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réactions à l'article «Assemblée générale des Doctorants»

  • > Propositions constructives

    31 mars 2004, par Julien SERRES (doctorant en CDD) & Franck RUFFIER (doctorant en CDD) (GLM MARSEILLE)

    Julien SERRES (doctorant en CDD) & Franck RUFFIER (doctorant en CDD)
    (GLM MARSEILLE)

    PROPOSITIONS CONSTRUCTIVES

    1- Thèse attractive avec obligation de financement, à hauteur de 1500€ net par mois, par de vrais CDD pour faire des études doctorales .

    2- Un statut unique de salarié commun à tous les doctorants pour une visibilité des doctorants sur le marché de l’emploi.
    -  durée du doctorat comptant comme des annuités de travail pour la retraite.
    -  mêmes droits que tout salarié pour l’accès aux indemnités de chômage.

    3- Formation doctorale obligatoire à caractère professionnalisant regroupant les doctorants de nombreuses Ecoles Doctorales :
    - cours de management, propriété intellectuelle,... (par des intervenants extérieurs)
    - accès aux autres cours avancés de DEA des autres Ecoles Doctorales
    (peut-être également songer à la validation des acquis)

    4- Charge d’enseignement obligatoire (minimum de 30h/an d’enseignement)

    5- Allonger la financement de la thèse à 4 ans, pour assurer à la fois travaux de recherche, enseignement et formation doctorale du doctorant.

    6- Ne plus séparer les financements (salaire, équipement, fonctionnement) pour que les chefs d’équipe puissent financer des doctorants sur les budgets équipe.

    7- Post-doc attractif : CDD, à hauteur de 2000€ net par mois, d’une durée minimum de 3 ans renouvelable, comme déjà à l’étranger (Europe, USA, Australie…)

    8- ATER attractif : contrat minimum de 2 ans renouvelable, avec éventuellement une diminution de la charge d’enseignement. Comme pour le nouveau statut de Maître de Conférence.

    • > Propositions constructives : 2 objections

      2 avril 2004

      Quelques objections...

      >> (peut-être également songer à la validation des acquis)

      Que se passe-t-il pour ceux qui ne valident pas ?
      Et est-ce compatible avec un CDD ? En effet celui qui ne valide pas ne pourrait pas prétendre à l’obtention d’un diplôme, mais ce n’est pas pour autant un motif de rupture de contrat. D’où, logiquement, un statut bâtard de CDD sans espoir d’obtenir un CDI puisqu’il ne peut plus obtenir le diplôme nécessaire.
      En outre, comme il est impossible d’interrompre unilatéralement un CDD, l’étudiant est obligé d’achever son contrat, donc sa thèse (qui n’aboutira pourtant pas sur un diplôme), avant de chercher du travail ailleurs. Peut-on imaginer un statut plus précaire ?
      Enfin, quel intérêt à cette validation ? Quels étudiants cherche-t-on à éliminer du "circuit", et pourquoi ? N’est-ce pas le rôle du DEA de faire le tri entre les "bons" et les "pas assez bons" ?

      >> 4- Charge d’enseignement obligatoire (minimum de 30h/an d’enseignement)

      quel intérêt pour ceux qui veulent travailler dans le privé ?

      • > Propositions constructives : 2 objections

        8 mai 2004, par boumehdi zerouki

        BOUMEHDI ZEROUKI DOCTORANT ROUEN LEDRA-faute de financement j’ai dû la mort dans l’âme renoncer à ma thése d’autant plus que j’avais une famille à charge.Je suis rentré en Algérie vu la situation très précaire que je traversais en France.

    • > Obligation de financer : oui mais à quel titre ?

      17 octobre 2004, par Sabine Bruaux - LaRIA

      J’aimerais vraiment connaitre vos arguments sur "l’obligation" de financer (au moyen d’un vrai contrat de travail) un travail de thèse, que certaines personnes considèrent comme n’étant avant tout qu’un diplôme. Donc pourquoi être obligé de verser un salaire à des étudiants de ce niveau, alors que tout au long de leurs études qu’une poignée d’entre eux ont pu bénéficier d’aides (bourses) et que la majorité s’est auto-financée par ses propres moyens (travail rémunéré, rente parentale).
      Car je pense que la brèche ouverte aux réfractaires porte sur ce point.

      • > Obligation de financer : oui mais à quel titre ?

        2 novembre 2004, par Anne Mottet, doctorante INRA Toulouse

        Pour répondre à l’obligation de financement, il suffit de préciser que les doctorants ont une activité de recherche productive (publications, enseigements, données accumulées etc.) qui est "recupérée" par les laboratoires d’acceuil. Les doctorants sont souvent par ailleurs contractuels (salariés de l’organsime de recherche), allocataires (salariés du ministère)... bref, des contrats de travail (quand ils existent) qui ne sont pas des conventions de stage. La majorité des activités et des "attributs" d’un doctorant est donc loin de correspondre à celles d’un étudiant en formation initiale (DEA, ingénieur etc.). Le statut de doctorant correspond à une première expérience professionnelle et cela recquiert un certain niveau de financement correspondant le mieux possible au niveau d’étude.