous", le "notre"...). Pour moi, la recherche n’a pas et ne doit pas avoir de frontières. Pour pouvoir chercher, il faut savoir et se servir de ce qui a été fait par le passé. Cette connaissance préalable à la recherche (et recherche passé) est un bien commun de l’humanité. Comment imaginer la logique proprietaire des brevets dans ce cadre ? Un brevet c’est empecher ou limiter l’usage par d’autres d’une idée ou d’un procédé.

    Pour moi, la création de richesse (pour qui ?) ne doit pas non plus etre un but, l’objectif c’est de satisfaire nos besoins et ceux des habitants. La recherche doit etre au service de tous et pas seulement des au service de ceux qui generent du profit (les profiteurs ?).

  • > Recherche Fondamentale et Recherche Appliquée, des notions qui ne veulent rien dire

    4 mars 2004, par Karim berkani

    Bonjour,

    Il est clair que l’indépendance de la recherche publique est fondamentale. La liberté de création est fondamentale pour tout le monde. Le service public offre une sécurité nécessaire aux chercheurs pour la réalisation de leurs travaux et pour assurer un enseignement de qualité.

    Il est aussi clair que la disposition d’une industrie forte en France a favorisé de nombreux avantages dont nous disposons. Par exemple, le TGV, Ariane et internet sont d’une grande utilité. Dans un certain sens, ils ont apporté du confort et ont aussi permis l’émergence de nouvelles méthodes de travail. Je suis informaticien. Je constate que le développement de l’internet a facilité la transmission de données de Recherche provenant du monde entier. Dans un autre temps, j’aurais mis largement plus de temps à prendre connaissance de travaux qui ont été réalisés par des Japonais et qui m’ont été d’une grande utilité dans ma Recherche.

    La théorie et ensuite l’application (la réalisation opérationnelle) n’est pas forcément une méthode qui convient à tous les problèmes. La réflexion sur cet aspect nécessite aussi un approfondissement : la théorie et l’expérience peuvent, par exemple, s’enrichir mutuellement. D’un point de vue de la recherche, l’expérience industriel est intéressante. Cependant, il est très difficile d’avoir une lecture totalement transparente de toute cette activité pour pouvoir en faire une évaluation. Mon opinion est que la transparence est une bonne chose. Par exemple, je suis flatté lorsque une personne prend le temps de lire mes travaux et me fait des remarques : ce sont des réflexions qui peuvent toujours ouvrir des portes.

    Je trouve que laisser l’industrie au seul main des théories néo-libérales n’est pas une bonne solution. Il est aussi important de rappeler aux industriels et au gouvernement Français que tous les citoyens ont contribué à la construction de cette industrie. La légitimité de cet effort est que c’était dans l’intérêt de tous de disposer d’outils au service des citoyens. Quel est la légitimité de la privatisation dans la République contemporaine sachant que la privatisation est très mal perçue ?

    Il y aura toujours de nombreuses questions qui nécessite d’être réfléchi dans un cadre totalement indépendant sans l’influence d’aucun pouvoir. Le cadre de la Recherche publique n’est-il pas celui le plus raisonnable à l’heure actuelle ?

    Cordialement.