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réactions à l'article «Témoignage d’une orpheline de France...»

  • Témoignage d’une orpheline de France...

    11 octobre 2006, par anne

    bonjour,

    Je m’appelle Anne, je suis française et je suis en DEA de biologie santé (biochimie, biologie moléculaire). Mon objectif est de faire de la recherche contre le cancer. J’ai effectué plusieur stages en France dans une biotec, qui m’a donné quelques bases. Mais j’ai eu envie de voir comment ça se passait ailleur. Je suis partie à Montréal durant 4 mois en stage (Lady Davis Institut), avec McGill university. C’est ainsi que j’ai constaté que la recherche n’était pas ce qu’on avait en France... J’ai vu des labo avec des budjets, et de vrais sujets d’études !
    Je suis rentré pour effectuer mes cours de DEA sur Dijon mais je fais mon stage de DEA à MTL ainsi que ma thèse. Je me suis épanouie dans mon job au Canada et non en France. Pourtant j’aime mon pays mais on ne me donne ni les moyens financiers ni les moyens intellectuels d’y arriver ! Le pire est que lorsque j’ai annoncé à mon superviseur en France que je ne ferai pas mon stage vers lui, il m’a répondu "je vous comprend il vaut mieux partir, c’est une chance inespérée". Donc on nous pousse à partir ! Puis après on entend "la fuite des cerveaux" ! Mais que fait on pour garder nos étudiants ?
    L’article "témoignage d’une orpheline de France" m’a fait plaisir, je me sens moins seule et je culpabilise moins de partir et de "laisser" mon pays. J’espère pouvoir moi aussi réussir ma carrière et être épanouie tout simplement, à MTL, en France ou ailleur.
    Merci encore.
    Anne.

  • Témoignage d’une orpheline de France...

    21 mars 2006

    vous etes merveilleuse. Me placant dans la multitude des malades atteintede cette maladie, en france, les avances de la recherche ne nous atteient pas. Tous ou la plupart des medecins ne savent meme pas mettre un nom sur cette maladie, je ne vous parle pas les examens sans endormissement, le moyen age. vOS RECHERCHES sont bonnes mais elles ne toucheront jamais le plupart des malades qui sont en bout de souffle en FRANCE. Bon vent à vous et bravo.

  • Arte/ émission : où sont passés nos chercheurs ?

    26 août 2005, par URGENT 26/08/05/ Arte TV/ Où sont passés nos chercheurs ?

    Bonjour,

    Arte TV prépare une grande Soirée Thema cette fois, toujours pour arte sur l’Europe, suite aux référendums sur la Constitution.

    Nous aimerions suivre pendant de jeunes chercheurs européens diplômés mais n’ayant pas trouvé d’emploi en Europe et ayant décidé de quitter le Vieux Continent pour un centre de
    recherche, une fondation privée ou autres (dans un pays angllo-saxon hors UE) qui leur offre un pont d’or !

    Pourriez-vous me dire ce qu’il en est et me raconter un peu votre parcours et celui de collègues.

    Merci à vous.

    Cordialement,

    Ludovic JEAN


    Mobile : 00 33 6 03 96 14 65 (je peux vous rappeler pour éviter de payer la télécommunication)
    ludovicjean@hotmail.com
    JOURNALISTE
    // Carte de presse n °74 652

    Soirée Thema : quelle Europe voulons-nous ?
    Diffusion : 4 octobre 2005, 20-30.
    http://www.arte-tv.com/fr/ARTE_20Th...

    Cie des Phares & Balises
    Soirée Thema
    49 bis, Bd Gal Valin
    75 015 Paris
    France/ Frankreich

    • > Arte/ émission : où sont passés nos chercheurs ?

      3 septembre 2005

      Je pense que le traitement du sujet de la fuite des jeunes chercheurs
      en prenant comme granularité l’Europe peut fausser le problème
      car les systèmes des pays européens sont différents. Par
      exemple, en allemagne, il est plus facile pour un docteur de trouver
      un travail dans l’industrie car le doctorat est reconnu. En france, nous
      attendons toujours la reconnaissance du doctorat dans les conventions
      collectives ...

  • > Témoignage d’une orpheline de France...

    26 août 2005, par URGENT 26/08/05/ Arte TV/ Où sont passés nos chercheurs ?

    Bonjour,

    Arte TV prépare une grande Soirée Thema cette fois, toujours pour arte sur l’Europe, suite aux référendums sur la Constitution.

    Nous aimerions suivre pendant de jeunes chercheurs européens diplômés mais n’ayant pas trouvé d’emploi en Europe et ayant décidé de quitter le Vieux Continent pour un centre de
    recherche, une fondation privée ou autres qui leur offre un pont d’or !

    Pourriez-vous me dire ce qu’il en est et me raconter un peu votre parcours et celui de collègues.

    Merci à vous.

    Cordialement,

    Ludovic JEAN


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  • > Témoignage d’une orpheline de France...

    12 juillet 2005, par Yoram

    Comment décrire ce que j’ai ressenti en lisant ce témoignage ?
    Une panacée de tristesse et de bonheur.

    De tristesse parce que je me rend définitivement compte qu’il n’y a plus en France d’âme assez logique (ce qui est peu, pourtant) pour se rendre compte d’où placer ses intérêts. Parce que l’étroitesse des esprits tant dans la politique que dans la recherche - qui dépend aussi de la politique, d’ailleurs - pousse les gens à penser et raconter n’importe quoi. Tristesse aussi de voir comment d’aussi bonnes volontés peuvent être réduites voire anéanties par l’immobilisme croissant de notre pays.

    Bonheur aussi et surtout parce que je trouve des personnes dont je partage l’opinion et le point de vue. Bonheur parce que vous avez fini par trouver une voie qui vous convient même si vous restez gênée, Fabienne, que cela ne corresponde pas à votre vision initiale des choses.

    Je suis élève-ingénieur dans une école généraliste à dominante mécanique et déjà désespéré de ce que j’entends tant a niveau qualification (genre "la formation d’élite des ingénieurs en France") qu’au niveau politique (cf. un certain message dans le forum). Vu que l’on ne parle pas ici de politique, je m’en abstiendrai (même s’il y aurait tellement à dire...).
    Poussé à m’expatrier, las des ces esprits obtus j’ai obtenu une place en Master à l’EPFL (Lausanne, Suisse). Mais pour y parvenir, c’était le chemin du combattant, dans ma propre école. J’étais pourtant certain que leur but était d’aider les étudiants. Il faut croire que non. La formation d’élite française, et il vaut mieux le savoir, n’est autre que passer un certain nombre de sujets en revue sans rien approfondir mis à part sous forme de projets. Cela est vrai dans les école spécialistes, encore plus dans celles généralistes. Déjà la simple appellation "école généraliste à dominante mécanique" est une insulte à la logique. En gros, cela signifie que les matières les plus approfondies touchent à la mécanique. Et le terme "approfondi" est tout subjectif. Je me suis rendu compte de cela durant mes stages où les BTS étaient largement plus qualifiés en technique. Pourtant ce n’est pas mon niveau académique qui est à remettre en cause.

    De même les chercheurs que j’ai cotoyés m’ont prévenu des problèmes liés à la recherche. J’ai d’ailleurs été assez fier de l’initiative d’avoir préparé un salon européen de la recherche. Là où j’ai été moins fier, c’est en y allant. Voir la médiocrité des porte-paroles des chercheurs et l’intérêt du salon qui n’était autre que de montrer qu’« en Europe, on sait aussi faire de la recherche » m’a vraiment dégoûté.

    il est dommage que la France donne cette image, qui est réelle, de sa vision des choses en matière de recherche, parce qu’à une grande époque, elle était célèbre pour ses qualifications. Mais le pays de la « culture » préfère intégrer autre chose que des chercheurs pour son image internationale déjà bien ternie.

    Il est dommage que tout se résume encore à ça : « image » et « argent ».
    Avec un peu plus de jugeotte, ils se rendraient compte que l’investissement dans certains domaines est profitable. Voilà un point que la France ferait bien de copier sur les Etats-Unis au lieu de les jalouser !!

  • > Témoignage d’une orpheline de France...

    1er avril 2005, par Séverine

    Chère Mme MacKay,
    Je viens de lire votre témoignage, plus d’un an après que vous l’ayez écrit. Docteure en psychologie cognitive depuis octobre 2004, je suis à quelques mois d’un départ en post-doc aux Etats-Unis, à Boston. Je sais déjà qu’il y a de fortes chances pour que ce départ soit définitif. Ici, c’est tout simplement invivable. Le manque de moyens s’ajoute à un esprit sclérosé, complètement centré sur de minables batailles autour d’un pouvoir de pacotille. Dans mon laboratoire, le domaine dans lequel les profs déploient le plus d’énergie est d’empêcher le recrutement de jeunes docteurs brillants, mais dont les compétences déplaisent profondément. Quant aux maîtres de conférences, ils font ce qu’ils peuvent, et c’est déjà beaucoup vu les charges qu’ils ont sur le dos, mais on ne peut pas bousculer la hiérarchie universitaire à partir de quelques crises individuelles de ras-le-bol. Après 7 ans passé dans un tel environnement, j’ai renoncé à l’idée de devenir maître de conférences en France. En partant pour les Etats-Unis, la gorge serrée et les yeux plein de larmes, j’espère simplement me donner une chance de faire de la recherche. Je m’empêche de regarder en arrière car ce que je vois est épouvantable : j’ai eu une excellente formation dans un pays, mon pays, et je ne peux pas y exercer ce que j’ai appris. C’est ubuesque. Votre témoignage me réconforte un peu parce que je vois qu’ailleurs, avec beaucoup de travail, on peut y arriver. J’espère simplement que ces messieurs qui nous gouvernent auront un jour une illumination et s’apercevront qu’ils sont en train de scier la branche sur laquelle ils sont assis.
    Bien à vous, et bonne continuation.
    Séverine

  • > Témoignage d’une orpheline de France...

    24 février 2005, par Sylvie.

    Chere Fabienne,

    Nous sommes nous aussi en Australie suite au parcours professionnel de mon mari.
    Nous avons une fille qui nous a pratiquement toujours suivi dans nos deplacements et a donc etudie ou tente d’etudier dans differents pays.
    Elle est toujours ’eleve internationale’, bac francais, prochainement graduee en biologie, GOLDEN KEY, AWARD DU MERIT a Toronto, parle 4 langues , benevole dans le laboratoire de recherches de l’universite au Canada et maintenant prepare son entree en HONORS ici, en Australie.
    SON REVE : LA RECHERCHE.
    J’aide ma fille a trouver des bourses pour son futur doctorat. J’ecris en France et stupeur, elle n’est plus francaise !
    En bref, a peu pres les memes reponses que pour vous, je pressens deja la future Australienne, Canadienne ou Americaine.
    Ma campagne de levee de fonds va commencer bientot et oublions la France si genereuse qu’elle donne ses cerveaux au monde entier !
    Tres bonne chance a vous et au plaisir de vous connaitre.
    Sylvie.

  • > Témoignage d’une orpheline de France...

    30 janvier 2005, par henri frigoli

    je vous comprends mon fils doc en chimie depuis 2001 apres 3ans passer en angleterre 26 publications na pas de poste a ce jours il compte arreter car sans passe droit c est impossible le merite dans ce pays n est pas a la mode bonne chance a vous

  • Lamentable !

    25 novembre 2004, par Dans le privé

    Ce témoignage d’Australie illustre complètement l’incapacité en France du secteur privé de valoriser la recherche.

    Attentisme (que le CNRS produise quelque chose à vendre), répétition des veilles recettes (Moulinex), attitude de suiveur, aucune prise de risque sur la nouveauté.
    Bref un soit-disant secteur privé avec une mentalité de fonctionnaire ...

    Les actuelles propositions de réforme de l’enseignement face au désintérêt de la jeunesse pour la science sont absolument ridicules.
    Si il y a une seule réforme à faire, c’est à l’interface recherche publique / entreprise privée.

    "Désindustrialisation - Délocalisations"
    http://www.lesechos.fr/images/lep/0...

    "R & D, financement et croissance : quels choix pour la France dans l’Union européenne"
    http://www.lesechos.fr/images/lep/0...

    Article du Monde :
    http://www.lemonde.fr/web/recherche...

    • Arte TV/ Urgent / emission : où sont passés nos chercheurs ?

      26 août 2005, par URGENT 26/08/05/ Arte TV/ Où sont passés nos chercheurs ?

      Bonjour,

      Arte TV prépare une grande Soirée Thema cette fois, toujours pour arte sur l’Europe, suite aux référendums sur la Constitution.

      Nous aimerions suivre pendant de jeunes chercheurs européens diplômés mais n’ayant pas trouvé d’emploi en Europe et ayant décidé de quitter le Vieux Continent pour un centre de
      recherche, une fondation privée ou autres (dans un pays angllo-saxon hors UE) qui leur offre un pont d’or !

      Pourriez-vous me dire ce qu’il en est et me raconter un peu votre parcours et celui de collègues.

      Merci à vous.

      Cordialement,

      Ludovic JEAN


      Mobile : 00 33 6 03 96 14 65 (je peux vous rappeler pour éviter de payer la télécommunication)
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      Soirée Thema : quelle Europe voulons-nous ?
      Diffusion : 4 octobre 2005, 20-30.
      http://www.arte-tv.com/fr/ARTE_20Th...

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  • > Message d’une maman de chercheur à l’orpheline de France...

    29 octobre 2004, par Jocelyne

    Votre témoignage paru le 9 mars 2004 sur le site "recherche-en-danger" m’a à la fois ému et inquiété à titre personnel.

    Carine, ma fille âgée de 30 ans est docteur en biologie depuis décembre 2003. Après avoir fait une thèse française dans un institut de recherche en Suisse, elle souhaitait entrer dans la vie active pour pouvoir enfin envisager une vie sociale. Elle a réintégré notre foyer familial avec toutes les contraintes qui en découlent pour elle-même après avoir quitté la maison depuis 7 ans.

    Presque un an après et à vous lire, votre parcours (du combattant) et les immenses difficultés que vous avez rencontrés pour obtenir un poste perenne malgré vos titres prestigieux m’effraient pour ma fille qui depuis un an a envoyé plus de cent demandes de post-doctorat en France avec un taux de réponse de zéro.

    Son voeu étant évidemment de continuer dans la recherche, elle envisage à nouveau de postuler à l’étranger et plus particulièrement aux USA mais elle n’a pas de contacts et je suis trés inquiète dans cette perspective compte tenu du déracinement total et aucun lien familial dans ce grand pays.

    Certes motivée mais certains jours elle est envahie par beaucoup de découragement et de grande solitude. Elle parcourt la France pour se rendre sur tous les forums-emplois organisés par les entreprises de biotechnologies où elle propose sa candidature mais les offres sont inexistantes. Aura-t-elle un jour la chance, comme vous, de rencontrer quelqu’un qui lui donnera sa chance ? je ne sais pas.

    Votre message est tout de même un message d’espoir pour tous ceux qui attendent mais certains, hélàs, faute d’attendre, car il faut bien vivre, ont abandonner la recherche....

    Bravo pour votre parcours et je souhaite qu’un jour la France, votre pays, aura grand besoin de vous et qu’il vous sera possible de revenir vivre et travailler sur le territoire français parmi les vôtres.

  • > Témoignage d’une orpheline de France...

    24 octobre 2004, par Philippe Memain

    J’ai lu votre témoignage émouvant avec beaucoup d’intêret et voudrez vous remercier et vous encourager.
    Ne regrettez rien ! que peut-on attendre malheureusement d’un pays étatiste décideur engoncé dans une suffisance monstrueuse.
    Nous ne savons pas en France manier l’encouragement donner de l’espoir à nos jeunes, susciter de l’allant. La société est ficelée par les égoïsmes coorporatistes et les esprits lobotomisés par des médias sans vergognes. Nous sommes un pays en déclin peu éduqué en général, belliqueux, individualistes, et arrogant.

    Ce constat ne me réjouit pas mais je pousse mes enfants à bien posséder l’anglais et étudier, car quelqu’un épris d’idéal qui veut chercher, travailler, évoluer n’a aucun avenir en France !
    Ne vous y tromper pas vous avez fait le bon choix ! Bon courage.

  • Réintégrons nos expatriés

    9 avril 2004, par Epouse d’expatrié... colère non retombée

    Un samedi préélectoral récent, sur France 3 Régions, nous avons eu droit à une intéressante comédie sur la Recherche en Aquitaine (Laser MégaJoule entre autres). L’apothéose, à la fin de l’émission, était une conclusion du style : "Pépinière d’emploi", "Nous allons attirer des centaines de chercheurs", etc ...

    Le problème, c’est qu’à l’heure actuelle, la porte d’entrée, pour un chercheur adulte (ayant déjà "trouvé des choses" et l’ayant déjà manifesté par écrit sous la forme de publications dans les meilleures revues internationales - peut-être pas lues par les directeurs de recherche français - ) est introuvable, NOTAMMENT dans le domaine de recherche évoqué lors de cette émission. De façon assez logique, ce type de chercheur "mature", efficace, a malheureusement souvent passé l’âge de 35 ans, âge auquel, en France, on est déjà suspect de gâtisme, donc impropre à l’embauche.

    COMMENT UN CHERCHEUR EXPATRIE PEUT-IL REINTEGRER LA FRANCE S’IL N’EST PAS BARDE D’AMIS QUI LUI VEULENT DU BIEN ??????

    Manifestement, les responsables américains lisent avec objectivité les CV qui leurs sont adressés, de même que la littérature scientifique se rapportant à leur domaine. Les procédures françaises de recrutement de chercheurs semblent plus opaques (le même phénomène a toujours existé dans le milieu hospitalo-universitaire). Il faut souhaiter une fonction publique forte, avec des missions spécifiques, mais, PAR PITIE, expurgée des privilèges, du népotisme, des circuits parallèles d’influence, ...

    En bref... même avec les récentes promesses de F Fillon, il y a encore du travail (en espérant que les jeunes générations des chercheurs ne prendront pas le relais de leurs ainés dans certaines de leurs caractéristiques).

    Amitiés à tous (surtout les conjoints d’expatriés)

  • > Témoignage d’une orpheline de France...

    18 mars 2004, par annick perbal

    Comment pouviez vous être assez naïve, ma chère Fabienne, en pensant que la France vous accueillerait à bras ouverts. Les personnes comme vous font peur dans un monde si sclérosé qu’est celui de la recherche, qu’on s’attache à éliminer tous ceux qui pourraient vous faire de l’ombre. La France ne recherche pas l’excellence comme "F. Jacob and co" le pensent, chacun s’accroche à sa position, à son pouvoir parfois usurpé, à ses prérogatives, à son intouchabilité...La recherche est malade de l’intérieur et il faut cesser d’accuser seulement le gouvernement, que par ailleurs je ne défends pas, je suis tout à fait d’accord pour dire qu’il manque de moyens. Un grand nettoyage doit être entrepris et les mentalités doivent évoluer, ce qui ne semble pas faire surface dans les débats actuels. Tout le système de la recherche est verrouillé de l’intérieur, dans les instituts et à l’université. Qui osera mettre un grand coup de pied dans la fourmilière sans voir le lendemain tout le monde dans la rue, les syndicats en tête ? Si on comprend votre parcours, on se rend vite compte qu’il vous a fallu travailler pour y arriver, vous investir à fond dans ce que vous entrepreniez, et vous avez aussi sans doute travaillé plus de 35 heures par semaine. Si vous étiez revenue en France, auriez vous réussi aussi bien ? certainement pas, on vous aurait découragée malgré votre enthousiasme de départ, on vous aurait mis des bâtons dans les roues, et vous auriez dû vous battre doublement pour obtenir une reconnaissance éventuelle, dans le meilleur des cas. Bien sûr vous êtes partie depuis longtems et vous avez peut -être oublié l’immobilisme français, le corporatisme qui sévit dans les organismes de recherche et ailleurs. J’ai lu tant de messages de jeunes désabusés depuis le début de ce mouvement, d’expatriés comme vous qui gardent parfois encore espoir et qui ne se rendent pas compte qu’on les dupe encore une fois. Oui, la recherche est malade mais oui, il faut aussi une grande remise en question générale et agir en conséquence même si cela fait mal. En france, on est les champions du colmatage et du replâtrage en gardant toujours les mêmes , même si parfois ils sont à la source des problèmes. Place aux jeunes, place à l’excellence et à la sélection honnête.
    Une de mes filles est aussi expatriée, elle n’est pas chercheuse mais dans son domaine c’était la même chose, aucune proposition, aucune reconnaissance du travail, aucun espoir de valorisation. Aux USA, elle travaille beaucoup mais au moins récolte les fruits de son investissement. Bon courage et bonne chance, j’ai vu votre page, vous avez fait un beau parcours et finalement ne regrettez pas votre choix, vous auriez fait partie des frustrés de France. Ce qui ne veut pas dire qu’il faut baisser les bras, la France doit bouger, les mentalités évoluer mais c’est une autre histoire qui ne se règlera pas demain malgré l’intensité du mouvement.

    • > Témoignage d’une orpheline de France...

      18 mars 2004, par EBB

      Oh combien avez-vous raison !

      La France est un pays de la médiocrité instutionalisée, ou on élimine tous ceux (et non seulement chercheurs - ingénieurs aussi !) qui pourraient défier l’ordre et la hiérarchie des castes intouchables.

      Ne faudrait-il pas, enfin, transformer les fonctionnaires des corps, cette administration obèse, obscure et incestuelle, en contractuels - les soumettre à une compétition saine et salutaire pour la nation entière.

      • > Témoignage d’une orpheline de France...

        21 juin 2004, par leila

        Parce que vous croyez sans doute que les USA sont un pays de cocagne ! Je vis aux Etats-Unis depuis dix ans et peux vous dire que rien ici ne vaut la France !
        Les salaires y sont peut être plus élevés, mais la mentalité qui règne ici dans le milieu académique où je travaille est absolument lamentable ! La délation, le mensonge et la médiocrité sont encouragés à tous les échelons ! Et gare à celui qui critique !
        La liberté de parole dont on nous parle si fierement aux Etats-Unis n’existe pas !

      • > Témoignage d’une orpheline de France...

        26 août 2005, par URGENT 26/08/05/ Arte TV/ Où sont passés nos chercheurs ?

        Bonjour,

        Arte TV prépare une grande Soirée Thema cette fois, toujours pour arte sur l’Europe, suite aux référendums sur la Constitution.

        Nous aimerions suivre pendant de jeunes chercheurs européens diplômés mais n’ayant pas trouvé d’emploi en Europe et ayant décidé de quitter le Vieux Continent pour un centre de
        recherche, une fondation privée ou autres (dans un pays angllo-saxon hors UE) qui leur offre un pont d’or !

        Pourriez-vous me dire ce qu’il en est et me raconter un peu votre parcours et celui de collègues.

        Merci à vous.

        Cordialement,

        Ludovic JEAN


        Mobile : 00 33 6 03 96 14 65 (je peux vous rappeler pour éviter de payer la télécommunication)
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        JOURNALISTE
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        Soirée Thema : quelle Europe voulons-nous ?
        Diffusion : 4 octobre 2005, 20-30.
        http://www.arte-tv.com/fr/ARTE_20Th...

        Cie des Phares & Balises
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        France/ Frankreich

  • > Témoignage d’une orpheline de France...

    18 mars 2004, par joel savarino, pauvre CR1

    Bonjour,

    je ne peux qu’adhérer à votre témoignage. J’ai vécu 6 ans d’expatriation
    en californie en tant que chercheur associé. Ce choix que
    je revendique je l’ai fait car j’aime la recherche et seul les Etats Unis
    offrait une réel perspective d’avenir, et puis je considère que la mobilité doit
    faire partie de la vie de chercheur.Moi aussi j’ai souffert de l’absence de mon
    pays, de ma famille, de mes amis, de ma culture. Perdus dans ces villes immenses
    du sud de la californie, nous nous sommes sentis bien seuls et abandonnés. Et puis La france qui avait tant investi en argent pour ma formation, ne trahissais-je pas d’une certaine façon ce cher pays en mettant toutes ces années de formation au service d’un pays où je n’avais aucune racine ?
    Cherchant constamment à rentrer au pays, apres plusieurs concours, j’ai décroché le graal, un poste de CR1. Ce que je croyais etre une chance au vue du nombre de thésards et post docs qui cherchent à rentrer au CNRS s’est trouvé etre un vrai piège.
    Apres a peine deux ans de service, je me demande si je n’ai pas fait une erreur et si
    je ne devrais pas considérer un retour aux EU. Vous thésard et post doc quittaient
    ce pays qui ne vous considère plus, c’est le meilleur service que vous pouvez lui rendre. Bureaucratie, salaires minables, reconnaissance zero de votre travail, financements rédicules, déconsidération, fonctionnaires glandeurs, c’est tout ce que
    vous gagnerez à rentrer dans ce beau pays. Partez et ne vous retournez surtout pas.
    Les premières années sont difficiles mais l’homme est probablement l’espèce vivante la plus adaptable. La france et l’europe en général ont déjà oublié à quel point nous payons encore aujourd’hui la fuite des cerveaux issue de la deuxième guerre mondiale. Si le devoir patriotique en avait fait resté quelques-uns, aujourd’hui rien ne
    vous y oblige. Fuyez et vite, vous vous faites bien plus de mal en restant ici. Et puis
    avec les salaires US vous aurez tout lieu de venir en vacance en france, ce à quoi ce pays est juste bon. Dernière chose, ne croyez pas au catastrophisme sur l’etat de la société américaine. Je n’ai jamais vu des gens aussi aimables, respectueux de l’autre, des rues aussi sures qu’aux EU, un pays ou vous pouvez laisser voiture ouverte, perdre vos affaires et les retrouver dans votre boite aux lettres le lendemain.
    Cette vérité on a tout interet à vous la cacher.

    • > Témoignage d’une orpheline de France...

      19 mars 2004, par Fabienne Mackay

      Bonjour Joel,

      Je commence a peine a trouver le temps de repondre a toutes les reponses qui firent suite a mon temoignage. C’est effrayant de voir que finalement mon histoire est assez banale et que des situations tres similaires sont arrivees a un grand nombre de jeunes chercheurs. Votre temoignage m’a particulierement frappe a propos de ce que vous avez dit des USA. Quelque part je suis contente de voir que je ne suis pas la seule a penser cela mais que quelqu’un d’autre a aussi eu une tres bonne experience la bas et pas seulement professionellement. Je garderais toujours un excellent souvenir des USA, j’ y ai connu la solidarite quand j’en ai eu besoin et une profonde amities avec plusieurs personnes. Mais a chaque fois que j’ essaye d’ expliquer cet aspect agreable de la societe americaine en France, on me traite comme quelqu’un qui a recu un lavage de cerceau par la CIA.

  • > Témoignage d’une orpheline de France...

    12 mars 2004, par Epouse furieuse d’expatrié récent

    Je m’identifie à vos lignes... Mon époux (PhD, liste conséquente de publications, multiples CDD, voire travail gratuit dans la recherche française, dont attestent des publications en période de chômage, ...) est récemment parti comme chercheur aux Etats-Unis... après un parcours qui ressemble au vôtre.

    Les étapes les plus infamantes du parcours, nous les avons connues (ANPE, APEC, ...nous sommes édifiés) . A la graphologie, au zodiaque et aux lignes de la main, il faudrait ajouter d’autres aspects de l’imbécilité à la française : copinage>réflexion, mise au placard>reconnaissance, réunionite>évaluation objective, petits notables>reste du monde, etc, ...

    De mon côté, médecin dans la fonction publique, pour l’instant restée en France, j’essaie de percer l’obscurité de certains des projets hospitaliers actuels. Je ne vois pas 2007 comme une fin de tunnel. Ces chercheurs en exil forcé sont susceptibles d’entraîner du monde dans leur sillage.

    J’adresse un message de sympathie à toutes les autres familles qui vivent cet éclatement et assument ce mode de vie, ces choix impossibles, et j’exprime ma vive admiration à celles qui surmontent harmonieusement l’épreuve, sans savoir où je me situerai demain, au propre comme au figuré.

    Pour finir, si l’intelligence humaine se fait "intelligeance" pour rimer avec gouvernance, est-il bien raisonnable de pousser nos enfants à faire des études supérieures ?

  • > Témoignage d’une orpheline de France...

    12 mars 2004, par une post-doctorante ecoeuree

    Bonjour,

    Felicitation pour votre parcours exemplaire et impressionnant. Je ne peux que comprendre votre detresse, ecartelee entre un metier passionnant et la nouvelle vie que vous vous etes forge a la force du poignet, et le desespoir de la perte de vos racines.

    Pour ma part, je suis une post-doc expatriee, travaillant sur la therapie genique du cancer. J’ai abandonne mon fiance, ma famille et mes amis, en un mot, la vie que je m’etais batie en France. Malgres un travail prenant et tres epanouissant, je m’interroge sur ce choix et ces sacrifices tous les jours. L’absence totale de perspectives de retour ne peut que pousser les doctorants a faire une croix sur leur pays, ou sur leurs carriere scientifique...

    Comment trouver une telle situation juste, apres tellements d’efforts ? Comment peut-on devenir trop competant pour que son propre pays n’ai pas les moyens de vous employer ?

  • Combien sommes-nous, qui ne nous reconnaissons que trop dans les temoignages de chercheurs Francais expatries ?

    12 mars 2004, par Sylvaine Ferrachat

    J’ajoute ici mon temoignage, tristement similaire a tant d’autres...J’ai soutenu ma these de Geophysique (3 publications internationales) en Octobre 2000 a Lyon a l’age de 27 ans, apres des etudes difficiles et prestigieuses (magistere de Physique de l’Ecole Normale Superieure de Lyon). Je suis partie en post-doc a l’universite de Californie immediatement apres, emmenant avec moi mari (qui ne travaille pas du tout dans la recherche, et qui fut contraint de stopper son activite professionnelle pour me suivre) et fils de 4 ans.

    Apres un an et deja une tentative infructueuse pour m’inserer dans la recherche francaise, notre situation financiere n’etait plus viable et mon mari a du rentrer en France pour y retrouver un nouvel emploi. Nous avons vecu ainsi une annee de plus, ecarteles entre France et Etats-Unis.

    Entre-temps, j’ai obtenu le financement d’un projet de recherche de 3 ans par la National Science Fundation d’un montant de 250000$ pour continuer mes travaux en cours dans mon laboratoire americain. Malgre ces conditions royales pour mon travail, et malgre un nouvel echec pour obtenir un poste permanent en France, je suis rentree en France apres 2 ans aux Etats-Unis, car ma situations familiale devenait ingerable. J’y ai assure pendant un an un poste d’attachee temporaire d’enseignement et de recherche, tiraillee entre mon service d’enseignement, ma recherche en cours avec mon ancienne collaboratrice americaine, et une tentative d’entree dans le monde des technologies de l’information et de la communication au service de l’enseignement electronique, dans l’idee que si mon espoir de continuer a faire de la recherche s’amenuisait serieusement, je pouvais peut-etre au moins continuer a "faire de la science" et la faire partager aux autres...Le resultat a ete calamiteux, car, en courant trop de lievres a la fois, on finit par rentrer bredouille...
    Mon dossier scientifique, faute de temps, s’est gravement enlise, et le monde des TIC m’a regardee comme une "alien" ... Quant a mon experience d’enseignement, qui ne date pas de cette annee d’ATER, elle n’a visiblement pas pese bien lourd lorsque je me suis presentee au seul concours de maitre de conferences auquel mon parcours de geophysicienne me donnait acces...

    Je me suis donc retrouvee au chomage en Septembre dernier a 30 ans, apres une bonne dizaine d’annees d’etudes et 5 echecs de recrutements en France. Mon ancienne collaboratrice americaine, comprehensive, m’a offert de me payer comme consultante, ce qui m’a permis de reprendre tant bien que mal mon activite de recherche en free-lance (qui s’accomode d’un bon ordinateur a domicile, d’un acces plus ou moins aise a des revues scientifiques et a des machines de calcul intensif, et de visites ponctuelles a mon ancien laboratoire americain pour y faire le point). Cette solution, temporaire, n’avait pour but que de me permettre de faire le point et de chercher une voie de reconversion...

    Sur le point d’abandonner totalement mon metier de chercheur, et dans un etat psychologique lamentable, j’ai recemment repondu a une offre de post-doc en Allemagne. J’y ai ete acceptee...Je suis chercheur a l’agence spatiale allemande a Berlin depuis une semaine, et pour une duree de 2 ans. Mon salaire depasse largement celui que je recevrais si j’etais chargee de recherches au CNRS ou maitre de conferences. Mon fils, qui a aujourd’hui 7 ans passes, m’accompagne dans cette nouvelle aventure et va continuer sa scolarite atypique a Berlin. Mon mari, qui ne parle pas un mot d’allemand et a donc peu d’espoir d’y trouver un emploi dans sa branche, reste en France....Mais tout n’est pas si noir : pour un papa intermittent, Berlin est plus proche que la Californie, et notre fils sera bientot trilingue...

    • > A Berlin !

      27 mars 2004

      Toutes mes felicitations pour la qualité de votre couple ! et bonne chance a tous les acteurs

    • > Combien sommes-nous, qui ne nous reconnaissons que trop dans les temoignages de chercheurs Francais expatries ?

      26 août 2005, par URGENT 26/08/05/ Arte TV/ Où sont passés nos chercheurs ?

      Bonjour,

      Arte TV prépare une grande Soirée Thema cette fois, toujours pour arte sur l’Europe, suite aux référendums sur la Constitution.

      Nous aimerions suivre pendant de jeunes chercheurs européens diplômés mais n’ayant pas trouvé d’emploi en Europe et ayant décidé de quitter le Vieux Continent pour un centre de
      recherche, une fondation privée ou autres (dans un pays angllo-saxon hors UE) qui leur offre un pont d’or !

      Pourriez-vous me dire ce qu’il en est et me raconter un peu votre parcours et celui de collègues.

      Merci à vous.

      Cordialement,

      Ludovic JEAN


      Mobile : 00 33 6 03 96 14 65 (je peux vous rappeler pour éviter de payer la télécommunication)
      ludovicjean@hotmail.com
      JOURNALISTE
      // Carte de presse n °74 652

      Soirée Thema : quelle Europe voulons-nous ?
      Diffusion : 4 octobre 2005, 20-30.
      http://www.arte-tv.com/fr/ARTE_20Th...

      Cie des Phares & Balises
      Soirée Thema
      49 bis, Bd Gal Valin
      75 015 Paris
      France/ Frankreich

  • > Témoignage d’une orpheline de France...

    10 mars 2004, par Mme Jocelyne Launay

    Bonjour ! J’ai signé la pétition "Sauvons la recherche". Car, mon fils de bientôt 26 ans est, après un doctorat de chimie anorganique à Nantes,en "postdoc" en Allemagne, à Aix-la-Chapelle et s’est, lui-même, baptisé l’Aixilé, un jeu de mots qui en dit long sur sa confiance dans l’avenir.
    Depuis que j’ai lu votre article, je suis de plus en plus mal à l’aise. Je ne comprends plus mon pays, votre pays, le notre.
    Bravo pour votre parcours et merci pour votre courrier. Une maman, qui a la gorge un peu serrée et qui vous écrit en français.

    • > Témoignage d’une orpheline de France...

      26 août 2005, par URGENT 26/08/05/ Arte TV/ Où sont passés nos chercheurs ?

      Bonjour,

      Arte TV prépare une grande Soirée Thema cette fois, toujours pour arte sur l’Europe, suite aux référendums sur la Constitution.

      Nous aimerions suivre pendant de jeunes chercheurs européens diplômés mais n’ayant pas trouvé d’emploi en Europe et ayant décidé de quitter le Vieux Continent pour un centre de
      recherche, une fondation privée ou autres qui leur offre un pont d’or !

      Pourriez-vous me dire ce qu’il en est et me raconter un peu votre parcours et celui de collègues.

      Merci à vous.

      Cordialement,

      Ludovic JEAN


      Mobile : 00 33 6 03 96 14 65 (je peux vous rappeler pour éviter de payer la télécommunication)
      ludovicjean@hotmail.com
      JOURNALISTE
      // Carte de presse n °74 652

      Soirée Thema : quelle Europe voulons-nous ?
      Diffusion : 4 octobre 2005, 20-30.
      http://www.arte-tv.com/fr/ARTE_20Th...

      Cie des Phares & Balises
      Soirée Thema
      49 bis, Bd Gal Valin
      75 015 Paris
      France/ Frankreich