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réactions à l'article «Motion du CNU 11è section (anglais)»

  • Pétition contre la réduction des postes CAPES et Agrégation en langues vivantes

    24 mars 2004

    Pour signer en ligne :

    http://www.sauv.net/langues.php

    (Le texte peut être signé par tous)

    Association Française d’Etudes Américaines,
    Association des Germanistes de l’Enseignement Supérieur,
    Société des Hispanistes Français de l’Enseignement Supérieur,
    Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur

    APPEL POUR LES LANGUES VIVANTES

    Lyon, le 24 février 2004

    Monsieur Jean-Pierre RAFFARIN

    Monsieur le Premier Ministre,

    Les nombreux messages de protestation qui ont été envoyés au Ministère de l’Education Nationale à la suite de l’annonce très tardive de la réduction drastique du nombre des postes inscrits en 2004 aux concours de recrutement externes (agrégation et CAPES) étant restés sans réponse, la Société des Anglicistes de l’Enseignement Supérieur, l’Association Française d’Etudes Américaines, l’Association des Germanistes de l’Enseignement Supérieur, la Société des Hispanistes Français de l’Enseignement Supérieur, la Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur vous prient de trouver ci-joint le texte de la motion qu’elles ont élaborée conjointement et s’adressent solennellement à vous pour vous demander d’intervenir afin que soient prises les mesures d’urgence qui s’imposent.

    La réduction du nombre des postes aux concours de recrutement des professeurs de l’enseignement secondaire frappe toutes les disciplines (5500 postes de moins qu’en 2003, ce qui ne s’est jamais vu dans le passé), mais elle affecte particulièrement les langues vivantes :

    - en anglais, réduction de 17 % à l’agrégation (de 158 postes en 2003 à 131 en 2004) et de 39 % au CAPES (de 1371 postes en 2003 à 836),

    - en allemand, réduction de 26 % à l’agrégation (de 53 à 39 postes) et de 39 % au CAPES (de 175 à 106 postes),

    - en espagnol, réduction de 33 % à l’agrégation (de 83 à 55 postes) et de 43 % au CAPES, qui passe de 732 postes en 2003 à 425 cette année, alors que 880 nouveaux professeurs certifiés avaient été recrutés en 2002 (855 postes inscrits au concours + une liste supplémentaire de 25 en raison du sous-encadrement notoire dans la discipline).

    - en italien, réduction de 19 % à l’agrégation externe (de 16 à 13 postes), de 27 % au CAPES de 65 à 47 postes, et réduction effective de moitié à l’agrégation interne, où le concours n’existera plus qu’une année sur deux.

    - en portugais, réduction de 33 % aux deux concours (passage de 3 à 2 postes à l’agrégation et au CAPES) et menace d’une session tous les deux ans pour l’agrégation.

    L’annonce de la réduction décidée pour 2004, qui est intervenue moins de deux mois avant les épreuves écrites des concours, atteste pour le moins une gestion déplorable des prévisions. Elle constitue en outre une véritable tromperie à l’égard des candidats qui travaillent depuis l’été dernier et se sont inscrits en octobre dans la perspective d’un recrutement plus largement ouvert. Elle risque de détourner bon nombre d’étudiants des carrières de l’enseignement, et de rendre plus difficile le remplacement des collègues partant à la retraite, qui était présenté il n’y a pas si longtemps encore comme une priorité nationale dans des campagnes d’information organisées par le Ministère de l’Education Nationale. Elle s’inscrit enfin dans une politique globale de destruction de l’enseignement des langues vivantes (réduction d’horaires à tous les niveaux du second degré, seconde langue devenant optionnelle en collège, coup de frein à l’expérimentation de l’enseignement des langues dans le primaire) qui va à l’encontre des intérêts de la nation et rend difficilement crédible la politique prétendument européenne de votre gouvernement.

    Pour toutes ces raisons, les associations soussignées vous demandent, Monsieur le Premier Ministre, de prendre des mesures urgentes permettant le retour à un niveau de recrutement correspondant aux besoins réels. A défaut de réponse avant les épreuves écrites des concours qui commencent à la mi-mars, nous engagerions, en concertation avec nos collègues et nos étudiants, les formes d’action les plus appropriées pour faire aboutir nos revendications avec, dans un premier temps, une campagne d’information dénonçant une politique des langues désastreuse pour l’avenir de la nation.

    Nous vous remercions d’avance de l’attention que vous voudrez bien accorder à notre appel et nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l’assurance de nos sentiments très respectueux.

    Pour l’Association Française d’Etudes Américanistes, Catherine Collomp, Université de Paris VII,
    Pour l’Asociation des Germanistes de l’Enseignement Supérieur, Fabrice Malkani, Université de Lyon 2,
    Pour la Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur, Agnès Morini, Université de Saint-Etienne,
    Pour la Société des Hispanistes Français de l’Enseignement Supérieur, Jacques Soubeyroux, Université de Saint-Etienne.

    Motion de protestation contre la réduction

    des postes aux concours de recrutement externes 2004

    L’Association Française d’Etudes Américaines, l’Association des Germanistes de l’Enseignement Supérieur, la Société des Hispanistes Français de l’Enseignement Supérieur, la Société des Italianistes de l’Enseignement Supérieur

    - protestent énergiquement contre la réduction drastique des postes ouverts aux concours de recrutement externe 2004 (CAPES et agrégation) pour des raisons exclusivement budgétaires, qui ne manquera pas d’avoir des conséquences graves sur la situation de l’emploi et sur la qualité de l’enseignement, et qui confirme, après la réduction des crédits affectés à la recherche, des choix politiques qui sacrifient l’éducation nationale et l’avenir de la nation ;

    - dénoncent ces "coups d’accordéon" dans le recrutement des personnels enseignants, générateurs de graves injustices fortement ressenties par les étudiants ;

    - constatent que, une fois de plus, cette diminution frappe particulièrement les langues vivantes, déjà gravement affectées il y a quatre ans par la réduction à deux heures de l’horaire hebdomadaire dans les sections de seconde langue des lycées. Alors que la pratique des langues est devenue un atout majeur pour les échanges et la communication dans le monde actuel, ces décisions vont encore accentuer la dégradation de l’enseignement des langues vivantes dans le système scolaire français et le retard de notre pays dans la compétition internationale ;

    - demandent un collectif budgétaire permettant le maintien du niveau de recrutement des personnels enseignants des années précédentes, indispensable pour éviter cette dégradation et les dysfonctionnements qui ne manqueront pas de troubler la rentrée de septembre 2004, si la situation reste en l’état ;

    - réitèrent leur demande d’un retour à une programmation pluri-annuelle des recrutements fondée sur une véritable politique de l’éducation nationale, qui est totalement absente aujourd’hui,

    - exigent que le Ministère de l’Education Nationale veille à ce que tous les postes inscrits au budget soient effectivement pourvus, ce qui suppose la possibilité donnée aux jurys des CAPES externes de proposer des listes supplémentaires permettant de compenser la double admission de certains candidats au CAPES et à l’agrégation.

    (Merci de diffuser !)