L’Association "Sauvons la Recherche" Groupes de travail Comités loc. et transv. Université de printemps 2011 EUROPE
Accès thématique Emploi et précarité Communiqués de SLR Actualités communiqués partenaires
Médiathèque Les archives Documentation revue de presse Tribunes et Contributions
accueil contact plan du site admin
caractères +caractères -
article
réactions
Accueil / Tribunes et Contributions / L’organisation des états généraux de la recherche

réactions à l'article «L’organisation des états généraux de la recherche»

  • > L’organisation des états généraux de la recherche

    20 mars 2004, par Igor babou

    "Il faut peu de personnes pour parler du manque de connaissance sur l’inégalité des droits, mais l’importance de ce sujet va très vite démontrer que le démarrage de cette recherche exige une organisation appropriée comparable à celle que suggère Denis Bourgeois. Dans ces conditions, il ne s’agira plus d’énumérer les conséquences des droits inégaux institués sous formes de doléances, mais de découvrir et d’expliquer leur cause et de trouver des solutions. A cause des droits inégaux institués, aucun pouvoir qui bénéficie de droits inégaux ne peut accepter ce travail d’organisation, et cela nous ramène à la conclusion de Denis Bourgeois : pourquoi ne pas le faire nous-mêmes ? Pour ceux et celles qui seront d’accord pour mettre cette proposition en pratique, il leur reste à savoir à qui s’adresser ?"

    Plutôt que d’inégalité des droits, je reformulerais votre question en termes de légitimité. Il est ainsi clair que certaines disciplines sont considérées comme plus légitimes que d’autres, et que c’est un frein important à la progression des connaissances, en particulier à la progression des connaissances concernant les rapports entre science et société.

    Mais il ne faudrait pas imaginer qu’il y aurait là un sujet de réflexion bien nouveau : les travaux sur la sociologie des sciences, l’anthropologie de laboratoire, sur la communication des sciences dans l’espace public, sur la culture scientifique et technique, ou encore sur les relations complexes et conflictuelles entre sciences de la nature et SHS sont relativement anciens, nombreux, et féconds. Il s’agit seulement de les lire, et de les considérer comme... légitimes. Du moins comme assez légitimes pour ne pas faire comme s’ils n’existaient pas, et imaginer qu’on pourrait réinventer le fil à couper le beurre en partant de zéro. Il y a là - et je vous rejoins sur ce point à mes yeux fondamental - un enjeu essentiel pour les futurs Etats généraux.

    Bien cordialement.

    Igor Babou

    ENS Lettres et Sciences humaines (Lyon)

    • > L’organisation des états généraux de la recherche

      22 mars 2004

      Réponse à Igor Babou

      Bonjour,

      J’ai bien enregistré vos observations, et elles m’apparaîssent valables, mais il faut sérieusement les approfondir. A ma connaissance, toutes les recherches sont légitimes, car elles ont pour principale force de poser des postulats ou, pour être compréhensif par tous de s’interroger. IL est vrai que les Sciences Humaines ne comportent pas de chiffres, car il est difficile de mettre en équation la science des comportements qui sont, l’honnêteté, la loyauté, la sincérité, l’équité, l’éthique, la cupidité ou la solidarité, etc. De ce fait, les SH ont tendance à être considérées comme inexactes par d’autres Sciences qui reposent sur les mathématiques qui, elles, ne souffrent pas d’interprétation. Vos interventions suite à différentes contributions sur ce site, mettent en évidence des incompréhensions, reproches, oppositions ou méconnaissance entre des disciplines. Je pense qu’il faut prendre conscience de cette réalité en démontrant que si les SH apparaissent plus ou moins importantes pour certains esprits, par rapport à d’autres Sciences, cela provient de l’ignorance sur les inégalités. Nul ne peut mettre en cause l’ensemble des travaux des chercheurs SHS, mais au regard de la situation, il faut bien reconnaître qu’ils ne sont pas achevés. Il en est d’ailleurs ainsi pour toutes les sciences. Un véritable chercheur ne peut pas se satisfaire de ce qui existe déjà, mais au contraire poursuivre ses recherches pour trouver ce qui n’existe pas aujourd’hui, mais existera demain grâce à son travail de recherche. Les chercheurs SHS sont devant un travail considérable, et ce ne sont pas les chercheurs en biologie, chimie organique ou astrophysique, etc. qui le feront à leur place, car ils ont des préoccupations d’un autre ordre tout aussi valable. C’est en prenant conscience de cette diversité dans la Recherche que des chercheurs finiront par comprendre qu’une bonne organisation des Etats Généraux de la Recherche va totalement dépendre de l’ensemble des chercheurs toutes disciplines confondues. C’est alors que des chercheurs pourront librement exposer leurs conceptions sur la classification, la séparation, les rattachements, l’autonomie, les regroupements, etc. entre les disciplines, et bien évidemment les financements…. Publics ou Privée ? Et comment ?

      Cordiales salutations
      André Virasolvy